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 meet me under the sun (alexandre)

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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Lun 6 Juin - 18:09


meet me under the sun

J’ai toujours pensé, et dis haut et fort. Que tout le monde a le droit à sa chance. Moi, ma chance elle est déjà passée avec Emilien et je ne pensais pas avoir de nouveau cette chance. Et pourtant, elle est belle et bien en face de moi, même si j’ai du mal à y croire. Parce que, quand j’ai posé mes yeux sur toi, j’ai su qu’entre nous ce serait quelque chose de fort. Même si je ne pensais pas forcément à de l’amour, mais c’est certain que c’était quelque chose de fort. Mais jamais je n’aurais pensé que c’était aussi.. Naturel, comme si c’était là que la vie m’attendait. Comme si c’était le graal après tout ce que j’ai été obligé de vivre. Je n’aurais pas pu imaginer une seule seconde que je retrouverais l’amour alors que je suis en plein deuil. Et que c’est grâce à toi que j’ai commençais à faire mon deuil. Il m’a fallu un électrochoc pour que je me bouge enfin et que je décide de reprendre ma vie en main. Cet électrochoc, c’est tout ce que toi tu as réveillé en moi la première fois que l’on s’est rencontré. Je n’ai pas de mots pour décrire ça, et ça ne ressemblait pas à des sentiments amoureux, mais c’était une sacrée claque à mes envies noires. Moi qui croyait qu’il n’y avait plus rien de valable dans ma vie, je m’étais bien trompé. Tu m’avais de nouveau croire que le bonheur pouvait de nouveau franchir ma porte, si je m’en donnais les moyens. Mais j’y étais allé doucement, je ne voulais pas que la vie se moque de moi encore une fois, et risquer une désillusion. Mais j’avais laissé assez de temps s’écouler, et il était temps maintenant d’aller de l’avant. Le fait de t’avoir dans mon appartement avait probablement accéléré les choses. Le fait que j’ai avoué une partie obscure de mon histoire aussi. Je sais que maintenant je ne suis plus seul. Que je n’ai plus à porter seul ce fardeau. Et, je me sens plus léger, bien plus que lorsque je sors de chez mon psychologue. Peut-être parce que j’ai confiance en toi, bien plus que dans un professionnel qui ne me connaît pas vraiment. Qui ne sait pas vraiment ce qu’il me faut pour que je me mette à vivre comme un jeune de mon âge. Pas quelqu’un qui a perdu son double alors qu’il a la majorité depuis pas si longtemps que ça. Quelqu’un qui a la vie devant lui, ce n’était pas ainsi que je me voyais avant notre rencontre. J’avais assez de place pour aimer deux hommes, et autant l’un que l’autre. Ce que je ressens pour toi est tellement différent de ce que j’ai ressenti et ressens encore pour Emilien. Je devais accepter de refaire ma vie avec quelqu’un d’autre. Et, si j’ai refusé de l’entendre à ce moment-là, je ne peux pas nier qu’Emilien avait raison, que je devais être heureux, que notre temps était fini. Ca resterait mon premier amour, celui qu’on n’oublie jamais vraiment. Mais je devais te laisser cette chance de conquérir mon coeur. Il n’y à que toi qui peut avoir le droit de posséder ces clés. Ca aurait pu être n’importe qui, aux yeux de tous, mais je sais, que le peu que je connais de toi, tu sembles être aussi écorché par la vie que moi. C’est ce qui fait que nous nous sommes rapproché d’une certaine manière tous les deux, que j’ai été capable d’ouvrir mon coeur ce soir. Parce que je sais que tu es le seul capable de comprendre ce que je ressens vraiment. Qu’on me demande pas pourquoi je le sais car je ne pourrais pas répondre. Je ne peux pas m’empêcher de sourire quand tes mots arrivent à mes oreilles.Tes mots sont de vrai baume au coeur, ils font du bien, et je me rends compte que j’avais besoin de les entendre. J’avais besoin de savoir que, quelque part, quelqu’un avait besoin de moi. Ca me réchauffe le coeur. Alors mes yeux pétillent de joie non contenu. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas souri autant, et de manière sincère, et pas simplement pour contenter un public. Alors la suite était toute trouvé, découvrir le goût de tes baisers était vraiment enivrant. Ce baiser faisait battre mon coeur à la chamade, et je n’avais envie que d’une seule chose : celle de recommencer.

Je pose mes mains sur ton corps, que j’avais admiré en secret depuis une certain moment, rêvant d’y apposer mes mains, tout comme je suis en train de le faire maintenant. Mon étreinte était à la fois puissante et tendre, comme si tu étais quelque chose de fragile. Je suis quelqu’un d’entier, quand je me donne, je me donne entièrement. Alors je te donne tout ce que j’ai en moi, vraiment tout, il n’y a pas une once de moi que je ne te cache. Tu as tout à prendre désormais. Mais tout est tellement puissant que je serais capable d’en perdre ma tête. Plus je remonte dans le passé, et plus je me rends compte que je n’ai rien vécu de tel, même avec Emilien, c’est ce qui est le plus déroutant. Rien que le fait de sentir ta main contre ma peau m’envoie une onde électrique dans tout le corps, me rendant toute chose. tu as vraiment un pouvoir absolu sur ma personne. Chaque millimètre de mon corps était sensible à toi, brûlant de désir. Mon souffle se fait un peu plus chaotique, alors que tu promènes tes doigts sur ma peau, ça me rend fou d’amour. Mes doigts, eux, se baladent tendrement dans ton dos, sur ta peau quand celle-ci est accessible. Tu avais pris toute la place dans mon esprit, je ne vois même plus le temps s’écouler. Le temps s’arrête, c’est un instant hors du temps, comme on en vit rarement. Alors j’en profite, je ne veux rien rater, pour ne rien regretter. Je voulais tout laisser derrière moi pour enfin écrire une nouvelle page de ma vie qui est encore vierge. Je veux que tu fasses partie intégrante de ma vie à partir de maintenant.Je veux regarder l’avenir et arrêter de vivre avec le passé qui me hante. Et c’était plutôt bien parti maintenant. Je profite de ce moment, je ne te lâche pas, au contraire je t’amène encore plus près de moi. Je touche ta peau brulante, ce qui me fait lâcher un soupir de plaisir tout contre tes lèvres. C’est tout ce que je veux en ce moment : t’avoir dans mes bras, et t’embrasser à en perdre haleine. Tes mots gonflent mon coeur d’amour pour toi. On est sur la même longueur d’onde, ça se sent. Je ne suis plus tellement capable de réfléchir à quelque chose de cohérent. Tu es trop proche, j’ai trop chaud, trop de tout. Mon cerveau est au bord du dysfonctionnement. Je lâche ma tête en arrière en lâchant tout le souffle et fermant les yeux sous l’intensité de ce moment. Je lie nos mains, en une promesse silencieuse que je serais toujours là pour toi. D’être toujours celui dont tu as besoin. Parce que c’est ce que tu es pour moi. Sans toi, je n’aurais pas avancé dans la vie. Je caresse tes doigts, je ne les lâche pas, pas tout de suite. J’adore cette sensation de nos doigts enlacés. Je plonge mon regard dans le tien. Un regard d’amour pur, mais aussi du désir que j’ai pour toi, car comment ne pas en avoir quand mon rêve se réalise ? Je caresse tes hanches, tendrement, alors que je brûle intérieurement. Mais je ne veux pas te faire peur, peut-être que l’on devrait aller plus doucement, je ne te connais pas tellement, au fond. Mais, j’ai besoin de te sentir tout contre moi, de profiter de toi, comme si ça allait s’arrêter quand tu quitterais mon appartement. Comme si tout était éphémère. Comme si, si jamais je te lâchais, tout serait fini et que je te perdrais, c’est la dernière chose que je veux. Alors je t’embrasse dans le cou, te serrant tendrement contre moi. J’ai besoin que tu ressentes mon amour pour toi, j’ai besoin de te toucher, c’est la seule manière pour que je me sente vivant. J’ai besoin de toi et de sentir ta peau contre ma bouche, contre mes mains pour croire que tout cela est réel. Je ne suis plus capable de réfléchir, je profite du moment présent. Je découvre ton torse, me mordant la lèvre inférieur, tu me rendais vraiment fou. Pourtant tout mes gestes étaient dans la retenue. Comme si jamais je m’emportais je pourrais te briser tellement tu es fragile. Je glisse mes doigts de ton cou, passant par tes bras avant de m’arrêter de nouveau sur tes hanches. Remontant ensuite dessiner du contour de mes doigts tes tatouages. Je m’arrête quelques secondes alors que j’entends ton soupir. Je n’étais pas certain que ce soit vraiment du plaisir, alors peut-être que tu vas m’arrêter. Je te laisse le temps de le faire en tout cas. Mais rien ne se passe, alors je pense que tu es d’accord. Jamais je ne te forcerais à quoi que ce soit. Mais alors que je te sens contre moi, mes lèvres déposant des baisers dans ton cou, sur ta peau velouté, tu trembles, mais je suis incapable d’arrêter ça, je le fais simplement plus tendrement. Je ne veux pas t’effrayer. Ca n’a jamais été mon intention. Mais je pensais que tu appréhendes simplement ce moment. Je ne suis pas mieux, même si je le cache derrière une assurance que je feins presqu’à la perfection. Mes baisers dévient à ton épaule, mes mains glissent dans ton dos, ne s’aventurant pas ailleurs pour le moment. Je voulais y aller doucement, même si je mourrais d’envie pour toi. Je soupire de plaisir. Tu ne me repousses toujours, mais tu n’es pas vraiment actif dans cette étreinte, peut-être parce que tu n’oses pas ? Je ne sais pas et je ne suis pas en capacité de réfléchir sur ça. J’étais totalement obnubilé par ton corps tout contre le mien et qui me rendait vraiment fou. Mon bassin se soulevant de manière incontrôlée et imperceptible, c’est la douche froide. Ce Non semble sorti du plus profond de toi, et il est terrifiant. Ca me glace. Je ne bouge, pas, figé. Tu me repousses, ce que je redoutais. Tout cela se produit en seulement quelques secondes mais j’ai l’impression que c’est une éternité. Tu finis loin de moi. Et le froid vient m’entourer. Je suis incapable de m’arrêter de frissonner. Une chape de plomb s’effondre sur ma tête. La noirceur reprend sa place dans mon coeur. Le répit aura été de courte durée. J’entends mon coeur se briser. Totalement effaré, je me mets à trembler, mais je n’arrive pas à me décoller de ce canapé. Bordel qu’ai-je fait ? Ma raison me dit que je n’ai rien fait de mal, que jamais je ne t’aurais forcé, et donc que tu avais si peu confiance en moi pour ça. Mais de l’autre côté, mes sentiments et mon coeur disait que j’avais fait la pire chose, que j’avais tout gâché. Tu finis par me demander d’arrêter de nouveau, et ça me sort de ma léthargie. Je porte ma main à ma bouche, sentant la nausée monter en moi, et je me lève et me précipite dans la salle de bain. M’enfermant dedans, je me penche au-dessus de la cuvette des toilettes pour rendre mon repas inexistant. C’est encore plus douloureux que lors de la perte d’Emilien. Je n’avais pas voulu entendre ma voix intérieure quand celle-ci me disait que jamais je ne serais vraiment heureux. Elle avait raison. Et, là dans cette salle de bain, je pris la décision de ne plus aimer personne. Parce que ça finissait toujours mal de toute façon. Jamais je n’aurais dû me laisser m’emporter de cette façon.

© charney

_________________
I have kissed honey lips, Felt the healing finger tips. It burn like a fire, This burning desire. I have spoke with tongue of angels, I have held the hand of the devil. It was warm in the night, I was cold as a stone. But I still haven't found what I'm looking for.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Mar 7 Juin - 2:53

Si Thésée était conscient de la réalité des choses, il ne foncerait pas tête baissée. Il ne s'embarquerait pas dans un bateau qui est destiné à couler. Si Thésée savait ce qui se passe vraiment dans sa tête, il n'essayerait pas de faire les choses comme un ado ou adulte de 19 ans normal, qui va à la fac et couche parce que c'est cool, parce que ça fait du bien, parce qu'il peut et qu'il veut. Si Thésée avait conscience d'à quel point Ben l'a bousillé, il serait certainement plus prudent. Sauf qu'il n'en a pas conscience, pas vraiment. Thésée a envie de certaines choses, il a terriblement envie d'Alexandre. Merde, il veut être avec lui pour toujours, il veut l'aimer et être aimé par lui, il veut qu'ils fassent l'amour encore et encore. Il veut, vraiment. Mais... il y a quelque chose au fond de lui qui ne veut pas, un truc qui bloque. C'est comme si le gamin de 19 ans côtoyait l'autre part de lui, l'âme blessée. Il ne réalise même pas. Il ne réalise même pas que le corps d'Alexandre répond naturellement à ses caresses, alors que le sien reste de glace. C'est que son coeur a tellement envie de tout ça, mais le reste ne suit pas. Putain. C'est horrible, il ne comprend rien à ce qui se passe. Il a envie qu'Alexandre lui fasse l'amour. Mais il est terrifié. Ses caresses lui rappellent celles d'autres hommes, même si personne ne l'a jamais touché comme ça. Ses baisers le font paniquer. Il est avec Alexandre et pourtant il revoit les autres, certaines autres. Ceux qui se sont moqués de lui, ceux qui lui donnent des surnoms à te faire gerber, ceux qui l'insultent parce que ça les excite, ceux qui frappent. Ben. Et pourtant, les mains d'Alexandre n'ont rien à voir avec celles des autres, mais Thésée n'en est plus là. Ce ne sont pas les mains, le problème. Le problème c'est juste ce contact, un contact totalement dissocié des intentions qui vont avec. Thésée ne réfléchit plus. Que ce soit doux, attentionné, amoureux, délicat, il s'en fiche, ça ne l'atteint plus. Tout ce que son corps enregistre, c'est ce foutu contact. Il tremble, il se glace, il a l'impression d'avoir une montée de fièvre. C'était tellement prévisible. N'importe quelle personne censée connaissant la vie de Thésée lui aurait hurlé d'arrêter, de ne pas aller trop loin, parce que ça ne pouvait pas bien finir, c'était impossible. Il aurait fallu quelqu'un juste là, pour lui faire comprendre que ce qui lui arrive tous les soirs, ça ne lui arrive pas que le soir avec ces inconnus. Ca lui arrive tout le temps, à chaque seconde, et il ne peut pas vivre sans, c'est à jamais gravé en lui. Même là avec Alexandre, c'est gravé en lui. Il aurait fallu quelqu'un pour lui crier au visage : t'es traumatisé Thésée, putain... Et peut-être que dans quelques années, s'il survit à tout ça, s'il s'en sort, peut-être qu'il pourra se lever le matin, prendre ses médocs, se regarder dans la glace et se dire que hier soir, quand on lui a fait l'amour, c'était plutôt bien, c'était plutôt facile. Il n'a pas eu de flashback. Se dire que ça va de mieux en mieux, qu'il est en train de guérir. Mais ça, c'est dans quelques années. Pour l'instant, il est en plein drame, toujours et encore, pour l'instant il n'est pas sorti, il en est même loin, et il n'a même pas conscience qu'il est malade. Malade, ou autre chose. Blessé. Il ne se rend pas compte. Il vit dans une espèce de réalité alternative dans laquelle il ne souffre pas. Il s'isole dans un monde dans lequel il prétend que ce qui lui arrive, ce n'est pas grave, ça ne fait pas mal. Et il y a tellement de choses qui ne vont pas du tout avec cette façon de vivre, mais c'est comme ça qu'il se protège. Pour l'instant, il survit. Et s'il survit jusqu'au bout, là il s'inquiètera de ce que ça lui aura fait, de ce qu'il restera de lui. Il y a un an, il est rentré dans un broyeur. Il ne se soucie pas trop de savoir dans quel état il en ressortira.

Ce serait insensé de demander à Thésée d'être normal, de réfléchir. Ce serait insensé de s'imaginer une seule petite seconde qu'il est capable de faire une pause pour penser, pour prendre en compte tout ce qui se passe en lui et autour de lui, pour ensuite arriver à la décision de ne pas aller plus loin avec Alexandre parce qu'il ne le supportera pas. Comment est-ce qu'il pourrait faire ça ? Ca demanderait qu'il sorte de son propre corps, ou qu'il se projette dans le futur, un futur dans lequel il peut regarder le Thésée de 19 ans, forcé par son copain à faire la pute tous les soirs, battu, et se dire : il y a quelque chose en moi de brisé, un truc qui ne fonctionne pas normalement, une distance entre moi et le monde que j'ai créée parce que sinon le monde m'aurait détruit, et je ne peux pas faire ce que mon coeur a envie de faire, je ne peux pas tendre les mains vers cette promesse de bonheur, parce que je suis trop détruit et que une fois mes mains posées dessus, ce bonheur va partir en fumée. Il ne peut pas faire ça, Thésée. Alors il fonce, et le bonheur part en fumée. Il est dans les bras d'Alexandre, là où il rêvait tellement d'être, et il tremble. Il panique. Il se met à pleurer, mais il ne réagit pas. Il aurait pu se lever, dire stop, avant que la panique ne le gagne totalement, au premier signe. Il aurait pu calmement arrêter Alexandre et lui dire "non s'il te plait, je suis pas prêt" ou "j'ai pas envie". Il aurait compris. Et tout se serait bien terminé. Sauf que Thésée ne l'a pas fait. Il a cru qu'il pouvait aller au bout, que c'était normal que ça le dérange un peu, au final... il a l'habitude que ça le dérange, c'est peut-être normal ? Il s'est dit que s'il fait ça tous les soirs avec des inconnus, il peut très bien le faire avec Alexandre. Il s'est dit qu'il en a envie tout simplement, et que pour une fois il va suivre ses envies. Alors c'est peut-être le fait d'en avoir envie qui l'a perdu. Le fait de baisser sa garde parce qu'il est avec Alex et qu'il est en sécurité et qu'il a confiance. Et même si Thésée est loin d'en être conscient, peut-être que c'est mieux que ça se finisse comme ça, plutôt que sans la panique et avec un Thésée allongé là à se laisser faire sans prendre plaisir. Pourquoi il panique maintenant avec Alex, alors que tous les soirs il se fait baiser sans perdre son sang-froid ? Parce que c'est avec Alex, sans doute, parce qu'il compte, lui. Alors il se laisse faire un long moment, il tente de se convaincre que ça va aller, qu'il va se reprendre et qu'Alex ne se rendra compte de rien. Mais il n'arrive pas à se calmer, au contraire, ça devient de pire en pire. Et il devrait certainement le repousser mais il ne fait rien, jusqu'à ce que l'intimité dure d'Alex frôle la sienne, à travers leurs jeans, suite à un coup de bassin. Et là, Thésée ne peut plus, c'est la panique, ça y est. Il s'éjecte, se prend la table au passage, se retrouve assis parterre. Il a les yeux grands ouverts, levés vers Alexandre et il lui dit encore d'arrêter. Pendant une demie seconde, il voit Ben à la place d'Alexandre, il le voit lui assis sur ce canapé en train de le regarder, choqué qu'on ai osé lui dire non. Ce n'est pas une hallucination, c'est plutôt un souvenir, et Thésée se souvient très bien que juste après ça, Ben s'était jeté sur lui. Il revient vite à la réalité parce que c'est Alexandre. Alexandre. Personne d'autre. Et merde, Thésée ne sait pas ce qu'il a fait. L'acmée vient de passer et là, c'est la pente, la chute... la descente violente avant de s'écraser. Il regarde Alexandre, toujours avec ces grands yeux, et il le voit porter sa main à son visage, comme si... Thésée ne sait pas et il n'est pas encore assez présent pour donner un sens à ce qu'il voit. Sauf que là, Alexandre se lève. Il court vers la salle de bain et ferme à clé. Thésée reste là, juste quelques secondes mais ça parait si long, avant de laisser un sanglot s'échapper d'entre ses lèvres. Il se lève en s'appuyant à la table, et il marche lentement vers la porte de la salle de bain, incapable de retenir ses pleurs. Il ne sait pas quoi faire, il panique encore, il n'est pas sorti de ce putain d'état. Ses mains s'agitent sans se poser nulle part, sans rien faire, il tremble de partout. « Alexandre » il essaye une fois, mais c'est complètement inaudible, même lui il ne s'entend pas. Il pose une main contre la porte, s'y colle presque alors que tout son corps tremble horriblement. Il n'arrive pas à arrêter de pleurer, mais il s'en fout. C'est difficile de respirer, et c'est peut-être ça le plus effrayant. Il va encore mourir étouffé par ses propres pleurs et pour  une fois il a peur de mourir, il ne veut pas quitter la vie avec cette fin-là. Il ne veut pas crever sans avoir dit je t'aime, ou quelque chose de beau du genre. Comme au cinéma. « Je suis désolé » il couine pitoyablement dans un pleur, contre la porte. Il renifle, essaye de se reprendre. Il colle son front à la porte. « J't'en supplie, j't'en prie me déteste pas » il dit, la voix cassée. Il essaye de comprendre pourquoi Alexandre est parti en courant, comme ça. Est-ce qu'il est dégoûté, est-ce qu'il est en colère, déçu, est-ce qu'il lui en veut de l'avoir repoussé ? Thésée se déteste tellement. Il ne sait pas ce qui lui a pris, pourquoi il a fait ça, réagit comme ça. Il aimerait revenir en arrière et effacer cette erreur, recommencer au moment où ils sont collés l'un à l'autre et juste... se concentrer sur ce qu'il doit faire au lieu de se perdre dans les sentiments et les sensations. Peut-être que faire l'amour ce n'est pas pour lui, peut-être qu'il n'est bon qu'à se faire baiser sans rien d'autre derrière. Peut-être que Ben a raison, peut-être qu'ils ont tous raison, qu'il est bel et bien fait pour ça. Il ne sait pas quoi dire pour faire sortir Alexandre de la salle de bain, pour se faire pardonner, pour qu'ils redeviennent ce qu'ils étaient une demi-heure plus tôt. Il ne peut pas perdre Alexandre, il est prêt à tout pour ne pas le perdre. « S'te plaît, je ferai tout c'que tu voudras » il dit encore, plus calme, épuisé, ses mains commençant à arrêter de trembler et se posant plus simplement contre la porte à laquelle est encore attaché son front. Il ne peut pas se faire rejeter, il va en mourir c'est sûr. Encore quelques heures plus tôt il se disait qu'un jour, Alexandre finirait par ne plus vouloir de lui, et alors sa vie serait à nouveau plus difficile, mais il continuerait. Il se disait alors que même sans lui, il pourrait vivre avec les souvenirs en se disant qu'il fut un temps où il avait un peu de bonheur. Maintenant il se rend compte que ça n'arrivera pas. Il n'est pas assez fort, il n'a pas assez envie de vivre pour endurer ça. Il ne peut pas l'avouer à Alexandre, cependant. Il ne peut pas lui dire ça, utiliser ça contre lui comme moyen de le convaincre. Ce serait horrible, égoïste, sadique, terrible. Ce ne serait pas mieux que le chantage que lui fait Ben parfois. Alors il espère juste. Mais si Alexandre refuse de le pardonner, s'il lui demande de partir, alors Thésée sait déjà ce qu'il fera. Il n'ira pas faire le trottoir ce soir. Il profitera peut-être de ses dernières heures, ira manger une glace au praliné parce qu'il en rêve depuis des semaines, et ensuite, quand la nuit sera presque tombée, il ira près de l'océan, il regardera un peu les vagues après être monté en haut de cette fameuse falaise dont il rêve parfois. Il passera de l'autre côté du garde-fou, s'avancera vers le bord pour regarder l'eau s'éclater contre les rochers, et il sautera.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 11 Juin - 20:31


meet me under the sun

Tout se passait si vite que je n’avais pas le temps de réfléchir. J’aurais pu prendre le temps de le faire, mais j’étais bien trop enjoué par la situation pour être rationnel. Je ne suis pas non plus égoïste au point de ne penser qu’à moi. Mais tu sembles tout aussi enjoué que moi, alors ça m’encourage plutôt. Tu étais cette nouvelle page, et je voulais commencer à l’écrire ce soir. Avec toi et personne d’autre. Peut-être qu’on se contenterais de calin un peu plus appuyés, et ça m’allait franchement très bien. Tout ce que je voulais c’était te découvrir, et que tu me découvres. De ne plus te lâcher pour la soirée. Je pouvais, bien évidemment, te donner plus, tout comme je pourrais prendre mon temps si tu en as besoin. Mais si tu ne dis rien je ne pourrais pas le savoir. Alors je fais attention de ne pas être trop entreprenant, même si je ne peux pas rester de marbre face à tes caresses, ou simplement tes mains sur mon corps, ça me rend fou. Mais c’est tellement agréable à la fois. Je caresse ton corps comme s’il était fait de cristal, ce qui n’est pas loin de la vérité à mes yeux, tu es aussi fragile que ce verre-là. Et puis, je n’ai pas oublié que tu as été tabassé avant de venir, alors je fais extrêmement attention. Je ne veux que ton plaisir et surtout pas te faire souffrir. Ce n’est pas le but de ce moment hors du temps. Pourtant, même si je refuse de voir l’évidence, je commence à douter de ce que je fais, tu n’es pas aussi entreprenant que moi. Mais je finis de mettre ça sur le compte de ta timidité, et ça me fait que davantage sourire. Mais je ne soupçonne pas un seul instant que je fais fausse route, que je me trompe totalement. En même temps je ne sais pas vraiment comment je pourrais le savoir, tu restes tellement silencieux. Ce qui ne me trouble pas plus que ça, puisqu’Emilien était aussi silencieux, mais cela ne voulait pas dire qu’il ne prenait pas de plaisir, loin de là. Alors je ne m’en formalise pas, peut-être que j’aurais dû. Enfin si j’avais su, j’aurais fais tout le contraire, mais je ne peux pas encore prédire l’avenir, ce n’est pas dans mes cordes. Pour le moment j’étais bien trop transporté dans ce moment magique, pour avoir la capacité de réfléchir rationnellement, et de voir ce que je refusais de voir. C’était la première fois que je me laissais aller avec quelqu’un d’autre, que je livrais ce que j’avais de plus intime, et cela commençait dès que l’on franchissait le seuil de mon appartement, où je vivais seul. Plus personne n’y avait mis les pieds depuis l’enterrement d’emilien, pas même mes parents. J’avais enlevé ce voile que j’avais posé sur moi que pour une seule personne. J’avais enfin décidé d’avancer, de ne plus rester tourné dans passé, et surtout je commençais à voir de nouveau cette envie d’aimer et de se sentir aimé. Chose que je m’avais refusé jusque là. Peut-être ce n’était qu’une illusion, mais je voulais plonger à fond dans ce moment, ne plus me sentir seul, enfin.

Pourtant il suffit d’un rien de temps, pour que tout soit bouleversé, pour que la magie du moment parte en fumée. Et sans même n’avoir rien vue arriver. C’est la désillusion totale. Pourtant il y avait tout pour me prévenir que ça allait se terminer de cette manière. Mais j’avais été trop aveugle. alors quand ça ‘arrive dessus, et bien on ne peut pas dire que je m’y attendais. Mais, n’empêche que c’est douloureux, très douloureux même. J’aurais dû arrêter qua d je voyais ton manque d’enthousiasme, alors que je pensais que ce n’était que de la timidité. J’aurais dû y voir clair. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. C’est comme ça que je le vois. Je suis dans l’incapacité de réagir, tout s’est passé tellement vite que j’en suis étourdi.? Il me faut plusieurs secondes pour revenir dans la réalité, et pour entendre mon coeur se briser. Parce que l’amertume, la culpabilité déferlait en moi. tout mon corps se crispe et c’est douloureux, mais pas autant que mon coeur qui saigne. Je te regarde sans dire un mot, mais mes traits se décomposent. Je prends enfin conscience de la situation, et de ce que ça veut dire. Pourtant je n’ai pas voulu ça mais c’est trop tard. Comment je peux vivre avec le sentiment de t’avoir forcé ? Peut-être que ce n’est pas vrai, mais ça l’est dans ma réalité à moi. Et elle est bien cruelle. Je suis déchirée entre les deux vérités, celle où je t’ai forcé, à mon insu, sans même m’en rendre compte, et celle où ce n’est pas vrai, où j’ai été clair avec toi, mais que tu n’as pas arrêté, que l’on est aussi fautif l’un que l’autre. Tout ça se mélange dans ma tête et je ne sais plus quoi penser. Mais j’ai besoin de m’éloigner de toi, j’ai besoin de respirer. Et je sens la nausée m‘envahir. elle est brutale et m’oblige à courir en direction de la salle de bain, alors que je n’ai aucune force. Je m’enferme à clé, et arrive juste à temps devant la cuvette des toilettes pour rendre mon ‘repas’. Bordel, je n’avais pas ressenti cette douleur depuis que j’ai vu mourrir Emilien sous mes yeux. Je prends conscience que mes sentiments n’étaient pas aussi légers que je le pensais. J’avais vraiment éprouvé de l’amour pour toi. Mais, finalement, la vie a repris ses droits et m’a encore enlevé tout ce qu’il y a de bon. C’était fini. Maintenant, j’en fais la promesse. Je m’adosse contre le mur, laissant échapper des larmes de tristesse, de rage. J’en voulais à tout le monde, à toi de m’avoir laissé croire que c’était possible, à moi, pour ce que je t’ai fais, et c’est certainement le plus dur à pardonner, c’est même impossible.J’ai envie de taper dans le mur, jusqu’au sang, de ressentir une douleur physique tellement forte que j’en oublierais celle du coeur. Un coeur qui ne se reconstruirait jamais. Je t’entends de l’autre côté de la porte. J’ai envie de te demander de sortir. Je ne veux, peux plus te voir, ca me ferait trop souffrir. Ne pas te détester ? Je ne le pourrais pas, mais je ne peux pas pour autant continuer à te voir, pas alors que tu viens non seulement de briser mon coeur mais aussi ma vie. Je me relève difficilement, je resterais bien enfermé dans la salle de bain, dans ce cocon où tu ne peux pas entrer, mais je doute que tu ne partes sans que je te le demande. Je m’arrête et ferme les yeux. J’aurais pû le faire à travers la porte mais cela voudrait dire que je suis lâche, ce que je ne veux pas être. Je finis par avancer et ouvrir doucement la porte, mais je ne te regarde pas, je n’en ai pas la force. Et puis cela me renverra les visions de ce que j’ai fais, et je ne le supporterais pas, je le sais. Alors que je vais te demander de partir, tu me dis faire tout ce que je veux. Ca me fait froncer les sourcils, je relève un regard perplexe sur toi. Alors c’est ça.. Tu penses que je suis quelqu’un qui prend ce qu’il veut sans tenir compte de l’autre. Ca me blesse plus encore que les mots. Je laisse tomber les bras, mes doigts se referment en un poing et je secoue la tête. « C’est comme ça que tu me vois ? Je prends c’que j’veux sans rien dire, et surtout en m’en foutant de l’autre ? Vraiment ? Bordel thésée, je suis pas si odieux ! » Je me retiens de crier. Mais je me recule. « Et moi qui croyait que tu me connaissais… » Tu saurais que je n’aurais jamais fait de mal à une mouche. « Jamais je ne t’aurais forcé, tu aurais pu tout arrêter autrement thésée. Bordel, tu sais ce que ça fais de croire que je t’ai forcé ? » Je croise les bras, secouant ma tête et te contournant. Je devais blinder mon coeur pour ne plus avoir à souffrir, je me l’étais promis. si je voulais continuer à vivre, je devais arrêter d’être faible et d’avoir des sentiments. Pourtant ce ne sont que des mots, et je sais que le chemin sera bien plus difficile que ça. Mais la première étape est déjà de m’éloigner de toi, car l’attraction est bien trop forte, et les sentiments que j’ai pour toi ne s’éteindront jamais. Mais tu es aussi celui qui me mènera à ma propre perte. Je me dirige dans la cuisine avant de prendre une profonde inspiration. « Je crois que tu ferais mieux de partir, et que l’on ne se voit pas, plus pour le moment.. » Je te tourne le dos et laisse mes larmes couler à flots. C’est la seconde fois que j’entends mon coeur se briser, mais je sais que c’est la meilleure chose à faire, sinon je ne pourrais pas vivre avec le poids que j’ai sur la tête.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Mer 15 Juin - 0:26

Il a tellement envie d'être normal, d'être heureux. Il brûle d'envie d'être avec Alexandre, crève de désir. Il veut faire l'amour, il veut vivre ça, ce truc si exceptionnel dont tout le monde lui a toujours parlé mais qu'il n'arrive pas à identifier. Mais peut-être que ça a quelque chose à voir avec ce truc pressant dans son ventre, cette véritable attirance qui le lie à Alexandre. Comme s'il y avait un poids dans son corps qui pourtant le rend plus léger. Alors c'est ça, le problème. Voilà pourquoi il ne dit pas stop, voilà pourquoi il n'arrête pas là leurs caresses. Parce qu'il en a désespérément envie. Parce qu'il en rêve, et qu'il est peut-être à deux doigts d'avoir ce qu'il cherche depuis toujours. Quelque chose comme l'amour. Quelque chose de tendre et de beau, de doux. Quelque chose qu'il avait cru avoir avec Ben. Il l'avait rencontré dans ce bar, un soir comme les autres, et il avait été si charmant, si attentionné. Ben, il avait été tout ce que Thésée pouvait désirer, il lui avait étalé un véritable rêve devant les yeux. Et Thésée était rentré avec lui, l'avait laissé le déshabiller, lui qui n'avait connu personne avant ça. Il avait laissé Ben lui retirer ses vêtements, sans vraiment prendre soin de le faire lentement, parce que l'objectif, il voulait y arriver le plus rapidement possible. Thésée s'était laissé faire, lui qui ne connaissait rien à l'amour et à ce que deux personnes font seules dans une chambre. Il avait laissé Ben l'allonger sur le lit, le préparer, avait gémit sous ses doigts et découvert de nouveaux plaisirs cette nuit-là. Ben appelait ça "faire l'amour" à l'époque. Même si, Thésée s'en était rendu compte en y repensant ensuite, il n'y avait pas eu de lien entre eux, à part celui de leurs corps. Ca avait été... vide. Le regard de Thésée s'était perdu sur le plafond de la chambre, pas dans celui de son petit ami. Et aujourd'hui, il croit savoir que tout ça, ça n'était jamais de l'amour. Il avait vécu dans une bulle, mais il en sort lentement. Même Ben, il l'avoue. Parce qu'aujourd'hui, quand il veut de Thésée, c'est pour le "baiser", pas pour lui faire l'amour. Parce que d'après lui de toute façon, Thésée n'est bon qu'à ça. Alors, probablement, même cette première fois, c'était juste ça, de la baise. Cette révélation aurait pu creuser une vide dans le coeur de Thésée s'il n'avait pas déjà été troué de partout. Au contraire, c'est plutôt rassurant, de se dire que cette expérience peu plaisante n'était rien, que ce n'était pas ça, l'amour. Au moins, Thésée peut se dire que vraiment... personne ne lui a jamais fait l'amour. Ca lui donne de l'espoir, lui prouve qu'il reste des choses à faire et à découvrir, des choses belles. Et il en a terriblement envie. Il a envie d'être heureux, d'avoir sa part de beauté. Il ne veut pas attendre, il ne peut pas être patient. Pas pour ça. Alors peut-être qu'il ne réfléchit pas, peut-être qu'il devrait tout arrêter avant que ça finisse mal, mais il ne le fait pas parce qu'il a envie. Et soudain, tout part en fumée, le rêve se termine, tourne au cauchemar. C'est atrocement long et terriblement bref. C'est la réalité qui reprend ses droits, qui lui rappelle subitement et de la pire des façons que le bonheur il n'y aura pas droit aujourd'hui. Thésée se retrouve à quelques mètres, loin d'Alexandre et du canapé, la respiration saccadée, essayant de briser cet état de panique tout en cherchant à revenir au présent. Pourquoi a-t-il peur ? Ca n'a aucun sens, il veut ça, il veut être avec Alexandre, alors pourquoi... ? Lui-même, il ne comprend pas, il n'arrive pas à mettre les pièces du puzzle dans l'ordre, il n'arrive pas à avoir pourquoi son cerveau l'empêche de goûter à ce bonheur. Puis Alexandre se lève. C'est soudain, c'est rapide, il disparaît dans la salle de bain, s'enferme, et Thésée se retrouve seul. Il se met à pleurer, vraiment. Lorsqu'il se retrouve devant la porte, après s'être traîné comme il le pouvait, il dit son prénom, une fois. Il ne sait même pas si Alexandre l'entend. Il le supplie, lui demande de le pardonner, de ne pas lui en vouloir, de ne pas le détester, de ne pas le rejeter. Il veut juste une seconde chance, il donnerait n'importe quoi pour une seconde chance. Pour être ceux qu'ils étaient encore dix minutes plus tôt. Putain, il serait prêt à tout. Quand Alexandre ouvre enfin la porte, Thésée parle encore, lui dit qu'il fera tout... n'importe quoi. Mais la réaction d'Alexandre, alors qu'il plonge son regard dans celui de Thésée, elle fait mal elle aussi. « C’est comme ça que tu me vois ? Je prends c’que j’veux sans rien dire, et surtout en m’en foutant de l’autre ? Vraiment ? Bordel thésée, je suis pas si odieux ! » Et non non non ce n'est pas ce qu'il veut dire, ce n'est pas ça du tout. Bien sûr que non. Il n'arrive pas à parler, il fait juste non non non de la tête, en la secouant encore et encore comme une machine cassée ou un disque rayé qui ne s'arrête plus parce que tout ce qu'il pense c'est un énorme non. Il sait qui est Alex, il sait qu'il est la personne la plus douce et bien intentionnée et gentille... qu'il ne connaît personne d'aussi pur. « Et moi qui croyait que tu me connaissais… » Il retient un sanglot parce qu'il aimerait lui dire que c'est le cas. Mais merde, Thésée n'arrive plus, il ne sait plus parler, s'il ouvre la bouche, ce sera pour laisser tomber des mots qui n'ont aucun sens. Cette simple phrase cache tellement de déception qu'il est incapable de dire quelque chose. Voilà, il a déçu Alexandre comme il savait qu'il le ferait dès le début. Ca a fini par arriver, et maintenant c'est terminé. Plus de retour en arrière. « Jamais je ne t’aurais forcé, tu aurais pu tout arrêter autrement thésée. Bordel, tu sais ce que ça fais de croire que je t’ai forcé ? » Thésée est incapable de réagir. Pourtant, il n'est plus le petit gamin naïf et fragile qu'il était au début. Il est brut, taillé par la rue et la vie. Il n'est pas mignon, il n'est pas gentil. Il n'y a rien de tel chez lui. Sauf avec Alexandre, parce qu'il est le seul qui a le droit d'avoir cet aperçu de l'ancien Thésée. Celui avec des rêves plein la tête. Mais le reste du temps, la vie n'a pas ce pouvoir là sur lui. Il ne se laisse pas déborder ainsi, il encaisse et il fait avec et s'il faut se battre, il le fait. Il est plus dur que ça, Thésée. Mais là... il est avec Alex, au chaud, à l'abri, là où il ne craint rien. Et ses défenses, il les a laissées dehors. Il est juste incapable d'être dur avec lui, il est incapable de porter sa carapace. Il laisse les mots l'atteindre si facilement, transpercer sa peau et le blesser. Est-ce qu'il sait ce que ça fait de croire qu'il l'a forcé ? Pas vraiment. Il sait ce que ça fait d'être forcé, et il essaye de s'imaginer ce qu'il pourrait ressentir si un jour il infligeait ça à quelqu'un d'autre. Ca laisse quelque chose de terriblement acide dans sa bouche, un goût qui lui donne envie de vomir. Il n'a vraiment rien à répondre, rien à dire qui puisse expliquer ses réactions. Il a ses secrets, et il aimerait tellement... mais tellement pouvoir tout balancer, tout dire à Alexandre. Pouvoir se vider et empêcher cette implosion qui le menace un peu plus chaque jour. Mais il sait que s'il fait ça, tout changera. Alexandre ne le regardera plus de la même façon, peut-être qu'il aura pitié ou qu'il sera dégoûté, qu'il ne voudra plus l'approcher, qu'il lui en voudra d'avoir même osé le toucher, d'avoir osé lui parler. Il se dégoûte lui-même parfois. Il dégoûte des gens qui n'ont rien de très glorieux, il dégoûte Ben, parfois. Il connaît bien le dégoût, il le lit dans les yeux des autres. Des gens qui le voient simplement dans la rue le soir. Dans les yeux des hommes avec lesquels il couche, il voit parfois le dégoût, derrière le désir. Il n'est pas sûr de pouvoir supporter le voir dans les yeux d'Alexandre.

Il est un peu trop perdu dans son bordel intérieur, trop concentré sur son envie de se calmer, d'arrêter de chialer, de se reprendre en main. Il voit vaguement Alexandre croiser les bras, le contourner, et il le suit du regard alors qu'il se dirige vers la cuisine. Il est dos à Thésée à présent, et c'est peut-être ça le pire. Il ne peut même pas lui faire face. Thésée a envie de vomir. Il sent quelque chose, comme si c'était la fin, comme si un truc horrible et final allait arriver maintenant. « Je crois que tu ferais mieux de partir, et que l’on ne se voit pas, plus pour le moment.. » Et ça tombe. Thésée a réussi à calmer ses pleurs, alors il fixe juste Alexandre en essayant de laisser ces mots entrer en lui. Il ne sait pas s'il peut partir. Il ne sait vraiment pas s'il peut faire ça, sans avoir la certitude de revoir Alexandre. Et cette pensée est toujours présente, toujours là dans son esprit, celle qu'après tout ça, il n'a plus la force. Que maintenant qu'Alex lui a demandé de s'en aller, Thésée n'a plus qu'à le faire, à obéir à sa volonté, faire "tout ce qu'il voudra". Thésée n'a plus qu'à partir, et se jeter de cette foutue falaise parce qu'après tout ça et sans la promesse de bonheur qu'est Alexandre, il n'a juste pas la force d'aller travailler. Ni celle de rentrer sans rien et de se faire punir par Ben. Il n'a plus rien à perdre, et il s'en rend compte, juste là. Comme ça. C'est violent, c'est soudain, mais il regarde le dos d'Alexandre et il réalise subitement qu'il n'a plus rien à perdre. Il ne sait pas s'il a quelque chose à gagner. Les larmes ont séché sur ses joues, et ses yeux sont plus concentrés à présent. Tout est plus calme, tout est plus posé maintenant. C'est peut-être l'effet de la fatalité, le fait que la mort n'a jamais été aussi proche de lui. Parce qu'il y a eu des nuits horribles, où il était blessé dans tous les sens du terme, et où il n'était pas sûr de survivre jusqu'au lendemain, mais il avait toujours eu la force et l'envie de se battre pour vivre. Là, il n'est pas sûr. Pour une fois, il est près de la fin et il considère sérieusement tout arrêter. Sans Alexandre, ça ne vaut plus la peine de se battre. Ca ne sert à rien de se remettre de cette fin si c'est pour replonger dans une vie qui n'a rien à lui offrir. Il aurait pu le supplier, pleurer encore et essayer de lui dire qu'il était désolé et que c'était un malentendu entre eux et qu'il avait un million de problèmes mais qu'avec Alexandre il était vraiment bien. Il aurait pu faire ça. Lui dire que s'il s'en allait maintenant, il ne s'en remettrait pas. Mais il est trop épuisé pour ça. Il est au-delà. Il baisse peut-être les bras, mais il n'en peut plus. Tout simplement. Il a tout donné, il est arrivé au bout. Et c'est pas grave, il se dit qu'il s'est bien battu. C'est pas si mal. Il ne sait pas encore ce qu'il va faire en partant. Peut-être qu'il trouvera quelque part la force de retourner à la sortie des bars, peut-être qu'il arrivera à se vider totalement tout en restant assez vivant pour assurer. Ou peut-être qu'en finir sera plus simple. Il ne sait pas, et il s'en fiche un peu. il se dit qu'au moment de prendre la décision, il prendra la bonne, peu importe laquelle c'est. Mais Alexandre ne veut plus le voir, et des deux décisions il y en a une qui est plus facile, il le sait. Il ne reverra certainement plus jamais Alexandre après ça. C'est peut-être mieux ainsi, surtout pour Alex. Probablement. Thésée est juste vidé. Le silence entre eux s'allonge, encore et encore. Et si c'est la fin, alors peut-être que c'est le moment de se vider. Il n'a plus rien à perdre de toute façon. « Je suis une pute » il dit soudain, brisant le silence interminable. Ce n'est pas une plainte, ce n'est pas une critique de lui-même. Ce n'est pas teinté de rage ou de désespoir. C'est juste une phrase, comme ça, qui sort de lui, de sa voix grave et un peu éraillée. C'est la vérité qui sort, enfin. C'est plus facile qu'il ne le pensait. Ca vient presque tout seul, il n'y a pas réfléchi quinze ans. C'est juste sorti. Il se rend compte que ce n'est pas comme un couperet ou un arrêt de mort, c'est juste... la vérité de son existence. « J'étais vraiment heureux avec toi » il ajoute après un silence. Et pareil, il se débarrasse du pathos parce que c'est juste une constatation. De toute façon, il ne voit pas le visage d'Alexandre, il ne sait pas quelle est sa réaction. Au moins, si ça le dégoûte, il n'aura pas à le voir. Après ce soir, ce sera terminé. Alors Thésée se dit que ce que pensera Alexandre restera à jamais un mystère pour lui, et que ça peut lui suffire. « Tu es celui avec qui je voulais être » il ajoute en baissant le regard, parce que ce que cette phrase sous-entend, c'est que de tous les hommes qui l'ont touché, Alexandre est le seul avec lequel Thésée a vraiment voulu être. Et c'est ironique parce qu'il est le seul qu'il a repoussé, mais peut-être que ce geste veut tout dire, au final. Mais c'est trop tard maintenant. Il veut juste qu'Alexandre sache ça, ce petit morceau de vérité. Il garde les yeux baissés parce que cette phrase-là, il a eu du mal à la sortir aussi simplement que les autres. Mais il l'a fait. Alors voilà, il a tout dit. Maintenant, il peut s'éclipser. Il peut partir, ne plus jamais revenir. Disparaître de la vie d'Alexandre. « Je vais prendre mes affaires » fait Thésée, plus doucement, presque chuchoté, comme s'il était déjà à moitié parti. Il retourne au salon, là où traîne son t-shirt, abandonné au pied du canapé où l'a laissé tomber Alexandre alors que tout ça ne faisait que commencer, quand il y avait encore de l'espoir pour eux.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Ven 17 Juin - 23:51


meet me under the sun

Tout a basculé en un rien de temps. Pourtant j’y avais cru de tout on coeur et de tout mon corps. Alors la déception est à la hauteur de mes espérances. Je ne peux plus te regarder sans sentir le couteau jouer avec mon coeur. Ca me tuait à petit feu. Mais je ne pouvais pas, plus me taire. Je ne pouvais pas te laisser me piétiner le coeur sans tenter de me défendre. Je voulais aussi que tu te rebiffes, que tu me dises que j’ai tort. J’en venais même à l’espérer. Je ne voulais pas avoir raison, parce que sinon… Mais tu secoues la tête négativement. Ca me rassure un peu, mais pas assez pour que j’arrête d’angoisser. Pour que j’arrête de m’en prendre à toi alors que je vois que ça t’atteint, mais je voulais que tu aies aussi mal que moi j’ai mal. Pourtant ça ne me ressemblait pas de faire du mal intentionnellement, et ce n’est pas vraiment le cas. Mais je n’étais plus vraiment moi-même. Et je suis incapable de voir que tu souffres autant que moi. Ou plutôt je refuse de le voir. Je me décompose littéralement à l’intérieur de moi. Mais je ne veux pas que tu le vois, alors je dis des méchancetés gratuites, même si je ne peux pas faire autrement. Je ne peux pas te laisser voir combien tu m’as fais mal, combien tu es en train de me détruire. Je pensais pas que l’on pourrait de nouveau me détruire, et pourtant c’est exactement ce que tu es en train de faire, avec ton hésitation. Peut-être que j’extrapolais quelque peu. Mais je n’arrivais pas à croire que tu m’avais laissé croire que j’aurais pu abuser de toi. Tu n’imaginais pas ce que cela me faisait ressentir, sinon tu ne m’aurais pas laissé croire cela, sauf si tu voulais délibérément me faire croire ça. Pourtant je suis persuadé que tu n’es pas de ce genre-là. Que tu ne me ferais pas exprès du mal, je n’avais pas aperçu ça chez toi, tu n’étais pas mauvais je le savais. Mais pour le moment j’étais trop en colère pour pouvoir prendre en compte tout ça. Trop en colère pour voir ce que je voyais habituellement chez toi. Peut-être que j’allais regretter mes propos plus tard, certainement même. Mais je n’étais pas vraiment en capacité de réfléchir pour le moment, mon coeur est broyé par la douleur. Une douleur sourde qui m’enlève toute raison, toute objectivité même. Je deviens quelqu’un d’autre, comme après la mort d’emilien. Je n’étais plus moi-même à ce moment-là, j’étais devenu acariâtre, résigné, je n’avais plus aucune envie de vivre, jusqu’au jour où j’ai posé mes yeux sur toi. Alors la désillusion n’en est que plus grande, plus amère aussi. Parce que je me rends compte que les sentiments que j’ai pour toi sont plus fort que ce que je pensais. Je n’étais pas qu’attiré par toi, j’avais aussi des sentiments amoureux. Oui j’étais amoureux de toi, je le comprenais alors que ce moment était des plus douloureux. Alors je n’allais pas sortir indemne de tout cela. Si ma raison me disait de te demander de sortir sans attendre, mon coeur, lui, me dictait tout autre chose, mais je ne pouvais pas l’entendre, je ne voulais pas me calmer, parce que sinon ça serait trop facile. Trop facile de ne pas écouter ma colère pour laisser mes sentiments prendre le pas, mais je ne sais pas si tu ne jouerais pas encore avec eux. Je ne savais plus quoi faire, mon cerveau s’était mis en mode veille et il ne m’était pas d’une grande aide. Mais même si ma colère avait pris le dessus, j’avais une envie folle de te prendre dans mes bras, de dire que c’était rien, que l’on pourrait passer au-dessus. Et je me détestais pour cela. Parce que je savais qu’il ne faudrait pas grand chose pour que je te pardonne.

Je tente, physiquement de prendre de la distance. Mais ce n’était pas vraiment réussi, mon coeur se serre davantage. Je n’arrive pas à croire ce que je m’apprête à faire. Tout comme je ne m’imaginais pas la tournure de cette soirée. Je n’avais pas du tout prévu que l’on se déchire. Alors, je ne peux plus assumer ton regard sur moi, ni même parvenir à poser mes yeux sur toi, j’ai besoin de m’éloigner, vraiment. La cuisine offre un bon échappatoire à ton regard, à l’aimant que tu es. J’ai besoin de me soustraire à ton attraction. J’ai besoin de pouvoir réfléchir, de pouvoir respirer normalement. Mais, pour que j’aille mieux, pour pas que j’y laisse ma peau, le mieux est peut-être que l’on s’éloigne pour de bon pour quelques temps, même si je ne sais pas si je pourrais encore avoir la force de te revoir un jour sans souffrir le martyr. Pourtant je sais que souffrirait autant qu’Emilien, voire même peut-être plus, si je ne te vois plus. Mais je ne sais pas si il y a d’autres issues à ce qui est en train de se passer. Pourtant j’aimerais ne pas te voir quitter cet appartement, signe que tout serait définitivement fini entre nous. À l’intérieur de moi, je ne pouvais pas m’y résoudre, et si ça arrivait vraiment, je ne pense que je n’arriverais pas à y survivre. Mais, je n’arrive pas à le formuler, à dire mes craintes à voix hautes. Parce que j’ai déjà perdu quelqu’un et que je ne supporterais pas de perdre quelqu’un encore, en y faisant face. C’est plus que ce que je ne peux supporter physiquement et psychologiquement. Pourtant même si je refuse de le voir, c’est exactement ce qui est en train de se passer. Alors je ne te fais pas face pour que tu ne voies pas ces larmes qui traces leurs sillons sur mes joues. qui y laissent une marque indélébile. Ca me brûle la peau, mais ce n’est pas aussi douloureux que de perdre quelqu’un dont sa vie dépend de lui. Et j’avais mis sans même m’en rendre compte ma vie dans tes mains. En même temps tu es celui qui m’a redonné goût à la vie. Peut-être que je pourrais essayer de comprendre tout ce qui s’est passé, bien trop rapidement. Peut-être que j’aurais pu ne pas m’emporter de la sorte. Mais, c’était fait et on ne peut plus revenir en arrière. On réagit comme on est, même si cela nous fait mal et si on le regrette après. Mais, je sens ta présence derrière moi, tu sembles traîner à sortir de cette pièce, alors j’attends de savoir, de voir si tu vas tenter de t’expliquer. L’attente est longue, un peu impatiente. Parce que ,depuis de longues minutes, tu n’as pas ouvert la bouche, tu n’as pas tenté de te défendre. Ca me frappe maintenant. Tu as encaissé sans même rien dire, comme si j’avais raison. Ca aurait pu me soulager, mais ce n’est pas le cas, car je ne t’avais pas vu aussi éteint depuis que l’on se connaît. Et puis, c’est comme si tu étais déjà parti, psychologiquement parlant. Peut-être même que tu n’avais pas entendu ce que j’avais dis. Tu semblais être dans un état second. Ca en devenait même inquiétant. Mais je ne me retourne pas, je ne veux pas voir tes yeux, je ne veux pas lire tes émotions. Même si la tentation est grande, et je peine à y résister. Alors je resserre les bras autour de moi, au point d’en avoir des traces. La douleur physique est tellement plus supportable. Mais rien n’aurait supposer ce qui suit ta déclaration. Je me fige, les bras tombent le long de mon corps. Je me retourne vers toi, d’un seul bloc, te lançant un regard ahuri. Je m’avance de nouveau dans le salon. Maintenant tout se met en place à une vitesse surprenante. Tout ce qui a pu se passer pour toi, ce que tu as pu imaginer. Je secoue la tête. J’hésite entre t’en vouloir de m’avoir cacher ça, et au contraire te prendre dans mes bras, te dire que l’on peut s’en sortir. Je mords ma lèvre inférieure alors que tu continues, je ne sais pas trop comment réagir. Mais la culpabilité de mes précédents sortis se fait déjà sentir. La colère qui m’avait envahi n’avait rien de rationnel, mais ce n’était pas une excuse. Je n’ai pas cherché à te comprendre, ni même à t’écouter. Mais tu ne croises pas mon regard. Je ne sais pas si tu l’évites, ou autre. De mon côté toute ma colère était retombé comme un soufflet. Si j’avais appris une chose de mes parents, c’était la tolérance, et que parfois on faisait face à des choix que l’on n’avait pas choisi et dont on n’était pas fier. Maintenant c’était à moi de savoir si tu aimais être un ‘pute’ ou non, et dans ce cas-là, effectivement, nos chemins se sépareraient définitivement. J’espère que c’est le contraire. Car tes mots ont atteint mon coeur qui s’est remis à battre, enfin. JE te vois bouger pour aller attraper à ton tee-shirt, et tu dois passer à côté de moi. Je pose ma main sur ton bras « Attends… » Je finis par m’échouer dans le canapé, avant de passer une amin sur mon visage. « Je sais pas quoi à te dire… À part que je ne te juges pas. » Je secoue la tête, c’est vraiment nul, ça. « Et je suis désolé.. Je me suis un peu emporté je crois… » Je triture nerveusement mes mains. « Je te crois quand tu dis que tu es heureux avec moi, parce que c’est exactement ce que je ressens quand je suis avec toi. Et bon sang, je ne pensais pas ressentir ça de nouveau après Emilien, pourtant c’est le cas. Mais… » Je lève la tête pour planter mon regard dans le tien. « Si tu veux que ça marche entre nous, parce que malgré tout, je suis persuadé que ça peut marcher si on y met du coeur… Je ne veux plus que tu fasses tout ça… » Je me lève pour attraper ta main, délicatement. « Tu n’auras jamais à l’être avec moi, si tu me fais confiance, je te le promets. » Je me rapproche de toi, te laissant néanmoins une petite distance. « Parce que je sais que je tiens beaucoup à toi.Je.. Je ne voulais pas que tu partes, que tu m’écoutes… » Je mordille ma lèvre inférieure, glissant mon regard sur tes côtes. « Donc je suppose que tu n’as pas été agressé, hm ? » Une de mes mains glissent dessus, doucement.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 18 Juin - 19:51

Quand il entend Alexandre lui demander de partir, en lui tournant le dos parce que... c'est peut-être trop difficile de le regarder..., Thésée a l'impression de s'enfoncer dans le sol. Il pèse plus de trois cent kilos maintenant, son corps est lourd et mort et il ne peut plus rien faire. Ce qu'il craint depuis le tout début est en train d'arriver, et il n'y a rien qu'il puisse faire pour arrêter la machine qui tourne. Alors il pourrait s'énerver, crier, hurler, ou pleurer. Supplier, il pourrait le supplier, ou essayer de lui expliquer ce qui venait de se passer. Il pourrait lui demander une seconde chance. Il sait bien supplier, Thésée, il a de l'entraînement là-dedans. Mais il aime trop Alexandre pour ça, il a trop de respect pour lui. Il est là debout comme un con dans l'appartement d'un mec qui vaut cent fois plus que lui. C'est normal qu'on lui demande de s'en aller. Ca n'aurait pas eu de sens que cette histoire aille plus loin, c'est bien trop beau pour être vrai. Les choses belles ça n'arrive pas aux gens comme Thésée, et si par miracle ça lui tombe dessus, alors ça ne dure pas, c'est juste pour un petit moment. Alors si Alexandre lui demande de s'en aller, il le fera, sans se battre et sans crier. C'est ce que veux Alexandre et comme Thésée l'a dit, il est prêt à faire ce qu'il voudra. Il n'a plus la force de toute façon. Il a dépassé le stade de la colère, celle qui le pousserait à crier, à s'expliquer, à essayer de se battre. Il a aussi dépassé celui de la tristesse et du chagrin, celle qui l'aurait fait pleurer des litres de larmes. Il a dépassé le stade de la panique et du désespoir, celui qui l'aurait poussé à supplier, à se mettre à genoux et à parler, parler et parler en mélangeant ses mots et en essayant de faire sens. Tout ça, c'est fini. Maintenant il est très calme, plus calme qu'il ne l'a été depuis un moment. Il est à moitié éteint, mais au moins il voit clair maintenant. Ce n'est plus le bordel dans sa tête, au contraire, c'est très net là-dedans. Il sait très bien où il va maintenant, et ça n'a rien de réconfortant, mais au moins, ça a le mérite de le calmer et de le maintenir dans cet état où les choses, aussi terribles qu'elles soient, sont claires, nettes, précises. Alors, si c'est la fin, il décide de dire un petit bout de vérité à Alexandre. Il ne lui fait pas le roman de sa vie, ne détaille rien, ne mentionne même pas Ben alors que depuis un an, sa vie est rythmée par cet homme, alors que c'est lui qui décide de ce qui arrive à Thésée. Il lui dit simplement ce qu'il fait dehors tous les soirs, et vaguement, Thésée se dit que cette révélation doit éclairer beaucoup de choses pour Alexandre. Thésée, l'adolescent adulte qui traîne seul dehors toute la nuit, qui boîte souvent et n'a pas de téléphone, qui travaille mais on ne sait pas où. Ca doit sembler presque évident maintenant. Alexandre se retourne, et Thésée fait ce qu'il peut pour ignorer son regard, pour ne pas se laisser avoir par sa réaction. Le jeune homme vient vers lui mais Thésée continue. Il dit ce qu'il a à dire, deux phrases, très simplement, sans émotions parce que ça casserait tout, et parce qu'il ne pense pas en être capable de toute façon. Et finalement, il baisse le regard, et annonce qu'il va chercher ses affaires. Ce ne sera plus long après ça, il ira juste remettre ses vêtements, et il partira. Alexandre n'aura plus à le regarder, l'entendre, le sentir, il sera juste parti et il ne reviendra pas. Ce sera terminé pour de bon, et Alex pourra continuer à vivre sa vie. Alors Thésée fait quelques pas, passe à côté d'Alexandre, et là, une main se pose sur son bras.

« Attends… » Il ferme les yeux, il aurait préféré pouvoir partir sans rien ajouter, il ne veut pas qu'Alex rende les choses plus difficiles qu'elles le sont déjà. Thésée ouvre les yeux doucement et voit le jeune homme, assis sur le canapé, une main sur son visage. Thésée attend, parce qu'au final il est toujours prêt à faire ce que Alexandre lui demande. « Je sais pas quoi à te dire… À part que je ne te juges pas. Et je suis désolé.. Je me suis un peu emporté je crois… » Thésée l'écoute, ou peut-être qu'il ne l'écoute qu'à moitié, peut-être que son esprit est à moitié parti. De toute façon, ce que dit Alexandre n'a pas beaucoup de sens, il n'a même pas de vraie raison de s'excuser, il n'a rien fait de mal. Alors Thésée attend la suite. Il a l'air nerveux, c'est flagrant comparé au calme presque cadavérique de Thésée. « Je te crois quand tu dis que tu es heureux avec moi, parce que c’est exactement ce que je ressens quand je suis avec toi. Et bon sang, je ne pensais pas ressentir ça de nouveau après Emilien, pourtant c’est le cas. Mais… » Il l'écoute, encore, toujours. De toute façon il n'a rien à dire. Alexandre relève son regard vers Thésée, et celui-ci hésite un peu, il a envie de regarder ailleurs mais au final, il le garde planté dans celui du jeune homme. « Si tu veux que ça marche entre nous, parce que malgré tout, je suis persuadé que ça peut marcher si on y met du coeur… Je ne veux plus que tu fasses tout ça… » Mais là, ça éveille quelque chose chez Thésée, un mélange de peur et de colère. C'est un chantage qui lui donne envie de se mettre à pleurer, parce qu'il n'a pas la solution. C'est un choix impossible que lui demande Alexandre, alors qu'il vient à peine d'apprendre la vérité et qu'il ne sait, absolument rien sur la vie de Thésée. « Je... » il commence, mais Alexandre se lève et prend sa main, et il continue. « Tu n’auras jamais à l’être avec moi, si tu me fais confiance, je te le promets. » et c'est beau, c'est un rêve qui sort de la bouche d'Alexandre, mais c'est impossible. Thésée, il n'est pas sauvable, c'est bien ça le problème. Et puis il ne peut pas arrêter juste comme ça, Alexandre parle de choses qu'il ne connaît pas, c'est dingue. Thésée ne peut pas se laisser embarquer dans ce genre de conneries. C'est beau les rêves, mais il faut garder les pieds sur terre. Alors il secoue doucement la tête. « Parce que je sais que je tiens beaucoup à toi.Je.. Je ne voulais pas que tu partes, que tu m’écoutes… » Thésée le regarde une fois de plus droit dans les yeux, comme pour essayer de voir et de comprendre si c'est bien la vérité. Il soupire une fois, se mord un peu la lèvre. Il ne sait pas, peut-être qu'il devrait vraiment partir. Alexandre le fait douter de tout, mais s'il y a bien une chose qui reste claire dans son esprit, c'est qu'il ne peut pas tout plaquer. Il ne peut pas faire ce que le jeune homme lui demande. Et ça, Alex risque e ne pas le comprendre. « Donc je suppose que tu n’as pas été agressé, hm ? » lui demande alors Alexandre, tout en glissant doucement une main sur les côtes de Thésée, là où se trouve une partie des bleus. Au moins, il a compris ça, cette partie-là de l'histoire. Celle qui dit qu'il n'y a rien de tendre, de beau, de bling-bling, de Pretty Woman. Au moins il a compris que c'est violent. Alors Thésée ne sait pas pourquoi il s'imagine une seule seconde que Thésée a le choix, qu'il peut arrêter juste comme ça parce qu'il le lui demande. Il secoue doucement la tête. « Non » il répond, et il sait que si Alexandre regarde de plus près les bleus sur ses hanches, il verra que ce sont des empreintes de doigts, et que c'est bien trop précis pour être dû à une agression par des types qui voulaient un porte-monnaie. Puis, Thésée hésite. Il est attendri, bien évidemment, les mots d'Alexandre le touchent. Il n'a qu'une envie, celle de lui sauter dans les bras, de lui demander de le serrer très fort dans ses bras, et s'autoriser à pleurer contre lui. Ca, ça lui ferait du bien, à Thésée. Mais il ne peut pas être faible, il faut qu'Alexandre comprenne. Thésée a besoin qu'il comprenne. Alors il attrape très délicatement la main d'Alexandre qui caresse ses côtes, et il la prend dans ses deux mains. Il en trace les lignes, le regard concentré là-dessus. Il a besoin de ça, d'un moment et de quelque chose pour se préparer un peu. « Je peux pas arrêter » il commence, et sa voix craque au milieu de la phrase, plus à cause du stress que du chagrin. Alors il se reprend, et lève le regard vers les yeux d'Alexandre. C'est mieux comme ça, ça donne l'impression qu'il est sûr de ce qu'il dit. « Faut que tu comprennes... je peux pas » Thésée marque une pause, il hausse les épaules. « J'ai pas le choix » Il ne fait pas ça pour survivre, il avait un job avant, il avait un salaire et un appartement. Il ne vient pas de la rue, il n'a pas été vendu quand il était gosse, il ne s'est pas retrouvé sans rien du jour au lendemain. Non, ses chaînes à lui sont différentes. Et Ben lui a assez clairement expliqué ce qui arriverait si un jour il décidait de lui désobéir ou pire, de s'enfuir. Il appartient à Ben, et il ne peut rien faire pour changer ça. Thésée sait ce que ça donne, de désobéir, et il sait que partir ce serait mille fois pires. Il ne peut pas prendre ce risque, il ne supporterait pas les conséquences. « Je suis désolé » il ajoute quand même, parce que ça doit être horrible pour Alexandre, d'apprendre ça, d'apprendre qu'il s'est attaché à quelqu'un comme Thésée et que jamais il ne pourront être deux mecs normaux qui s'aiment. « Tu mérites pas ça » il chuchote, et il ne pense pas qu'Alexandre ait tout entendu, tout compris, parce que Thésée se le dit plus à lui-même, pour lui-même. C'est un peu rassurant de se désigner comme un "ça", comme une chose, ça lui rappelle la réalité. Quand Ben parle de lui, il utilise "ça" plutôt souvent, alors dans la tête de Thésée, ça lui permet de ne pas oublier. Il baisse les yeux, il n'ose plus regarder Alexandre, il n'ose pas affronter son regard. Il relâche un peu son emprise sur la main du jeune homme, comme ça s'il veut s'en libérer, il peut le faire, il peut briser tout contact avec la saleté qu'il y a partout sur Thésée et en lui.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Lun 27 Juin - 7:25


meet me under the sun

J’ai l’impression de repartir en arrière, d’être de nouveau dépendant de quelqu’un. Je sais que ce n’est pas bien pour moi, que la chute va être plus que douloureuse, mais je ne peux pas faire autrement. Je replonge les deux pieds dedans, en sachant la fin inévitable. Le coeur qui se brise une nouvelle fois alors qu’il vient tout juste de guérir. Ca fait encore plus mal que la première fois. Décidément la vie n’arrêterait pas de se déchainer sur moi, je n’aurais pas le droit au vrai bonheur, ou pas longtemps du moins. L’amour m’avait encore eu, il m’avait mis sur ton chemin, pour que j’y crois de nouveau, avant que tout ne soit rayer en un laps de temps très court. Je perds espoir, pourtant je m’accroche toujours, je refuse de lâcher des fois qu’il y ait un retournement de situation. Parce que j’ai besoin de toi, alors je refuse de voir l’évidence et de te faire partir. Non, c’était inconcevable. Tu devais être dans ma vie, c’est comme ça et pas autrement. Et je ne me laisserais pas faire aussi facilement. Je regrette déjà mes mots, sortis auparavant, te demandant à ce que l’on ne se voit plus. Parce que, je me rends compte que ce ne serait pas possible. Parce que sinon je n’ai plus de ‘but’ dans la vie, plus rien qui me maintient à flot, qui me motive à me lever et à enchainer deux boulots, juste pour voir tes yeux et ton visage d’ange C’était quelque chose que j’attendais chaque jour, et à chaque fois que tu n’étais pas là, je sentais la déception m’envahir. Mais celle-ci est effacée dès que je te voyais le lendemain. Je ne demandais pas vraiment grand chose, finalement, juste être à tes côtés. Je n’en attends pas autant qu’avec Emilien, peut-être parce que j’ai déjà tout ce que je souhaite avec toi. Ou peut-être que j’ai arrêté de me bercer d’illusions. Peut-être qu’enfin je sais profiter du moment présent, accueillir ce qui vient et ne pas attendre davantage.Peut-être que c’est ça, ou tout autre chose que je ne saisis pas. J’espérais, là, que tu me contredirait, que tu ne te laisserais pas faire. Mais il ne se passe rien de tout ça. Tu balances une bombe dans ma vie, parce que je me rends compte que je ne te connais pas aussi bien que je le pensais. Une petite voix intérieure me dit que je le savais, que j’aurais dû te poser davantage de questions sur ton passé, sur qui tu étais. Je fronce les sourcils, pourtant je ne peux pas rester insensible face à ce que tu me confies. C’est impossible, et même si je me suis blindé pour ressentir le moins de choses possible, tu avais détruit cette barrière il y a bien longtemps, mais je refusais de le voir. Tu m’avais donné ce qu’il me fallait pour me battre, pour me dire que la rue peut tourner pour nous deux, et pas seulement pour toi ou moi. Ca donnait un nouvel élan à ce que l’on vivait tous les deux, je n’étais peut-être pas le seul à me raccrocher à la vie tant bien que mal. De plus, j’ai appris à ne pas juger trop rapidement, parce que je sais ce que ça fait de subir des jugements hâtifs. Alors, je n’allais pas faire ça, c’était une promesse que je m’étais faite, après avoir vécu des humiliations car on donnait des jugements de valeur avec une facilité déconcertante. Tu ne vois même pas comment je te regarde, tu dois avoir honte, je le vois sur les traits de ton visage. Pourtant, je n’éprouve pas la moindre déception à ton égard, j’aimerais simplement comprendre comment tu en es arrivé là, à faire ce que tu fais. Etait-ce par choix, ou alors y as-tu étais obligé pour quelque raisons que ce soit ? Je ne peux pas te laisser partir sans le savoir. J’ai besoin de réponses, de savoir qui tu es vraiment.

J’ai mon coeur qui bat à cent à l’heure à l’idée de te voir partir malgré ma supplique, tu le devrais peut-être, tu devrais peut-être me cacher la vérité, ce serait mieux. Mais je fonce dans la gueule du loup sans voir le danger, ce n’est pas la meilleure des choses à faire. Mais mon coeur, lui, me docte tout autre chose, et je préfère largement le suivre. Il a peut-être tort, mais je ne le saurais qu’au moment venu. Je dois m’excuser, c’en est presque vital, parce que je regrette mon emportement, mes mots, tout ce qui a fait que l’on a plongé dans cette situation catastrophique. DE plus ma nervosité est impossible à cacher. Tu me rends totalement fou. Mais je me sens vivant quand tu es là. Et ça personne n’y a réussi depuis le décès d’Emilien, personne n’est parvenu à me redonner envie de vivre à fond, et, pourquoi pas, de séduire quelqu’un. Tu avais quelque chose de spécial, qui faisait battre mon coeur plus rapidement que la normale. Alors oui, tu m’as dévoilé une partie de qui tu étais, mais ce n’est pas vraiment apaisant comme révélation. Parce que je me rends compte que je dois saisir que la partie émergée de l’iceberg. Que tu as encore beaucoup de choses à me dire. Mais je ne veux pas te brusquer, je ne t’en demande pas plus, simplement je ne pourrais pas concevoir que tu continues à faire ça, si on se met ensemble. Non pas parce que ça me dégoute, mais j’aurais trop peur de ne pas te voir revenir, ou alors brisé, je sais que je ne le supporterais pas. Pas après tout ce que j’ai vécu. Et je ne veux pas vivre dans la peur de te perdre parce que quelqu’un en aurait un peu trop profité. Je sais que, dans ce cas-là, je serais vraiment capable du pire. Même si je sais que l’on ne sort pas vraiment de ce milieu-là, même si on le décide, tout ce que je veux c’est que tu sois en sécurité. Et je serais bien incapable de te faire du mal, tu m’es bien trop précieux pour moi. D’ailleurs je dois me retenir, parce que je n’imagine même pas ce que tu as pu subir, peut-être même les jours où on se voyait. Et je me traitais intérieurement d’imbécile pour ne pas avoir su le voir. Il y avait plein d’indicateurs qui auraient pu me mettre sur la route. Qui aurait pu éviter que l’on en soit là aujourd’hui, que je plonge dans quelque chose que je ne peux pas avoir. Maintenant c’est trop tard, puisque je t’ai dans la peau. Même si c’est ce qui peut me faire le plus souffrir. J’ai besoin de te dire ce que j’ai sur le coeur, d’espérer que toi aussi, tu espères quelque chose qui ressemble à un nous. Mais, tu ne réagis pas, pas tout de suite, et le doute m’envahit, me faisant froncer les sourcils. Ca en devient vraiment très compliqué, je ne sais pas vraiment où aller avec toi, dans quel sens. C’est comme si je marchais sur des oeufs. Mais tu réponds à ma question, je suis obligé de déglutir de force, la boule qui se forme dans ma gorge est dure à avaler. Parce que j’ai envie de faire comprendre à celui, ou ceux, qui t’ont fait ça, qu’ils n’en ont pas les droits, ou plus. Je me suis toujours montré très protecteur envers mes proches, et tu ne dérogerais pas à la règle. Je me demande bien ce que tu acceptes chaque jour. Pas de quoi en sortir indemne, au final. Tu caches bien ton jeu, du coup, je n’arrive pas à cerner ce qu’ils ont détruit. Mais j’en suis convaincu, tu es tel un animal blessé, même si tu évites de le montrer. Tu es bien plus fort que moi de ce côté. Tu as certainement enduré plus que moi dans la vie, et je me retrouve soudainement honteux d’avoir lancé de telles accusations sur toi, sans fondement. Tu aurais pu te rebeller, m’envoyer paître. Mais tu as encaissé silencieusement. D’ailleurs je n’aime pas vraiment ça, parce que maintenant je comprends pourquoi tu n’as pas réagi, du du moins je me doute que ça a à voir avec tout ça. Et ça me plaît pas, parce que si tu n’oses pas m’envoyer valser, je pourrais faire des choses que tu ne veux pas sans même le savoir. Et je ne me le pardonnerais pas si jamais une telle chose arriverait. Je sens ta main se poser sur la mienne, et mon regard dérive sur nos deux mains enlacées. Je souris légèrement, laissant le moment s’éterniser. Je me rendais compte que le moindre contact avec toi était enivrant. Mais, ta confession est un véritable choc, un tsunami. Je me raidis, mon coeur voulant s’échapper de ma cage thoracique. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut être résigné dans une telle situation, alors qu’il y a quelqu’un pour tendre la a-main et pour s’en sortir. Je serais prêt à prendre les coups pour toi. « Non, je ne comprends pas, et je ne peux pas le comprendre… » J’essaie de calmer le ton de ma voix, parce que je perds tout mes moyens, à nouveau la situation m’échappe, me glisse des doigts. Pourtant je ne bouge pas, je ne cherche pas à m’échapper de ton contact. Mais je sais que là, si ça continue ainsi, je devrais tirer un trait sur nous, ne pas imaginer qu’il pourrait se passer quelque chose. Je ne peux pas vivre dans une telle situation. Pourtant je ne m’imaginais pas de partir. Je suis dans une drôle de position. Parce que je sais que je dois partir si je ne peux pas accepter cette situation, mais si je pars, je met fin à quelque chose qui me maintient à la surface, à laquelle je me suis raccrochée de manière presque vitale. Je secoue la tête « Si tu étais désolé, tu aurais voulu t’en sortir, parce qu’on a toujours le choix, de vouloir être libre. » Je ne peux pas empêcher de dire certaines choses, parce que je sais ce que ça fait de vivre sans espoir. Pourtant, c’est toi qui m’a redonné espoir, aussi contradictoire que ça paraisse maintenant. Tu marmonnes quelque choses d’inintelligible et je ne te demande pas ce que c’est, je n’en ai pas la force. J’ai l’impression que toute l’énergie de mon corps a disparu, laissant place à un vide immense. Je me recule, lâchant ta main et passant la mienne sur mon visage. « Bordel, je suis complètement perdu Thésée. Je…Je ne peux pas continuer comme ça… Mais, je ne veux pas partir loin de toi. Je ne le peux tout simplement pas, vraiment. » Je secoue la tête, tombant dans le canapé. Mon regard tombe sur la photo d’Emilien et moi. Et je me rappelle d’une de nos conversations ‘Ne juge pas ce que font les autres, si ton coeur te le dicte, va vers là où il va… ' Pourtant le conflit entre la raison et mon coeur est terrible, là. Mais je suis d’autant perdu, que je ne sais pas ce que toi tu veux vraiment de moi, ce que tu attends. « Qu’attends-tu de moi ? » Ca sort comme ça, abruptement.
© charney

_________________
I have kissed honey lips, Felt the healing finger tips. It burn like a fire, This burning desire. I have spoke with tongue of angels, I have held the hand of the devil. It was warm in the night, I was cold as a stone. But I still haven't found what I'm looking for.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Ven 1 Juil - 22:39

Il lui balance la vérité, comme ça, tout simplement. Il ne sait pas ce qu'il fera après, de toute façon il vit dans l'instant, il ne réfléchit pas à ce qui arrivera dans le futur. De toute façon, dans le futur il sera peut-être mort. Demain il sera peut-être mort. Alors il ne peut pas perdre une seconde de sa vie à prévoir des choses qui n'arriveront peut-être pas. De toute façon, il ne pense pas qu'Alexandre voudra de lui après ça, il ne pense vraiment pas qu'en sachant la vérité, il voudra encore s'approcher de Thésée, le toucher. Lui-même il préférerait ne pas se toucher parfois. Il préférerait être à l'extérieur de lui-même. Alors il balance la vérité en se disant que de toute façon c'est terminé, et que peut-être il lui doit ça, à Alex. Et peut-être qu'il se le doit à lui-même. Il y aurait pu avoir quelque chose de vraiment spécial entre eux. Alexandre aurait pu être celui qui aurait emmené Thésée vers autre chose, qui l'aurait secouru de Ben d'une manière ou d'une autre, qui lui aurait offert une nouvelle vie et l'aurait comblé de bonheur. Mais c'est terminé, c'est la fin. Finalement, il n'y aura pas de fin heureuse, en fait il n'y aura même pas de vraie fin. Juste ça, avant même que les choses aient commencé. Au moins, Thésée n'a pas eu l'opportunité de baigner dans le vrai bonheur trop longtemps pour s'en retrouver imbibé jusqu'aux organes les plus profonds, les plus vitaux. Peut-être que ça le sauve d'une fin encore plus douloureuse, peut-être que ça lui épargne un peu de souffrance en plus. Alors il dit juste la vérité, et se prépare à partir. Mais Alexandre le retient, et il essaye de lui vendre des rêves. Lui vendre des rêves comme Ben l'avait fait. Il a appris que les rêves ça ne marche jamais. Et puis, il ne compare pas Alexandre à Ben, non... Il connaît bien Alexandre. A l'époque, il ne savait rien de Ben et il a plongé la tête la première dans un océan d'ennuis. Mais tout ce que raconte Alex, Thésée ne peut pas y croire. Il sait qu'Alex est sincère, qu'il ne dit pas des choses auxquelles il ne croit pas lui-même, mais Thésée sait très bien qu'il parle de choses qu'il ne connaît pas. Il ne peut pas le sauver, il n'est pas sauvable. Pas si facilement, pas comme ça. Parce que s'enfuir ne mènera à rien. Parce que Ben sera prêt à tout, parce qu'il pourrait arriver des choses à Alexandre et ça, ce serait le pire. Parce que personne ne peut l'aider, même si Alex est là, ce sera eux deux contre le monde et ça c'est très beau dans les films, mais dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas. Il sait pourtant qu'Alexandre y croit dur comme fer, qu'il ne voit pas tout ce qui se passe, qu'il ne comprend pas que c'est plus grand qu'eux deux, tout ça. Il ne connaît pas Ben, il ne sait rien de la vie de Thésée une fois qu'il est dans cette maison, il ne sait rien de sa vie à l'extérieur non plus. Ce n'est pas sa faute, et heureusement qu'il ne sait rien de tout ça. Ce serait tellement pire s'il savait. Et Thésée n'a pas besoin de quelqu'un qui sait, au contraire. L'innocence c'est plutôt beau. Ca lui donne l'impression d'être celui qu'il a envie d'être. Mais maintenant, il ne peut plus faire semblant. Alexandre sait. Il ne sait pas tout, il ne sait même pas la moitié, mais il sait au moins que tous les soirs, Thésée est dehors à écarter les jambes pour de l'argent. Doucement, Thésée prend sa main, il y glisse ses doigts, regarde sa paume et en trace les lignes. Peut-être qu'il va se découvrir un don pour la voyance, peut-être que la main d'Alexandre va lui promettre quelque chose, lui souffler des secrets sur l'avenir. Parce que subitement, il aimerait bien savoir si quelque chose de bien va lui arriver, il aimerait bien savoir si la paume d'Alex lui souffle que demain, ils seront heureux, ensemble. Mais malheureusement, la paume reste muette. Ou alors elle parle, mais pas à Thésée. Elle n'a rien à lui dire. Il parle, il commence, il lui dit que tout ce que dit Alexandre, c'est impossible. Ca doit lui faire un choc, l'effet violent et brutal de quelque chose qui te percute avec vitesse et puissance. Il essaye de lui dire qu'il n'a pas le choix, qu'il est ce qu'il est et qu'il ne peut pas changer. Ben a fait de lui ce Thésée. C'est celui-là qu'il est devenu, et il n'est plus rien d'autre. Il réciterait bien à Alexandre les choses que lui dit Ben parfois, pour lui rappeler sa place, mais il préfère garder ça pour lui. Il ne pense pas qu'Alex apprécierait d'entendre ça. « Non, je ne comprends pas, et je ne peux pas le comprendre… » dit Alexandre, et peut-être qu'il a raison. Il n'a pas vu, entendu, senti, vécu. Tout ce qu'il connaît, c'est la petite phrase de Thésée et les bleus sur ses hanches. Mais il reste innocent et naïf. Thésée essaye juste de ne pas réagir à ça, il essaye de continuer sur sa lancée sans se laisser toucher par ça. Alexandre ne peut pas comprendre, et il ne le pourra sans doute jamais. Peut-être que finalement, c'est mieux de tout arrêter maintenant. Peut-être qu'ils ne sont vraiment pas du même monde, peut-être qu'Alex est mieux sans lui, à l'abri dans sa vie à lui où on ne peut pas comprendre pourquoi quelqu'un vend son corps et pourquoi ce quelqu'un ne peut simplement pas arrêter. Thésée s'excuse, mais ça ne convient pas à Alexandre. Bien évidemment. « Si tu étais désolé, tu aurais voulu t’en sortir, parce qu’on a toujours le choix, de vouloir être libre. » il dit.

Et là, ça fait mal. Vraiment. C'est même de la colère qui s'empare de Thésée, parce que Alexandre se permet de parler ainsi de choses qu'il ne comprend pas, de choses qu'il a conscience de ne pas comprendre. C'est tellement... Thésée ne s'y attendait pas vraiment. Parce qu'il est vraiment désolé. Et bien sûr qu'il a envie de s'en sortir, c'est ce dont il rêve depuis un an. C'est ce qu'il veut plus que tout. Etre heureux, avoir le droit à un peu de bonheur, ne plus avoir à faire ça. Bien sûr qu'il en a envie, il n'arrive même pas à imaginer qu'Alexandre puisse penser qu'il n'en a pas envie. Sauf qu'il a tort. On n'a pas toujours le choix. Thésée ne sait pas dans quel monde féerique il vit, mais dans la réalité, on n'a pas toujours le choix. C'est même plutôt horrible de dire ça, de sous-entendre que Thésée est dans cette situation parce qu'il ne veut pas s'en sortir. Comme s'il y avait une porte de sortie juste devant lui et qu'il faisait le choix conscient et réfléchi de ne pas l'emprunter. Thésée est vide, mais vide d'une surcharge d'émotions. Et tout à coup, ça lui revient en pleine face. Il est en colère, il est révolté, il a envie de hurler. Et de pleurer. Parce que très franchement il n'était pas préparé à ça. Une part de lui se dit qu'Alex ne le pensait pas comme ça, qu'il a mal compris, que ce n'est pas ce qu'il voulait dire. Qu'il ne se permettrait jamais de mettre la faute sur Thésée, comme s'il était complètement et entièrement responsable de ce qu'il était devenu. Alors il essaye d'enterrer ce qu'il ressent, mais il n'y arrive pas vraiment. Alexandre rompt le contact, recule, et Thésée lève les yeux vers lui, le regarde. « Bordel, je suis complètement perdu Thésée. Je…Je ne peux pas continuer comme ça… Mais, je ne veux pas partir loin de toi. Je ne le peux tout simplement pas, vraiment. » C'est à la fois rassurant et complètement déstabilisant. Au moins il n'est pas le seul à être perdu. Au moins il n'est pas le seul à ne pas pouvoir mettre fin à tout ça. Thésée regarde simplement Alexandre s'écrouler dans le canapé, il attend quelque chose, tout en essayant de rester calme, de ne pas se mettre à lui hurler au visage que vraiment, il ne comprend rien, il ne sait rien, qu'il n'a pas le droit de juger Thésée, de supposer des choses sur sa vie, comme s'il savait exactement tout ce qui se passait à l'intérieur de lui et autour de lui. « Qu’attends-tu de moi ? » il demande soudain. C'est beaucoup plus net que tout le reste, beaucoup moins approximatif. C'est une question qui demande juste une réponse. Mais la vérité, c'est que Thésée ne sait pas. Il attend tout un tas de choses mais il ne connaît pas de mots qui puissent les décrire. Il n'attend rien du tout, en fait. Il n'est pas là pour avoir des attentes, il veut juste être avec Alex. Il hausse les épaules. Pas d'une façon je-m’en-foutiste, plutôt parce qu'il y a tant de choses à répondre et pourtant si peu. « Que tu sois là » il répond, même si ça n'a pas vraiment de sens. Après ça, il ne sait pas quoi ajouter. Il aimerait lui dire qu'il a envie qu'on l'aime, mais il ne le dit pas, ce n'est pas le moment, pas maintenant. Aimer, c'est trop grand. Thésée reste silencieux, et pourtant il a tellement de choses à dire. Il se mord la lèvre, détourne un peu le regard, comme s'il se battait contre lui-même pour savoir quoi ajouter, et comment. « Je veux vraiment m'en sortir, tu sais » il dit alors, reprenant un peu confiance, ou en donnant l'air dans le ton qu'il prend. « Mais t'as tort et on a pas toujours le choix » il ose ajouter, doucement, sans confrontation, mais sûr de lui. Ce n'est pas souvent qu'il donne son avis sur quelque chose, qu'il ose dire à quelqu'un que non, il n'a pas raison. Mais avec Alexandre, il sait qu'il peut, que ça ne finira pas mal. Qu'Alex ne lui en voudra pas d'avoir un avis, d'être une personne avec des opinions et un cerveau, un être humain qui pense et qui parle. Encore un silence, parce que maintenant Thésée se retrouve perdu dans ses pensées. Il imagine très bien ce qui pourrait arriver s'il essayait d'échapper à Ben. Ca l'inquiète encore plus, parce que ben lui a toujours dit qu'il lui ferait des choses qu'il ne pouvait même pas imaginer. Et à ce stade, Thésée ne sait pas si c'était une façon de parler, ou si c'était la réalité de ce qui arriverait. Si vraiment, Ben irait plus loin que les pires cauchemars de Thésée. Ca le fait trembler, et un sanglot monte dans sa gorge, alors qu'il pensait qu'il avait assez pleuré pour la soirée. Il n'y a pas de larme, juste un sanglot. « J'ai peur » il dit. Il avoue tout simplement. Il regarde encore Alexandre, et il secoue un peu la tête. « Je peux pas arrêter, je sais que tu comprends pas, mais c'est compliqué » dit Thésée, secouant encore la tête comme pour se débarrasser des pensées les plus sombres qui le hantent. Il lève finalement les yeux vers Alexandre. « Avec toi, je suis heureux de ressentir des choses » il lui dit tout simplement. Il ne peut pas lui expliquer que tout le temps, il ne rêve que d'une chose, ne rien sentir. Qu'il a envie d'être là sans être là, que parfois il arrive à trouver des moyens de laisser son corps derrière lui, qu'il peut se perdre dans un autre monde pendant qu'on abuse de lui. Il ne peut pas dire à Alexandre que c'est tellement horrible qu'il préférerait être insensible à tout. Insensible physiquement, insensible émotionnellement. Mais avec Alex, il est tellement heureux de pouvoir sentir les choses. De pouvoir vibrer avec lui, de pouvoir être heureux et de sentir sa peau contre la sienne.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Mer 6 Juil - 15:42


meet me under the sun

Sentir ta main dans la mienne. Ce contact qui me faisait tant de bien habituellement, ne calmait pas l’angoisse que je ressentais face à ta vérité, à ce que tu étais, même si je sais que je ne te jugerais pas. Pourtant, l’avenir, je ne peux pas le concevoir de cette manière. Parce que je suis plutôt du genre possessif, et donc j’ai du mal avec l’idée de te partager, mais surtout celle de savoir que je pourrais te retrouver à n’importe quel moment te retrouver brisé, ou sali pas un pervers. Même sans être avec toi, je sais que je m’inquiéterais, désormais. Mais je sais que l’on a le choix, mais que celui-ci n’est pas sans conséquences parfois morbides. Bien sûr je ne voulais qu’il t’arrive quoique ce soit, mais j’aimerais tellement t’aider, faire quelque chose pour toi, comme tu l’as fais, sans même le savoir. Même si rien ne serait à la hauteur de tout ce que tu as fait. Même si je suis démunis en ce moment. Je n’ai plus l’habitude que quelqu’un se préoccupe de moi et vice-versa. C’était quelque chose dont je n’avais plus l’habitude. Pourtant, tu me rendais bien plus vivant que n’importe qui, malgré que la situation me glisse actuellement entre les doigts. Je ne contrôlais plus rien, tout partait à vau-l’eau. Ou plutôt, j’étais complètement perdu antre ce que j’avais envie de faire et ce que je devais faire. Et puis je devais faire attention à ce que je disais, parce que tout prêtait à interprétation. Ce n’était pas comme Emilien, qui me comprenait sans même un mot. Là, j’avais tout à construire avec toi, et ce n’était pas pour me déplaire. Pour le moment, je devais mettre au clair toutes mes idées. Tout était tellement compliqué. Même si j’aimerais tant que ça soit simple. Mais ce serait trop facile. Le destin n’a jamais eu la main légère avec moi. Alors je ne vois pas vraiment pourquoi ça changerait, cette situation tend même à conforter dans cette idée. Je ne sais plus quoi faire alors je m’avachi dans le canapé, tentant de retrouver mes esprits. Pourtant, sans même prendre conscience, je te pose une question qui sera essentielle à ce que l’on va devenir tous les deux. Je m’en irais sans même me retourner si tu me le demandes, je ferais absolument tout ce que tu voudras, je le sais. Peut-être que finalement, c’était la manière la plus simple de ne pas être encore une fois à côté de la plaque, et gâché le peu de choses que j’ai avec toi. Autant mettre les choses au clair tous les deux, comme ça on saura si ça marche ou non. Bien sûr, je ne sais pas vraiment ce que j’attends comme réponse à cette question, je n’ai pas vraiment réfléchi en la posant. Alors je laisse le silence s’éterniser, s’étendre encore et encore. Mais tu finis par répondre, m’étonnant par ta réponse. Je redresse mon dos, plantant mon regard dans le tien. Avec un petit sourire. Cette réponse était surprenante, je pensas que tu allais me répondre tout autre chose, quoi ? Je ne sais pas mais pas ça…Mais, c’était tellement mieux que tout ce que j’espérais. Je hoche la tête de manière positive. « Je serais là, si tu le veux, Thésée, toujours. » Et de quelque manière que ce soit, mais je ne le précise pas. Je tape la place à mes côtés. « Viens là , tu me donnes le tournis… » Je soupire, m’enfonçant ensuite dans le canapé. Avant de hocher la tête. Je croirais tout ce qui vient de toi. « Désolé… Ce n’est pas ce que je voulais dire… Je suis là, pour t’aider, si tu veux de mon aide, bien sûr… » Je soupire, je préfère ne pas répondre à la suite. Parce qu’au fond tu n’as pas tort. Mais je n’arrivais pas à l’accepter de ta part. Un silence, plus léger cette fois, s’installe entre nous. Je mordille ma lèvre inférieure. Je tourne mon visage vers toi « Mais ne crois jamais que tu es quelqu’un qui ne vaut pas le coup Thésée, parce que c’est faux. Crois-moi. » Je te souris, parce que c’est la seule chose dont je suis sûr et dont je ne te laisserais pas contredire. Je t’observe et je te vois te renfermer, ce qui me fait froncer les sourcils. J’aime pas te voir changer en quelques secondes, sans que je n’en saisisse le pourquoi. JE pose une main sur ton bras, pour te montrer que je suis là. Mes doigts caressent ton bras, essayant de montrer que tu n’as rien à craindre, que jamais je ne te tournerais le dos. Mais tu prononces deux mots qui me laisse pantois. « De quoi tu as peur ? » Je finis par t’attirer contre moi, je n’y résiste pas. Mais je t’encadre simplement de mes deux bras, ne faisant rien de plus. Peut-être qu’on ne resteras que de simples amis, ou peut-être pas… Mais je ne peux pas ne pas me soucier de toi. Je soupire, resserrant mon étreinte. Je ne pouvais pas empêcher l’inquiétude de me bouffer les tripes. « Et moi j’ai peur pour toi. Tu me dis peut-être pas tout, mais je sais que c’est loin d’être un monde féérique, loin de là. » Je laisse traîner mes doigts sur tes épaules, je ne veux pas te lâcher. décidément cette soirée était vraiment bizarre. « Et moi, avec toi, je me sens revivre. Alors, t’en fais pas, je ne te lâcherais pas aussi facilement. » J’embrasse ton front, en te rassurant, c’est aussi moi que je rassure. Depuis Emilien, la peur de l’abandon était omniprésente dans ma vie. C’est pour ça que j’ai évité à quiconque d’entrer dans ma vie en attendant.

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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 16 Juil - 22:43

« Je serais là, si tu le veux, Thésée, toujours. » Alexandre a l'air surpris de la réponse de Thésée, et pourtant, ça n'a rien d'inattendu. Thése respire, il est soulagé. Alexandre veut toujours de lui, même après ses mensonges, après sa révélation. Il pensait qu'après tout ça, Alex voudrait qu'il disparaisse, mais ce n'est pas le cas. Il a tellement besoin de lui. Il n'attend que ça, de l'avoir auprès de lui. Alexandre est comme une ancre, quelque chose de solide et de fort, qui le soutient et le maintient là où il doit être. Qui lui évite de se perdre. Thésée ne peut rien faire sans lui. Il regarde le jeune homme, presque émerveillé de voir qu'il veut toujours de lui, qu'il n'en a pas encore assez de Thésée et de toutes ces complications qui vont de paire avec lui. Ces problèmes qui le suivent, ces horreurs qui sont attachées à lui. Alexandre tape un peu la place à côté de lui, sur le canapé. « Viens là , tu me donnes le tournis… » il l'invite à s'asseoir, et Thésée s'exécute, doucement. En même temps, il lui donne un petit bout de vérité. Il lui dit que contrairement à ce qu'Alexandre semble penser, il veut vraiment s'en tirer. Il ne veut pas passer sa vie entre les bras de Ben, à se prostituer pour lui. A être sa pute. Il ne sait même pas comment Alexandre a pu croire une seule seconde que c'était ce qu'il voulait, mais la colère est passée. Ce qu'il lui dit, il le dit dans le calme. « Désolé… Ce n’est pas ce que je voulais dire… Je suis là, pour t’aider, si tu veux de mon aide, bien sûr… » s'excuse Alex. Thésée ne prend pas la peine de hausser les épaules ou de répondre à cela. Il comprend à peu près qu'Alex tient à lui, et le sentiment est assez étrange pour lui qui n'a pas connu cela depuis qu'il a rencontré Ben. C'est un peu trop fort, trop puissant, trop grand. Il a du mal à savoir quoi en faire, à définir exactement ce que c'est, d'avoir quelqu'un pour l'aider s'il en a besoin. Il est un peu trop habitué à s'aider lui-même sans compter sur personne. Mais maintenant qu'Alex sait, ça lui retire un énorme poids, ça lui donne une autre porte de sortie, une bouée de sauvetage, une chance en plus. Alexandre sait et Thésée sait qu'il peut se reposer sur lui. Un long silence s'installe, qui est finalement brisé par Alexandre. « Mais ne crois jamais que tu es quelqu’un qui ne vaut pas le coup Thésée, parce que c’est faux. Crois-moi. » Thésée lève les yeux vers les siens, il essaye de voir à quel point Alexandre est sincère, s'il cache quelque chose derrière ces mots. Mais il semble que tout est là, dans cette phrase. Il ne peut s'empêcher de sourire, attendri par ce que lui dit le jeune homme. Il n'est pas sûr de valoir le coup, pour être honnête, mais il va faire de son mieux. Rien que pour Alex, pour lui faire plaisir. Thésée va faire en sorte d'y croire. « D'accord. » il répond simplement, d'une petite voix, baissant nouveau les yeux vers ses mains, rassemblées sur ses cuisses alors qu'il se trouve assis là, sur le canapé. Un autre silence, qui s'allonge, s'étire. Thésée se perd dans ses pensées, dans ce qui est caché dans sa tête et que personne ne peut voir. Il pense à ce qui pourrait arriver, aux conséquences de tout ça. Pense même à ce que ferait Ben s'il apprenait que Thésée voit quelqu'un, qu'il y a un Alexandre dans tout ça qui rend ses jours un peu plus beaux. Il sent la main d'Alexandre sur son bras, ses doigts qui le caressent. C'est agréable, mais ça ne le sauve pas de ce qui se passe dans sa tête. Il est terrifié de toute façon, et il faudra plus que quelques caresses pour changer ça. Il s'imagine très clairement sans même le vouloir ce que pourraient être les conséquences de ses actes, de ses choix. Le résultat des risques qu'il a choisi de prendre, lui qui s'est promis de ne jamais tenter le diable, de se préserver et de ne rien faire de stupide qui le conduirait à sa perte. C'est presque risible, mais son diaphragme est bloqué par la terreur. Au contraire, c'est un sanglot qui s'échappe et la phrase terriblement sincère qu'il prononce. « De quoi tu as peur ? » demande Alexandre, avant de glisser ses bras autour de Thésée. Le garçon ferme les yeux, se laisse faire, prend tout le confort qu'il peut dans ce geste, cette étreinte. Il se blottit contre Alexandre. Il ne sait même pas par où commencer, ne sait pas s'il doit dresser la liste de tout ce qui l'effraye. Il est terrifié par tout, Ben et les autres, le futur, la vie, la mort... Est-ce qu'il doit vraiment répondre ? Il aimerait que ça soit aussi simple que ça. Avoir peur d'une chose identifiable qui se résumerait en une phrase qui serait la simple réponse à cette question. Mais ce n'est pas comme ça, et Thésée se colle encore plus contre Alexandre. « Je sais pas... de tout » il chuchote, incertain. Au moins c'est honnête. Peur de tout, c'est ce qui se rapproche le plus de la vérité. Il voudrait bien parler à Alexandre, lui raconter certaines choses. Il y a des souvenirs qui ne le quittent pas, des images qui le hantent, et il aimerait bien ne pas avoir à les porter tout seul. « Et moi j’ai peur pour toi. Tu me dis peut-être pas tout, mais je sais que c’est loin d’être un monde féérique, loin de là. » Il a raison, Thésée ne lui dit pas tout. Loin de là. Il ne saurait pas comment lui expliquer qu'il a un petit ami qui le vend tous les soirs, et que ce petit ami est aussi son tortionnaire. Il préfère pour l'instant qu'Alexandre s'imagine qu'il y a quelque chose qu'il peut comprendre là-dedans. Quelque chose qui ressemble à ce qu'il a pu voir à la télé. Thésée préfère qu'il prenne un repère, aussi éloigné de la réalité soit-il, et qu'il s'y accroche. Comme ça, il n'a pas besoin de lui expliquer les détails de ce qu'est sa vie. « Et moi, avec toi, je me sens revivre. Alors, t’en fais pas, je ne te lâcherais pas aussi facilement. » Les lèvres d'Alex touchent son front et y laissent un baiser. C'est tellement délicat que Thésée ne peut que fermer les yeux et apprécier ce geste. C'est tellement rassurant. Thésée se sent bien. « J'ai envie de rester avec toi pour toujours » il dit tout simplement, balançant ses pensées à voix haute sans même réfléchir au sens de ses paroles. Son coeur bat pour Alexandre, il le sait bien, s'en rend compte, mais il ne peut pas le dire, il préfère garder ça pour lui, enfoui dans son coeur. Il se glisse encore un peu plus vers Alexandre, ou plutôt contre lui. Il colle son visage contre son épaule, dans le creux de son cou, y pose ses lèvres, reste là avec son visage enfoui dans le cou du jeune homme. Il est si bien, juste là. Il respire, la chaleur de la peau d'Alexandre contre la sienne. Il sent son odeur, celle de sa peau mélangée à son parfum. Il inspire et expire, prend son temps pour enregistrer tout ça et s'en souvenir. Il ne veut pas oublier, il en aura besoin ce soir, de ces souvenirs. L'image d'Alexandre, son odeur et le son de sa voix, tout ça enregistré dans sa mémoire pour qu'il puisse tenir. La douleur qui se manifeste à nouveau dans son corps le ramène lentement à la réalité. « Je dois partir dans une demi-heure, je travaille ce soir » il souffle contre la peau d'Alexandre, sans prendre de pincettes. Pendant un instant, il oublie que son secret a été révélé, qu'Alex sait exactement ce que c'est, son travail, et qu'il sait pourquoi Thésée doit s'en aller. Il ferme les yeux et reste là, contre lui, caché entre son épaule et son cou. « Serre-moi fort s'il te plait » il souffle, passant ses bras autour du cou d'Alexandre.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 23 Juil - 12:35


meet me under the sun

Je souris, je sais que, quoique tu dises ou que tu fasses, je ne pourrais pas me passer de toi. C’est une certitude. Tu pourrais me faire du mal que je resterais quand même, je le sais, je ne suis pas idiot, je serais prêt à tout pour toi, même contre mon propre bien. J’ai beau en être conscient, je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. tu es l’ancre qui me maintient dans cette vie. J'ai besoin de toi comme j’ai besoin d’air pour pouvoir respirer. depuis que tu es entré dans ma vie, je me rends compte que j’ai cessé de l’enfermer sur moi-même, dans mon appartement, à me morfondre sur mon amour perdu. J’ai même pris plaisir à aller jouer dans ce bar dans l’espoir de t’y voir à la fermeture, de passer quelques minutes en ta présence. C’était devenu presque indispensable. Et ça le serait encore plus maintenant que l’on avait franchi une étape entre nous, malgré les difficultés. Je sens ta chaleur qui émane de ton corps lorsque tu t’assieds à côté de moi. Je viens imperceptiblement me collé contre toi. Et tu finis par te justifier. Je souris parce que ça prouve que tu as confiance en moi, tu n’as pas peur de me contredire. Et c’est assez nouveau. Mais j’avoue que je préfère quand on me tient tête, parce qu’on ne peut pas être d’accord sur tout. Et quelqu’un qui n’a pas peur d’assumer ses idées, même si je suis en désaccord avec lui, c’est ce que j’aime. Mais je me rends compte que j’avais tort, que même si je dis que je ne jugeais pas, c’est ce j’ai fais, un peu trop hâtivement. Alors je dois m’excuser. Je glisse ma main dans la tienne, liant nos doigts ensemble. Juste ce contact, rien d’autre, sauf si tu le veux. Mais, à partir de maintenant, je te laisserais faire. Dominer. J’échangeais les rôles que j’avais eu avec Emilien. J’avais toujours été celui qui décidait, même si je n’étais pas un tyran, que l’on soit clair. Mais il me laissait prendre les décisions. Maintenant, c’était à mon tour de me laisser faire. Ce qui n’était pas vraiment courant. Mais j’avais une confiance aveugle en toi pour ça, je sais que tu ne me voulais aucun mal. J’espérais que je gagnerais cette même confiance de ta part. La confiance, dans les relations était quelque chose de primordial pour moi. Mais je te sentais déjà hésitant, tu ne semblais pas donner ta confiance facilement, et peut-être que c’est pas plus mal, car sinon on en abuse vite. Mais tu ne semblais même pas très confiant en toi-même. Pourtant tu n’avais pas à avoir honte, pas avec moi, car je vois qui tu es. Avec tout ce que tu es. Je caresse ta main avec mon pouce alors que je te vois sourire, faiblement, comme si tu n’étais pas convaincu. Pourtant, je suis sûr de moi sur ce coup-là, tu ne me feras jamais douter. Je lâche ta main, juste pour passer la mienne dans mes cheveux dégageant, mes mèches de devant mes yeux. Je laisse le silence s’étendre, je profite simplement de toi à mes côtés. Je laisse mon regard dérivé sur ton corps, grognant silencieusement contre tous ces inconnus qui ont pu te faire du mal. Je ne laisserait plus personne te faire du mal sans qu’il n’e subisse les conséquences, je m‘en fais la promesse tacite. Je pose ma main sur ton bras, sur cette peau brulante. Je veux simplement te montrer que je suis là, que tu me parler, de tout ce que tu veux. Mais je ne veux pas t’effrayer, refaire la même erreur qu’il y a quelques minutes. Je ne veux pas ruiner noter relation. Mais je ne supporte pas de ressentir tes peurs, ton angoisse. Je ne veux pas que tu restes seul avec ça. Plus maintenant que je suis là , tu n’as plus besoin de rester seul. Je ne peux pas rester de marbre, alors je te prends dans mes bras, je referme les miens autour de toi, pour que tu sois dans un cocon rassurant. Je veux que tu saches que tu peux te reposer sur moi quand tu veux. Et je supporte encore moins d’entendre ce sanglot, c’est comme si on piétinait mon propre coeur, signe que j’étais déjà bien trop épris de toi. Alors je cherche à comprendre ce qui peut t’effrayer. Mais ma question est trop imprécise, je le comprends alors que je te vois réfléchir. Parfois je devrais m’y reprendre à plusieurs fois avant de parler trop vite. Je resserre simplement mon emprise sur toi, pour que tu te sentes en sécurité. Mes doigts glissent le long de tes épaules. Je ferme à moitié les yeux, profitant de nos odeurs qui se mélangent, de ta proximité. Je ne voulais pas que ça se termine, que cette journée se termine. Je voudrais que le temps s’arrête et ne redémarre pas. Mais ce n’est malheureusement pas possible, et je dois profiter de chaque seconde, sans les laisser s’échapper. Pour le moment, je voulais que tu te détendes. « C’est normal, tout le monde a peur. Et qu’est-ce qui t’effraies le plus ? » Je continue inlassablement de promener mes doigts dans ton dos, geste inoffensif. Je resserre même mes bras autour de toi alors que tu te colles davantage contre moi. Mon coeur s’accélère mais je refoule les signaux d’alerte concernant note proximité de plus en plus forte. Mais je ne te repousserais pas, même si je dois souffrir par la suite. La priorité c’est toi, pas moi. Ma main droite remonte, plongeant dans tes cheveux, pour te masser la tête tandis que ma tête se pose tout contre la tienne. Je souffle alors que je sens ton odeur devenir encore plus forte. Je sens que dans les prochains jours je ne quitterais pas ce canapé parce qu’il porterait ton odeur. Je finis par également me confier à toi. Cette soirée est vraiment forte en émotion et surtout en confidences. J’ai besoin que tu comprennes pourquoi je ne te lâcherais pas de sitôt. Parce que si je te perds, je n’ai plus rien qui me retient dans ce monde. Pourtant je ne veux pas que tu en portes la responsabilités, ce n’est pas à toi mais à moi de me raccrocher à autre chose et pas à une seule personne. Je souris, mon coeur manque un battement en entendant tes mots. Je glisse ma main dans tes cheveux. « Moi aussi, Thésée, moi aussi. » C’est une vérité que je n’ai plus peur de dire maintenant. Pas maintenant que je t’ai avoué que je tenais à toi au-delà de l’amitié. Je frissonne en sentant ton visage dans mon cou, ton souffle chatouillant ma peau, laissant une agréable sensation dont je ne pourrais pas me lasser. Je sens tes lèvres sur ma peau, je resserre mon bras autour de ta taille. je mords ma lèvre inférieure et ferme les yeux. Je glisse ma main droite, celle dans les cheveux, le long de tes bras pour ensuite enlacer nos mains avant d’aller embrasser ta main. Je colle mon corps au tien, sans rien dire. Mais je me fige quelques secondes plus tard en entendant que tu dois bientôt y aller parce que tu travailles. Je ne peux plus ignorer maintenant ce que tu fais, mais je peux juste prier pour que tu fasses attention à toi. Je t’amène encore plus contre moi avant de murmurer, plus pour moi-même que pour toi. » Fais attention à toi, s’il-te-plaît. » J’accède à ta demande en lâchant ta main et glissant mon bras autour de ta taille, usant de ma force ensuite pour t’amener à califourchon sur moi, et te serrer le plus fort que je peux. J’enfouis ma tête dans ton cou, serrant ton tee-shirt entre mes doigts. Et je reste comme ça.


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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Lun 1 Aoû - 16:10

Il est prudent, il cherche toujours à faire attention, à ne pas prendre de risques, surtout pas des risques inutiles. Thésée se souvient, avant, quand il était adolescent, il était du genre tête en l'air. Il vivait tranquillement sans se poser trop de questions, il acceptait de faire des erreurs, il osait tenter des choses. Il était naïf et innocent, rempli d'espoir, persuadé qu'il avait toute la vie devant lui pour découvrir le monde, rencontrer des nouvelles personnes, et vivre des aventures extraordinaires. Maintenant, il est différent. Il a changé celui qu'il est en quelques mois seulement, dès que Ben l'a mis là dehors. Au début, quand tout se passait à l'intérieur de la maison, il avait du mal. Il essayait encore de s'accrocher à qui il était. Il s'est même débattu, au début. Il a cru que s'il s'opposait à Ben, ça fonctionnerait. Il lui a crié dessus, a refusé de lui obéir, mais ça n'a mené à rien, sauf une partie des cicatrices sur son corps. Puis il a compris après ça, il a compris que ça ne sert à rien. Que tout ce qu'il a à faire, c'est suivre les ordres, et tout ira bien. Maintenant, il est prudent. Il fait son boulot sans prendre de risques inutiles, il suit tout ce que Ben lui dit, et il ne se pose pas de questions. Peu importe s'il doit faire des choses horribles, qui lui donnent envie de vomir, peu importe si tout ce dont il a envie c'est désobéir. La part la plus rationnelle de son cerveau sait que rien ne sera pire que les conséquences, alors il se force à continuer. Parfois, il n'est pas tout à fait sûr de comment il se tient encore debout, comment il fait pour ne pas s'écrouler au sol. Peut-être que l'envie et la force de continuer elles ont à voir avec Alexandre ? Alexandre qui pourtant est un risque. Un risque que Thésée n'aurait jamais du prendre, parce que si Ben finit par découvrir qu'il voit quelqu'un, sa colère risque d'être immense. Ben est jaloux, premièrement, il n'acceptera jamais que Thésée puisse se sentir proche de quelqu'un d'autre. Puis, il est à la limite de la paranoïa, toujours convaincu qu'on cherche à l'arnaquer. S'il remarque quelque chose, il ira croire que Thésée a un client régulier qu'il ne fait pas payer, ou pire, dont il garde tous les bénéfices. A vrai dire, en fréquentant Alexandre, il n'a transgressé aucune règle. Mais il a tout de même triché, d'une certaine façon, alors que pendant leur rendez-vous de ce soir, il est supposé travailler. Il a caché tout ça à Ben parce qu'il savait très bien qu'il n'accepterait pas cette histoire. S'il venait à l'apprendre, ce serait terrible. Mais Thésée a beau faire attention, il a beau ne prendre que des risques extrêmement bien calculés, ça ne l'empêche pas de vivre dans la peur. Il ne se l'avoue pas, jamais. Mais il est terrorisé. S'il se laisse y penser, il ne sait pas s'il continuera à être capable de vivre avec comme il le fait à présent. Pourtant, avec Alexandre, il baisse sa garde et le lui avoue. Il a peur de tant de choses, c'est impossible d'en faire la liste. Puis surtout, il a peur de choses qui ne peuvent pas être expliquées ou résumées en quelques mots. Il ne sait pas quoi lui répondre, il hésite. De tout, il lui dit. C'est vrai, d'une certaine manière. Il a peur en continu, et de tout. Peur des autres, de ce qu'il doit faire pour survivre, de l'incertitude de son futur. De perdre Alex et de se retrouver seul à nouveau. « C’est normal, tout le monde a peur. Et qu’est-ce qui t’effraies le plus ? » il demande, ses doigts dans le dos de Thésée. Lui, il se concentre sur cette sensation. Ca a le mérite de lui donner quelque chose d'agréable qui le maintient accroché à Alexandre, pour ne pas qu'il se perde dans ses pensées. L'entendre dire que c'est normal est plus rassurant que Thésée ne l'aurait cru, et sans doute qu'Alexandre n'en a pas conscience. Mais ça veut dire que Thésée est normal, ou qu'au moins une petite part de lui l'est. Une petite part de lui est comme tout le monde. Ce qui l'effraie le plus, il a besoin d'y réfléchir. Il y a quelques temps, il n'aurait même pas eu à y penser, et même là, la réponse s'impose de suite. « Ben » il chuchote de suite, presque immédiatement, sans même y penser. C'est cette image qui lui vient, elle s'impose, juste Ben, et tout ce qui va avec. Sauf qu'au moment où la réponse sort de sa bouche, il se rend compte que c'est faux, que c'est l'habitude qui lui fait dire ça, mais que les choses ont changé ces derniers temps. Il y a une chose qui lui fait plus peur que Ben, une chose pour laquelle il serait prêt à défier Ben, un jour, peut-être. Il pourrait l'affronter pour Alexandre, pour son droit à être heureux. « Non » il se reprend alors en secouant un peu la tête et en fronçant les sourcils, concentré, comme pour effacer sa précédente réponse. « J'ai peur de me retrouver tout seul » Il n'ose pas dire "de me retrouver sans toi" parce que c'est encore une autre étape, parce qu'il souhaite de tout son coeur qu'Alexandre comprendra cela sans qu'il ait à le dire. Il tremble à l'idée de perdre Alex, de toute façon. Et il se trouve coincé quelque part entre la peur de le perdre et celle de confronter Ben. Peut-être qu'au final, un jour, il sera assez fort et confiant pour dire à son bourreau d'aller se faire foutre. Pour l'instant, il est dans les bras d'Alexandre, qui le serrent fort, et c'est tellement parfait que Thésée en oublierait presque le reste. Il se colle à lui, cherche à créer un contact plus fort, plus intense, quelque chose qui devra rester et ne jamais l'abandonner. Il veut son empreinte sur son corps, s'il y a une personne sur terre à laquelle il a envie d'appartenir, c'est Alexandre. Il le lui dit, à sa façon, encore. Avec ses mots très simples, des mots concrets. Il ne lui parle pas d'amour, ou de sentiments, ou de choses abstraites qu'il a parfois du mal à saisir. Au lieu de ça, il lui dit juste qu'il veut être là avec lui, qu'il veut que son corps et son âme soient à côté de ceux d'Alexandre. « Moi aussi, Thésée, moi aussi. » Un petit sourire se glisse sur ses lèvres à la réponse d'Alexandre. Il y a peut-être une chance, il y a peut-être une possibilité. Peut-être qu'un jour, ils pourront être ensemble, rester ensemble pour toujours, être heureux. C'est tout ce que souhaite Thésée. Il est là contre Alexandre, le laisse balader ses mains sur lui, se colle encore un peu plus, il cherche quelque chose, il ne sait pas quoi. Quelque chose de fort, de presque douloureux tellement leurs corps seraient pressés l'un contre l'autre. Puis ça le ramène à sa réalité, à son travail, au fait que dans trente petites minutes, il doit partir. Il lui reste ça, une demi-heure, pour profiter d'Alexandre. Ce n'est pas assez, pas du tout, il lui faudrait des siècles pour être rassasié. Mais il n'a pas le choix. Il va devoir s'en aller dans peu de temps. Il sent Alexandre se figer, se rend compte qu'il n'aurait peut-être pas du. Mais pourtant, ça fait du bien, de partager son secret avec quelqu'un, avec lui. Il se sent plus léger, de pouvoir dire cela sans devoir mentir, sans être terrorisé à l'idée que son secret soit découvert. Maintenant, il peut prétendre d'une certaine façon qu'il laisse juste Alexandre pour aller à son travail, comme quelqu'un de normal, et que bientôt ils se reverront. Il lui demande juste d'être serré plus fort, et Alexandre passe son bras autour de sa taille pour le guider vers lui. « Fais attention à toi, s’il-te-plaît. » il souffle, alors que Thésée se retrouve à califourchon sur ses cuisses. Il ne réfléchit pas, se laisse juste tomber contre lui, son torse se collant au sien presque brutalement. Son visage se coince dans le cou d'Alexandre, qui fait de même, son souffle chaud contre la peau de Thésée. Il sent ses bras autour de lui, ses doigts dans son dos, qui serrent son t-shirt. Il ne pensait pas que quelque chose d'aussi brut, quelque d'aussi physique pouvait être aussi agréable et rassurant. Ca le remplit de quelque chose qui lui donne la force de se dire qu'en sortant de cette petite bulle qu'est l'appartement d'Alex, il sera de retour dans son monde à lui, et que tout ira bien. Qu'il sera capable de le faire, ce soir comme tous les autres soirs. Et peut-être que ce ne serait pas destructeur au final, de se balader entre ces deux mondes. Il croyait que ce serait trop difficile, que retourner dehors après avoir eu un peu de bonheur le tuerait à petit feu. Mais au final, il se dit que non, que ça rend les choses plus supportables. « Je fais toujours attention, promis juré » il répond, presque enfantin. Son visage se décolle du cou d'Alexandre et il se retrouve à nouveau face à lui. Il le regarde un moment, droit dans les yeux. Il profite juste de ça, s'imbibe de son regard, puis il approche lentement son visage du sien, encore un peu hésitant, mais voulant surtout profiter de chaque seconde. Il colle ses lèvres à celle d'Alex, lui offre un baiser lent et délicat, puis écarte les lèvres pour le transformer en quelque chose de plus langoureux, de passionnel. Il l'embrasse pendant longtemps, prend son temps, profite de chaque instant. Tout un tas de choses se passent dans sa tête, et il se retrouve soudain à penser à l'amour. Juste ça. Thésée ne connait pas l'amour, mais il en conclut que ce qu'il a avec Alex, ça doit être ça. Et une part de son coeur a envie de faire l'amour. Comme dans les films. Il a envie de faire l'amour avec Alexandre. pas maintenant, c'est certain, pas avec ce qui s'est passé avant, mais un jour. Il est à deux doigts de le lui dire, tout simplement, mais il se retient. C'est une mauvaise idée. Il est plutôt certain que ce n'est pas une chose qui se dit juste comme ça, alors que c'est une envie qui ne peut être assouvie. « On pourra se voir ce soir ? » il dit à la place, quand le baiser prend fin. « Je finis vers 2h si tout se passe comme prévu » Il ne réalise pas que la fin de sa phrase peut être inquiétante, qu'elle contredit un peu ce qu'il disait juste avant. Mais il y a tellement de détails qui pourraient modifier cet horaire, surtout que des horaires, il n'en a pas vraiment. Il commence juste à connaître son travail, à savoir que, en général, à deux heures du matin au plus tard, il a rassemblé la somme que lui demande Ben. Il sourit un peu contre les lèvres d'Alexandre, y dépose encore un petit baiser.
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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Sam 6 Aoû - 16:48


meet me under the sun

Je ne voulais plus être seul. Alors je devais faire attention de ne pas tout faire foirer. Surtout avec toi, je sens que la moindre erreur peut te faire filer entre les doigts. Et j’avais bien trop besoin de toi. Je m’en fous d’être dépendant de toi même si ce n’est pas une bonne chose. Déjà avec Emilien, ça avait tourné à la catastrophe. Je serais plus attentif, de ne pas retourner dans le même cercle interminable où je ne voyais pas autrement que par le regard de l’autre. Je ne me laisserais pas détruire une seconde fois, j’ai bien appris la première fois. Alors, même si je ne veux pas te voir sortir de ma vie, je dois avant tout me protéger, être certain que ça ne me détruirait pas. Mais je ne peux pas m’empêcher de vouloir toujours plus avec toi, inconscient que je m’enfonce dans ce fameux piège sans même m’en rendre compte. Mais je ne pouvais pas rester insensible à ton charme, à tes yeux et ton visage enfantin. Et je ne pense pas être le seul à le penser. Mais je préfère ne pas y penser. Ne pas laisser mes anciens démons revenir, je me l’étais promis. Ne pas laisser ma jalousie m’aveugler, et me rendre totalement parano pour des choses insignifiantes. Mais, avec toutes ces révélations de cette soirée, je ne suis pas vraiment gâté, mais je veux avoir confiance à toi. Je veux avoir confiance de nouveau, éprouver ce confort de me reposer dans les bras de l’autre. Et tu m’apprends au moins à profiter du moment présent, ce que je ne savais pas vraiment faire avant. Avant, je prévoyais tout, jusqu’au moment où il y a eu quelque chose que je n’ai pas su gérer. Maintenant je réapprenais à vivre autrement, à être plus solitaire, aussi. Ce n’était pas évident, moi qui avait vécu toujours très entouré, que ce soit par ma famille ou ma belle-famille. Maintenant les liens avec ma belle-famille se distendait, voire disparaissait même. Et je voyais de moins en mois ma famille, je ne supportais plus leurs regards emplis de pitié. Mais, avec toi, j’arrête aussi de m’apitoyer sur mon sort. Maintenant, tu étais là, et je devais être présent pour toi, pas seulement pour moi, mais aussi pour te rassurer. Chose que je ne pensais pas être capable de faire. Je te regarde attentivement, attendant ta réponse. J’aimerais vraiment pouvoir t’aider. Mes doigts dans ton dos se veulent rassurant. Ils vont de haut en bas, et mon regard s’attarde sur ta personne. Mais c’est un regard protecteur rien d’autre. Après je te comprends totalement, car je suis effrayé par pas mal de choses, comme beaucoup de monde, c’est ce que j’essaie de me dire. Je me raidis à ta réponse, fronçant légèrement les sourcils. Mes doigts arrêtent leur parcours, Mais tu secoues la tête alors que j’allais te demander pourquoi, même si je me doutais de la réponse. Je me rapproche de toi, attendant donc ton explication, ou plutôt ta vraie réponse. Je souris, presque rassuré, parce que c’est certain que je peux tenter de remédier à ça. Je secoue la tête. « Tu ne seras jamais seul tant que je suis là. Je te le promet. » Je souri en glissant ma main dans la tienne pour la serrer entre mes doigts, pour te montrer que je tiendrais ma promesse. Je ne peux pas faire grand chose d’autre pour toi, à part te soutenir dans tout ce que tu décideras. Parce que je ne peux pas te demander des choses que tu ne veux pas. Je ne ferais pas ce que tu subis tous les jours. Je ne veux pas être aussi ingrat que tous ceux qui abusent de toi. Je te serre dans mes bras, voulant t’apporter le maximum de ma sécurité. Je soupire alors que tu te serres contre moi. Je ferme les yeux pour savourer ce moment. Je resserre mon emprise, resserrant mes bras autour de toi. J’enfouis ma tête dans ton cou, ce moment était hors du temps. Je te montre à ma manière que je suis présent. Que je serais toujours là comme je te l’ai promis, et comme tu me le demandes. Je caresse tendrement ton dos, t’empêchant ainsi de t’éloigner de moi. La peur de te perdre est toujours présente, certes, mais elle est déjà plus ténu. Et on avait réussi à se dire des choses essentielles. Des choses que l’on avait besoin de se dire. être enfin sincères l’un envers l’autre. C’était peut-être ce dont on avait besoin, vraiment. Je soupire alors que je sens tes mains se promener sur mon torse. Je fronce les sourcils, je ne veux pas précipiter les choses mais tu ne me facilites pas les choses. Mais je ne fais rien pour arrêter ça, je te laisse les pleins pouvoirs. Je ne tente rien, pas sûr de savoir ce que tu veux vraiment. Je profite simplement de sentir ton odeur de plus en plus forte. Je ne veux pas penser qu’il y a une date limite à ce moment, que tu vas devoir bientôt partir et que d’autres poseront les mains là où je les ai posés. Je soupire avant de me figer avant de me détendre aussitôt. Je ne peux pas te faire culpabiliser. Je dépose un baiser au creux de ton cou brûlant. Mes mains glissent sur tes hanches et n’y délogent plus. Maintenant je sais que je serais inquiet quand tu partiras travailler, mais je tenterais de ne pas trop le montrer. Mais j’ai confiance en toi, et tu me prouves que tu as tout autant confiance en moi. Je soupire une nouvelle fois, te glissant sur moi, pour te sentir encore plus proche. Pour sentir ta présence avant que tu t’éloignes pour plusieurs heures. Je ferme les yeux et m’accroche à ton tee-shirt. J’osais espérer que tu allais vraiment faire attention. parce que je sais que trop ce que ça peut faire de perdre quelqu’un et je ne veux pas revivre encore une fois cette situation. Je glisse une main dans tes cheveux, gardant ta tête dans mon cou, frissonnant en sentant ton souffle dans mon cou, créant une sensation divine. Je ne veux pas me détacher de toi. Cette étreinte redonnait de la vie à mon corps qui se laissait mourir petit à petit. Pourtant il n’y a pas de mots, pas de déclarations à proprement parler, mais tout se dit dans la force de cette étreinte. Je ferme de nouveaux les yeux que je n’ai même pas eu conscience d’ouvrir. J’ai l’impression que le temps s’est arrêté, comme si on devait profiter de ce moment à l’infini. Comme si ça ne devait jamais s’arrêter. Que cette bulle ne devait jamais éclater, ce qui allait pourtant arriver. Je ne devais pas me bercer d’illusions, tu seras obligé de partir, par contre je peux espérer que tu reviendrais, parce que je veux vraiment. Je souris à tes mots, qui me rassuraient quelque peu, même si je doute que tu pourras tenir à cent pour cent ta promesse, mais je ne t’en veux pas, bien au contraire. Parce que je sais que tu feras toujours ce qui est en ton pouvoir pour faire de ton mieux. Je rouvre mes yeux pour les plonger dans les tiens, hypnotisant. Tu t’approches, bien trop lentement à mon goût, je louche sur tes lèvres, parce que je sais ce qui va arriver. Je souris légèrement tandis que la pression de mes mains dans ton dos s’accentue. Tu poses enfin tes lèvres sur les miennes, créant ainsi un feu d’artifice dans tout mon corps. Je t’amène encore plus tout contre moi, prolongeant autant que mon souffle le peut ton baiser. Je ne lâche pas tes lèvres jusqu’à ce que tu te recules. Mes mains restent tranquille et je profite simplement de tout ce que tu m’offres. Même si j’ai envie de plus, je ne tente rien, par peur de ne pas pouvoir te laisser partir ensuite. Je me contente de t’embrasser encore et encore, de goûter ta peau. Comme si c’était la dernière fois que je pourrais en profiter. Ca donnait encore plus de force à ce moment, parce que j’ai conscience que tout peut se passer comme prévu comme tout à fait le contraire. Je souris avant d’hocher positivement la tête. « Quand tu veux, Thésée, je ne bouge pas d’ici. » Je pose une main sur ton visage, caressant ta joue. Je souris avant de secouer la tête « Y a plutôt intérêt que tout se passe comme prévu, tu me l’a promis, je te rappelle. » Je t’embrasse une dernière fois, avant de te pousser. « File avant que je ne décide de te séquestrer. » Je rigole avant de me reculer, te laissant le champ libre pour filer. tu es déjà presque à la porte avant que je ne me lève et t’interpelle. « Hey.. ! Attends. » Je vais vers toi pour t’embrasser une dernière fois. « Ne m’oublie pas avant ce soir… »

© charney

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MessageSujet: Re: meet me under the sun (alexandre)   Dim 14 Aoû - 12:10

Thésée ne supporte pas la solitude. C'est le plus difficile. Avant, il pensait qu'être seul n'était pas si mal, qu'au moins il était tranquille, libre. Personne pour l'emmerder. Il avait quitté sa famille adoptive, une famille qui n'avait jamais été totalement présente pour lui. Il avait quitté ses amis de Paris, et avait débarqué dans cette ville où il ne connaissait personne. Seul. Thésée se disait qu'il n'avait besoin de personne, que s'il voulait des amis, il s'en trouverait. Il s'en était trouvé quelques uns. Puis Ben est arrivé, et le voilà maintenant séparé de tout ce qu'il s'était trouvé, fabriqué, de ce qu'il cherchait. Maintenant, Thésée est seul, ou presque. Parfois, être seul ce n'est pas si mal. Quand il est dans la maison, dans sa chambre, qu'il entend Ben et parfois d'autres personnes, dans le couloir et les pièces de la maison, il se dit qu'il est bien content d'être seul dans sa chambre, à l'abri ou presque. Ce n'est pas que la solitude le rende heureux, mais c'est bien mieux qu'être accompagné, dans cette maison horrible. Mais la solitude qui le rend malade, c'est celle de sa vie en générale. Celle qu'Alexandre réussit peu à peu à effacer, à lui faire oublier. Thésée n'est plus seul maintenant, plus vraiment. Il y a toujours un peu d'Alex avec lui, peu importe ce qu'il fait et où il va. Il sait qu'il y a quelqu'un qui se soucie de lui, qui s'inquièterait s'il venait à lui arriver quelque chose, s'il disparaissait du jour au lendemain. Il y a quelqu'un qu'il se réjouit de voir, une personne à qui il a hâte de parler, de raconter des choses. Une voix qu'il a envie d'entendre. Et Thésée ne parle pas beaucoup, ne dit rien sur lui, juste des petites choses qui semblent futiles. Comme son parfum de glace préféré, chocolat. L'évocation subtile et brève de son obsession pour Christina Aguilera, pendant l'adolescence, entre deux bouchées de son burger. Mais il y a quelqu'un qui le connait, qui sait qui il est, qui ne le résume pas à ce garçon qui se déshabille pour quelques billets et se laisse tripoter. Et maintenant, Alexandre sait, il connait une bonne partie de ce que fait Thésée. C'est sorti, son secret n'en est plus un, et Alexandre est toujours là. Il n'a pas peur de toucher Thésée, il n'est pas dégoûté, pas comme Thésée pensait qu'il le serait. Il ne le regarde pas avec pitié. En fait, rien ou presque n'a changé dans sa façon de le regarder, et c'est rassurant. Thésée pensait le perdre, mais Alexandre est toujours là. « Tu ne seras jamais seul tant que je suis là. Je te le promet. » il lui dit, et Thésée s'autorise un petit sourire. C'est une promesse, et une promesse ça veut dire beaucoup. Pourtant, on lui en a fait des promesses jamais tenues, si bien qu'il aurait très bien pu finir par perdre la foi. Celle qu'il avait en Ben, à une époque, elle a disparu. Mais en Alexandre... il croit dur comme fer. Alexandre ne l'abandonnera pas, il ne le laissera pas tomber. Thésée lui fait confiance. Il ne le trahira jamais, ne lui mentira pas et ne jouera pas avec lui. Il en est certain, persuadé. C'est peut-être idiot, parce qu'un an plus tôt, il n'aurait jamais pensé que Ben, ce gars charmant qui le faisait sourire, finirait par le changer, par le transformer en ce garçon craintif, méfiant, détruit, prêt à tout pour ne pas avoir à subir sa colère. Il n'aurait jamais pensé que Ben serait cet homme. Alors, faire confiance si aveuglément à Alexandre, c'est un risque énorme, c'est presque insensé, mais Thésée ne peut pas faire autrement. De toute façon, si Alex venait à le trahir, il ne pourrait pas s'en remettre. C'est sa dernière chance. Il y met tout ce qu'il a et il croise les doigts. Ce soir, dehors, il pensera à Alex, il pensera très fort à lui, et tout se passera bien. Tout ira pour le mieux, les heures défileront, et en un rien de temps, il sera de retour dans ses bras. Il n'attend que ça, il est déjà impatient de rentrer et de retrouver ce canapé et cet homme qui est bien plus qu'un simple ami. Avant, il était son seul ami, mais maintenant, leur relation est bien au-delà de ça. Il est assis sur lui, ses lèvres sur les siennes, il y dépose un baiser, puis recommence. Il ne s'en lasse pas, de ce contact si doux, si tendre, un contact qu'il n'a pas connu depuis longtemps. Il ne sait pas encore comme il va faire pour sortir d'ici et retourner à sa réalité, mais il se persuade que ça ira, que l'habitude reviendra vite. « Quand tu veux, Thésée, je ne bouge pas d’ici. » dit Alex, invitant Thésée à revenir, à prendre le chemin de l'appartement dès sa nuit de travail terminée. Quand la main du jeune homme se pose sur sa joue, Thésée ne peut s'empêcher de s'y reposer, de profiter de cette caresse, de la garder en mémoire. On ne sait jamais ce qui peut arriver. S'il finit plus tard que prévu. Si la nuit est difficile et qu'il réalise qu'il a besoin de force, de quelque chose comme le souvenir de cette main sur sa joue. « Y a plutôt intérêt que tout se passe comme prévu, tu me l’a promis, je te rappelle. » Il sourit, lâche même un petit rire, même s'il n'y a rien de drôle là-dedans. Il a fait une promesse qu'il compte tenir, mais ça ne dépend pas uniquement de lui. Il n'y a que très peu de chances qu'il ne revienne pas ici ce soir, et Thésée va tout faire pour être chez Alexandre un peu après deux heures. Il a confiance, il sera là. Malgré les risques, neuf nuits sur dix se passent comme prévues, alors ce soir, tout ira bien. « File avant que je ne décide de te séquestrer. » dit Alexandre, après avoir posé un énième baiser sur ses lèvres. Thésée sourit contre celles-ci, se surprenant à rêver de ce que ça pourrait être, d'être séquestré par Alexandre. Enfermé ici avec lui pour toujours. A l'abri. C'est bête, il ne devrait pas penser à ça, ça ne sert à rien. Il se lève, prend ses affaires et regarde l'heure. Il doit partir, il ne peut plus traîner, même s'il en a envie. Thésée va vers la porte, mais la voix d'Alex le retient. « Hey.. ! Attends. » Thésée se retourne, se retrouve avec les lèvres d'Alexandre sur les siennes. C'est d'abord précipité, hâté par son départ imminent. Mais le baiser se prolonge, Thésée prend son temps, se dit que quelques minutes ne changeront rien. Il en profite, il sait qu'un baiser comme celui-là, il n'en aura pas avant son retour. Il veut partir avec le goût des lèvres d'Alex sur les siennes. « Ne m’oublie pas avant ce soir… » il souffle encore, comme si Thésée pouvait l'oublier. Il lui sourit, un sourire sincère, heureux, avec une petite lumière dans les yeux. « Je peux pas t'oublier si je pense tout le temps à toi » il lui répond, amusé, attendri. Il est pressé, il ne peut pas s'éterniser même s'il le veut. Mais plus tôt il sera parti, plus tôt il sera de retour. Tout est compté entre eux, Thésée sait que leurs moments ensemble ne pourront jamais durer, qu'il y aura toujours ce moment où il doit retourner chez lui, chez Ben. Mais juste un peu d'Alexandre, c'est déjà énorme. C'est déjà plus que ce que Thésée pouvait espérer recevoir. « Tu me manques déjà. A ce soir » Et il prend la fuite, il passe la porte, marche rapidement vers les escaliers, se retourne une dernière fois pour envoyer un baiser à Alexnadre, un grand sourire sur le visage. Thésée descend rapidement les escaliers. Il se dépêche parce qu'il n'a pas de temps à perdre. Tout ce qu'il veut, c'est aller travailler, et finir sa nuit pour enfin revenir. Puis, une part de lui sait que s'il ne se hâte pas, il sera trop tenté de faire demi-tour, chose qu'il ne peut faire, et tout ça rendra son départ trop difficile. Alors il se presse, se retrouve dans la rue, marche d'un pas rapide, et saute dans un bus qui le mènera jusqu'au club où il va commencer. Ce sera une bonne nuit, il s'en convainc, le sourire aux lèvres. Il se force à y croire. Dans quelques heures, il sera dans les bras d'Alexandre.

FIN.
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