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 OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)

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MessageSujet: OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)   Ven 17 Juin - 21:13

• il y a un boucan infernal dans cette gare. les paroles de chaque passager sont renvoyées sur les murs en pierre et semblent résonner dans tout l'espace. il y a de tout. des enfants, des adultes, des personnes âgées. tout le monde s'agite, marche, change de sens, s'arrête, rentre et sort des cafés. et il les regarde faire, un peu paumé, avec sa grosse valise. y a pas tant de fringues que ça dedans, plus du matériel de dessin et de peinture. il prend deux semaines de vaca,ces, pour aller s'aérer la tête. il repart à paris quinze jours, comme ça, sa mère arrêtera de s'inquiéter pour rien. il a prévu de revoir quelques potes qui sont toujours sur la capitale et qui ont le temps de le voir. il va voir d'autres personnes, traîner dans d'autres endroits et peut-être arriver à se détacher un peu de ses cachets. parce que sa consommation a augmenté, et il est en manque plus souvent qu'avant. pourquoi ? tout simplement parce que quand il ne plane pas, il pense à elle et il se rend compte d'à quel point il a merdé. alors, peut-être qu'il va pouvoir passer à autre chose en ne fréquentant plus des endroits où il est susceptible de la voir, juste pour se rappeler qu'elle existe. juste pour se faire mal en la voyant. parce qu'il doit être un peu maso l'artiste. il passe sa main dans ses cheveux et hausse un sourcil blasé à une femme, qui le regarde étonnée. quoi, elle a jamais vu une coupe aux épaules ? il s'en fout de ce qu'elle peut bien penser. il traîne sa lourde valise dans les escaliers, ces foutus escalators étant, comme toujours, en panne. la suite du refrain, normalement, c'est son train qui arrive en retard.
• et puis il voit, là bas, une de ces fameuses manifestation, dont il n'a toujours pas compris le sens. peut-être pour inviter les voyageurs à relever le nez de leurs téléphones et à engager la conversation avec de parfaits inconnus. il y a un piano et les gens regardent le pauvre instrument d'un air étrange, comme s'il 'avait rien à faire là. des gosses hésitent, appuient sur une blanche, puis s'enfuient en courant, en comprenant que le piano est relié à des hauts parleurs. raphaël regarde l'heure. il a encore pas mal de temps devant lui. et après tout, pourquoi pas ? ce n'est pas comme s'il avait peur, ou s'il avait honte. il sait qu'il joue quand même plutôt bien, et il n'a pas fait ces cours pendant des années, pour garder son talent pour lui. il joue un peu des coudes, pousse les mômes curieux, laisse sa valise à côté du tabouret et prend place. il cherche un instant sur ce qu'il pourra bien jouer, parce qu'il ne veut pas partir n'importe comment. il a une sacrée bonne mémoire, le raph', et finalement, il n'apprenait pas tant les partitions que les gestes par cœur. ses doigts se posent sur une blanche, et puis il démarre. nocturne, de chopin, un classique qu'il apprécie. il ferme les yeux et se laisse porter par sa propre mélodie. s'il hésitait un peu au début, parce que ça fait longtemps qu'il ne l'a pas jouée, il n'a plus aucune hésitation maintenant. il se souvient, ses mains ont gardé la mémoire de la mélodie, elles savent ce qu'il y a après. il n'a presque pas besoin de réfléchir. il apprécie la manière dont chaque touche tombe délicatement. il rouvre les yeux. et il croise les siens. et là c'est la panique et il arrête tout. il fat même une fausse note au passage. lui qui voulait la fuir, c'est raté. il n'y avait que lui pour avoir autant de malchance. et s'il avait un instant cru qu'il serait capable d'affronter son regard curieux, il a eu tort. parce que ses propres yeux se baissent et il se lève, pour ramasser sa valise. il y a une petite dizaine qui se sont attroupées autour de l'instrument, pour le regarder jouer. mais il y a surtout elle. il ne peut pas rester, il doit à tout prix s'en aller.
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MessageSujet: Re: OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)   Mer 22 Juin - 17:40

-Bip-bip- allongée sur le grand lit à baldaquin, la petite brune ouvre bien difficilement ses deux grands yeux bleus. Un réveil bien difficile après une nuit tout autant difficile. Elle s'était mis une mine la veille, bien que d'ordinaire elle ne sort ni ne boit pas, mais cette fois-ci tout est différent. Elle ne va pas bien, vraiment pas bien. Maintenant seule face à sa condition elle déprime. Sa maladie la ronge, elle le sent comme toujours. Mais son plus gros problème reste sa solitude, cet horrible cauchemar qui la hante depuis toujours. À faire une introspection sur sa situation elle prit conscience de son état. Ses parents résident en Australie depuis maintenant deux ans et elle a réaménagé seule en France dans cette immense maison dont elle n’occupe que le tiers. De plus son altruisme sur développé la pousse à se couper entièrement du monde en le rejetant littéralement. Ainsi la jolie poupée de glace avait réussi son coup à vivre seule. Puis il y a "lui". Raphaël, son petit Rafiki comme elle aimait l'appeler. La princesse ne s'est jamais autant sentie seule dans sa tour que depuis qu'elle l'a écarté de sa vie (il était bien l’un des seuls qu’elle avait acceptés dans son existence). Mais pourquoi, oui pourquoi a-t-il fallu qu'il l'aime, pourquoi a-t-il rendu les choses si difficiles pour elle. Elle l'adore autant qu'elle le déteste d'avoir fait ça. Mais dans le fond elle sait que la seule personne qu'elle doit blâmer pour ça c'est elle. Un écart voilà exactement ce qu'elle c'était permis et ça la minait depuis. Si elle avait suivi sa conduite de non-attachement elle n'aurait pas causé ce désastre et cette peine. Heureusement la raison l'avait rappelé temps et elle mit terme à ça avant que cela soit indéfectible. Dans le fond elle ne sait pas ce qu'elle veut par rapport à lui. Jamais tombée amoureuse de sa vie elle ne connaît pas ce sentiment et est alors incapable de l’identifier comme tel. Mais de fait il la trouble sans qu'elle ne sache mettre un mot sur ce qu'elle ressent. Assise en tailleur dans son lit, en serrant sa licorne, elle reste les yeux rivés sur l'immense jardin de sa propriété. Elle observe l’envol des oiseaux et le mouvement des arbres en réfléchissant une énième fois à la situation. Mais toujours la même conclusion lui claque en pleine tête "Opium tu ne peux être égoïste au point d'infliger le deuil". Sur cette conclusion toujours aussi déprimante elle partit se préparer, une fois encore en retard. Elle doit aller à la gare récupérer sa meilleure amie d’enfance qu’elle avait connue au Canada. Elle vient passer un mois avec elle, une façon de l'aider à lui remonter le moral et lui redonner son sourire d’enfant. Elle est la seule à en être toujours capable.

Vêtue d’une petite robe d’été et pas coiffée, elle déboule dans son allée à toute vitesse ses chaussures encore à la main. Dans la précipitation elle ne prend pas compte de l’arrosage automatique alors allumé qui de ce fait inonde son corps des pieds à la tête. Mais déjà en retard de 10/15 minutes, elle ne s’octroie même pas 30 secondes pour faire demi-tour et se changer et continue sa course infernale jusqu’à sa voiture. Une fois à la gare elle rentre dans le hall bondé de monde et tente de se frayer un chemin en se faufilant entre les passants (une chance qu’elle ne pèse pas plus 50 kg). Elle finit par débarquer devant les panneaux d’affichage, après 15 minutes de sport extrême et encore dégoulinante d’eau, et constate que toute cette peine fut bien inutile car le train affiche du retard. En effet la Sncf a encore une fois frappé avec pas loin de 45 minutes de temps à patienter. Dépitée face à la nouvelle, elle se met tente alors de se trouver une quelconque occupation en déambulant chaussure à la main au milieu de la foule. La petite brune regarde alors les vitrines de ces grandes enseignes pour classe moyenne dont elle connaît le nom mais ignore le style. Elle observe alors émerveiller tant les vêtements que la façon si normale qu’ont les gens de faire du shopping, elle qui l’avait toujours fait dans un showroom. Elle continue de marcher tout en appréciant la musique d’ambiance. Elle est surprise qu’un tel endroit mette du classique, du Chopin en plus. Elle est capable de reconnaitre pas mal de morceau à l’oreille, l’avantage de 14 ans de piano. Puis elle prête plus ample attention au morceau pour constater qu’il n’est pas enregistré mais actuellement joué, le son est toujours différent. Elle sonde alors du regard l’espace environnant pour voir non loin de là un piano. Et elle reste surprise de cette installation. Un piano dans une gare est-ce normal ? Il faut dire qu’elle n’est vraiment pas habituée à ce style de lieux et en ignore alors les coutumes. Elle se rapproche ainsi doucement du piano afin de pouvoir admirer la technique de main du pianiste (ou les mains tout simplement, elle trouve cette partie du corps tellement belle). Elle se fraye petit à petit un chemin les yeux rivés au sol afin de n’écaler personne. Enfin en première ligne, elle relève la tête en replaçant la mèche lui tombant sur ses yeux saphir. Elle croise alors le regard du pianiste, ce regard qu’elle reconnaîtrait entre mille. Ce même regard dont elle se languit depuis des jours mais ce regard qui n’est plus capable de se poser longtemps sur elle. Elle le connaît par coeur tellement elle l’a étudié et reconnaît son propriétaire sans même avoir besoin du visage. Mais pour autant elle lui en regarde les traits admirant ce qui lui avait manqué. Elle sent en parallèle la chaleur envahir peu à peu son corps et surtout son visage qui est en un rien de temps en feu. Quant à sa main elle monte instinctivement à ses lèvres pulpeuses et naturellement rosées, les caressant du bout des doigts et se mordillant légèrement l’index. Elle a beau continuer à se persuader de l’inverse, il la trouble bien au-delà d’une simple amitié, ou d’une innocente attirance. Elle reste la stoïque comme incapable de bouger, incapable de la moindre réaction. Puis elle le voit ramasser sa valise comme pour partir et ce sans un mot, ni même un bonjour. Voilà alors à quoi ressembleraient leurs relations maintenant, un climat glacial à fuir à tout prix. C’était son but recherché pourtant, mettre des distances. Mais son coeur lui faisait si mal, meurtris. Elle l’observe sans savoir quoi faire quand elle fait un pas vers lui et lève le bras pour l’interpeler. Mais son bras reste bloqué à mettre chemin et se bouche bien qu’ouverte, retiens en otage son nom sur le bout de sa langue. Elle n’ose pas lui faire plus de mal qu’avant et le laisse alors décider de la marche à suivre.

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MessageSujet: Re: OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)   Jeu 23 Juin - 16:26

• elle se mordille la lèvre, il le voit, ces quelques secondes où son regard s'est perdu dans le sien. ces lèvres qu'il veut embrasser, qui hantent son corps et son esprit depuis la dernière fois qu'ils se sont vus. mais il ne doit pas, et elle ne veut pas. et puis, c'est lui qui lui a dit que si elle ne pouvait pas supporter un baiser, alors il valait mieux qu'ils n'aient plus rien. certes, elle s'est pas faite prier our partir, mais qui serait resté après avoir entendu ça ? après avoir entendu que vous n'étiez qu'un corps pour lui, qu'il ne voulait que coucher avec vous. lui, à la place d'opium, il aurait fait pareil. alors, pour ne pas tenter le diable, il prend sa valise et il s'en va, il essaie de la distancer. il essaie de l'oublier. il essaie d'effacer l'image de la jeune fille, dans sa robe d'été, de ses joues rouges derrière ses cheveux mouillés. ses cheveux mouillés ? mais elle était trempée, sombre idiot ! il s'arrête, et il tourne un tout petit peu la tête, ne sachant pas tellement quoi faire. il ne peut pas la laisser s'enrhumer, ou attraper un truc plus grave, il s'en voudrait beaucoup trop. et puis, après avoir rencontré thésée, il avait pas dit qu'il essayait de devenir quelqu'un de bien ? quelqu'un de bien ne la laisserait pas, trempée, proie aux courants d'air dans la gare. alors traînant toujours sa grosse valise derrière lui, il s'approche d'elle. il évite son regard, préfère regarder le béton du sol, tout en retirant sa veste, qu'il met sur ses frêles épaules à elle. « tiens. » il ne sait pas quoi faire. il ne sait pas quoi dire. il reste juste là en face d'elle, silencieux, évitant ses yeux. parce qu'il sait que sinon, il va vouloir l'embrasser, se faire pardonner et... « ...t'es plus jolie que nicole kidman, alors le baiser avec la jeune fille trempée par la pluie, ce sera pas possible. » mayday, mayday. il a marmonné ça, mais de façon juste assez claie pour que quelqu'un puisse entendre. « et puis, il fait un grand soleil dehors, et on est pas dans un champ. » mais c'est qu'il en rajoute en plus. il devient rouge brique. ah bah oui, raph', tu peux rougir, tiens. c'est du joli ! et qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? tu vas faire ce que tu sais faire le mieux. tu reprends ta valise. « euh... garde ma veste, si tu veux, tu vas attraper froid sinon. et... je vais aller voir si mon train est pas arrivé des fois. » bah oui, vas-y. fuis. il commence à se détourner, avec sa valise en main et il se mordille la lèvre. « je... j'suis désolé pour la dernière fois. » il s'excuse. oui oui, vous ne rêvez pas il s'excuse. parce qu'il sent que c'est ce qu'il faut faire. parce qu'il sent qu'elle a souffert elle aussi. il n'était pas tout seul, il l'a repoussée, c'est lui qui est en faute. mais il ne se sent pas capable de l'affronter. d'affronter son regard, d'affronter sa peine à elle. il a déjà du mal à faire avec la sienne, ce n'est pas pour faire face à celle d'opium. il resserre sa main sur la poignée de sa valise, et il s'en va, le regard baissé, et le cœur souffrant du manque. il était mieux sas la voir finalement. il aurait aimé caresser son deux visage, du bout des doigts, passer sa main dans ses cheveux châtain, de l'embrasser, sur le front, sur les joues. et de s'excuser, encore et encore. il a envie d'être là pour elle. il a envie d'être meilleur pour elle. mais pour ça, il faut qu'il se contrôle. il ne peut pas l'obliger à le fréquenter, c'est impossible. alors, il fuit, pour lui laisser le choix.
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MessageSujet: Re: OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)   Lun 4 Juil - 20:44

Elle se mordille les lèvres si fort qu’elle finit par sentir le goût du sang envahir sa bouche mais pour autant elle n’arrête pas. Elle cherche un moyen d’évacuer sa nervosité et sa frustration. Frustration causée par Raph, Elle l’observe et plus précisément ses lèvres, se souvenant de la douceur et de la fougue en celles-ci et espérant secrètement de revivre cet instant. Et désirant par là même l’évitait à tout prix. Son coeur et sa tête encore dans leur guerre des plus ardues. Déjà la dernière fois ils avaient férocement combattu, le coeur la poussant à lui rendre son baiser avec passion et amour, la tête l’incitant à stopper le baiser et à repousser l’artiste. Cela l’avait rendu affreusement blessant et méchant. Il avait alors nié toute leur histoire, la façon dont il la regardait en la peignant et la façon dont le corps de la vierge frémissait sous le poids de ce regard. Cette complicité intense qui les poussait à finir les phrases de l’autre et à se chamailler sans arrêt. Il avait rabaissé tous ces moments tous plus importants et magiques pour Opium à une simple tentative veine de sa part de coucher avec. Il lui avait fait mal comme jamais ce jour-là, mettant pour la première fois de sa vie son coeur et sa tête d’accord sur le fait de fuir. La jeune fille en avait pour plusieurs jours de larmes avant de prendre le recul suffisant pour le comprendre. Elle n’avait pas été correcte avec lui lors du baiser, lui laissant un espoir pour mieux le détruire, et chaque millilitre du poison qu’il lui avait balancé au visage n’était qu’autre qu’une façon ne se préservait pas lui. Malgré la peine toujours présente de ses coups de couteau en plein coeur, elle lui a pardonné chaque mot prenant sur ses épaules, une fois de plus, l’entière responsabilité de la situation actuelle. Il se détourne d’elle, valise en main et son coeur se noue. Elle a besoin de le voir, de lui parler, de le récupérer. Mais sa raison l’emporte une fois de plus retenant son bras et sa voix, le laissant ainsi filer. Ses yeux basculent alors vers le sol, ils sont tristes et abattus. Mais pour autant aucune larme ne coule, plus aucune larme ne coule en public depuis longtemps d’ailleurs. Elle avait pris l’habitude de cacher ses sentiments aux autres, bien qu’avec Raph, il y avait là quelque chose de bien trop intense à dissimuler. Si bien que quelques signes transparaissent.
Soudain elle sent un poids sur ses épaules ainsi qu’une douce chaleur la recouvrir. Ses grands yeux bleus larmoyants se redressent vers le jeune homme qui vient de la couvrir. Elle agrippe les deux pans de la veste à une main et la serre contre elle. Son nez s’empresse de quérir une profonde bouffée du doux parfum si cher à ses narines. Ses paupières se ferment, et elle s’imagine serrée contre lui, la main contre son torse ressentant sa chaleur. Elle se souvient alors de cette même chaleur qui envahissait son corps quand elle se lovait contre lui devant un film. Et se souvenir alors si agréable rendu amer par la situation lui fait monter les larmes aux yeux. Mais elle sanglote silencieusement pour qu’il ne le remarque pas, pour n’attirer nullement sa pitié. “Merci” elle le lâche à moitié, et à voix basse comme pour le dire et se donner bonne conscience mais dans l’objectif que sa voix se perd. Puis il a été tellement dur à dire, retenir les vibrations d’une voix sanglotante et lui parler à lui, voilà un bien gros chalenge. Elle reste les yeux rivés sur le sol, toujours quasi dos à lui. Elle ne prononce pas un mot, ce qui n’aide ni au silence pesant ni même à l’aider lui qui déblatère sur tout et n’importe quoi. Mais sa référence bien que surprenante et maladroite de par la situation, touche la jeune fille au plus haut point. Elle décoince alors ses mèches de cheveux prisonnières su derrière de son oreille afin de camoufler son visage, et surtout la couleur homard de ce dernier. Mais une nouvelle fois elle reste muette, ne sachant quoi dire ni même que faire. Elle est paralysée, non par la peur ou la gêne mais toujours car ni son coeur ni son cerveau n’a pris le dessus pour le moment. De ce fait elle ne sait comment gérer la situation. Elle se referme sur elle-même. La voilà mis dos au mur elle qui déteste l’imprévu et le manque de préparation. Pourtant de la préparation elle en a, des heures face à son miroir ou sous sa douche à se répéter le même discours qu’elle se doit de lui prononcer si elle le rencontre à nouveau. Un discours de raison, un discours de la tête, un discours bien trop dur à tenir pour elle car la situation sont bien plus impressionnants et douloureux qu’elle n’avait pu y songer.
Puis il s’excusa auprès d’elle. Et à part lui faire plus de mal ça n’apporte rien d’autre. Qui dit excuse dit culpabilité. Hors pourquoi serrait-il coupable d’une situation qui dans le fond n’a été que le fruit d’Opium. Elle se sent alors encore plus coupable qu’au départ, coupable des tourments si peu loin des siens que vivent le jeune homme. Elle relève alors enfin les yeux vers son interlocuteur qui lui fait dos, valise en main prêt à partir. Il a d’ailleurs même amorcé sa marche. Elle se sent soulagée que le moment soit enfin passé, lui laissant le temps de se préparer à la prochaine situation similaire. Et à la fois elle se sent déchirée face à l’image de lui la “quittant” une nouvelle fois. C’est alors que sans même savoir pourquoi, ni comment elle est arrivée là, elle le retient. Elle ne réalise toujours pas ce qu’elle fait mais ses bras passent sous les siens et serrent sa taille. Et sa tête se pose son dos. Elle sert fort, comme si elle retenait un oiseau dans son envol. Et pour une fois elle ose lui parler, c’est la victoire du coeur. “Je t’en prie ne part pas … J’ai besoin de toi, tu me manques tellement.” Son visage en larmes s’enfonce dans le t-shirt de son correspondant mouillant au passage celui-ci.

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MessageSujet: Re: OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)   Jeu 21 Juil - 16:00

• elle n'a rien dit tout au long de la tirade embrouillée de raph'. elle ne dit rien non plus quand il s'excuse. alors il préfère partir, se rendant compte qu'il avait fait une erreur. qu'il aurait dû lui donner sa veste, et partir comme un voleur. un voleur de cœur. mais ça il ne le sait pas. ou plutôt, il ne parvient pas à l'intégrer dans sa petite tête. alors, il fait juste demi-tour avec sa valise. son train ne devrait pas tarder à arriver, à moins qu'il y aie du retard. et il a tout prévu pour son retour -juste quinze jours- sur paris. elle est certainement mieux sans lui de toute façon. sans un drogué incapable d'assumer ses sentiments, terrorisé par la possibilité de tomber amoureux, et tétanisé à l'idée d'être attaché, et de dépendre entièrement d'elle. son cœur il y a toujours trop tenu, il a peur qu'en le donnant, elle l'écrase entre ses doigts fins de fée. il va retrouver ses amis, sa mère, l'ambiance de la capitale dont il ne se lassera jamais. il va rester là bas, parce qu'il y est bien, et puis il va revenir, parce que c'est là qu'est sa vie maintenant, et qu'il a des responsabilités vis-à-vis de sa petite sœur. mais il ne la reverra pas, parce que c'est mieux comme ça. c'est pas mieux pour lui, bien évidemment, mais il l'a bien cherché. elle ne voulait pas de ça, et il le savait, et pourtant il l'a embrassée, et quand elle l'a repoussé, il lui a indiqué la sortie. c'était mieux ainsi. elle aurait une meilleure vie sans lui. il ne se faisait pas assez confiance sur ce point. il n'était pas sûr de pouvoir se fondre dans le moule du gentil petit ami. il n'était pas sûr d'être capable de l'aimer sans se lasser. et il ne voulait pas faire le test. pas avec elle. il tenait trop à elle, à cette jolie poupée de cristal.
• il est de nouveau déterminé à s'en aller et à ne plus la revoir quand deux bras graciles s'enroulent autour de lui. il se fige, tandis qu'un visage aux courbes légèrement anguleuses qu'il connaissait par cœur à force de les dessiner se cale dans son dos. elle le supplie de ne pas partir, et il n'est pas sûr de comprendre. pourquoi lui manque-t-il ? alors qu'il n'a su que lui faire du mal ? pourquoi veut-elle qu'il reste en connaissant sa réputation et son habitude de coucher avec la première fille venue, profitant du prétexte d'être un artiste et de vouloir la dessiner ? il ne comprend pas. il est perdu. il fronce les sourcils. il se tourne doucement, et prend le visage de la belle opium dans ses mains, lui faisant relever la tête. délicatement, juste avec ses pouces, il écrase les larmes au fuir et à mesure qu'elles se mettent à rouler sur les joues rosées. « tu n'as pas besoin de moi, opium. je t'assure. je ne sais pas si je pourrais être ce dont tu veux. je ne suis pas comme ça, et tu le sais. même si j'aimerais être différent, si je n'y parvenais pas, je ne voudrais pas que tu en sois la victime. vraiment. u mérites mieux. tu mérites... un gars aimant, un peu romantique, le genre qui va t'inviter au restau, et t'emmener voir le coucher de soleil sur la plage. pas un drogué qui voit les trois quarts des filles comme des bouts de viande, même si pour lui t'es différente. » elle pourrait l'aider, oui, elle serait une motivation largement suffisante pour arrêter tout ça. mais il ne peut pas. il ne veut pas prendre de risque, pas avec elle. parce qu'il ne veut pas la casser en mille morceaux. parce qu'il ne saurait pas la réparer ensuite. réparer les gens c'est pas son fort. il passe ses bras autour d'elle et la serre tendrement contre lui. il lui caresse le dos, parce qu'il ne supporte pas de la voir pleurer. il ne veut pas. et il ne veut pas être le responsable de ces larmes. « arrête de pleurer, s'il te plaît. » qu'il murmure, le nez dans ses cheveux châtain.
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MessageSujet: Re: OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)   Sam 23 Juil - 7:01

Elle le regarde partir s’éloigner d’elle. Bien consciente que son mutisme est la cause du départ du jeune homme. En même temps comment réagir autrement face à un tel silence. Mais elle reste muette ne le retenant pas par la voix. Pourtant elle a tant de chose à dire, à lui dire. Dans sa tête les phrases et les idées bouillonnent et se bousculent pourtant dans sa bouche aucun mot ne trouve corps, véritable désert acoustique. Et Dieu sait qu’elle aura tout essayé mais sa gorge trop nouée garde tout pour elle. Dans le fond c’est surement mieux ainsi, quels mots auraient réussi à retranscrire la complexité et la beauté de tous ce qu’elle a à lui dire, de ce qu’elle ressent pour lui. Comme l’avait dit Flaubert “la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles”. Et rien n’est plus vrai dans ce cas. Aucun mot ne serrait atteindre son but, ni même l’immense et puissant “je t’aime” des livres, alors vide de tous sens en notre époque. Sans parler du fait qu’il faudrait encore qu’elle soit en mesure d’admettre qu’elle l’aime avant de formuler une telle tournure. Elle reste alors figée sur place sentant son coeur s’ébranler, se déchirer et défaillir à chaque pas qu’il effectue un peu plus loin d’elle. Mais tout au fond d’elle, elle pense que c’est surement mieux ainsi, souffrir un bon coup et laisser toute cette histoire loin derrière eux. Cicatriser de façon douloureuse plutôt que de garder une plaie béante. Puis qu’avait-elle à lui offrir ? Elle ? Une jeune fille maladroite et innocente pour un homme si expérimenté. Elle n’était ni blonde ni exubérante comme toutes les conquêtes du jeune homme, mais brune et timide. Voilà la dure vérité qu’elle connaît, elle n’est pas la femme qui lui faut. Elle n’est malheureusement la femme pour personne. Telle la pièce d’un puzzle perdue dans la mauvaise boite. Que pouvait elle bien offrir à un homme ? Une histoire romantique à souhait (ce n'est pas forcément le genre de Raph) et puis quoi ? Un, deux, trois voire dix ans de pur bonheur amoureux, à fonder un avenir commun, pour solder le tout par sa mort, la tristesse et la peine ? Nan vraiment Raphaël a beau être le petit con de cette histoire, elle ne s’estime pas suffisamment bien pour lui, ou du moins elle l’estime trop pour oser lui affliger cela. Et pourtant elle ne doute pas un instant de leur bonheur à deux (c’est surement ce qui rend tous si dur). Elle se souvient de ces jours entiers à rire ensemble qu’ils pouvaient passer ou même encore de ses moments simples à contempler la mer à deux. Elle s’était laissé prendre à son jeu et avait baissé sa garde face à un bel homme qu’elle appréciait un peu trop.

Elle secoue la tête cherchant à se raisonner. Son coeur bat fort et chaque palpitation fait frémir entièrement tout son corps. Elle se mordille les lèvres au sang afin de faire passer sa frustration. Puis en l’espace d’un souffle, d’un clignement d’oeil, ses talons s’activent à la course vers Raph. Chaque pas la rapproche un peu plus de lui, faisant résonner le bruit léger du claquement de ses talons sur le sol de la gare. Elle court comme si sa vie en dépendait, et c’est le cas. Elle se trouve face à ces moments de la vie où une simple décision chamboule le cours d’une existence. Et face à un tel acte elle n’y oppose aucun raisonnement -pour une fois-. Elle le retient alors, son souffle court et rapide arrivant directement dans le dos du jeune homme. Ses deux bras frêles se glissent alors sous ceux de Raphaël, ses mains effleurent du bout des doigts le torse tant convoité avant d’atterrir sur les épaules, ces mêmes épaules qui bien qu’étroites réconfortent au plus au point la petite brune. Elle ressert alors l’étreinte de toutes ses forces comme pour retenir l’oiseau sur le point de s’envoler. Puis elle le supplie de rester, elle est incapable de le perdre à nouveau. Expérience déjà vécue et très mal vécue. Elle finit alors par admettre enfin la possibilité qu’elle l’aime bien plus qu’elle n’ose l’admettre. Mais pour autant elle n’est pas prête à l’accepter. Et ses yeux continuent à pleurer vidant son corps de toute son eau. Son visage bouillant par les émotions est alors rafraichi par le doux contacté de mains qu’elle connaît par coeur tant elle les a observé. Elle relève alors son visage rouge et plein de larmes vers les deux grands yeux bruns du jeune homme. Elle incline fortement sa tête afin d’intensifier le contacte délicat des mains de Raphaël. Et elle frémit telle une adolescente à chaque fois que ses pouces effleurent son visage pour effacer ses larmes qui bien que moins sortent continuent à couler. Elle l’écoute alors la repousser une fois de plus, une fois de trop. Ses larmes reprennent alors plus fort. La demoiselle effectue alors un pas vers lui afin de réduire la distance. “Je suis simplement victime de mon existence sans toi. Je ne supporte plus de t’avoir hors de ma vie et pourtant j’ai essayé … Et qui te dit que j’ai besoin d’un grand prince charmant ? Et je me fiche de savoir comment tu regardes les filles tant que ton regard vers moi est différent. Oui j’ai besoin de sortie au ciné et autres mais ce n’est pas le plus important. De plus j’ai suffisamment confiance en ta personne pour savoir qu’à mon contact l’envie te prendra. Et dans le cas contraire je me contente du contact doux de ton regard sur mon corps quand tu le dessines ou bien de tes blagues vaseuses qui me font rire. Et surtout j’adore la façon que tu as de m’énerver tout le temps. Je, Je” t’aime, voilà ce qu’elle voulait dire mais ce mot est resté bloquée bien trop dure pour elle à prononcer. Mais elle le pense et c’est déjà un pas. Il la fait grandir comme personne ne l’a jamais fait auparavant. Elle colle sa main sur le coeur du jeune homme caressant de son pouce son torse. Puis elle se sent poussée contre lui dans une tendre étreinte. Elle glisse alors ses bras dans le dos du peintre afin de le serrer contre elle. Ses yeux se ferment afin de savourer le moment, un moment qu’elle voudrait éternel. Elle lève alors ses yeux vers lui afin de lui répondre. “Alors reste, reste m’énerver, me faire rire, me faire pleurer. C’est tout ce qui fera cesser mes larmes, reste.”

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MessageSujet: Re: OPIUM + (why can't you just love her ? why be such a monster ?)   Sam 27 Aoû - 11:38

• il entend le claquement des talons derrière lui et il prie, il prie que ce ne soit pas pour lui. il prie pour que ce ne soit pas elle, pour qu'elle ne le retienne pas. parce qu'il ne sait pas s'il sera capable de la repousser encore une fois. mais il essaie quand même, en lui montrant mathématiquement, lui, l'artiste, qu'elle ne peut pas vouloir de lui. qu'elle ne doit pas vouloir de lui. il est comme une étoile filante, qui apparaît dans le ciel pour s'éteindre aussi vite. pour laquelle on fait un vœu, qu'on oublie presque aussitôt. il n'est pas une étoile, pas comme elle. il n'est pas de ceux qui seront toujours là. il ne sait pas rester statique dans l'obscurité. il vagabonde, apparaît irrégulièrement. mais cette fois, cette fois, il tombe en poussière. il tombe en fragments d'étoile face à ces yeux pleins de larmes. l'araignée est en train de se faire prendre à sa propre toile et dieu ce qu'il aime ça. il se sent faible et vulnérable, et il a envie de déposer son cœur malade, malade de tant d'égoïsme, entre les mains de cristal. il a envie de lui donner son âme, il le veut de tout son cœur, de tout son corps. mais il a peur. tellement peur. pour elle. pour lui aussi. il a vu les dégâts que font l'amour, parce qu'il a été le bourreau de ces dames pendant des années. il ne veut pas que les rôles changent, il ne veut pas devenir la victime. elle lui fait une longue, longue, si longue tirade, qu'il sent sa volonté s'effiler un peu plus à chaque mot. son cœur froid et dur se remet à battre lentement. elle a trouvé la fissure, et elle est en train de s'agrandir, d'ouvrir de nouveau le cœur de l'artiste manipulateur au monde. elle est en train de creuser de grands trous dans le masque. et puis, il y a les derniers mots silencieux de cette phrase finale. ces mots qu'il lit dans les si beaux yeux. alors il la serre dans ses bras. il niche sa tête au sein des cheveux châtain.
• il ferme les yeux pour ne pas pleurer à son tour. il refuse de verser la moindre larme, parce qu'il doit être fort. il essaie de retrouver sa volonté à la laisser là. il essaie de retrouver son courage, celui qu'il a eu quelques mois auparavant, lorsqu'il a repoussé la jeune fille. mais son esprit se borne à lui renvoyer des images de sa déchéance, de ce à quoi il ressemblait, loin d'elle. une loque. un pauvre drogué. une larve qui ne vit que de son propre malheur. il repense à tous les tableaux, tous les dessins qu'il a déchiré, abîmé, brûlé, vandalisé. il pense à tout ce désastre dans son atelier. il n'a plus envie de dessiner depuis qu'elle n'est plus là, il n'y arrive tout simplement pas. elle le supplie de rester et il prend une grande inspiration saturée du parfum enivrant de la belle qu'il a entre les bras. il ne veut plus partir. il veut rester là. il veut la garder dans son cœur. il veut prendre le risque. après tout, ce ne serait que justice pour toutes les autres s'il venait à souffrir. pour le moment ce n'est pas grave. depuis qu'il a pris cette décision intérieure, même s'il ne la lui a pas encore dite il se consume d'envie. il veut l'embrasser, il veut poser tendrement ses lèvres sur les siennes tout en ui caressant la joue. alors c'est ce qu'il fait. et c'est tellement, tellement à l'opposé de leur premier baiser, fougueux, pressé, avide. c'est délicat et tendre, à l'image d'opium. il fait passer là tous les mots qu'il ne sait pas dire. il entre dans un inconnu total, dans une nouvelle galaxie, jusque là toujours aperçue au loin et fuie, repoussée. pas cette fois. cette fois il se laisse happer par sa beauté stellaire, il se laisse capturer, et emporter. il ne lutte pas, il ne lutte plus. il a trop dérouillé pour lutter encore un peu « ça... ça te dit de venir chez moi, disons à... quatorze heures, demain ? j'ai détruit pas mal d'oeuvres dans ma colère, alors... faut que je les remplace. » il est hésitant, il ne sait pas trop s'il a le droit. il ne sait plus où sont ses permissions, et où sont les interdits.
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