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 meet me under the sun (alexandre)

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MessageSujet: meet me under the sun (alexandre)   Mer 27 Avr - 12:48

meet me under the sun
ALEXANDRE & THESEE

19h, près de la fontaine, dans le parc. Thésée est un idiot. Le destin s'est était pris à lui pour avoir osé défier ainsi les interdits, et maintenant il est là, à courir dans les rues de Biarritz. Il n'est sorti de la maison que peu après 19h mais les trente minutes de marche habituelles vont clairement le mettre en retard. Il n'y sera jamais à temps, Alexandre sera parti depuis longtemps, déçu, refusant de revoir Thésée. Il essaye de courir, vraiment, mais il galère. Il a mal partout, boîte affreusement, et même s'il arrive à le cacher lorsqu'il marche à son rythme, c'est soudain plus difficile. Il se retient de pleurer, ce serait vraiment le pire, ça. De se mettre à chialer maintenant. Mais Thésée est terrifié à l'idée que ça soit l'erreur de trop, la promesse non tenue, celle qui fera disparaître Alexandre de sa vie. Il court aussi vite qu'il le peut, maudissant au passage Ben, et se maudissant lui-même parce que peut-être que s'il avait agi différemment, les choses auraient été plus faciles. Il s'était réveillé peu avant midi, et Ben lui avait annoncé qu'un client passerait dans l'après-midi et resterait avec lui jusqu'à 19h. Ca n'arrive pas souvent, ce genre d'imprévus, mais Thésée aurait du s'y attendre. Alors il tenta de trouver une excuse, quelque chose qui lui permettrait de partir plus tôt, il parla d'un client qu'il devait voir dès 19h. Ben démarra au quart de tour, n'attendant pas plus d'explications et faisant vite payer à Thésée ses petites envies de rébellion. Comme s'il avait le droit de l'ouvrir et de contester les décisions de Ben. Thésée sait bien qu'il avait été stupide, et il le paya. Le client arriva, comme prévu, et le piteux état de Thésée ne le mit pas forcément de bonne humeur. Du coup, lorsqu'il s'en alla enfin et que le jeune homme alla se nettoyer et enfiler de nouveaux vêtements, il remarqua d'emblée les bleus horribles sur ses hanches et ses cuisses. Puis il y avait la lèvre fendue que lui avait laissé Ben, une plaie sur sa clavicule, et un doigt étrangement enflé à sa main gauche. Sans compter la douleur qui se répandait dans toute la partie sud de son corps. Il avait sauté dans la douche, enfilé un jean un peu trop serré et une chemise à motifs. Il sécha et arrangea ses cheveux, prit ses affaires, et disparut avant que Ben n'ait le temps de lui sauter dessus. Et le voilà maintenant qui court. Il voit les grilles du jardin public, au bout de la rue, et son coeur bat si fort. L'adrénaline le porte jusqu'à ce que ce soit le gravier sableux des chemins du parc sous ses pieds, et non le béton de la route. Il court encore, coupe à travers le gazon, et la fontaine est là, droit devant. Il y arrive enfin, et Alexandre n'est pas là. Il n'est pas là, merde. Merde. Thésée panique, il regarde autour de lui, partout. Et... il y a ces cheveux châtains qui brillent au soleil, deviennent presque blonds. Il est de dos, mais c'est bien lui. Thésée s'autorise un rapide soupir de soulagement, même si l'angoisse est toujours là. Il doit bien avoir une demi heure de retard. « Alexandre ! » il dit, essoufflé, en s'approchant de lui qui lui tourne toujours le dos. Il a l'impression d'être passé sous un bus, et il se doute bien que son apparence va avec ce sentiment. « Je suis désolé, tellement... désolé » il souffle, essayant de respirer, mais sachant que s'il ne dit rien, Alexandre risque de partir, de lui en vouloir. Alors il doit s'excuser, c'est plus vital que respirer. Vraiment.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Ven 6 Mai - 14:38


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J’étais à l’heure, même un peu avant 19h, tellement j’avais hâte de te voir. J’avais attendu avec impatience que l’heure de te voir arrive. Les heures semblaient deux fois plus longues à s’écouler, parce que je n’avais plus qu’une hâte, c’était te voir, et peut-être enfin oser passer une étape entre nous. Depuis hier, je n’avais envie que d’une chose, que l’on arrête tous deux de se tourner autour alors que l’attirance est indéniable. Je ne pouvais plus cacher que tu m’attirais, et pas que physiquement. Mais je voulais faire les choses correctement. Alors peut-être que je mettais trop d’espoir dans cette rencontre. Peut-être que j’en attendais trop, mais je veux croire que tu ressens la même chose pour moi. Alors j’avais passé des heures et des heures devant la glace, à tenter de trouver une tenue qui serait parfaite pour ce moment, mais rien n’était assez bien pour toi. J’avais également appelé le bar pour décommander ma session de ce soir, sait-on jamais que l’on ait plus de temps tous les deux, toutes les minutes que je peux passer avec toi, je ne les laisserais pas passer. Alors j’avais fini par trouver un tee-shirt beige moulant, et un jean noir. La simplicité fera l’affaire, j’espère. J’avais laissé mes cheveux tels quel, de toute manière je n’aimais pas trop le gel ou tout ces produits chimiques pour tenter de discipliner nos cheveux, ça les abîmer plus qu’autre chose. Pas que je sois quelqu’un qui se soucie énormément de mon apparence. Mais aujourd’hui j’avais envie de paraître dans mes plus beaux apparats pour toi. Je voulais vraiment le meilleur pour toi. J’avais pas grand chose de prévu, je ne bossais pas à l’hypermarché aujourd’hui, donc j’avais toute ma journée de libre. Mais rien d’autre ne m’intéressait que ce rendez-vous à 19h. Premier rendez-vous officiel. Ca mettait quand même sacrément la pression. J’étais parti bien avant l’heure du rendez-vous. Je n’avais à peu près que dix minutes de marche pour arriver au parc. Mais j’avais besoin de décompresser, de faire baisser un peu l’excitation qui me gagnait à force que l’heure approche. J’étais donc arrivé vers 18h30, j’avais le temps de faire un tour avant que tu n’arrives à l’heure du rendez-vous. Une fois arrivé au parc, l’excitation avait laissé place à un stress, la peur que tu ne viennes pas. Que, finalement, j’ai tout imaginé, cette attraction entre nous. Que je ne t’intéresse pas, et que tu t’es simplement amusé. Pourtant je sens encore tes lèvres sur ma joue, ce contact furtif et pourtant brûlant. J’avais rêvé ce moment cette nuit, et j’étais impatient de retrouver ce contact. Les minutes passent, 19H sonne et tu n’es toujours pas là. Mon angoisse se fait plus pressante, plus violente aussi. L’espoir laisse place au désespoir. Mais je n’arrive pas à me résoudre à partir, sait-on jamais, peut-être que tu es retardé par je ne sais quoi. Peut-être que tu vas arriver alors que j’aurais tout juste quitter le parc, et on se serait manqué de peu. Mais, alors que je décidais enfin de quitter le parc, le coeur meurtri et blessé, j’entends ta voix. C’est la colère qui me submerge. « Tu es… » en retard se meurt sur mes lèvres alors que je me retourne face à toi. Ton état est… Lamentable. Mes yeux s’écarquillent tandis que je scrute chaque millimètre de ton corps. « Bon sang, qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? » Je m’approche de toi avant de prendre ton visage entre mes mains, frôlant sa blessure à sa lèvre. J’avais vu ta main blessée. Toute colère retombée, c’était désormais l’inquiétude qui primait. « Thésée, dis-moi ce qui t’es arrivé. » Je ne flancherais pas avant de savoir.

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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 7 Mai - 1:55

Il aurait tellement du s'en douter, que ça finirait mal. C'était trop beau, ça ne pouvait pas fonctionner comme il le voulait. Thésée se déteste vraiment d'avoir été aussi stupide, d'avoir cru que Ben ne viendrait pas tout faire foirer, même inconsciemment. Il se taperait bien la tête contre un mur s'il n'était pas déjà à moitié défiguré. A force de courir comme un fou, il commence à avoir mal au crâne. Il entend juste un sifflement, et le bruit de ses respirations et des battements de son coeur. Il ne peut pas être en retard, il ne peut pas. Non seulement, Alexndre risque de ne plus être là, mais même s'il l'attend, il lui en voudra, il le détestera. Et ça, Thésée ne pourrait pas le supporter, qu'Alex le déteste. Il en crèverait, c'est sûr. Alexandre, c'est tout ce qui compte, c'est sa raison de se lever le matin, de croiser Ben et de supporter tous ses caprices, sa raison de continuer et de sortir le soir. C'est lui, juste lui. Il est devenu tout son monde, à Thésée. Il est devenu sa motivation pour chaque chose qu'il fait. C'est peut-être l'opposé total de ce qui est sain, mais il s'en fiche. Il n'y a rien de sain dans sa vie de toute façon.

Du coup, quand il le voit, quand il le trouve enfin et qu'il réalise qu'il est là, qu'il est bien là... il crie son nom. « Tu es… » commence Alexandre en se tournant vers Thésée. Il y a de la colère dans sa voix et ses yeux, et Thésée s'en veut tellement. Il a peur, il est terrifié à l'idée que le jeune homme ne veuille plus jamais le revoir. Il s'excuse, il est même prêt à le supplier. Il ferait tout et n'importe quoi. Mais les yeux écarquillés d'Alexandre le perturbent un peu, parce qu'il ne sait pas trop ce qui se passe tout à coup. Il ne retrouve plus la colère dans ses yeux, et peut-être que c'est un piège, une farce, il ne sait pas trop, il s'attend au pire. « Bon sang, qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? » Et là, l'apparence de Thésée doit être en accord avec ce qu'il ressent. Ca doit être ça. Il n'a pas réfléchi, mais il est sûrement dans un sale état. Il n'a vraiment pas réfléchi, et maintenant il ne sait pas quoi dire à Alexandre. Il est vraiment trop idiot pour ce monde. Ben a peut-être raison, au final. Alexandre pose ses mains sur son visage, passe un doigt sur sa lèvre blessée. C'est presque agréable, mais Thésée le regarde encore avec de grands yeux. Il ne s'est pas remis de sa course folle, de la peur dévorante de le perdre. Il essaye de reprendre son souffle, il ne dit rien, se contente de le regarder. « Thésée, dis-moi ce qui t’es arrivé. » insiste Alexandre. Il a l'air inquiet, et Thésée s'en veut d'être responsable de ça. Vraiment, il ne veut pas qu'Alex s'inquiète pour lui. Il ne réfléchit pas longtemps, le mensonge vient assez facilement sans qu'il ait à se creuser le cerveau. Peut-être parce qu'il l'a déjà utilisé par le passé. « Je... ils m'ont pris l'argent que j'avais dans mes poches » il récite. Ca n'explique pas le fait qu'il boite bizarrement, mais ça, il peut essayer de le cacher. Il a bien réussi à courir alors il peut marcher normalement, même si ça fait mal. « Je vais bien » il ajoute, comme s'il s'agissait d'une conversation banale. Parce que c'est vrai, il va bien. Ce qui fait mal guérira bientôt, et Alexandre est là. C'est leur grand moment, leur rendez-vous. Il va bien.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 7 Mai - 11:09


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Je n’aurais pas dû croire que tout se passerait comme je l’aurais souhaité. Qu’il y aurait quelque chose qui interférerait pour que ça ne se passe pas aussi facilement. Je vais finir par croire que je suis maudit pour les histoires d’amour tout à fait normales. Pourtant je ne voulais pas te laisser partir, que tu m’échappes. Alors j’attends, je fais les cent pas en espérant que tu débarques, et que je puisse déverser toute ma colère sur ta personne. Parce que c’est ce que tu mérites, non ? Sais-tu à quel point tu as le pouvoir sur mon coeur ? J’ai l’impression de retourner huit plus tôt, comme si c’était mon premier rendez-vous romantique. Pathétique. Je suis faible. Oh, j’aurais dû partir après quinze minutes d’attente mais je ne pouvais pas m’y résoudre, ce mince espoir ne me lâchait pas la grappe. Alors, je suis totalement à ta merci. Tu pourrais obtenir tout de moi. Pourtant, à la mort d’emilien, je m’étais promis de ne pas retomber dans les filets de l’amour. Mais quand j’ai posé les yeux sur ta silhouette, j’ai tout de suite su que j’étais foutu. Notre relation était bancale, mais ça m’allait parce que tu étais avec moi. Comme si un jour tu pouvais me tourner le dos et partir sans un regard.

Alors que je me force à partir, j’entends ta voix. tu es là. La colère n’est pas retombée, bien au contraire. Je m’apprête à te dire tes quatre vérités, mais ton apparence laisse à désirer, en tout cas ta lèvre fendue le laisse penser. Je me demande ce qu’il y a d’autre. Tu sembles crispé comme si tu me cachais quelque chose. Ca me fait d’ailleurs froncer les sourcils. Mes yeux partent à la recherche de la moindre trace de violence, de blessures. Rien ne m’échappera, et de toute manière tu as intérêt de tout me dire. L’inquiétude doit se lire sur mon visage, mais je m’en balance complètement, tout ce que je veux, c’est que tu me rassures, que tu me dises que ce n’est rien. Je suis en colère contre ceux qui ont osé de te toucher de cette manière, qui t’ont violenté. Il vaut mieux qu’ils ne croisent jamais ma route, sinon ils risquent de le regretter. Je ne suis plus en colère contre toi, au contraire, je ne vais plus te lâcher maintenant. Je pose mes mains délicatement sur ton visage, voulant effacer chaque trace qui abîme ton si joli minois. Bordel, j’irais faire leur fête, je ne peux même pas t’embrasser, et cette idée me frustre énormément. Je vois que tu me regardes comme si je ne devais pas être là, ce qui me fait esquisser un sourire. « Je suis là.. » Je caresse ta joue et ne te quitte des yeux. Ce que tu me dis me met dans une rage folle. Si je pourrais aller les retrouver, je le ferais sans aucune hésitation « Où ? Ils étaient comment ? Il y en avait combien ? » Je serrais le poing de ma main libre, prêt à aller en découdre avec ceux qui t’ont fait du mal. Je ne supporte pas qu’ils s’en tirent impunément. Pourtant, ma petite voix intérieure me dit que tu es bien vague, et que tu ne sembles pas trop traumatisé, mais je refuse de l’entendre. Je lève les yeux au ciel en secouant la tête « Tu vas bien, mon cul ouais, j’ai l’impression que tu es constipé. » Je lâche ton visage pour attraper ta main et enlacer nos doigts. « On va aller chez moi nettoyer tout ça, et essayer d’arranger ces lèvres que j’ai l’intention d’embrasser ce soir. » Un éclat de malice travers mes prunelles alors que je te tire pour nous diriger vers mon appartement.

Il ne faut pas plus de dix minutes de trajet en silence pour arriver à mon immeuble et monter au second étage pour être devant ma porte. De ma main libre, l’autre tenant toujours ta main comme si j’avais peur que tu ne t’échappes, j’attrape mes clés et ouvre ma porte. Je me pousse pour te laisser entrer avant de refermer derrière toi. « Bienvenue dans mon chez moi. » La décoration était toute simple, rien d’extravagant, mais il y avait ma guitare dans un coin, à côté de mon sofa. et puis une photo de moi et Emilien trônait sur un mur. Photo qui datent déjà d’il y a deux ans, et que je n’ai pu me résoudre de retirer. « Fais comme chez toi, je reviens. » Je lâche enfin ta main et me dirige dans la salle de bain pour prendre un gant propre que j’humidifie avant de revenir vers toi, tout en profitant que tu sois de dos pour te reluquer sans vergogne.

© charney
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 7 Mai - 16:11

Il n'arrive pas trop à y croire, il se pince un peu la joue pour s'assurer qu'il n'est pas en train d'halluciner. Alexandre l'a attendu tout ce temps, et ça prouve encore une fois qu'il est un peu trop bien pour Thésée, qu'il ne le méritera jamais vraiment. Si Thésée était un peu moins égoïste, il arrêterait de le voir, de se creuser une petite place dans la vie d'Alex. Il sait très bien que ça ne peut finir que mal, et pourtant il continue. « Je suis là.. » lui dit Alexandre en lui souriant, en caressant sa joue. C'est tellement doux, délicat, tellement différent du reste de sa journée que Thésée a envie de chialer. Et une fois de plus, il ment. Il raconte n'importe quoi, une phrase toute faite que Ben lui a dit un jour d'utiliser, comme si Thésée était trop stupide pour l'inventer lui-même, ce mensonge. Au moins, ce n'est pas trop éloigné de la vérité, et c'est crédible. Plus crédible que prétendre avoir eu un accident. Parce que foncer dans les lampadaires et trébucher sur un sachet plastique, ça ne donne pas ça comme résultat. Ces mensonges-là, ils sont pour les jours où il débarque avec un petit bleu quelque part. Là, il a dépassé ce stade. Il lui dit qu'il s'est fait agresser, que des mecs s'en sont pris à lui pour lui voler l'argent qu'il avait. C'est un peu con, parce qu'il lui reste son portefeuille... n'importe quel voleur censé l'aurait pris avec. « Où ? Ils étaient comment ? Il y en avait combien ? » commence alors Alexandre, enragé, comme s'il allait courir à leur poursuite et les massacrer. Thésée ne répond pas, il ne sait pas quoi dire, il a encore du mal à reprendre son souffle, et il ne veut pas s'enfoncer encore dans son mensonge. Créer de toutes pièce des personnes qui n'existent pas, c'est trop compliqué. Il va se perdre. « Tu vas bien, mon cul ouais, j’ai l’impression que tu es constipé. » lâche Alexandre, alors que Thésée tente de le rassurer. Visiblement ça n'a pas marché, et il essaye de se détendre, d'être plus convainquant. Il va bien, vraiment, il ne ment pas. Ca va, il suffit de ne pas trop penser. Mais Alexandre prend sa main dans la sienne, enlace leurs doigts, et Thésée baisse les yeux pour regarder le geste. « On va aller chez moi nettoyer tout ça, et essayer d’arranger ces lèvres que j’ai l’intention d’embrasser ce soir. » annonce Alexandre, et Thésée est submergé, parce que ça c'est encore autre chose. C'est une nouvelle étape, un truc dont il rêve parfois. Embrasser Alexandre. Un vrai baiser, quelque chose de doux. Il le suit, sans broncher. Il n'a rien à dire, rien que le fait d'être avec lui le remplit de joie.

Lorsqu'ils arrivent, Thésée tombe un peu amoureux de l'appartement dans lequel il met les pieds. Pourtant il n'y a rien d'exceptionnel, mais c'est Alexandre, c'est juste lui, partout. « Bienvenue dans mon chez moi. » il entend alors que son regard parcourt l'intérieur. Il regarde autour de lui comme s'il découvrait quelque chose de magique. Malgré tout, cette journée s'annonce bien, il n'y croit pas tout à fait, mais il est chez Alexandre. C'est si intime que son coeur se met à battre un peu plus vite. Il y a quelque chose de spécial, mais digne de leur relation, de ce qu'il y a entre eux. C'est comme si c'était l'évolution la plus juste, la plus en phase avec tout ce qui s'est passé avant. « Fais comme chez toi, je reviens. » déclare Alexandre, et Thésée regarde d'un peu plus près. Il n'y a pas grand-chose à admirer, si ce n'est une photo d'Alexandre et d'un autre garçon, accrochée au mur. Thésée est un peu trop curieux, il essaye de s'imaginer qui ça peut être, essaye de lire dans leurs yeux et leur façon de se tenir quel lien les unie. Au bout d'un moment à fixer la photo, il entend Alexandre qui revient, et il se tourne pour le voir planté là, derrière lui, avec un gant de toilette en main. Thésée fait un pas vers lui, lui présentant son visage. « Merci » il chuchote, avant même que le jeune homme ne l'ait touché. Il ne sait pas s'il le remercie en avance, ou si c'est pour l'avoir attendu, ou l'avoir emmené ici, chez lui. « T'es tellement gentil avec moi » il ajoute doucement. Il ne sait pas trop pourquoi il lui dit ça. Il a juste besoin d'extérioriser un peu les pensées qui sont là, dans sa tête. Son regard s'aventure encore vers la photo accrochée au mur. Il a un peu l'impression d'être un intrus, parce que les deux garçons sur cette photo ont l'air proches, et tout à coup, il n'est pas sûr qu'il y a une place pour lui dans la vie d'Alexandre. C'est bête, il aurait du y penser avant. Et si Alex n'avait pas de petit emplacement rien que pour lui, il ne se prendrait pas la tête à l'attendre à des rendez-vous comme celui d'aujourd'hui. Il essaye d'oublier la photo, mais sa curiosité est maladive. Au final, il se dit qu'il a le droit de demander, si Alexandre l'a emmené ici, c'est qu'il a le droit. Peut-être. « C'est qui sur la photo ? » il questionne d'une petite voix, un peu hésitante, mais curieuse malgré tout. Il essaye d'être détendu, de demander comme si ça l'intéressait sans le perturber. Il n'est pas sûr d'y arriver tout à fait.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Dim 8 Mai - 0:26


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Tout compte fait tu es bel et bien là. J’ai un peu du mal à y croire. Mais ça me fait sourire comme un con. Mon coeur se remplit de cet espoir fou de recommencer quelque chose de solide. si tu n’étais pas dans cet état, ma colère aurait été jeté à tes pieds avant que je ne profite de toi, réellement. Mais là, je devais m’occuper de toi, prendre soin de toi. Enfin je me sentais utile à quelqu’un. Je ne te lâche pas, et je ne le ferais pas du reste de la soirée. J’avais même oublié ton retard, tout ce qui comptait c’était d’effacer les traces de cette soi-disant agression. De passer un bon moment rien que nous deux. Mais, avant, j’ai envie d’aller faire ma petite correction à ceux qui ont osé s’en prendre à toi. La rage qui m’envahit est presque incontrôlable. Je pourrais taper dans un mur jusqu’au sang s’il le faut. J’ai toujours eu un instinct protecteur envers les personnes que j’apprécie énormément. Et je ne laisserais personne te faire du mal, je m’en fais silencieusement la promesse. Mes doigts ne cessent de voyager sur ton visage. Ta peau était douce, je m’en fais la réflexion. Mais on t’avait sciemment abîmé et c’était loin de me plaire. La vengeance était drôlement tentante, pourtant je n’étais pas violent. Mais je peux faire des exceptions. Surtout si ça te concerne. Même pour emilien, je ne me suis jamais autant emporté. Mais je ne voulais pas me poser des questions sur ce que me jouait mon subconscient. Je voulais profiter de l’instant présent. Mais pour le moment je ne sais pas m’arrêter dans ma rage, dans ma colère. Mais tu ne réponds pas et ça m’arrête instinctivement. Je pose un regard interrogatif sur toi, attendant une réaction, mais qui n’arrive pas. Mais tu finis par dire que tu vas bien. Je n’y crois pas trop, car si tes lèvres sont entaillées, je me dis qu’il doit y avoir encore autre chose. Je secoue la tête, avant de décider de t’emmener chez moi, pour te soigner cette lèvre. Je ne réfléchis pas avant d’avouer que je souhaitais t’embrasser, ce qui est totalement vrai, mais c’est peut-être un peu trop direct. Ta main de nouveau dans la mienne. Ce geste pourtant si innocent, me transporte déjà au paradis. Mais je ne veux plus reculer, c’était un rendez-vous officiel, et s’il se réalisait, je n’avais aucun doute sur la finalité de celui-ci. Je resserre ta main tout le long du trajet. J’avais peur que tu t’enfouies, et je sais que cette peur, peut-être irrationnelle, ne s’en irait pas aussi facilement que je ne l’espère. Mais tu ne semblais pas vouloir partir pourtant, et ça ne peut que me rendre heureux. Maintenant j’avais toutes les cartes en mains pour que notre relation évolue.

On finit par entrer dans mon appartement. Le fait de t’avoir chez moi, dans ma sphère personnelle, pour la première fois, est assez étrange, et c’est loin de me déranger. Je te laisse découvrir, ne voulant pas lâcher ta main, pourtant je devais aller chercher de quoi te soigner. Je suis comme un gamin qui ouvre ses cadeaux face à ta réaction. Je voulais savoir absolument tout de ce que tu pensais de mon chez moi. Je remarque, trop tard, la photo accrochée au mur. Petite erreur de ma part, mais je ne pouvais, malheureusement, revenir en arrière. Et puis je devais assumer cette histoire qui fait partie intégrante de ma vie. Du début à la fin. fini de se voiler la face. Mais, je ne voulais pas me retrouver trop rapidement face à tes questions, alors je te laisse pour aller chercher un gant afin de te nettoyer. Je te laisse quelques minutes, le temps de reprendre mes esprits. Je ne devais pas laisser mes souvenirs venir empoisonner ce moment entre nous. Je finis par sortir quelques longues secondes plus tard. Tombant face à ton dos, j’ai la chance de t’admirer sans même que tu ne le remarques pendant quelques secondes. Mais tu finis par te retourner et je te souris, idiot. Tu t’avances et je fais de même, entrant ainsi dans ton espace vital pour poser, délicatement, le gant sur ta lèvre. Je souris à tes mots, faisant attention de ne pas te faire de mal. Je secoue doucement la tête avec un sourire accroché aux lèvres. « N’importe quoi, tu aurais fais pareil pour moi, j’en suis sûr. » Je continue de soigner ta lèvre, ça n’a pas l’air si grave que ça en a l’air à première vue, heureusement. « J’ai des glaçons, tu en veux un ? Ca évitera que ça gonfle ! » J’attends ta réponse, mais je te vois, de nouveau, tourner le regard vers cette fameuse photo. Je me mord la lèvre inférieure. Je sais que je n’y échapperais pas. Surtout qu’elle est totalement claire sur notre relation. Mais, je ne sais pas si ça te ferait prendre conscience de la part importante que tu as joué ces derniers mois sur ma vie. Je me crispe quelque peu quand tu me poses la question, même si je m’y attendais. Je regarde ce cliché, les émotions se bousculant aux portes de mes yeux, menaçant mes larmes de s’écraser sur mes joues. Je prends une profonde inspiration avant de te répondre. « C’est mon compagnon, depuis huit ans, ou plutôt c’était. » Oh, tu pourrais croire que l’on est simplement séparé, et en temps normal ça me conviendrait très bien, qu’Emilien soit comme vivant aux yeux des autres, comme si je n’ai jamais réussi à me remettre de cette séparation, ce qui n’est pas vraiment faux. Mais, je ne veux pas laisser l’ambiguïté s’installer entre toi et moi, alors, pour la première fois, j’ose dire ce qu’il en est réellement. « Il est décédé, il y a un an. À cause de moi. » J’avale difficilement ma salive et tente, tant bien que mal, de ravaler mes larmes. Je baisse les yeux. Ce sentiment de honte et de culpabilité ne me lâchera jamais. Je ne remarque même pas que l’eau du gant de toilette, ruisselle partout sur le sol. Je suis totalement à côté de la plaque, déconnecté. C’est la première fois que je pose des mots sur ce décès. Parce que je veux avancer avec toi. Tu es le premier à voir la faille en moi.

© charney

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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Dim 8 Mai - 23:54

C'est confortable, c'est familier. Thésée se sent déjà un peu comme chez lui et pourtant, il a tendance à éviter de trop se mettre à l'aise dans des endroits qu'il découvre à peine. Mais ici, chez Alexandre, il n'y a pas de menaces ou de dangers. L'appartement d'Alex, c'est un peu une extension de lui, et Thésée s'y plaît. C'est simple, mais beau, presque doux et apaisant. Il y a la guitare, et dans la tête de Thésée, l'instrument est indissociable du jeune homme. Il ne peut voir de guitare sans penser à Alexandre, même s'il ne l'a jamais vu ou entendu jouer. C'est étrange, mais c'est comme ça. De toute façon, tout et n'importe quoi, à chaque instant... il trouve toujours quelque chose qui le ramène à Alexandre. Que ce soit un instrument de musique, ou un vêtement dans une vitrine, les néons d'un bar ou juste une paire d'yeux très bleus. Pas exactement comme les siens, mais il ne peut s'empêcher de comparer et de se dire qu'il préférerait voir ceux d'Alexandre à la place. Tant qu'il peut se rattacher à tout ça, il se dit que ça ira. Qu'il peut tenir encore. Pendant que le jeune homme s'absente un instant, Thésée observe. Il se dit qu'il pourrait bien rester là un moment, que se forcer plus tard à quitter cet endroit sera une vraie épreuve, parce que dans ses rêves les plus fous, sa place elle est ici. Il en rêve. Il voit la photo sur le mur, et même s'il ne comprend pas exactement, il lit quelque chose dans leurs corps et leurs yeux, et il a envie d'être ce garçon qu'il ne connaît pas. Thésée donnerait tout pour être le garçon sur le mur. Mais il n'est pas le garçon sur le mur, et il ne le sera sans doute jamais, alors ce n'est pas la peine de se faire du mal. Alexandre revient, et il est si méticuleux, si doux quand il essuie la lèvre de Thésée. Thésée se perd un peu dans ses yeux, même s'il n'a pas tout à fait son regard, celui-ci étant dirigé vers sa lèvre, là où il s'applique comme s'il était en train de peindre l'oeuvre de sa vie. Thésée aimerait lui dire à quel point il compte, à quel point tout ce qu'il fait compte, mais il ne trouve pas les mots. Alors il lui dit autre chose, et ça fait sourire Alex. « N’importe quoi, tu aurais fais pareil pour moi, j’en suis sûr. » Bien sûr. Il aurait fait pareil, il ferait n'importe quoi pour lui de toute façon. Ce n'est pas quelque chose de complètement irrationnel ou d'inexplicable. C'est juste qu'Alexandre est le seul petit morceau de positivité dans sa vie, et que Thésée compte prendre soin de lui et le chérir même si ça le tue. C'est un peu insensé, alors qu'il s'y rattache justement pour ne pas sombrer. Thésée ne sait pas trop, il cherche encore la logique. Il se dit juste que quitte à sombrer, autant sombrer pour lui. « J’ai des glaçons, tu en veux un ? Ca évitera que ça gonfle ! » propose Alexandre, mais les yeux de Thésée sont à nouveau concentré sur la photo. Le garçon sur le mur. « Oui s'il te plaît » il lui répond, doucement, sans vraiment le regarder. En fait, il ne lui laisse même pas le temps d'aller chercher ces glaçons. Le garçon sur le mur ne veut plus le lâcher, et il veut juste savoir. Peu importe la réponse, il veut savoir, être fixé. Savoir s'il aura un jour la chance d'être sur le mur lui aussi. Même s'il en doute. Il en doute fortement. Il n'y a de place sur le mur que pour un seul garçon.

« C’est mon compagnon, depuis huit ans, ou plutôt c’était. » Le début de la phrase fait mal. Parce que ça veut tout dire, ça veut dire que Thésée ne sera jamais personne, qu'il n'y a aucun espoir, et... huit ans. Comment rivaliser avec ça ? Puis Alexandre change le temps, passe du présent au passé, tout à coup. Il y a quelque chose de tellement douloureux dans sa voix, on dirait presque qu'il se fait mal en parlant. Parce que c'est clair qu'il ne l'a pas oublié, que même si c'est terminé, il n'est pas passé à autre chose. Thésée se sent tellement idiot. « Il est décédé, il y a un an. À cause de moi. » Cette fois, ça fait mal, de nouveau, mais pas de la même façon. Thésée ne sait pas trop comment comprendre la situation, il n'arrive pas à imaginer ce que ça peut vouloir dire. Ce que ça signifie. Il comprend le principe, mais il n'arrive pas à s'imaginer ce que ça peut faire, l'état dans lequel est le coeur d'Alexandre. Thésée connaît la douleur et la perte, il sait que ça fait mal partout. Pas qu'au coeur, mais aussi au ventre, dans les jambes, les bras, dans les muscles et les os. Thésée, il s'est perdu lui-même, alors il ne sait pas ce que ça fait de perdre quelqu'un d'autre. Il essaye d'imaginer ce que ça ferait de perdre Alexandre, mais il arrête tout de suite parce qu'il a peur. Et en plus, il y a ce "à cause de moi" et Thésée ne sait pas quoi en faire. Il connaît Alexandre, assez pour dire qu'il n'est pas tordu au point de provoquer quelque chose d'horrible dans le but de détruire son propre bonheur. Alors il ne sait pas. Ce qui s'est passé est un mystère, et peut-être qu'Alexandre porte sur ses épaules une culpabilité sans bornes qu'il ne mérite pas. Thésée ne sait pas, il regarde son ami baisser les yeux et c'est la première fois qu'il le voit comme ça. Il a l'air dévasté, si fragile, drainé de tout. C'est terrifiant. Thésée hésite, peut-être qu'il devrait s'en aller, le laisser tranquille, car il n'a clairement pas sa place entre Alexandre et le fantôme de celui qu'il a aimé pendant huit ans et qu'il aime certainement toujours. Mais il ne peut pas et il n'a pas le droit de partir. Alexandre a besoin de lui, et Thésée est trop impliqué, trop attaché. Il a envie de le serrer dans ses bras ou de faire quelque chose, n'importe quoi... juste pour le rassurer. Alors il approcha sa main de celle d'Alexandre, celle qui tient le gant de toilette mouillé. Il laisse ses doigts glisser sur la main, et retire délicatement le gant d'entre ceux d'Alexandre. En même temps, son autre main saisit celle d'Alex, pour ne surtout pas briser le contact alors qu'il dépose le gant sur la table. Il laisse son pouce effectuer quelques caresses, des cercles doux et réconfortants sur le dos de la main qu'il tient. Il guide Alexandre vers le sofa qui se trouve à quelques pas d'eux, et il s'assoit lentement, ne lâchant pas sa main. Thésée n'ose pas trop en faire, il ne sait pas ce qui serait rassurant ou ce qui donnerait envie à Alex de le frapper, de le pousser, de lui hurler dessus. « Tu veux en parler ? » il dit d'une petite voix en posant une main sur sa joue. Il sait que c'est cliché, que c'est stupide, mais il demande tout de même. Peut-être qu'Alexandre n'attend que ça, un feu vert pour pouvoir s'ouvrir à lui. Ou alors au contraire, il ne veut pas en dire plus. « Ou si tu veux pas... Dis-moi quoi faire, je le ferai je te promets... Ou même si tu veux rien dire, on peut juste rester comme ça » il rajoute. C'est vrai, il est prêt à tout. Peu importe ce que Alexandre lui demande, même si ça n'a aucun sens pour lui, même s'il déteste l'idée au plus haut point, il est prêt à tout.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Ven 13 Mai - 13:44


meet me under the sun

La vision de toi dans mon appartement est juste la perfection incarnée. J’avais rêvé de ce moment depuis des jours et des jours, avant même que j’ose te proposer ce rendez-vous. Mais aujourd’hui, cela devenait vraiment la réalité. J’avais quand même bien du mal à croire que tu étais là, chez moi, dans mon petit cocon. rien de bien extraordinaire pourtant. Mais c’était la première fois que j’emmenais un homme, ou plutôt quelqu’un, dans mon appartement depuis la mort de celui qui était mon âme-soeur, ou du moins que je pensais être comme tel.Je te laisse observer mon appartement en silence, en espérant qu’il te plaît. Moi, je me contentais de te regarder, de ne pas te lâcher du regard. Plus je passais du temps avec toi, et plus je trouvais chacun de tes traits parfait. Tu es bien différent d’emilien, qui était le genre d’homme à passer ses journées dans une salle de musculation, ce qu’il faisait réellement. Il ne ressemblait pas pour autant à un bodybuilders. Mais toi tu étais frêle, et je n’avais qu’une envie : te protéger, te prendre dans mes bras pour que personne ne te fasse de mal. Mais je n’osais pas, pour le moment ce serait déplacé, on est pas assez intimes pour ça. Et, d’un côté ça me frustre énormément. Parce que je mourrais d’envie de te toucher, de sentir la douceur de ta peau. comme la dernière fois. Le contact de tes lèvres sur ma joue me brûlent encore, comme si elles étaient encore posées dessus. Je remarque que tu fixes la photo d’Emilien et moi, et je m’en veux un peu de n’avoir pas réfléchi avant de te proposer de venir ici. J’imagine déjà tout ce que tu peux t’imaginer, à tort ou à raison. Mais je ne peux pas savoir tes pensées. Après avoir été chercher ce gant, je nettoie ta lèvre méticuleusement, le regard fixé sur ces lèvres tentatrices. Mes pensées n’étaient pas très catholiques à ce moment-là. Je te souris, passant le gant désormais plus comme une caresse que pour soigner ta plaie. Je ne doute pas un seul instant que, dans la situation contraire, tu me serais également venu en aide. Peut-être que je devrais me cogner dans un mur pour voir tes fines mains me soigner. Mais je ne suis pas à ce point masochiste, du moins je ne le crois pas. Quoique cela peut changer pour toi. Je ne sais pas pourquoi en ta présence je me sens pousser des ailes, je suis prêt à laisser de côté mes croyances pour toi, si besoin. Je pourrais devenir fou à l’idée de te perdre, j’en doute pas. Pourtant, j’ai beau savoir que je ressentais quelque chose pour toi de plus fort que de l’amitié, je ne peux pas accepter pour le moment tout ce que je ressens, j’ai encore cette impression de trahir Emilien. Pourtant au fond de moi, quelque chose me dit qu’il aurait voulu que je refasse ma vie avec quelqu’un qui soit bon pour moi, comme tu l’es depuis que je t’ai rencontré. Je devais simplement terminer mon deuil, qui s’était déclenché grâce à toi. Je vais pour aller chercher des glaçons quand tu m’interromps pour me demander qui est cette personne. Je me fige avant de tourner le regard vers cette photo, de nouveau, sentant le poignard de la douleur embrocher mon coeur. Pourtant un peu moins profond cette fois-ci, comme s’il commençait à guérir. Tu étais comme un pansement que l’on ne pouvait pas retiré pour que je continue de vivre. Mais, je ne savais pas vraiment quoi te dire et surtout comment l’amener sans que tu penses que je me suis joué de toi, car ce n’est pas du tout le cas, au contraire.

Mais je te dis la vérité. Je ne te cache rien. enfin, je ne te dis pas tout non plus, mais je peux résumer notre histoires en quelques phrases. Je peux écarter le sujet. Ce n’est pas le but de ce rendez-vous, que l’on parle de mon passé. Que je t’embête avec tout ça. Mon psy dit à chaque fois que je devais aller de l’avant et m’arrêter de me complaire dans le passé. Cette photo est le dernier objet de ce passé, mais je n’arrive pas à l’enlever ce dernier souvenirs. Je devais encore garder cela, avant d’aller pleinement de l’avant, avec toi. Mais peut-être que c’est un mal pour un bien. Si tu connaissais ce passé, peut-être que tu verras, malgré tout ce que je fais voir, que je ne suis pas fais pour toi. Que je n’apporte que souffrance. Parce qu’Emilien serait toujours là s’il n’avait pas eu à me protéger de vils voleurs. Tout était donc entièrement de ma faute. La culpabilité est un poison qui nous tue à petit feu si on ne trouve pas le remède. Tu étais une grande partie de ce remède, je le sens, le reste ne tenait plus qu’à moi maintenant. Mais, avoir mis des mots sur ce que je ressens à haute voix, me paralyse, me met dans un état second. Je ne suis plus capable de penser de manière cohérente. Je suis revenu à ce moment où j’ai absolument tout perdu, où je pensais que plus rien ne valait le coup d’être vécu. Pourtant, lorsqu’à plusieurs reprises j’avais voulu mettre fin à mes jours, je n’avais jamais pu passer à l’acte. Quelque chose me retenait. Et aujourd’hui, je regrettais pleinement ces actes de désespoir, parce que sinon je n’aurais jamais pu te rencontrer et jamais je n’aurais pu croire de nouveau que je pourrais aller mieux, et peut-être passer à autre chose. Grâce à toi, je ne voyais plus tout noir dans ma vie, mais je commençais à mettre de nouvelles couleurs dedans. Je commençais à espérer de nouveau, peut-être que je devrais prendre le risque de m’engager, de vivre avec la peur de te perdre. Et, je suis incapable de penser à autre chose qu’à tout ce que j’ai perdu, je ne me rend même pas compte que je suis complètement ailleurs, que je t’ai abandonné. Je sens à peine ta main venir m’enlever le gant de toilette, je suis dans un état second, dissocié de mon corps mon esprit est parti il y a des années de cela. Quand j’étais avec Emilien. Pourtant tu étais là, et j’avais attendu ce moment depuis un long moment, et voilà que je gâchais tout parce que je ne pouvais pas empêcher mon passé de ressurgir. On était venu ici pour que je prenne soin de toi, mais c’est en fait le contraire qui se passe. Tu m‘emmènes sur mon sofa. Me déplacer me ramène également au présent. Avec toi. Je soupire pour tenter de reprendre mes esprits. Les larmes au bord des yeux, je suis prêt à te dire ce que tu veux savoir. Une fois assis, je me rapproche de toi, de sorte à ce que nos épaules se touchent, j’avais besoin d’un contact plus profond. Je penche la tête sur le côté alors que tu poses la main sur ma joue. Je ferme les yeux pour savourer ce contact si agréable. Je souris faiblement avant de prendre la parole, de me livrer à toi. « On s’est rencontré au lycée, ça été le coup de foudre. On s’est rapidement mis en couple, je t’épargne les détails, mais on s’est installé dans cet appartement à notre majorité. Ca marchait bien entre nous. Je t’épargne les détails, je ne pense pas que tu ai envie de savoir. » Je soupire doucement, avant de serrer ta main et d’enlacer nos doigts « Et…Et on rentrer chez nous, à pied, lorsque deux gars se sont interposés pour nous prendre notre argent et nos effets personnel. Je n’ai pas voulu leur donner, et .. ils ont commencé à devenir violent… Si, je n’avais pas refusé.. Emilien ne se serait pas interposé… Et, il ne serais pas…. » Je ne peux pas dire le dernier mot. C’est trop dur. Les larmes coulent sur ma joue, alors que le silence emplit la pièce. « Tout est de ma faute… »

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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Mer 18 Mai - 2:08

Il y a ce moment pendant lequel Thésée pense qu'il a tout imaginé. Que leurs rendez-vous au milieu de la nuit, leurs mains l'une dans l'autre, ses lèvres sur sa joue, ce rendez-vous aujourd'hui... Qu'il s'est fait un énorme film dans sa tête, et que rien de tout ça n'était vrai. Ou alors, il a mal interprété ce qui se passe entre eux depuis un moment déjà. Thésée s'en veut, il se déteste. Il s'est accroché à Alexandre, a mis toute sa foi en lui, et au final... Alexandre n'est pas seul, il est loin d'être seul. Il a un petit ami, un compagnon. Quelqu'un qu'il aime, et qui l'aime, et il n'y a pas de place pour Thésée dans cette histoire. Il n'a rien à faire dans cet appartement. Mais Alexandre change le temps, redit sa phrase au passé, mais Thésée ne sait pas si ça change quelque chose. Il ne pense pas qu'on puisse aimer pendant huit ans et subitement arrêter d'aimer. Surtout lorsqu'il y a encore une photo qui orne le mur. Alors il a subitement envie de fuir, parce que tout ça le dépasse. Thésée vit au jour le jour, sans trop se soucier du lendemain, parce qu'il ne sera peut-être plus là, demain. Il vit sans penser à l'avenir et en essayant de survivre comme il peut. Alors huit ans, huit ans d'amour, ça le dépasse. C'est quelque chose qu'il ne peut pas comprendre. Même l'amour tout simplement, il a parfois du mal. Peut-être parce qu'on lui a retourné le cerveau et bourré le crâne de conneries. Mais il ne sait pas ce qu'il fait là. La photo au mur, ça veut tout dire. Ca veut dire qu'Alex est toujours amoureux, que cet autre homme a toujours une place dans sa vie, et... il n'est pas sûr qu'il y ait du coup assez de place pour lui. Mais Alexandre continue, et lorsqu'il parle de la perte de son amour, c'est une autre sorte de malaise. Thésée ne sait pas quoi faire, quoi dire, peut-être qu'il devrait juste s'en aller. Mais il essaye de ne pas être égoïste, parce que celui qui souffre le plus est Alexandre, et Thésée n'a pas le droit de se morfondre, de se plaindre. Il doit être là pour Alex, il doit le soutenir. Il s'est ouvert à lui, lui a offert une petite part de son histoire et de son coeur, et Thésée est dévoré de l'intérieur parce qu'il sait que ce n'est pas son cas. Lui, il garde tous ses secrets, il ne partage rien, il ment et il se cache, et il se déteste pour ça. Mais ce serait encore pire de voir la déception dans le regard d'Alexandre. Alors Thésée est égoïste, mais il fait de son mieux. Et là, face à son ami, celui qui représente tout pour lui... Il n'a pas le droit de penser à lui-même. Même si ça le tue, même si c'est le contraire de ce qu'il désire, il doit être là pour Alexandre, pour le rendre heureux même si ça passe par son malheur. Alors Thésée le guide vers le canapé, l'aide à s'y installer, et lui dit à sa manière qu'il ferait n'importe quoi, qu'il avait juste à le lui dire. Et c'est vrai, ce n'est pas que maintenant, dans cette situation, c'est valable tout le temps. Parce que Thésée a beau être un peu naïf sur beaucoup de choses, il n'est pas idiot, et il sait à peu près ce que c'est, ce truc dans son ventre dès qu'il pense à Alexandre. Un truc qui n'a pas de sens, mais Thésée est prêt à tout. Il ne sait pas où ça le mènera, qu'est-ce qu'il gagnera ou perdra, mais il est prêt à tout sans se poser de questions.

Alexandre se rapproche, colle leurs épaules, et Thésée pose sa main sur sa joue, regarde son visage rempli de tristesse. Ce n'est pas juste, que quelqu'un d'aussi merveilleux que lui ait eu à souffrir autant. Thésée, ça le révolte. Il ne comprend pas comme ça peut arriver, comme le monde, le destin peut laisser arriver ce genre de choses. Mais Alexanre sourit, et il commence. « On s’est rencontré au lycée, ça été le coup de foudre. On s’est rapidement mis en couple, je t’épargne les détails, mais on s’est installé dans cet appartement à notre majorité. Ca marchait bien entre nous. Je t’épargne les détails, je ne pense pas que tu ai envie de savoir. » Thésée sourit un peu, parce que c'est une belle histoire, ça commence bien, et il essaye comme il peut d'oublier que ça finit mal. Il a envie de l'apprécier cette histoire. Ca lui rappelle l'amour, le vrai, celui des films. Une part de lui est terriblement jalouse, et heureuse que le jeune homme décide de garder pour lui les détails. L'autre est curieuse, a envie d'en savoir plus sur cet amour. Mais Alexandre soupire, et Thésée doit rester sur Terre, les pieds bien ancrés dans le sol, il doit rester avec lui. Disponible. La main d'Alexandre est dans la sienne, et leurs doigts s'entrelacent. Thésée laisse son pouce caresser la main d'Alexandre, l'encourager à continuer s'il veut en dire plus. Ou juste le réconforter. C'est horrible de le voir si triste, mais Thésée connaît le chagrin, et il sait qu'au final, c'est le moment où tout craque qui laisse enfin place à autre chose. Qui autorise à passer à la suite. « Et…Et on rentrer chez nous, à pied, lorsque deux gars se sont interposés pour nous prendre notre argent et nos effets personnel. Je n’ai pas voulu leur donner, et .. ils ont commencé à devenir violent… Si, je n’avais pas refusé.. Emilien ne se serait pas interposé… Et, il ne serais pas…. » Thésée pleure et il ne sait pas s'il a le droit, ce n'est pas son histoire, ce n'est pas son fardeau ou sa peine, et pourtant une larme coule sur sa joue. Il sait ce que c'est la violence, que ce soit celle de Ben, ou celle des rues, la nuit. Ca fait un an que Thésée passe ses nuits dans la rue, qu'il entend parfois des cris et qu'il les ignore parce qu'il ne peut pas, il ne peut juste pas. S'il donnait un peu de lui à chaque fois, il ne resterait rien. Et pourtant, il s'imagine vaguement que l'un de ces cris aurait pu être celui d'Alexandre, et ça le rend malade, ça lui arrache le coeur. Ils sont tous les deux là, à pleurer, et même si la joue de Thésée ne fut décorée que d'une larme, Alexandre a le visage couvert de chagrin. « Tout est de ma faute… » il dit finalement, et ça, Thésée ne veut pas y croire. Parce que peut-être que s'il avait fait les choses différemment, son petit ami serait encore en vie, mais il ne peut pas en être sûr. Et comme on dit, avec des si on refait le monde. Mais ça, le fait qu'Alexandre porte sur lui la responsabilité de ce qui s'est passé, ça le bouffe et Thésée ne peut pas accepter ça. Il ne peut pas le laisser penser ça. Il ne sait pas quoi lui dire, comment lui faire comprendre que non, ce n'est pas sa faute, qu'il ne peut pas s'en vouloir comme ça. Il se tourne vers Alexandre pour se retrouver face à lui, et il essuie ses larmes avec son pouce. Ca lui fait mal, de le voir pleurer ainsi, mais Thésée n'aurait jamais l'audace de lui dire de ne pas pleurer. Alex a le droit de donner toutes les larmes de son corps, il a le droit de pleurer pendant des heures s'il le veut. Thésée ne lui dira pas d'arrêter, il restera juste là à tenir sa main, à le soutenir. « Hey... » il commence doucement en essayant de fixer son regard dans celui du jeune homme. « C'est pas toi qui lui a fait ça... C'est pas toi. Les responsables, c'est ceux qui vous ont attaqué. Pas toi. Il faut que tu m'écoutes parce que c'est important, d'accord... » essaye Thésée. Il ne sait pas comment le dire, comment faire sortir les mots pour qu'ils aient l'impact qu'il désire. Il ne sait pas comment lui faire comprendre que ce n'est pas lui... juste pas lui. « C'est pas toi. Et parfois... souvent... tu te sens comme si c'était toi, mais c'est pas toi, je te le jure, et je sais que j'y étais pas, que je sais pas, mais ça je le sais et c'était pas toi » Il exerce une pression sur la main d'Alexandre, qui est encore dans la sienne, puis il passe son autre bras derrière lui et le rapproche de son corps pour le serrer dans ses bras, contre lui. Il ne veut pas qu'Alexandre souffre, surtout pas, et encore moins à travers une culpabilité infondée.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Jeu 26 Mai - 21:44


meet me under the sun

Ce rendez-vous tournait vraiment au vinaigre. Ce n’était pas ce que j’avais prévu au début, vraiment pas. Et bordel, c’était la dernière chose que je voulais, parce que je ne sais pas ce qui va se passer à la fin de ce rendez-vous si je ne l’arrange pas. On était parti sur la mauvaise direction. Le passé, est plus spécifiquement le mien nous a rattrapé, et tu le découvres, et moi je ne suis pas prêt. Pas prêt de te voir t’éloigner de moi, à cause de mon passé que je n’ai pas su accepter et laisser derrière moi. C’était une erreur de débutant, maintenant je ne sais pas ce que tu pensais, mais ça ne doit pas être joyeux, je le remarque dans ton regard. C’était l’histoire de quelque secondes, le temps que je corrige ma bévue. Mais c’est trop tard et je m’en veux pour ça, pour te laisser croire qu’il n’y a pas de place pour toi, car c’est faux. Bien sûr que j’aimais encore Emilien, d’une certaine manière, mais tu t’étais frayé un chemin dans mon esprit et mon coeur. Et toi, tu ne peux pas le voir ni le savoir puisque je n’ai pas vraiment partagé ce que je ressens, pas de manière claire en tout cas. Mais je ne trouve pas les mots justes, et surtout je ne sais pas si tu pourrais croire à ce que je dis alors que toutes les évidences du contraire sont là. J4aurais dû réfléchir, purée. Mais la vision de toi blessé m’a court-circuité le cerveau. L’inquiétude est montée en flèche, irrationnelle. Peut-être que si je serais parti, au lieu de t’attendre rien ne serait arrivée. Mais cette pensée repart aussi rapidement qu’elle est venue, parce que je ne sais pas dans quel état tu aurais été si je l’avais fait et je ne veux pas imaginer cela. Mais, tu étais le premier a qui j’avais envie de tout te confier. Cette histoire que je gardais au fond de moi, j’avais enfin trouver quelqu’un à qui la confier. Personne ne connais le sentiment de culpabilité que je traîne depuis la mort de mon petit-ami. Mais je devais aller de l’avant, et ne plus penser qu’à mon malheur mais aussi à mon bonheur, et je devais accepter de passer à autre chose. Et peut-être que tu étais la clé de ce bonheur, je veux le croire. Et je serais capable de croire n’importe quoi tant que ça te concerne. Même si tu restes secret envers moi, au fond je ne sais pas grand chose de toi, à part ce que tu veux bien me dire. Donc tu es très secret, et bien qu’à certains moments, j’essayais d’en savoir plus tu te refermais comme une huître. Alors j’ai arrêté de te questionner, et je te laissais la liberté de me dire ce que tu voulais. Et puis je ne vais pas te cacher le fait que ça te rend encore plus attirant. La proximité de ton corps et du mien m’apaise déjà. Les mots, dans cette situation, sont inutiles, ou pas assez fort, et tu l’as compris. Je m’installe contre toi, ta chaleur corporelle m’apaise. Et tes mots me mettent du baume au coeur. Ils sèment l’espoir dans mon esprit noirci par le malheur. Tes yeux hantait mes rêves. tu hantais tout mes rêves. Je ne contrôlais plus rien. Mais je ne voulais pas te perdre, j’étais certain de ça, la seule chose que je voulais c’est d’arrêter de tourner autour du pot, et de passer à autre chose. Alors maintenant je devais mettre les choses à plat, et tourner la page. Et voir l’avenir, avec toi. Je tourne la tête pour pouvoir te regarder, avant de te sourire faiblement. Tu étais toujours là, tu n’étais pas partie.

Je penche le tête sur le côté savourant ton contact sur ma joue. JE soupire, me détendant quelque peu à tes côtés. Mon corps se relâchait, s’appuyait contre toi. Je b’étais enfin plus tout seul à porter mon malheur. Et je sais que d’un côté Emilien serait heureux de voir que je commence à aller de l’avant. Et je te raconte mon histoire, enfin plutôt notre histoire à Emilien et moi. Ca fait du bien de se libérer de ce poids, de partager mon histoire. Et peut-être aller sur le chemin de la rédemption. Parce que si tout semble idéal entre nous, ce qui n’était pas faux en vérité. Mais ça s’était mal terminé, comme une leçon de morale qui dit qu’il ne faut pas croire au bonheur trop longtemps. Le bonheur finit toujours par nous quitter, ne laissant qu’un monde de désarroi et de tristesse. Tu sembles intéressé par mon histoire, en tout cas tu es captivé et tu ne me quittes pas du regard. Peut-être que plus tard je pourrais partager des souvenirs, mais pour le moment je ne peux pas le faire, c’est encore douloureux, et ce n’est franchement pas la bonne manière de commencer une relation. Parce que je ne perd pas de vue que ce soir, je t’ai ouvertement dit que je veux t’embrasser, et j’en ai terriblement envie. Alors parler de mon ex n’allait certainement pas m’aider, à part à soulager ma culpabilité. Je regarde nos mains enlacées avec un sourire, maintenant j’étais certain d’un chose, c’est que je ne me prendrais pas un râteau. Et tu me donnais de la force pour continuer à raconter ce qui m’était arrivé, ce qui fait que je ne vois pratiquement plus mes amis. Je resserre ta main entre la mienne et je baisse le regard, je ne suis pas capable de soutenir ton regard. C’était trop dur, parce que j’ai beau le tourner dans tout les sens, je suis le seul à blâmer dans toute cette histoire. Et personne ne peut me dire le contraire. Je me rends à peine compte que je pleure pendant que te raconte brièvement cette histoire, je ne veux pas m’attarder dessus, de toute manière pas besoin, je sais que tu capteras le principal. Je caresse tes doigts, pour me réconforter. Cette agression me revenait dans mes cauchemars chaque nuit. Chaque nuit je revivais l’horreur. C’est pour cela que je dormais de moins en moins, deux trois heures. quatre maximum. Ce qui me rendait sensible, et en proie à des émotions décuplées. Et encore ce soir j’étais vraiment sous l’emprise du malheur, et ça me faisait pleurer. Comme toujours dès que les pensées tournent autour de ce drame. Je ne sais pas comment on peut être capable de supporter d’avoir la mort d’un être aimé sur la conscience. On m’a souvent conseillé d’aller voir un professionnel mais j’ai toujours refusé d’y aller, je n’aimais pas confier ma vie à un inconnu. Ca avait toujours été ainsi. Alors je portais cette culpabilité sur les épaules, c’est tout ce que je peux faire. C’est ma croix que je dois porter. Mais ça m’empêchait d’aller vers toi, d’être heureux. Parce que tu étais cet espoir-là. Tu te tournes vers moi, et je garde ostensiblement les yeux baissés. Je ne veux pas affronter ton regard, voir la déception dans le tien. Pourtant tu glisses ta main sous mon menton et j’affronte ton regard. Je n’y vois rien de ce que je crains. Pas de haine, de déception. Alors je m’accroche à ton regard, j’y voyais l’espérance. Je ne pensais pas que l’on serait capable de me regarder comme ça après que l’on sait l’histoire. Je me rapproche encore de toi, posant ma tête sur ton épaule. J’avais juste besoin de sentir que tu es là, de reprendre un peu de courage. Mais, lorsque tu prends la parole, je lève le regard vers toi, et je t’écoute, avant de secouer la tête. Oui ce sont eux qui l’ont tué, mais c’est moi qui a été trop lâche pour affronter tout ça, moi qui aurait dû être à sa place. « Ca aurait dû être moi, pas lui, moi à sa place, c’est comme ça que ça aurait dû se passer. Je dois l’accepter, c’est tout. » Je soupire profondément en regardant nos doigts enlacés. Mais tu rajoutes encore quelque chose. Et ça résonne en moi. Tu sembles être convaincu de ma non-culpabilité. Tu as bien plus d’espoir que moi de ce côté-là. « Crois-moi je le suis… » Je murmure, incapable de le dire à haute voix. Je plonge dans ton étreinte, le visage contre ton torse, Je ferme les yeux. « Mais… C’est plus supportable aujourd’hui… Depuis que tu es là, tu me donne des ailes Thésée, j’ai l’impression qu’enfin la nuit se lève pour moi, que le jour revient. » Je redresse mon visage et pose la main sur ta joue. « Chaque nuit, j’espère, je t’attends. quand tu es là, j’ai l’impression que le monde va mieux, qu’il est meilleur. Que je suis meilleur… »Je lisse ma main dans tes cheveux, les laissant glisser entre mes doigts. Je plonge mon regard dans le tien, laissant le temps se suspendre. Mon souffle est plus saccadé, mais je ne bouge pas, je te dévore simplement du regard.

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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 28 Mai - 16:41

Thésée n'a jamais perdu quelqu'un. Il ne sait pas, il a grandi sans rien, puis avec sa famille adoptive, puis c'est lui qui est parti, qui les a abandonnés. C'est peut-être pour ça qu'il a cru que la vie serait toujours douce avec lui, que n'importe où il irait, il s'en sortirait. Il ne pensait pas que tout puisse partir dans tous les sens d'une telle façon, il ne pensait pas avoir assez pour qu'on le lui arrache, et il ne pensait pas que c'était quelque chose qui pourrait arriver. Il a vécu si longtemps dans l'illusion qu'il n'avait rien à perdre. Il ne possédait rien, rien d'exceptionnel, rien qui valait la peine d'être volé, alors vraiment... il avait cru que venir à Biarritz ne pouvait lui apporter que le bonheur. Il s'était bien trompé, en tous cas. Au final, il s'est perdu lui-même. Quelqu'un a débarqué et a volé Thésée, l'a arraché de lui-même. Peut-être que c'est mieux comme ça, parce que s'il n'était qu'une seule personne, entière, il n'est pas sûr qu'il pourrait supporter tout ça. Le Thésée d'avant, il n'aurait pas pu. Alors heureusement que Ben avait pris le temps de le fragmenter en plusieurs petits bouts. Parfois, ça le bouffe. Parce qu'il y a ce garçon qu'il était avant, et il existe encore mais il n'arrive pas à le toucher. Il l'a perdu, et Thésée n'essaye pas de comparer ça à ce qui vit Alexandre, parce que ce ne serait pas juste, mais d'une certaine façon, il comprend un peu. L'idée qu'une seconde tu as quelque chose, quelqu'un, que ce quelqu'un est une certitude. Et la seconde suivante, il n'est plus là. Et pourtant, si, il est juste là, tu le vois, mais il n'existe plus vraiment. Tu ne peux plus lui parler, le toucher. Mais il est toujours là et c'est peut-être ça le pire, au final. Thésée ne sait pas, il devrait arrêter de penser. Il écoute simplement Alexandre, le laisse raconter son histoire et lui donne toute l'attention qu'il peut lui donner. Il ne détourne pas le regard, ce serait tellement égoïste alors que Alexandre lui ouvre son coeur et lui livre ce qu'il garde enfermé en lui. Thésée, d'un côté, il est tellement flatté qu'on lui fasse confiance, qu'Alexandre lui fasse confiance. Assez our l'inviter chez lui, pour le laisser entrer dans sa vie. En général, les gens ne font pas ça avec Thésée. Même ceux avec qui il passe ses nuits préfèrent le garder loin. Il n'est pas le genre de personne qu'on invite chez soi, qu'on veut dans son salon. On ne veut pas de ses yeux posés sur les photos, on ne veut pas de son odeur, de sa présence. Mais Alexandre l'a emmené chez lui, et c'est peut-être parce qu'il ne sait pas tout de Thésée. Peut-être que s'il savait, il ne voudrait plus de lui. C'est la raison pour laquelle Thésée ne peut pas lui dire. Vraiment pas. Ce n'est pas seulement le fait d'avoir honte, c'est aussi que dès que son secret sera révélé, il perdra Alexandre. Et il sait bien qu'il ne pourra pas lui mentir éternellement, mais Thésée n'est pas encore prêt, il ne peut pas. La simple idée de se dire que ça pourrait être fini du jour au lendemain lui donne envie de se jeter d'une falaise. Il y en a, dans le coin, des falaises. C'est peut-être comme ça qu'il finira, Thésée. Il devrait peut-être commencer à y penser. Ce n'est pas comme s'il avait toute la vie devant lui. La main d'Alexandre se resserre autour de la sienne, et ses yeux se baissent. Voir Alexandre dans un tel état, si triste, ça fait mal à Thésée. Un truc se serre dans sa gorge, dans son ventre, et il ne veut pas pleurer, parce que ce serait injuste et égoïste, et ce n'est pas son histoire, alors il n'a pas le droit. Si lui aussi se met à pleurer, ça va mal finir. Alors il avale sa salive, encore et encore, jusqu'à ce que la boule dans son oesophage disparaisse. Il écoute Alexandre parler de sa culpabilité, du fait que c'est sa faute, et ça Thésée ne le supporte pas. Il ne peut pas le regarder s'en vouloir comme ça. Il est sûr que les choses auraient pu se passer d'un million de façon différentes, ce soir-là, mais le hasard a fait que le résultat soit celui-ci, et il ne supporte pas de regarder Alexandre se bouffer de l'intérieur pour quelque chose que le destin, que la vie a fait. Il le lui dit, essaye de lui faire comprendre que non, ce n'est pas sa faute. Parce qu'il n'a pas tué Emilien, que rien de ce qu'il a fait a été dans le but de faire du mal au jeune homme qu'il aimait.

Il laisse Alexandre poser sa tête sur son épaule, mais quand Thésée commence à vouloir s'exprimer, à essayer de faire sens, de mettre en mots à quel point ce que dit Alexandre lui tord les entrailles, parce que c'est faux, parce que cette culpabilité n'est pas sienne à porter... Alexandre relève simplement la tête pour le regarder, et nier, secouer la tête lentement. « Ca aurait dû être moi, pas lui, moi à sa place, c’est comme ça que ça aurait dû se passer. Je dois l’accepter, c’est tout. » dit Alexandre, avant de soupirer. Il a l'air tellement convaincu, comme si c'était une certitude. Ca fait tellement mal à Thésée, juste cette phrase. Il ne veut pas s'imaginer ce qu'il ferait si Alexandre n'était pas là. C'est égoïste, putain qu'est-ce que ça l'est, mais si ça avait été lui... Thésée ne veut pas y penser, sinon il va se mettre à pleurer et ce sera encore une promesse non tenue. Alexandre a l'air tellement sûr de lui, convaincu qu'il aurait du mourir ce soir-là. Thésée ne réalise même pas à quel point sa main s'accroche à celle d'Alex, de peur qu'il s'en aille, de peur de le perdre. Thésée essaye encore, mais Alexandre n'a pas l'air convaincu. « Crois-moi je le suis… » Il le prend dans ses bras, il ne supporte pas d'entendre de telles choses sortir de la bouche de celui qui compte plus que tout. Il veut sentir le souffle d'Alexandre contre son torse, juste là près de son coeur. « Mais… C’est plus supportable aujourd’hui… Depuis que tu es là, tu me donne des ailes Thésée, j’ai l’impression qu’enfin la nuit se lève pour moi, que le jour revient. » Et ça, c'est un peu inattendu, mais c'est comme un éclair d'espoir. Thésée comprend bien ce sentiment, parce qu'il le connaît, il vit avec, il sait exactement de quoi parle Alexandre. Lui aussi, il a l'impression que tout est plus lumineux depuis qu'Alex est là, depuis qu'il peut se réveiller le matin en se disant qu'il le verra le soir-même. Il baisse son regard au moment où Alexandre lève le sien vers lui, sa main sur sa joue. Ils se regardent simplement. « Chaque nuit, j’espère, je t’attends. quand tu es là, j’ai l’impression que le monde va mieux, qu’il est meilleur. Que je suis meilleur… » Et wow, Thésée sait ce que ça fait. Alexandre lui donne l'impression d'être important, de compter, d'avoir de la valeur. Avec lui, il est plus que Thésée la pute, il est même plus que Thésée le mec paumé, il est... quelqu'un qui compte. Ca fait un an qu'on lui bourre le crâne, qu'on lui fait comprendre qu'il n'est rien, qu'il est insignifiant, qu'il est là pour satisfaire les autres le temps d'une nuit puis pour être oublié dès la minute d'après, jeté à la poubelle. Il est un déchet. Et pourtant, Alexandre lui dit l'inverse, et il sait qu'Alex ne ment pas. Lui au moins, il est honnête. Alors peut-être que c'est parce que Alexandre ne sait pas tout, ne sait pas exactement qui est Thésée, mais il le trouve important, et ça suffit. Ca suffit pour que Thésée lui ouvre un peu son coeur lui aussi. « Je... » La main d'Alexandre est dans ses cheveux, et son regard planté dans celui de Thésée. Puis Thésée baisse rapidement les yeux, il ne sait pas trop comment s'exprimer, alors il brise ce contact, à la recherche de ses mots. « Tu me fais pareil » il chuchote, comme si c'était un secret que personne ne devait entendre, alors qu'ils étaient seuls, tous les deux. « Tout le temps » il ajoute. Ses yeux se lèvent à nouveau vers ceux d'Alexandre, et sa main tente une caresse, s'avançant lentement vers le visage du jeune homme, se posant sur sa joue et traçant quelque chose de doux, de délicat avec son pouce. Il s'approche encore un peu, son visage tout près de celui d'Alexandre, pour que tout ce qu'il ait dans son champ de vision soit le jeune homme. « Depuis que t'es là, tout va mieux » il dit, fermant les yeux une seconde, se pinçant les lèvres, alors que son front se colle à celui d'Alex. Il sent son visage contre le sien, c'est magique, jamais la proximité d'un corps avec le sien n'a été aussi divine, aussi sublime. Ca n'a rien à voir avec le baiser qu'il a déposé sur sa joue la veille, ce n'est pas furtif, ce n'est pas affectueux. C'est quelque chose de plus profond, qui brûle dans son ventre. Quelque chose de chaud. Il ouvre les paupières pour que ses yeux verts se plongent dans ce bleu, celui d'Alexandre. « Tu m'as sauvé la vie » et c'est vrai, c'est la simple réalité. Peut-être que sans lui, Thésée se serait déjà jeté de cette foutue falaise. Alexandre, c'est un sursis que Thésée est prêt à accepter. Il lui dit ces mots simplement, parce qu'il n'y a rien de compliqué là-dedans. Il sent le souffle d'Alexandre sur son propre visage, sur ses lèvres, là où les gens s'embrassent quand ils sont amoureux. Thésée ne sait pas trop s'il est amoureux, il n'en a aucune idée, mais le côté le plus aventureux de lui a envie d'essayer, de sentir ça. Il approche ses lèvres encore un peu, ses lèvres qui tremblent. Et elles entrent en contact avec celles d'Alexandre. Elles s'effleurent, simplement, à peine. Glissent un peu contre celles du jeune homme, puis Thésée recule d'un centimètre, assez pour mettre fin au baiser qui n'en fut pas vraiment un, assez pour garder leurs fronts collés. Ses yeux sont fermés, et il se pince encore les lèvres, essayant de garder pour lui la sensation brève des lèvres d'Alexandre contre les siennes.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Dim 29 Mai - 13:26


meet me under the sun

La perte d’Emilien a créé un grand vide en moi, un gouffre béant que je suis incapable de refermer. Pourtant j’ai toujours eu quelqu’un qui était là, j’avais la chance d’avoir une famille présente et aimante. Mais ils ne savaient pas quoi dire face à mon désespoir. Ils avaient simplement fini par laisser couler et attendre que j’aille mieux. Ils m’ont quelque peu forcé à aller voir un psychologue pour que je surpasse tout ça. Parce que ça faisait un an et que j’en étais toujours au même point, ce qui exaspérer beaucoup de proches, que je ne sois pas capable de surmonter cette tragédie, d’aller de l’avant. Le début de mes séances ont coïncidé avec notre rencontre. Alors, quand ma famille a vu que je reprenais du poil de la bête, ils ont mis ça sur le compte de mon suivi psychologique et je ne les ai pas démenti. C’était tellement plus simple que de leur raconter que j’avais rencontré quelqu’un qui a su, sans même savoir, percer ma carapace. Je les laissais dans l’illusion qu’ils avaient réussi alors que ce n’était clairement pas le cas. C’était à toi que je devais le fait de sortir de mon enfermement et de mon désespoir. Je n’en avais jamais parlé à qui que ce soit, parce que c’était tellement personnel, tellement privé qu’il n’y avait pas assez de mot pour qualifier ce que je vis vraiment. Mais tu semblais avoir compris sans même que j’en ai besoin de parler. Tu étais là quand j’en ai eu le plus besoin, tu m’as montré que la vie avait encore des cadeaux à me faire. Alors pour une fois, j’avais décidé de laisser mon coeur s’ouvrir sur cette histoire. C’est la première fois que j’en reparle depuis longtemps. Mon psy savait l’histoire par mes parents, mais moi, je n’en avais parlé que vaguement. tournant autour comme si c’était un sujet pestiféré. Mais avec toi, c’était comme si tu n’allais pas me juger. Tu écoutais simplement et je devais t’en remercier, mais ce sera pour plus tard. Je me sentais tellement plus léger depuis que cette histoire sortit. Je te confiais tout ce qui avait été pratiquement ma vie pendant une dizaine d’années, pour arrondir. Avec toi, je baisser toutes mes barrières, tu étais à connaître vraiment toute l’histoire et surtout à connaître mon sentiment de culpabilité. Tu es le seul à savoir le poids que je porte réellement, bien au-delà du deuil qui commence à faire son chemin. Et puis, la grande nouveauté c’est que j’ai su t’inviter chez moi. Premier étranger à rentrer dans mon appartement et donc dans ma sphère privée. Et j’étais sincèrement heureux que ce soit toi et pas quelqu’un d’autre. Tu étais assez secret, mais je sais que tu es la bonne personne, je le sens au plus profond de moi. Je ne peux pas l’expliquer, c’est comme ça, c’est tout. Plus je passais de temps avec toi, et plus j’étais certain que cet rencontre m’a sauvé de ma propre perte. Peut-être que je tomberais de haut, peut-être que tu n’es qu’une illusion. Mais je ne veux pas laisser passer cette chance. J’étais assez dans les ténèbres pour saisir la moindre chance d’éclaircie. Et tant pis si ce n’est que temporaire, que le noir retrouvera sa place d’origine. Les ténèbres font désormais partie de ma vie, il faut que je fasse avec, tout simplement. Je ne lâche pas ta main, j’ai besoin de ce contact plus que n’importe que autre. Mais je ne peux pas affronter ce regard, c’est trop dur, trop compliqué. Je ne ne peux pas voir la pitié dans ton regard, ce serait insupportable. Tu ne fuis pas suite à toute mon histoire, pourtant je pense que j’ai gâché toutes mes chances d’aller plus loin, en tout cas ce soir. Et mon coeur se serre à cette pensée. Mais tu ne dis rien, et donc je ne sais pas ce que tu penses. Je ne sais pas vraiment si je veux vraiment le savoir au final. Parce que cette culpabilité, je dois être le seul à la porter, je ne peux pas la partager avec quelqu’un d’autre, surtout pas toi. Tu étais mon rayon de soleil et tout devait rester ainsi. Je devais trouver la force de passer au-dessus de cela, de voir l’avenir, et surtout d’arrêter de m’apitoyer sur mon sort et d’être égoïste. Mais tu supportais ça avec une force que je ne soupçonnais pas. Beaucoup m’auraient secoué comme un prunier pour me sortir de cet état. Mais toi, tu restais presque impassible. Et tu avais toute mon admiration. Parce que en moi c’était le tumulte, un gros bordel en somme.

J’aime vraiment le contact, la chaleur que tu dégages alors que j’ai ma tête sur ton épaule. C’était vraiment l’endroit le plus apaisant du monde. Mais aussi le plus rassurant. Alors je peux tout dévoiler sans peur que ça ne m’éclate à la figure. Même si tu dis le contraire je sais au fond de moi que j’ai raison. D’ailleurs si ma famille m’a soutenue, ce n’était pas vraiment le cas de ma belle-famille qui, elle, s’est bien chargée de me faire comprendre que j’avais raison. Alors maintenant je ne peux plus croire le contraire, bien qu’on le souhaite ou non. Il y a trop d’équation pour que tout soit noir ou blanc, je l’ai accepté, maintenant je dois simplement apprendre à vivre avec et à arrêter de culpabiliser. Mais celle-ci est tenace et ne veut pas me lâcher, comme si c’était une vieille amie. Je te sens te figer sous tes mots, je te regarde attentivement, serrant encore nos mains enlacées plus fort. Il y a quelque chose d’indescriptible dans tes yeux, et je m’y accroche. Je caresse le dos de ta main avec mon pouce, pour tenter de te rassurer comme je peux. J4approche ta main de mes lèvres avant d’y déposer un baiser dessus. Je te confirme ce que j’ai dis, je serais et suis toujours le coupable de tout ça, de mon propre malheur. C’était dur à porter, mais beaucoup moins depuis que tu es apparu dans ma vie. Et ça, je devais te remercier, parce que tu rendais les choses plus faciles à porter, et personne n’y avait réussi. Et pris dans la confession, je ne réfléchis pas deux secondes avant de te confier tout ce que tu me fais. Tout ce que tu es. Tu es l’espoir incarné. Et ça personne ne pourrais te le retirer. J’avais besoin de toi plus que quiconque. Et ça je sais que ma famille ne pourrait pas l’accepter, qu’eux n’y sont pour rien. Ils veulent tellement m’aider et se rendre utile, qu’ils ont dû mal à voir que tout ce qu’ils font est complètement inutile. Tout le bien que tu me fais me donne la force d’avancer chaque jour, tu es mon moteur pour avancer. Ma main sur ta joue, je plonge mon regard dans le tien. Je veux que tu saches combien tu es important pour moi. Combien ma vie a tellement plus de sens maintenant que tu y es. Je ne sais peut-être pas qui tu es vraiment, mais je sais ce que tu es vraiment pour moi, et c’est la seule chose qui compte, pour le moment. Peut-être que je ne serais pas capable de me contenter de ça à l’avenir, mais pour le moment il n’y a que l’instant présent qui compte. Et j’aimerais que cet instant présent se prolonge. Je vois l’espoir naître dans tes yeux, et bon sang ça fait battre mon coeur à la chamade. Je sais que je ne peux pas vraiment être source d’espoir, mais tu me fais, encore, penser que je suis meilleur que ce que je ne dis. Mes doigts caressent tendrement ta joue. Je ne te quitte pas du regard, je me sens bien, plus léger maintenant. Tu ne m’avais pas jugé, tu aurais facilement pû le faire. Je glisse ma main dans tes cheveux. Je sais maintenant l’issue de ce moment, et je l’attends avec une certaine impatience. Je vois plus clair, et maintenant tu as vraiment ta place avec moi, ce n’est plus qu’une supposition. Je souris à te mots, avant de te redresser le visage, je veux te regarder, je veux que tu vois ce que font tes mots sur moi. Je souris, je suis incapable de me retenir. Je ne dis rien, mais les yeux parlent pour moi. Ils brillent de ce sentiment que je pensais perdu. Je frissonne alors que ta main glisse sur ma joue, en une douce caresse. Je louche presque pour soutenir ton regard, je sens ton haleine frôlait mon visage, et c’était tellement bon. Je me perd dans ce moment, je suis incapable de quitter ton visage, je tente de résister à la tentation de t’embrasser. Je souris aussi fort que je le peux, et je hoche la tête. On se fait du bien quand on est ensemble. Je soupire quand nos fronts se touchent, je ferme les yeux et me rapprochent imperceptiblement de toi, de ta chaleur. J’ai besoin de toi, et ton corps semble convenir au mien. Je ne peux m’empêcher de me rapprocher de toi, de me fondre dans ta chaleur. Maintenant je sais que l’on ne reculera pas, que l’on arrêtera de tourner autour du pot. Ma main libre se pose sur ta hanche, je ne te laisserais plus t’échapper cette fois-ci. Je rencontre tes yeux, et j’ose un sourire, totalement charmé par toi. Tes mots me vont droit au coeur, me faisant couler une larme, de joie cette fois-ci. Jamais je n’ai sauvé la vie de quelqu’un, c’était plutôt même le contraire. Je glisse ma main sur ton visage, je te dévore du regard, aucun mot n’est assez fort pour exprimer ce que je ressens vraiment. Alors je me contente de te regarder, d’observer chacune de tes réactions. Ce moment suspend le temps, comme si les minutes, les secondes s’étaient arrêtées. Mon souffle devient plus court, plus haché. Je ferme les yeux alors que nos lèvres se touchent, se rencontrent. Je respire enfin, je n’avais même pas eu conscience d’avoir retenu mon souffle pendant ed longues secondes. Je profite de ce moment hors du temps. À l’intérieur de moi c’est une explosion de sentiment. Mais c’est bien trop court. Je rouvre les yeux avant de sourire.. « Bordel… jamais ressenti ça… » Même pas avec Emilien, pourtant c’était l’amour de ma vie, j’en suis persuadé. Je secoue la tête, c’est indéniable, tu viens de retourner mon esprit, je suis foutu. Attrapant cette fois ton visage avec mes deux mains, je repose mes lèvres contre les tiennes, mais pour un baiser plus appuyé, plus passionné. Je t’attire contre moi, incapable de te lâcher. Une main dans tes cheveux, l’autre descend dans ton dos, s’arrêtant sur tes reins.


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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Mar 31 Mai - 0:23

Thésée sait qu'il est égoïste, mais c'est comme ça qu'il survit. Il ne peux pas se soucier des autres, il n'a ni le temps ni la force. Alexandre souffre, il est convaincu au plus profond de lui que le destin s'est trompé ce jour-là, quand son petit ami est décédé. Comme si ça avait été écrit et planifié que c'était lui qui devait mourir, et qu'au final, la vie avait changé d'avis, avait pris un virage brusque qui avait tout envoyé voler en éclats. Thésée pense à un million de choses. Le fait qu'Alexandre aurait préféré que ce soit lui, que les rôles soient inversés. Puis il se demande s'il lui arrive de se dire qu'il préférerait être mort, qu'il préférerait ne plus exister, ne plus être, ne plus penser. Ca lui arrive parfois, à Thésée, de vouloir être mort. Ce n'est pas exactement la même chose que vouloir mourir. C'est un peu différent. C'est quand tu te dis tout à coup que tu voudrais ne pas exister, ne pas être. Comme ça, plus besoin de souffrir, d'avoir peur, plus besoin de vivre et de penser. Souvent, la nuit, quand il est avec quelqu'un, il s'imagine être mort. Ne bouge pas, vide son esprit de tout, et prétend être un cadavre. Parfois ça marche. Quand il est avec Ben, il a ces moments durant lesquels il en rêve, il rêve de ne plus rien sentir, de ne plus être du tout. Thésée se demande si ça arrive à Alexandre de penser comme ça, et ça ne le perturbe pas trop, parce que peut-être que c'est normal. Peut-être qu'on est tous un peu lâches comme ça, en train de fantasmer parfois, de se dire que si on était mort, ce serait plus simple. Peut-être que c'est normal que quand on souffre, on rêve de ça. Et Thésée s'autorise à en rêver, alors ce serait injuste de juger Alexandre là-dessus. Puis après, il se demande si Alexandre espérait parfois mourir, et ça c'est autre chose. Ca le secoue un peu plus, parce que mourir, c'est quelque chose de faisable, de possible, c'est concret. On peut vouloir être mort sans vouloir mourir mais vouloir mourir... c'est pire. Ca lui arrive aussi à Thésée, de vouloir mourir, mais c'est un peu différent. C'est quand tu te dis très simplement que te jeter du haut d'un immeuble, te tirer une balle, t'ouvrir les veines, te trancher la gorge, te pendre, ce serait moins pire que vivre. Ce serait plus agréable que ce qui t'arrive à ce moment-là. Thésée, il veut mourir, parfois. Quand il rentre et qu'il sait que Ben aura à le punir, il passe près de la gare et il ralentit un peu son pas en regardant les trains passer et en se disant qu'il pourrait se jeter sous l'un d'eux. Quand il est avec un client qui s'amuse à lui faire du mal, il pense à enfouir son visage dans l'oreiller jusqu'à l'étouffement. Au final, il ne le fait pas. Sans trop savoir pourquoi, et pour un tas de raisons. Parce qu'il a peur de mourir. Parce qu'il a encore un peu d'espoir. Parce que même s'il meurt, Ben trouvera un moyen de lui faire payer son erreur. Parce qu'il y a Alexandre. Et il se demande si Alexandre veut mourir, parfois. S'il se dit que le passage violent de l'état vivant à l'état mort est la meilleure solution. Il se demande si Alexandre a mal à ce point, s'il s'en veut à ce point. S'il est convaincu à ce point-là que sa vie aurait dû s'arrêter le soir de cette agression. Il se demande ce que ça fait de vivre en se disant qu'on ne devrait pas, il se demande si c'est comme ça qu'Alexandre voit sa vie. Comme quelque chose qui aurait du finir et qui continue, hors de sa limite. Une chanson trop longue, ou une partie de cartes dont l'issu dépend d'une seule carte, et que celle-ci a été perdue, et tu fais le tour du paquet encore et encore sans comprendre. Thésée, il ne voit pas sa vie exactement comme ça, pour lui c'est plutôt comme un état de stand-by, d'attente. Comme s'il est coincé entre la vie et la mort. Il est vivant, un peu trop vivant même, et il sait que ça ne va pas durer, il a l'impression d'être en train de mourir lentement. De se vider. C'est terrifiant. Mais ce que dit Alexandre ensuite, ça lui redonne un peu d'espoir, un peu de vie, ça fait pencher la balance du bon côté. Thésée sait très bien que viendra quelque chose, ce soir ou demain, qui la fera à nouveau pencher de l'autre côté, mais il s'en fiche pour le moment. Alexandre est juste là, il lui dit des choses qui le touchent, qui lui donnent tout ce qu'il a besoin d'entendre, des mots qui ont un écho particulier au fond de Thésée. Des mots rassurants, qui sont le reflet de ce qu'il ressent lui aussi.

Alors Thésée parle à son tour, lui ouvre son coeur. Il voit Alexandre sourire, et peut-être que ce qu'il lui dit a le même effet sur lui que les mots d'Alex eurent sur Thésée. Son regard se plonge dans celui du jeune homme, alors qu'il lui dit ces mots, puis leurs fronts se collent. Il lui avoue la vérité, tout simplement. Celle qui fait qu'il est toujours là, celle qui fait qu'il n'a pas encore hurlé "stop" à la vie. Il avait attendu un signe, quelque chose, un petit truc qui lui dirait que ce n'était pas le moment d'abandonner. Et Alexandre était entré dans sa vie, juste comme ça, si facilement, et c'était peut-être le destin ou alors le hasard, mais Thésée lui doit la vie. Juste cette rencontre a suffit, juste Alexandre. Il suffit à pousser Thésée hors de son lit le matin. Un lit qu'il a déjà considéré ne pas quitter. Y rester, simplement, sans bouger, jusqu'à ce que Ben vienne le chercher, et encore ne pas bouger, quand Ben s'énerve et commence à frapper. Et ne pas bouger, le laisser s'acharner, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien. Thésée a déjà pensé à abandonner de cette façon, à se laisser faire, à ne plus bouger, ne plus parler, ne plus écouter. A éteindre son système et à laisser Ben en finir avec lui, le laisser éteindre son corps en plus de son esprit. Alors peut-être qu'Alexandre se noie sous la culpabilité, mais une petite part de Thésée se dit que cet aveux, ce sera un petit pas vers... vers autre chose. Sans Alexandre, Thésée ne serait pas là, et il y a comme un effet papillon dans tout ça, mais Thésée ne veut pas trop y penser, il a peur de se raconter n'importe quoi, de s'inventer des histoires. Il y a la main d'Alexandre sur sa hanche, comme pour le garder près de lui, pour montrer qu'il est à lui et que sa place est ici, avec lui. Thésée, ça ne la dérangerait pas d'appartenir à Alexandre. Qu'Alex le kidnappe, l'emmène loin d'ici, qu'il ne soit qu'à lui. Il se dit que ce serait bien, d'être à lui. Parce que le problème, là tout de suite, c'est que Thésée n'oublie pas, il sait très bien qu'il ne pourra jamais appartenir complètement à Alexandre. Son coeur tout entier sera à lui, mais le reste, c'est à Ben. C'est à Ben et c'est un peu à tout le monde. Mais pour une fois, Thésée n'a pas envie de se poser de questions, de se laisser marcher dessus par la vie. Il ne sait pas s'il aura encore l'occasion de profiter beaucoup, alors il devrait faire tout ce qu'il peut maintenant. Sans attendre. Ses lèvres caressent celles d'Alexandre. C'est si timide, ça ne dure pas longtemps, c'est juste une prise de contact. Le premier vrai baiser d'amour de Thésée. « Bordel… jamais ressenti ça… » souffle Alexandre. Et Thésée a du mal à se remettre de ce baiser, alors il ne dit rien, même s'il pense que lui non plus, il n'a jamais ressenti ça. Avant Biarritz, il n'avait pas connu l'amour. Et Ben... il y avait cru au début, avant de réaliser que non, ce n'était pas de l'amour. Mais avec Alexandre, il y a tellement d'espoir que Thésée se laisse submerger. Il n'arrive pas à articuler ses pensées, à mettre de mots sur ce qu'il ressent. Et très vite, Alexandre saisit son visage pour l'embrasser une seconde fois, plus passionnément. Un vrai baiser, qui dure plus longtemps. Thésée se laisse faire, il est pris de cours. Il laissa Alex le tirer vers lui, approcher encore leurs corps. Il y a une de ses mains dans les cheveux de Thésée, et l'autre qui glisse dans son dos, vers le bas. Thésée est dépassé, il ne sait pas ce qu'il doit faire maintenant, alors une main un peu hésitante se pose sur la hanche d'Alexandre. C'est juste là, à la jointure entre son jean et son t-shirt, et son pouce est en contact avec la bande de peau qui dépasse entre les deux vêtements. C'est si intime, encore différent de sa main sur sa joue ou dans ses cheveux. Son pouce commence à caresser un peu sa peau, si chaude, brûlante, presque électrique. Il continue, il n'a pas envie d'arrêter de toucher Alexandre. Juste... le toucher, doucement, le découvrir, savoir ce que ça fait de glisser ses doigts sur la peau de quelqu'un qu'on aime. Il a envie de se rapprocher encore plus d'Alex, de s'attacher à lui et de ne plus le quitter, de créer quelque chose de grand avec lui. Il a des envies qui ne lui ressemblent pas, et il ne sait pas si c'est une bonne idée de leur donner libre cours. Mais il écarte un peu les lèvres, et laisse la langue d'Alexandre rencontrer la sienne. C'est tendre, délicat, mais passionnel. Thésée n'a jamais vécu ça de sa vie. Il a vécu des centaines de baisers mais jamais des comme ça. Jamais des baisers qui lui donnent l'impression d'être important. Ses doigts continuent à le caresser, près de sa hanche, osant à présent remonter juste un peu, juste pour découvrir de nouveaux centimètres de sa peau. Puis le baiser touche à sa fin, et ils se séparent juste un peu, juste assez pour reprendre leur souffle. Thésée a l'impression qu'il va exploser à tout moment. Il a tellement de chance, il ne sait pas comme ça se peut, mais il veut remercier le monde entier. « Je veux être à toi » il dit, tout simplement, n'ayant qu'à moitié conscience de ce que sous-entend sa phrase. Ce que ça veut dire. Il approche à nouveau son visage, ferme les yeux pour se concentrer, et le bout de son nez glisse contre la peau d'Alexandre, caresse la zone sensible sous son oeil, le souffle s'échappant de ses lèvres heurtant par la même occasion son visage. Thésée ne sait pas ce qu'il fait, il hésite, il a l'impression d'être un gamin. Il veut juste sentir le visage d'Alexandre contre le sien, glisse ses lèvres entrouvertes sur sa joue. Putain. Il ne sait plus ce qu'il fait, son corps prend des décisions sans lui demander son avis, et lui, il se contente de suivre. Mais ça lui plaît et il se sent vivant. Enfin.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Mer 1 Juin - 23:12


meet me under the sun

Chacun a ses soucis, je le comprends et je n’ai jamais jugé quoique ce soit. Après tout chacun fait ce qu’il veut de sa vie. Ca ne veut pas dire que tu ne te soucies pas de moi. Je ne le pense clairement pas d’ailleurs. À tel point que je t’ai confié maintenant la chose la plus importante de ma vie. Et ce n’était pas rien. Tu savais maintenant la seule chose que tout le monde ignorait, y compris ma famille. Ma culpabilité qui me rongeait jusqu’au sang, je la cachais à tout le monde. Je suis retourné au travail le plus tôt que j’ai pu, ignorant les remontrances de ma famille qui me poussait à ne rien reprendre avant d’aller ‘vraiment’ bien. Mais je ne les ai pas écoutés, je ne pouvais pas me retrouver seul dans mon appartement alors qu’il était imprégné de souvenirs avec Emilien. C’était trop dur, de surmonter seul dans mon appartement, plus je restais dans mon appartement, plus je broyais du noir. Alors je faisais en sorte de rester le moins souvent dans mon appartement, j’enchainais les heures supplémentaires au supermarché avant de filer tout droit au bar. C’était un rythme effréné que je n’aurais pas pu tenir sur la distance, mais au moins ça avait eu le mérite d’éviter de me faire penser au pire pendant quelques mois, même si la culpabilité était toujours présente et me dévorer de l’intérieur. Mais je n’avais jamais eu envie de me battre, comme je le faisais depuis que je t’avais rencontré. J’avais compris que vouloir se donner la mort était non seulement un acte de lâcheté, mais aussi le plus idiot qu’il soit. J’avais été long à la détente pour le comprendre mais j’y étais parvenu. Maintenant, je regrettais toutes ces minutes où j’avais espéré en finir avec la vie, maintenant que je courrais justement après la vie. Et cela depuis que tu étais entré dans ma vie, je le regrettais plus amèrement car je ne t’aurais jamais rencontré, alors que tu étais la meilleure chose qui me soit arrivée depuis le décès d’Emilien, Peut-être même la meilleure de toute ma vie. Je commençais à comprendre que non seulement tu étais mon sauveur. Je ne m’étais jamais senti aussi bien depuis que j’ai posé les yeux sur toi. Même avec Emilien je n’ai pas ressenti tout ce que je ressens avec toi. Je me sentais un nouvel homme en ta présence. Certainement meilleur que tout ce que j’ai pu être. Même si tu ne me dis pas grand chose, ce que je respecte avec toute ma volonté. Même si je suis quelque peu frustré, parce que tu me connais mieux que personne et moi, je ne connais rien de toi pratiquement, je ne trouve cela pas très juste, mais ai-je vraiment le choix ? Je ne peux pas te forcer à me parler de toi, parce que je risquerais de te perdre et c’est une chose que je ne supporterais pas. Tu m’étais non seulement trop précieux, mais tu étais aussi indispensable à ma vie. Alors j’attendais, patiemment et silencieusement, que tu te confies à moi. J’ai toujours pensé que l’on sait ce qui est bon pour nous. Et moi je sais que je serais capable de tout accepter pour toi. Je ferais vraiment n’importe quoi pour toi, je le sais au plus profond de moi. Maintenant la balle était dans ton camp et c’était à toi de t’en saisir. Je vivrais toujours avec ce sentiment de culpabilité, jamais il ne me quitterait. Mais ce serait plus simple, plus vivable avec toi. Je ne voulais qu’une chose, maintenant c’est vivre ma vie, et tu en faisais pleinement partie désormais. Je ne voulais pas qu’il en soit autrement. Parce que tu donnais un sens à ma vie, et c’est ce que j’avais eu besoin pour commencer à faire mon deuil. Maintenant tout irait mieux, même si ça allait demander encore du temps et surtout de la patience, ce qui n’est pas mon fort. J’étais plutôt quelqu’un qui voulait tout, tout de suite, malheureusement ce n’était franchement pas possible, en tout cas pas aussi rapidement que je l’espérais. Malgré tout je n’ai pas le droit de perdre espoir, plus maintenant que tu es là. Tout ceux qui me connaissent disent que je ne suis plus un zombie, mais parfaitement vivant. Et tout ça c’est grâce à toi et à personne d’autre. Même ma psychologue n’aurait pas pu faire mieux. Alors je devais te le dire, ça devenait presque nécessaire, maintenant. Je ne sais pas pourquoi après tant de jours où je n’ai pas trouvé les mots pour te dire ce que tu représentais pour moi, je les trouve là, alors que tu es chez moi, là où personne n’est entré depuis la mort d’emilien. C’était déjà exceptionnel en soi que tu sois à cet endroit.

Mais ce qui est encore plus exceptionnel, c’est que tu finis par te confier à moi. Ton coeur s’ouvre à ma personne et ça me réchauffe le coeur comme jamais. Jamais je n’aurais cru être débordé par un sentiment de plénitude. J’étais heureux, vraiment heureux, pas ce sentiment qui passe en quelques secondes. Non, c’était quelque chose de plus fort, de plus trivial même. J’avais cette impression d’être là où je dois être, je ne peux pas expliquer ce sentiment. Je ne peux pas m’empêcher de continuer à sourire. C’est simple, maintenant je ne me voyais pas revenir en arrière. Pour rien au monde je veux que l’on revienne juste des amis. On avait franchi maintenant une nouvelle étape, et il était désormais impossible de faire marche arrière. Maintenant chaque journée avait un but, et pas des moindres puisque c’était celle de te voir. Bien sûr ce ‘rêve’ ne se réalisait pas tous les jours, et d’un côté ça entretenait le plaisir de la rencontre. L’attente, parfois, avait du bon. Ca entretenait le plaisir que j’avais à te voir, ça rendait les moments encore plus précieux, plus rares ils étaient, mieux j’en profitais. Même si j’en voulais encore davantage. Je n’en avais jamais assez, et je sais que je ne me lasserais pas de ta présence à mes côtés. C’était comme une drogue, plus je te voyais et plus j’avais besoin de te voir. Et maintenant que je t’avais fais ces aveux, je suis lié à toi d’une manière encore plus intime. On s’était sauvé la vie mutuellement, et c’est tout ce qui compte pour moi. Rien d’autre n’est important, rien d’autre que toi. Et maintenant, je veux aller plus loin. dévoiler mes sentiments entièrement, comme me mettre à nu devant toi. C’était dangereux, peut-être que je me fourvoie, mais j’ose penser le contraire. Alors, oui, j’ai besoin de contact, de sentir ta peau, ta chaleur sous ma main. Je veux savoir si je me trompe ou non, si tu vas me rejeter, et certainement, dans ce cas, détruire ma vie. Mais tu ne me rejettes pas, et tu ne fais pas pour autant un pas vers moi, après ce contact, mais je ne m’en formalise pas. Loin de là, le temps se suspend, on ne dit plus rien et je me contente de t’admirer, de te trouver encore plus beau que tu ne l’es. Ma respiration s’accélère alors que ton visage s’approche. Finalement j’avais peut-être tort de dire que tu n’allais rien faire. Mais je voyais ton visage s’approcher du mien avant que tes lèvres se posent sur les miennes, et c’est un feu d’artifice dans mon ventre, mon coeur, partout dans mon corps. Pourtant ce n’était qu’un contact furtif. Je suis totalement submergé par la vague d’émotions que tu me procures. À peine terminé que j’avais envie déjà de recommencer, pour voir si c’était pareil ou encore mieux. Mais je devais déjà me remettre de ce que j’avais vécu. C’était tellement fort, tellement bon aussi, je n’avais jamais vécu ça, même pas avec Emilien alors que j’étais persuadé qu’il était l’homme de ma vie. Mais rien n’aurait pu prédire à ce moment. Je replonge mon regard dans le tien, plus amoureux que jamais, et enfin prêt à l’assumer, à tourner la page d’une histoire terminée depuis longtemps, pour une nouvelle. Je ne résiste pas à ressentir de nouveau la douceur de tes lèvres, plus passionnément cette-fois-ci, plus amoureusement aussi. Sentir ton corps contre le mien, c’est tout ce dont j’ai besoin et envie ce soir. Je veux que nos odeurs s’emmêlent, ne faire plus qu’un avec toi. Je te laisse une fenêtre si jamais tu ne veux pas ça, mais tu ne recules pas, alors j’appuies un peu plus sur mes mains pour te rapprocher encore de moi, de manière à ce que nos torses se frôlent. Ta main sur ma hanche, ton pouce directement sur ma peau m’envoient une onde électrique dans tout le corps. Je pousse un léger gémissement alors que je t’embrasse toujours, ma main dans tes cheveux, joue avec tes boucles, savourant ce doux contact, et glissant un peu plus dans ton dos. Je t’attire cette fois totalement contre moi, te faisant passer au-dessus de moi, par la force de mes bras. Je ne quitte pas tes lèvres tandis que mes yeux se ferment pour *savourer la force des sentiments qui explosent en moi. Mes mains glissent le long de ton dos, et passent sous ton tee-shirt, sentant enfin ta peau brûlant contre mes doigts. Le baiser s’approfondit pour mon plus grand bonheur. Je m’accroche à tes hanches en soupirant de plaisir tout contre tes lèvres. c’est tellement bon que j’ai peur de perdre la tête sous tant de plaisir. Bien sûr, en te donnant rendez-vous ce soir, j’avais eu dans l’idée de t’embrasser, je ne vais pas le cacher, mais jamais je n’aurais eu idées de combien ça allait être fort. Aussi déroutant aussi. L’amour coule dans mes veines, et je l’accepte de nouveau. J’accepte d’aimer quelqu’un d’autre qu’Emilien. C’est comme si en ce moment même j’avais enfin terminé mon deuil. Comme si j’avais accepté tout ça. Que la souffrance s’en allait. Je suis essoufflé, mais heureux, et je souris, ne détachant pas mes mains de tes hanches. Je grogne à tes mots, resserrant ma prise. « Tu es à moi, et je suis à toi… » Je profite de ce moment, avant de rejeter la tête en arrière en une plainte de plaisir, ma peau était à vif, le moindre contact me rendait fou. Je sentais ton souffle sur ma peau sensible. J’attrape une de tes mains pour lier nos doigts avant de la porter à mes lèvres et d’embrasser tes doigts, tout en te regardant, brûlant de désir pour toi. Tout s’enchaîne, tout se précipite, alors que je sens tes lèvres contre ma joue et que je gémis de plaisir. Je pose mes lèvres dans ton cou, que je dévore, littéralement, de baiser, tandis que mes mains remontent ton tee-shirt. Je me recule juste pour te le retirer, admirant avidement la vue que tu m’offrais. « Si beau, bordel Thésée, tu me rends dingue, tellement dingue. » Je passe mes mains sur ton torse, avant de reprendre ma douce torture.


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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Ven 3 Juin - 23:38

Thésée ne sait pas ce qu'il fait là. Il ne pense pas qu'il mérite d'être ici avec Alexandre, de l'avoir dans ses bras, de le toucher, de lui parler si simplement, si ouvertement. Il ne mérite pas d'entendre cette histoire si personnelle, mais pourtant c'est bien ici qu'il est. Alexandre l'a choisi, aussi dingue que ça puisse paraître. L'amour réciproque, c'est quelque chose de magique et Thésée a toujours eu du mal à y croire. C'est vrai, très franchement, quelles sont les chances que la personne pour laquelle tu as des sentiments te choisisse toi et seulement toi pour faire battre son coeur. C'est irrationnel, sachant qu'il y a des milliards de personnes sur terre et rien qu'en sortant un peu dans la rue on en croise des centaines. A moins de croire au destin, au véritable amour, tout ça. Thésée ne pense pas trop qu'il puisse y croire. Il aime bien se dire qu'un jour les choses iront mieux, qu'il y a comme une balance, une justice, et que si la vie s'acharne sur quelqu'un, c'est pour un jour lui rendre ce qu'elle lui a pris. Thésée aime bien penser comme ça, mais de plus en plus, il se dit que c'est trop tard. Qu'il est déjà allé trop loin et qu'il n'y a plus de retour possible maintenant, plus de solution. Il est heureux que la vie ait mis Alexandre sur son chemin, parce que comme ça au moins il aura un peu le droit au bonheur avant la fin. Alexandre, c'est un peu le cadeau du ciel à celui qui n'a plus rien, mais Thésée compte profiter de cette chance. Il ne veut pas avoir peur, il ne veut pas hésiter, il veut juste vivre. Pour une fois il veut vivre, à cent à l'heure, tenter sa chance et peut-être prendre le risque de s'éclater contre un mur. Et pourtant il a confiance en Alex, il sait qu'il l'arrêtera bien avant qu'il ne s'y heurte. Alors oui, clairement, il ne mérite pas Alexandre, mais il ne va pas se priver de l'avoir, certainement pas. Il aimerait bien pouvoir imaginer un futur avec lui, une vie. Mais il y a tellement de choses qui ont que c'est impossible, qu'il vaut mieux ne pas y penser. Il y a Thésée qui n'a tout simplement pas d'avenir. Coincé avec Ben jusqu'au jour où il aura dépassé sa date d'utilisation, ou jusqu'au jour où il aura baissé les bras. Mais en plus de ça, il y a Alexandre et son histoire. Alexandre et son amour. Thésée est plutôt certain qu'après la mort, on arrête pas d'aimer, qu'Alexandre est toujours amoureux d'Emilien. Surement, il en est certain. Alors est-ce qu'il y a une petite place pour lui, ou pas ? Peut-être qu'il sera à jamais le garçon un peu étrange qu'Alexandre voit la nuit, celui qu'il a emmené un jour chez lui, rien d'autre. Peut-être qu'ils ne sont juste pas faits pour être ensemble, parce que le coeur d'Alexandre est déjà pris et ce serait prétentieux et injuste de la part de Thésée de prétendre être suffisant pour combler le vide. De toute façon, il n'irait jamais s'imaginer qu'il pourrait remplacer Emilien ou autre chose d'aussi terrible. Quand Thésée sera mort, il espère qu'Alexandre ne donnera pas rendez-vous à un autre garçon paumé, à l'extérieur du bar. Il espère tellement fort. Il espère aussi qu'il sera heureux avec quelqu'un, mais pas avec un garçon qui le retrouve à l'extérieur du bar. Pas ça. Et puis merde, Thésée part bien trop loin. Ce n'est pas comme s'il y avait vraiment quelque chose entre eux, ou si... bien sûr qu'il y a quelque chose, Alexandre vient de le lui avouer. Mais Thésée ne veut surtout pas s'imaginer qu'il est inoubliable, qu'il est exceptionnel. Ca ferait trop mal. Et finalement, Thésée lui déclare sa flamme à son tour, met des mots sur ce qu'il ressent et ça fait tant de bien. Il lui dit la vérité, sa vérité. Alexandre est son sauveur et il est si heureux de l'avoir et il n'en revient pas. Surtout après ces mots, après cet échange. Leurs lèvres se frôlent timidement, un baiser à la fois léger, bref et électrique. Il donne envie à Thésée de faire des choses folles, de l'embrasser encore, mais il est comme électrocuté par une armée de sentiments et d'émotions qui viennent de kidnapper son coeur.

Il sent les mains d'Alexandre sur son corps. Le deuxième baiser est plus passionnel, plus possessif. Comme si Alex y mettait tout ce qu'il a, comme s'il donnait tout tout tout à Thésée. C'est tellement beau que ça le rend fou et ses neurones deviennent comme des petites lampes clignotantes sur un sapin de noël. Il ne sait pas ce qui est en train de lui arriver, il n'a jamais ressenti ça de toute sa vie, et c'est à la fois tellement génial et tellement terrifiant. Thésée a envie d'aventure, il a envie de vivre. Vraiment vraiment envie de vivre. Il veut aimer et être aimé, connaître le grand amour et le vivre aussi fort que possible. Alexandre est en train de lui donner un petit aperçu de ça, un avant-goût de ce que ça pourrait être. Sa main se cale sur la hanche d'Alexandre, là où il peut sentir un peu sa peau, entre son t-shirt et son jean. La peau chaude d'Alexandre. Et ce n'est pas dans les habitudes de Thésée, de poser ses mains sur un corps de sentir des ondes circuler à travers ses doigts et répandre quelque chose de pailleté dans son propre corps, juste grace à ce contact. Mais là, c'est à la fois naturel et complètement nouveau. Pourtant, Thésée a les instincts qu'il faut, il sait à peu près quoi faire, cependant chaque geste est teinté d'amour, d'une couleur et d'un parfum qu'il ne connaissait pas jusque là. Il n'a qu'une envie, ne jamais quitter Alexandre. Il ne pense plus à Ben et à sa vie en dehors de cette pièce, il veut juste rester là et vivre ici pour toujours. Peut-être que ce serait possible, de rester là, ne jamais sortir. Ben ne viendrait pas le chercher ici. Il divague, mais ça fait du bien. Il sent les bras d'Alexandre le hisser un peu plus contre lui, et ses mains qui remontent un peu dans son dos, sous son t-shirt, pour s'accrocher à ses hanches. Les bras protecteurs d'Alexandre l'entourent, et Thésée a envie de se blottir là contre lui et de le laisser l'embrasser encore et encore. Tout ce qu'il veut c'est ça. Alexandre. Alexandre. Alexandre Alexandre Alexandre. La peau fine et brûlante de son flanc sous ses doigts, sa langue contre la sienne, doucement. Il veut être à lui, et il le lui dit, tout simplement, avec ces mots-là. Il laisse ses lèvres glisser sur le visage d'Alexandre, doucement, comme pour le découvrir encore, alors que les mains d'Alexandre se serrent encore sur ses hanches. « Tu es à moi, et je suis à toi… » il dit alors que Thésée continue de promener ses lèvres sur la joue d'Alexandre. Etre à lui, c'est la meilleure chose qui puisse lui arriver. La main d'Alex saisit la sienne, et l'amène à ses lèvres pour l'embrasser. Thésée suit le mouvement du regard, admirant les lèvres d'Alexandre se déposer sur sa main. C'est si beau qu'il va encore en pleurer. Leurs regards se fixent l'un dans l'autre, quelque chose de brillant dans celui d'Alexandre. Une flamme, une flamme d'amour, celle qu'il ne connaît pas. Et celle du désir, une flamme plus animale, que Thésée a trop vu. Il ne sait pas trop tout à coup, parce que cette flamme le met mal à l'aise. Mais non, c'est Alexandre et il n'y a rien à craindre alors pourquoi... Thésée essaye d'oublier. Il glisse encore ses lèvres, si délicatement sur le visage d'Alexandre, et soudain ça s'accélère. Les baisers dans le cou, alors que Thésée est un peu pris de surprise, les lèvres d'Alexandre l'attaquant soudain. Il se laisse faire, essaye à nouveau de fermer les yeux et d'apprécier. Les mains remontent dans son dos, pressent un peu plus fort contre sa chair. Ca fait beaucoup d'infirmations pour Thésée, il ne sait plus  trop ce qui lui arrive. Il est perdu, il se laisse faire en essayant de prendre du plaisir, de se dire que c'est Alexandre et qu'il n'y a pas de raison de ne pas aimer. Il sent son t-shirt remonter, puis s'envoler tout simplement, alors qu'il reste là sans réagir, se laissant faire. « Si beau, bordel Thésée, tu me rends dingue, tellement dingue. » il entend la voix d'Alexandre mais elle se mêle un peu dans son esprit à d'autres voix. C'est étrange, ça fait peur. Les mains du jeune homme caressent son torse, et Thésée ferme les yeux, il lâche un soupir tremblotant de terreur. Une terreur intérieure qu'il ne laisse pas paraître, parce qu'à force il a appris à garder l'air serein. Puis ça recommence, les mains d'Alexandre à nouveau serrées autour de ses hanches, le gardant là contre lui. Et sa bouche dévorant le cou de Thésée. Les mains de Thésée s'accrochent au t-shirt d'Alex, sa tête s'enfouit dans son épaule alors que les baisers continuent. Son corps tout entier tremble. Il est terrifié. Il panique. Son corps ne répond même pas  ce que fait Alexandre, mais il s'accroche encore un peu plus fort, comme pour se cacher contre lui, alors qu'Alexandre continue. Thésée lâche un sanglot, son visage encore caché contre l'épaule du jeune homme, puis un second sanglot, étouffé, qui ressemble à un gémissement et qui pourtant en est le contraire. Il a soudain l'horrible impression d'être emprisonné entre les bras d'Alex et son corps, de ne plus pouvoir respirer. Le pire c'est que sa source de réconfort, c'est aussi Alexandre, et rien que ça... ça pousse encore plus loin la panique. Thésée ne sait plus quoi faire, il est sûr qu'il se met à pleurer. Puis il sent le micro-mouvement du bassin d'Alexandre en direction du sien, son érection encore couverte entrant en contact avec son entre-jambe qui reste de glace. Et là, il crie une fois « Non », se recule d'un coup, repousse les bras d'Alexandre qui étaient autour de lui. « Arrête arrête » il dit d'une voix cassée en repoussant ses mains. Thésée ne réfléchit même pas, il agit dans la panique, il s'éjecte en arrière du canapé et arrive au sol, assis sur les fesses, ses deux mains derrière lui qui servent d'appuis. Il se cogne le dos à la table plutôt violemment et ça fait mal, il grimace, mais il garde les yeux grands ouverts levés vers Alexandre, son visage humide. « Arrête » il souffle encore.
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meet me under the sun (alexandre)
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