Partagez | 
 

 stay with me (avery)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: stay with me (avery)   Dim 19 Juin - 1:53

il tire tes cheveux, il ne fait pas attention, il exprime son plaisir, et toi, tu peux que continuer ce que tu fais. ça ne te fait pas mal, tu n'as même pas l'impression d'être vraiment là, ton esprit s'embrasse et dérape complètement. au final, tu te relèves, il te donne ton fric et se casse avec son regard pervers, lui aussi, il n'a même pas assez d'argent pour se payer mieux. tu craches sur le trottoir, tu remets tes cheveux en place et tu retournes dans la rue. des voitures s'arrêtent, souvent. ils tentent, d'obtenir des tarifs réduis, voir même gratuit. bien sûr oui. tu les envois tous balader quand une belle voiture s'arrête. une voiture qui en jette, un gros client, tu vois déjà toutes les nanas s'affoler pour être la première. elles mettent en avant leurs atouts, elles se montrent sous leur meilleur jour. tu ne fais pas pareil toi, tu attends simplement et tu fais bien puisque la voiture vient s'arrêter juste devant toi. tu te baisses, tu mets en avant ta poitrine quand la fenêtre s'ouvre et c'est là que tu tombes nez à nez avec avery. ta bouche s'ouvre en grand, tu laisses échapper un oh et tu te mets alors à sourire en prenant immédiatement une position moins provocante. « avery !  » que tu t'exclames en souriant un peu trop. ça fait tellement longtemps que tu l'as pas vu, mais tu sais qu'il va bien, tu le savais puisque tu l'avais vu à la télé. « je t'ai vu, à la télévision, c'est pour ça que tu venais plus me voir ?  » que tu lui demandes, tu ne sais pas s'il veut que tu montes, tu ne sais pas ce qu'il vient faire là, alors t'oses pas entrer dans sa belle voiture, d'autant que toi, tu la salirais après la soirée que tu viens de passer. t'es une malpropre, c'est sûr. mais tu restes fière, tu lui souris, tu remets une mèche de cheveux en place. « ça va avery ?  » toi, tout ce que tu veux qu'il dise c'est un monte oui, tu veux monter, tu veux qu'il t'enlève, maintenant. t'en as besoin. vos moments te manquent.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Lun 20 Juin - 16:46

depuis que t'étais rentré, c'était plus pareil. depuis que t'avais été blessé, depuis que tu t'étais fait opéré, depuis que tu boitais, t'aimais pas les journées à biarritz comme avant, lors de tes permissions. c'est normal, maintenant, c'est devenu quotidien. maintenant, c'est devenu ta vie. t'étais rentré, tu t'étais fait opéré. grosse opération. ça avait coûté une blinde. mais t'en avait rien à foutre, tu voulais plus souffrir. t'étais devenu un boiteux, mais un boiteux qui prenait sur lui. parce que ça se voyait pas, que tu boitais. tu faisait attention, et ça te faisait pas tant mal que ça, tu t'étais habitué, c'était une douleur qui te lançait, parfois, de temps en temps plus forte qu'à d'autres moments. y'avait autre chose, aussi, que t'avais arrêté de faire, depuis que t'étais rentré. avant, t'allais au centre-ville. toujours dans cette rue. elles étaient là. tu l'avais vu elle, elle t'avait plu, elle semblait dépassée, mais pas totalement perdue. alors tu l'avais embarqué dans ta voiture, moins volumineuse qu'aujourd'hui, et t'avais fait sa connaissance. mentalement parlant. parce que physiquement, c'était pas forcément ce dont t'avais besoin, à ces moments là. bien sûr, c'était arrivé. mais généralement, vous parliez plus qu'autre chose. elle te parlait de ses passions, tu lui parlais de l'armée. tu lui racontais des récits, et elle buvait toujours tes paroles. tu lui faisait comme prendre une pause. une longue pause. une pause qui rapportait, parce qu'elle repartait toujours avec une belle somme dans les poches. plus que d'ordinaire. mais ça, t'avais arrêté. tu sais plus exactement pourquoi. t'étais occupé. t'avais un boulot. t'étais pas en vacance, comme ces moments là. puis t'as rencontré t'es sorti avec des nanas, et t'es un gars plutôt fidèle. aujourd'hui, avec gabrielle, avec ta fiancé, c'est pas pareil, ça compte pas. t'es fiancé pour le protocole. gaby, c'est contre le protocole. et ta fiancée, elle t'en voulait pas, parce qu'elle aussi, elle allait voir ailleurs, elle aussi, elle avait pas choisi tout ça. alors aujourd'hui, t'avais décidé d'aller la voir. en espérant qu'elle soit pas déjà avec quelqu'un. en espérant qu'en plusieurs années, elle ait pas bougé de secteur, ou qu'elle ait pas arrêté, tout simplement. même si, le fait qu'elle arrête te soulagerais plus qu'il ne te décevrais. parce que ça voudrait dire qu'elle avait décidé de faire autre chose, de se reprendre en main, comme tu lui avais conseillé de faire, de nombreuses fois. elle qu'était si passionnée par littérature. m'enfin. t'étais parti au centre ville, dans ta camaro convertible, recouverte, aujourd'hui, et aux vitres teintées. t'avais pris cette rue, habituelle, mais que t'avais pas pris depuis longtemps, et tu t'étais mis à rouler plus lentement, scruter les trottoirs. y'avait des filles. par moment plus qu'à d'autres. mais tu la voyais pas. jusqu'à ce moment. la seule qui ne fait pas la pute autant que les autres, qui montre pas ses avantages autant que les autres. la seule qui attend, gardant ta voiture au coin de l'oeil. elle a pas changé. alors tu t'arrêtes devant elle, et là, elle s'approche. elle fait comme les autres. ça te fait sourire, parce qu'au fond, tu sais qu'elle fait ça plus par "survie" que par véritable choix. alors quand t'ouvres la fenêtre côté passager, que tu vois son visage quand elle te reconnait, tu peux pas t'empêcher de sourire encore plus. elle dit ton prénom, heureuse, souriante. presque soulagée, de te voir. tu lui réponds pas, tu souris juste aussi, léger clin d’œil amical. « je t'ai vu, à la télévision, c'est pour ça que tu venais plus me voir ? » tu refermes la bouche, tu baisses les yeux vers le siège parfait de la voiture que t'avais acheté y'a pas si longtemps que ça. « on va dire que j'ai eu des empêchements. » tu vois qu'elle hésite à entrer, qu'elle sait pas trop quoi faire, alors t'arques un sourcil, rictus au coin des lèvres. « ça va avery ? » t’acquiesce, en même temps que tu réponds. « ça va ma belle. et toi ? j'pense qu'on a des choses à se raconter, depuis le temps. qu'est-ce que tu penses de monter ? ça sera mieux que si tu restais dehors. puis j'pense que ta jupe est un peu courte, pour que tu restes penchée comme ça, à la fenêtre. » la remarque, tu la fais après un coup d'oeil au trottoir, au bâtiment devant lequel était kiera. des hommes entraient et sortaient, sans vraiment se gêner pour observer les courbes du bout de femme.

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Lun 20 Juin - 22:35

« on va dire que j'ai eu des empêchements. » qu'il répond simplement alors tu ne comprends pas trop ce qu'il entend par là. si ça avait été la télévision, la notoriété, tu sais qu'il te l'aurait dit, il n'avait aucune raison de te cacher quoique ce soit. tu sais très bien ce que tu es, ce que tu représentes, tu sais que tu es une catin, une prostituée ... tu sais que ce n'est pas bien de traîner avec toi, tu sais qu'il aurait pu avoir une baisse de notoriété, tu comprends parfaitement et tu n'es pas vexée, il t'en faut plus, beaucoup plus pour te vexer alors tu comprends. « ça va ma belle. et toi ? j'pense qu'on a des choses à se raconter, depuis le temps. qu'est-ce que tu penses de monter ? ça sera mieux que si tu restais dehors. puis j'pense que ta jupe est un peu courte, pour que tu restes penchée comme ça, à la fenêtre. » tu souris, tu te retournes un instant pour croiser le regard de quelques types qui n'en perdent pas une miette de ton fessier, oui ils le regardent avidement, tu te trémousses rapidement, pour leur donner envie avant d'ouvrir la portière, tu viens t'installer dans la voiture, aux cotés d'avery et tu restes là, sans t'attacher. tu n'en as pas l'habitude dans la voiture. « ils se rincent toujours l'oeil ceux là, ils traînent toujours là, derrière parce qu'ils savent qu'on va se pencher pour parler à travers les vitres des voitures, au moins ça reste gratuit. » tu hausses les épaules en le disant et tu tournes ton regard vers avery qui démarre déjà la voiture, sa belle voiture qui sent le neuf. t'as jamais senti cette odeur encore, c'est fort, c'est beau. « ça fait longtemps, qu'on ne s'est pas parlé, qu'on se s'est pas vu, nos entrevues m'ont manqué tu sais, avery. » tu lui dis, alors, sincèrement, tu es toujours sincère, tu n'as pas à l'être, c'est vrai, mais tu l'es toujours avec Avery, tu n'as pas de raison de ne pas l'être. alors tu lui dis ce que tu penses. il t'a vraiment manqué, ces moments que vous passiez à parler, papoter, alors qu'il te racontait ses récits, que tu buvais ses paroles littéralement, puis ses moments où tu te retrouvais dans ses bras, dans l'étau de ses bras si puissants. avery est un homme bon, un homme bien, et il ne s'en rend pas compte. « sinon, je vais bien, comme tu vois toujours sur le même trottoir, rien n'a changé dans ma vie ou presque. » tu lui dis doucement. « je te raconterai, où est-ce que tu me conduis ? » tu lui demandes, ensuite, généralement, vous vous voyez à l'hôtel, généralement, vous prenez une chambre, parce qu'il n'est pas libre, qu'il a une réputation, et que toi, tu fais tâche. « tu sais, je te regarde à la télé. » tu lui avoues alors, en souriant.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Mar 21 Juin - 0:56

au final, les vitres teintées c'est bien quand t'es assez connu. ça évite les émeutes. tu t'en tape, qu'on te voit avec une prostituée. quoique, maintenant que t'es fiancé, maintenant que c'est officiel, que c'es dans ces foutus magazines people, que ton père s'est empressé d'informer, bah, c'est pas trop le mieux. alors aujourd'hui, t'es content d'avoir cette caisse là. de toutes manières, t'as refourgué l'ancienne. ou plutôt, ton père t'a obligé à la refourgué. soit disant qu'elle était dépassée, qu'elle allait pas à ton statut. toi tu l'aimais bien, mais d'un jour à l'autre, la voiture avait disparu. alors t'as pas envie que kiera pense que si tu l'avais pas vu, ces derniers temps, c'était parce que t'avais peur pour ton image. ton image, elle est suffisamment polie par ton père. suffisamment mise en valeur pour ça. la ternir, ça t'aurait fait que du bien, et quand tu dis ternir, c'est pas contre kiera, parce que kiera, tu l'aimes bien, et tu veux qu'elle s'en sorte. nan, c'est contre le protocole qui accepte pas les prostituées. quand kiera monte, tu la vois se remuer légèrement, pour aguicher l'oeil des hommes derrière. tu peux pas t'empêcher de lever les yeux au ciel, mais aussi de mal les regarder. parce que c'est comme ça, tu t'es attaché à kiera, t'as pas envie qu'il lui arrive quelque chose, t'es un peu protecteur envers elle, et maintenant que t'es de retour... « ils se rincent toujours l'oeil ceux là, ils traînent toujours là, derrière parce qu'ils savent qu'on va se pencher pour parler à travers les vitres des voitures, au moins ça reste gratuit. » tu fais une moue. t'aimes pas ce genre de gars, ce genre de voyeurs indiscrets. quand tu démarres, y'a un p'tit bip qui résonne dans la voiture. tu jettes un coup d'oeil à kiera, tu vois qu'elle s'est pas attachée. « attaches toi avant que je freine trop brusquement et que tu passes par le pare-brise.» sourcil arqué, tu lui lances ça. t'es sérieux, tu la materne presque. mais c'est parce qu'elle a dix ans de moins que toi, que c'est une gamine, que tu tiens à elle. c'est normal. « ça fait longtemps, qu'on ne s'est pas parlé, qu'on se s'est pas vu, nos entrevues m'ont manqué tu sais, avery. » t'es touché qu'elle t'avoue ça. tu gardes les yeux rivés sur la route, une certaine gêne dans l'atmosphère, parce que ça te trouble un peu. mais tu finis par tourner la tête vers elle, et lui sourire, sincèrement. « moi aussi ça m'a manqué. » et tu détournes la tête. t'es pas très expressif, tu l'a jamais vraiment été, et pourtant kiera tu la connais depuis longtemps maintenant. mais au moins, t'es sincère. et c'est sûrement le plus important. « sinon, je vais bien, comme tu vois toujours sur le même trottoir, rien n'a changé dans ma vie ou presque. » t'arques le sourcil, intrigué, te tournant de nouveau vers elle, quelques courts instants. t'es curieux, tu veux qu'elle t'explique, et elle le comprend bien. « je te raconterai, où est-ce que tu me conduis ? » t'ouvres légèrement la bouche, et un sourire satisfait se dessine sur ton visage, dévoilant un peu tes dents blanches. « une maison, que je compte acheter par ici. mais je vais t'expliquer, le pourquoi du comment, quand on sera arrivés. » ouais. t'as l'intention d'acheter une maison. une sorte de grande villa, mais assez familiale, quand même. tu sais pas pourquoi, peut-être pour toi, ta fiancé, le futur gosse à venir, même si au final tu sais que vous finirez par divorcer un jour ou l'autre, parce qu'elle pourra pas refaire sa vie, si elle est mariée, et que tu sais que c'est pas la vie rêvée. mais au moins pour l'enfant. une maison où grandir, où faire ses premiers pas, ses premières crises de nerfs, ses premières fêtes, amener ses premières copines, et puis quitter. une maison que tu laisseras jamais. et t'as besoin de l'avis de kiera, là-dessus. qu'elle te dise ce qu'elle en pense. comme ça, elle pourra venir te voir, des fois. vous serez mieux que dans un hôtel, mieux que dans une voiture, à manger des hamburgers en se racontant des anecdotes. ils t'ont donné les clefs, pour que tu puisses venir, quand tu voulais, visiter. parce que t'es sérieux, parce que la maison est propre sur elle, parce que y'a sérieusement pas besoin de plus la vendre qu'elle ne l'est déjà, architecturalement. « tu sais, je te regarde à la télé. » elle lance. tu te met à rire. c'est étrange, mais ça fait plaisir, aussi. « ah oui ? l'émission te plait ? » tu demandes alors, intéressé par sa possible réponse. oui, les avis de kiera t’intéressent. parce qu'elle est intelligente, elle est cultivée, elle a des avis pertinents. c'est sans aucun doutes pour ça, que tu aimes être avec elle, lui parler. et l'émission, elle te tient à coeur. l'émission, c'est devenu une partie de toi, maintenant. et t'as envie de l'améliorer, t'as envie de la rendre encore meilleure. « tu lis toujours autant ? qu'est-ce que tu lis, en ce moment ? » tu lui posais souvent la question. généralement, à chacune de tes permissions, elle en était à un nouveau livre. c'est normal, les permissions, c'était à des mois d'intervalles. mais ça t’intéressait toujours. parce que, même si t'avais jamais été un grand lecteur, t'aimais les histoires. t'arrives devant un portail, fermé. tu sors les clefs de ton vide poche et t'appuis sur un bouton. la portail s'ouvre, sur des dalles en pierres, formées et courbées, laissant place derrière à quelques parterres de fleurs. tu rentres la voiture, et le portail se ferme derrière vous. juste derrière la maison, juste derrière une petite partie du jardin, il y a une pente. toujours de l'herbe, mais qui finit par arriver au sable. et une partie de la plage de biarritz.

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Mer 22 Juin - 21:06

« attaches toi avant que je freine trop brusquement et que tu passes par le pare-brise.» tu tournes ton regard, tu poses tes yeux sur lui et tu croises son air totalement et entièrement sérieux. tu ne bouges pas, quelques secondes encore et tu obéis, rapidement, parce qu'au final, tu obéis toujours c'est comme ça que tu as été éduqué, oui, c'est comme ça qu'on t'a dit qu'il fallait que tu agisses, que tu les écoutes, que tu fasses se qu'on te demande, peu importe ce que c'est alors tu t'attaches, rapidement. « moi aussi ça m'a manqué. » tu l'entends dire, et tu souris doucement, tu sais que c'est beaucoup ce qu'il vient de te dire, tu sais que ça représente beaucoup et tu ne lui en demandais pas tant, tu lui exprimais juste ce que tu pensais, toi, sans entrer dans les détails, sans lui retourner la question mais tu souris surtout et avant tout parce qu'il ne t'a pas oublié. normalement, t'es le genre de personne qu'on oublie, de pas ton métier, ton milieu social, on te baise, on te paye et on t'oublie, simplement. « une maison, que je compte acheter par ici. mais je vais t'expliquer, le pourquoi du comment, quand on sera arrivés. » tu t'émerveilles doucement quand il te dit ça. une maison ? sa future maison ? vraiment ? c'est toujours mieux que la banquette d'une voiture quoique sa voiture, là, te semble des plus spacieuse et confortable. tu restes toujours subjuguée par l'odeur du neuf. « je vais attendre qu'on y soit alors. » tu lui avoues finalement que tu le regardes, à la télévision. « ah oui ? l'émission te plait ? » qu'il te demande. tu hoches la tête, instantanément. « oh oui, c'est intéressant, puis tu y es aussi, alors forcément, je trouve ça intéressant. mais tu restes quand même plus beau en vrai qu'à travers l'écran. je suis contente pour toi, que tu réussisses là dedans. » tu lui avoues doucement. oui, ça lui va bien la télévision, ça lui va même très bien, trop bien. « tu lis toujours autant ? qu'est-ce que tu lis, en ce moment ? » qu'il te demande, rapidement, alors que vous arrivez devant une bâtisse à en faire rêver plus d'un. tu ne réponds même pas tellement tu es subjuguée, une nouvelle fois. c'est grand, c'est beau, c'est luxueux, c'est juste magnifique. plus vous entrez, plus tes yeux brillent devant tant de beauté. tu t'y perds doucement. « je .. oui, je lis encore .. je lis l'Odyssée, en ce moment et ... Avery, elle est magnifique cette maison. » tu vois la plage ensuite, l'eau juste là, à quelques mètres et tu te dis qu'il a une vie bien rangée, bien remplie, qu'il a tout tandis que toi, tu n'as rien. tu ne le jalouses pas, non, tu l'envies simplement, mais tu es heureuse pour lui. tu sors de la voiture sans l'attendre et tu observes chaque détail. « tu vas t'acheter cette maison ? achète là, elle est ... paisible en plus. juste .. il faut que je m'en remette, je ne savais pas qu'il y avait de telles maisons sur biarritz. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Jeu 23 Juin - 1:30

kiera, elle t'intriguait. kiera, t'aurais pu espérer qu'elle ait arrêté d'être sur le trottoir. kiera, elle conaissait ta vie, tu lui en avait parlé, un peu, par bribes, par instants, par moments. toi, elle te parlait d'elle, de ses livres, elle répondait à tes questions, quand tu lui demandais d'où elle pouvait bien venir, elle te répondait, mais sans trop de détail, tu connaissais que les grandes lignes, mais toi, ça te suffisais. kiera, tu t'étais attaché à elle. kiera, tu voulais le meilleur pour elle. c'est sûrement pour ça, que tu revenais la voir, à chaque fois que t'avais tes permissions. pour qu'elle soit bien, pour qu'elle soit mieux, pour qu'elle oublie un peu sa vie. c'est pour ça, aussi, qu'aujourd'hui, alors que t'étais pas revenu la voir depuis un moment, alors que t'aurais pu ne jamais revenir, que tu l'avais récupérée sur le trottoir, que tu l'avais embarquée dans ta voiture, pour qu'elle voit autre chose que ce trottoir dégueulasse sur lequel elle se faisait récupérer par d'autres qui voulaient lui montrer que leur bite. kiera, t'avais réfléchis, tu t'étais demandé ce que tu pouvais faire d'autre pour elle, ce qui ne la ferait pas tout perdre, ce qui pourrait la porter, plus haut, plus loin. t'avais trouvé, t'avais ton idée. mais encore fallait-il qu'elle accepte, encore fallait-il qu'elle se détache de tout ce qu'elle avait, là, actuellement, de ce dans quoi elle baignait depuis des années. ça te plait, qu'elle aime l'émission, ça te fait plaisir qu'elle la regarde, qu'elle s'y intéresse. alors tu l'écoutes, alors tu acquiesce quand elle en parle, tu continues de réfléchir en même temps. « oh oui, c'est intéressant, puis tu y es aussi, alors forcément, je trouve ça intéressant. mais tu restes quand même plus beau en vrai qu'à travers l'écran. je suis contente pour toi, que tu réussisses là dedans. » tu ris un peu, ironiquement, touché, aussi. t'aimais qu'on te fasse des compliments, t'avais toujours été la dedans, sous le feu des projecteurs, avec l'entreprise de ton père, la chaîne de ta mère, et jeune, t'adorais. mais t'avais mûrit, et t'avais comprit que si tu voulais réussir, c'était pas en prenant les choses faciles. t'avais été à l'armée, pour ça, mais t'as dû revenir, et maintenant, la télé, le mannequinat, c'est par défaut que tu les a choisis. parce que de toutes manières, tu sais que t'es doué pour ça. « ça me fait plaisir que tu me dises ça. vraiment. mais tu sais, si je réussis, c'est parce qu'on m'en donne les moyens. et j'ai envie de te donner les moyens de réussir, toi aussi.» tu dis rien de plus, tu lui laisse le suspens, tu lui laisse le temps. c'est pour ça que tu changes de sujet, que tu lui demandes ce qu'elle lit. et elle, elle te répond qu'après, elle te répond que quand vous rentrez sur le terrain que tu vas acheter. tu vois bien sur son visage qu'elle est émerveillée. tu sais, toi même, qu'on voit pas des maisons comme ça tous les jours. pourtant, y'en a pleins, sur biarritz. elles sont cachées, elle sont dissimulées derrières de grands murs modernes, comme ceux-là. et t'es content de faire partager ça à kiera. t'es content de lui montrer qu'il y a autre chose. « je .. oui, je lis encore .. je lis l'Odyssée, en ce moment et ... Avery, elle est magnifique cette maison. » l'odyssée, t'avais jamais lu. t'étais pas un grand lecteur. t'avais jamais aimé, toi, tu demandais les réponses des examens de littérature aux autres, aux "intellos" de ta classe, parce qu'à l'époque t'avais autre chose à foutre que de lire des foutus bouquins qui te serviront à rien, après. t'avais jamais lu, mais tu connaissais. homère, ulysse. la mythologie grecque. c'était connu. et t'avais pas oublié, quand vous en parliez, en cours. t'as pas le temps de répondre qu'elle sort de la voiture alors que t'as pas coupé le moteur. ça te fait rire, parce qu'on dirait une gosse. une gosse qui va à disneyland pour la première fois et qui voit mickey et minnie, ou alors sa princesse préférée. « tu vas t'acheter cette maison ? achète là, elle est ... paisible en plus. juste .. il faut que je m'en remette, je ne savais pas qu'il y avait de telles maisons sur biarritz. » qu'elle dit quand t'es sortis de la voiture et que tu l'as fermée. paisible, oui, c'était le mot. cette maison, tu l'avais pas encore vu. pas encore visité. juste par des photos, tu savais où étaient les pièces. mais c'était la première fois, et kiera était privilégiée, car elle était aussi la première à entendre parler de cet achat. « j'ai jamais lu, mais si tu le lis, c'est que c'est bien, alors je te fais confiance. » c'était ça que t'aimais bien chez kiera, elle lisait, elle était cultivée, elle savait des choses que d'autres ne savaient pas, parce qu'elle lisait beaucoup. « je vais l'acheter, je pense. » tu dis en allant vers l'entrée de la maison, et en sortant les clés pour ouvrir la porte. « j'ai pas encore vu l'intérieur, tu vas découvrir en même temps que moi. entres. » tu la suis de prêt, tu refermes la porte derrière toi, et tu te dirige vers la cuisine. parce que l'entrée donne directement sur un salon lumineux et une cuisine ouverte. et tu sais que les agents immobiliers mettent souvent des rafraîchissements, dans les frigos. « installes toi sur le canapé, vas y, t'inquiètes. tu veux une bière ? y'a du rosé, aussi. » tu proposes. pour tout lui raconter, pour lui dire tout ce qu'elle a raté, et pour qu'elle te dise tout ce que t'as raté aussi, tu préfères que vous soyez autours d'un verre.

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Ven 24 Juin - 21:19

« ça me fait plaisir que tu me dises ça. vraiment. mais tu sais, si je réussis, c'est parce qu'on m'en donne les moyens. et j'ai envie de te donner les moyens de réussir, toi aussi.» toi ? les moyens de réussir ? tu ne sais rien faire, tu n'as pas de savoir, tu ne sais rien faire de ton mental. tout ce que tu fais, tu le fais avec ton corps toi, tu joues de ton corps et tu offre du plaisir, simplement, c'est comme ça que tu fonctionnes, il ne peut rien faire pour toi. il doit bien le savoir, il doit bien s'en rendre compte maintenant non ? finalement, vous entrez là, dans son futur chez lui et tu es juste époustouflée, c'est tout ce que tu pourras jamais t'offrir, non jamais. « j'ai jamais lu, mais si tu le lis, c'est que c'est bien, alors je te fais confiance. » qu'il dit, mais tu ne l'écoute même plus on, t'es perdue dans ta contemplation. « je vais l'acheter, je pense. j'ai pas encore vu l'intérieur, tu vas découvrir en même temps que moi. entres. » vraiment ? tu te sens privilégiée, tu gardes le silence, tu le suis, il ouvre, te laisse passer alors tu entres dedans et c'est juste du luxe à l'état pur, c'est juste magnifiquement beau. tu tombes amoureuse de l'endroit au premier coup d'oeil. « installes toi sur le canapé, vas y, t'inquiètes. tu veux une bière ? y'a du rosé, aussi. » tu regardes le canapé, t'as peur de le salir, malgré tout, avec tes vêtements qui ont traîné depuis le début de la soirée. tu retires alors tes hauts talons provocants, tu descends de tes échasses et tu avances doucement, sur la pointe des pieds pour venir jusqu'au canapé. « je vais le salir Avery. » tu l'informes d'une petite voix. « et je ne suis pas une pute de luxe enfin ... désolée, mon vocabulaire mais .. une bière, une bière sera parfait. » que tu lui réponds, finalement, d'une voix un peu plus clair. « mon mac est mort, il y a un mois. » tu lui balances, comme ça, comme un besoin de lui avouer. « il était souffrant et il s'est donné la mort, j'étais là .. et je ne suis pas partie jusqu'à ce que mon nouveau mac arrive. il est .. bizarre. il ne m'aime pas j'crois. » que tu te confies alors qu'il ouvre ta bière et te la tend. « c'est juste bizarre, je ne sais pas ce que je lui ai fait .. j'ai du changer de maison, du coup, je suis partie vivre avec les filles qu'il avait lui et .. voilà. sinon, il n'y a rien eu de nouveau. la routine.  » malheureusement ? oui, peut-être bien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Sam 25 Juin - 15:24

tu la garde dans ton champ de vision, du coin de l'oeil. tu vois plus ou moins sa gêne, d'être là, d'être ici. autant que tu vois son air émerveillé. toi, t'as l'habitude de ce genre de maisons. bien sûr, celle là est particulièrement moderne, mais t'en a quand même l'habitude. pourtant, qu'est-ce que t’aimerais être aussi émerveillé qu'elle. qu'est-ce que t'aimerais voir ça, et avoir les yeux qui brillent, l'envie de tout acheter maintenant, de vivre ici dès ce soir. mais nan. c'est un regret, de ta part. d'être bien né. pourtant, t'as raison d'être envié. t'as bien vécu, t'avais pas tout ce que tu voulais, mais t'avais été élevé dans un luxe qui n'était pas disponible pour tout le monde. alors quand elle te dit qu'elle va salir le canapé, tu lèves les yeux au ciel. parce qu'elle ne fait que se rabaisser, se sentir sale, se sentir mal. et elle a pas à se sentir comme ça. « dis pas n'importe quoi, assieds-toi. évidemment que tu vas pas le salir. » t'es assez ferme, quand tu donnes des ordres. c'est le commandant de l'armée qui revient, dans ces moments là. qu'est-ce que ça peut te manquer, tout ça. pourtant, quand tu te rend compte de la manière dont tu lui a parlé, tu t'excuse, plus doux, plus clair, moins droit. « désolé kiera. mais tu vas pas le salir, dis pas ça. » tu relèves la tête et tu souris. puis elle te parle de la boisson. de luxe ou pas, le rosé, c'est bon. t'aimerais qu'elle arrête de se sentir si inférieure. elle a le droit à tout ça, elle aussi. mais tu lui prends ce qu'elle te dit de prendre. tu lui prends la bière, sans réponse à ce qu'elle a dit, parce que ce que tu penses tu l'exprimeras bien assez tôt. et en même temps que tu marche dans sa direction, tu ouvres les bouteille, d'un coup de main pour chacune. t'as pas pris de verres, t'as oublié. parce que toi les bières tu les bois à la bouteille ou à la canette, comme ça. mais peut-être que kiera boit avec un verre ? « tu veux un verre ?» tu t'assois pas, tu restes la bouteille à la main, devant la baie vitrée, t'observes le jardin, t'observes l'océan bleu. puis ton regard se pose sur cette pièce, détachée de la maison, mais qui en fait partie. cette pièce, tu l'avais cherché. « mon mac est mort, il y a un mois. » tu te retournes, les sourcils froncés. son mac. son patron. le proxénète qui s'occupait d'elle. celui qui lui avait donné beaucoup, et dont elle t'avait parlé. t'avais trouvé la relation qu'ils avaient malsaine. plus malsaine que toi et gabrielle. mais t'avais rien dit, c'était pas ton droit de lui en parler. pourtant il était beaucoup pour elle, e ce que t'avais pu comprendre. « il était souffrant et il s'est donné la mort, j'étais là .. et je ne suis pas partie jusqu'à ce que mon nouveau mac arrive. il est .. bizarre. il ne m'aime pas j'crois. » tu te rapproches et tu t'assois à côté d'elle. bouteille à la main, le dos courbé vers l'avant, tu regardes tes pieds écartés. t'écoutes ce qu'elle dit. son nouveau mac. elle aurait pu arrêter. elle aurait pu fuir. mais elle l'avait pas fait, pourquoi ? pourquoi elle avait pas quitté tout ça, cette vie ? « c'est juste bizarre, je ne sais pas ce que je lui ai fait .. j'ai du changer de maison, du coup, je suis partie vivre avec les filles qu'il avait lui et .. voilà. sinon, il n'y a rien eu de nouveau. la routine. » ton regard se pose sur elle. « pourquoi t'es pas partie ? t'aurais pu commencer autre chose, vivre autrement. non ? » tu parles doucement, tu te radoucit, parce que tu t'en veux quand t'es ferme, tu t'en veux quand t'es dur, avec elle, avec d'autres. c'est pas de ta faute, ou peut-être que si... c'est de l'habitude. et puis, kiera t'avais avoué quelque chose, elle t'avait confié quelque chose d'important, et tu pouvais pas mal lui parler après ça, même involontairement. elle t'avait avoué quelque chose, et tu devais faire pareil. toi aussi tu devais lui expliquer ce qu'il t'était arrivé. « j'ai eu un accident, j'ai été touché sur le terrain, à la jambe. c'est pour ça que je suis revenu, j'ai été opéré, je peux plus exercer, c'est terminé. » t'étais un boiteux. ça se voyait pas, parce que tu faisais attention. t'avais pas mal, c'était qu'une gêne. tu t'étais habitué à la douleur, en faisant tout pour marcher normalement, pour que personne ne voit ce qui t'arrivait. parce que l'opération, seul ta famille et dylan étaient au courant. les journalistes, les gens... même gabrielle était pas au courant. « j'aimerais bien un peu de routine, en ce moment. » tu lances en rigolant un peu. si elle en avait marre de son quotidien, toi t'aimerais ne pas avoir à penser à tout ce qu'il se passe pour toi en ce moment.

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Dim 26 Juin - 16:13

« dis pas n'importe quoi, assieds-toi. évidemment que tu vas pas le salir. » qu’il te dit, immédiatement, sur un ton plutôt trop ferme, plutôt beaucoup trop ferme. Toi, tu gardes le silence, toi, tu ne réponds rien, pas tout de suite, qu’est-ce que tu pourrais dire au juste, alors tu ne dis rien. S’il te dit que tu ne vas pas le salir, c’est ce que vrai, c’est tout ce que tu dois te dire, tu dois t’en convaincre. Point. « désolé kiera. mais tu vas pas le salir, dis pas ça. » qu’il reprend finalement, plus doucement, et tu hoches la tête, tu lui offres un léger sourire, simple mais bel et bien présent et tu finis par poster ton fessier sur ce canapé qui doit valoir plus cher que toute ta penderie, quelque chose dans ce genre là oui. Il finit par t’apporter ta bière et tu le remercies d’un sourire, d’un regard alors qu’il demande. « tu veux un verre ?» tu secoues immédiatement la tête. Toi, un verre ? non, tu n’as pas besoin d’un verre pour boire une bière. A même le goulot est juste préférable et te convient parfaitement. . « non non, c’est parfait comme ça, t’inquiète.» que tu lui dis en buvant d’ailleurs une légère gorgée de la bouteille en verre. Tu finis par te confier, lui expliquer où t’en es, lui expliquer la mort de ton mac et la suite. « pourquoi t'es pas partie ? t'aurais pu commencer autre chose, vivre autrement. non ? » il te demande, doucement, et toi, tu hausses simplement les épaules. « et vivre comment ? je ne … je ne connais rien, mise à part le trottoir, je n’ai aucune idée de .. enfin, non, je ne pouvais pas partir, m’enfuir. » parce que t’as développer ce sentiment de peur de l’abandon, lorsque tu te retrouves toute seule, tu as peur, tu as besoin d’être supervisée, d’avoir quelqu’un au dessus de toi. « j'ai eu un accident, j'ai été touché sur le terrain, à la jambe. c'est pour ça que je suis revenu, j'ai été opéré, je peux plus exercer, c'est terminé. j'aimerais bien un peu de routine, en ce moment. » tu souris doucement, et tu te lèves pour venir à ses côtés. Tu poses une main sur son épaule et tu souris, encore. « mais tu as su rebondir avery, regarde où t’en es, regarde ton parcours, regard cette maison, je suis sûre que ce n’est pas si quotidien que ça. Si tu veux, on échange nos vies, tu verras ce que c’est la routine. » tu le taquines évidemment, en souriant toujours. « je suis quand même désolée pour ta jambe .. je ne peux rien faire mais .. qu’est-ce que tu veux faire ? tu veux me faire visiter ? enfin, tu veux qu’on visite ensemble ? je t’avoue que .. avec l’eau, la plage juste à côté .. je ferai bien un plongeon, mais c’est toi qui décide. » le client est roi, combien de fois tu l’as entendu ça au juste ? trop de fois certainement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Lun 27 Juin - 16:05

elle te dit pas de verre, alors tu la laisse, boire au goulot, à la bouteille, comme toi. t'as toujours trouvé que ça donnait quelque chose de plus authentique, de boire à la bouteille. comme si, une fois la bière dans un verre, ça changeait quelque chose au goût. quand tu te retournes vers elle, t'es inquiet. parce que t'aurais aimé qu'elle parte, et t'en viens même à te demander si elle a pas été manipulée, ou si elle est pas en proie d'un chantage, pour rester dans le commerce du sexe. un commerce malsain, qu'est parfois dangereux. « et vivre comment ? je ne … je ne connais rien, mise à part le trottoir, je n’ai aucune idée de .. enfin, non, je ne pouvais pas partir, m’enfuir. » t'avais bien compris, qu'elle avait fait ça longtemps, trop longtemps pour partir. c'était comme si malgré elle, elle était attachée à ça, attachée à cette vie, et pourtant, qui ne voudrait pas le fuir ? l'oublier ? c'est un domaine dur, mais après, on en dépens. vous avez déjà eu des conversations, au sujet des prostituées, avec les gars à l'armée. vous avez déjà eu des débats, plus ou moins constructifs. mais y'avait qu'une chose qui revenait, c'est que les prostituées et prostitués s'en échappaient jamais vraiment. pourtant t's envie qu'elle puisse partir et recommencer quelque chose. elle est jeune, elle a du temps, elle a encore beaucoup de possibilités. c'est pour ça qu'en partie tu lui dit que toi, même à trente ans, même ancien de l'armée, même blessé, t'as pu recommencer. bien sûr, ton passé c'est pas ce qu'elle vie actuellement. ton passé est beaucoup plus soft. ton passé a pas vraiment de répercutions sur toi, sur ton entourage. sûrement qu'elle, si. et elle a l'air de comprendre. parce qu'elle le dit, elle même, que t'as su passer outre, et elle aussi, elle pourrait le faire, elle aussi, elle pourrait s'oublier et se reformer. « Si tu veux, on échange nos vies, tu verras ce que c’est la routine. » tu souris avec elle. « j'apprécie ta proposition, j'accepterais bien, tu sais, mais je pense que c'est plus compliqué que ça. » que tu lances. t'échangerais ta vie avec plaisir pour une vie plus calme, une vie où tu te prendras pas la tête pour un mariage arrangé, pour un bébé désiré sans vraiment l'être, pour une liaison compliquée, pour une vie de famille tendue... mais si elle voit que les bons côtés de ta vie. elle voit pas l'arrière, elle voit pas les coulisses. sans doutes qu'elle en voudrait pas, si elle savait, et tu le comprend. « je suis quand même désolée pour ta jambe .. je ne peux rien faire mais .. qu’est-ce que tu veux faire ? tu veux me faire visiter ? enfin, tu veux qu’on visite ensemble ? je t’avoue que .. avec l’eau, la plage juste à côté .. je ferai bien un plongeon, mais c’est toi qui décide. » tu souris par ses propositions. tout ça, c'est tentant. et toi aussi, tu testerais bien la plage, l'océan. pour le luxe d'avoir l'impression que ça n'appartient qu'à toi, qu'à vous, qu'à ceux qui visitent ou vivent dans cette maison, qu'aux invités, qu'à la famille, qu'aux propriétaires. « je pense que si on veut visiter, ce serait mieux de le faire avant d'aller se baigner. j'ai pas prit de maillot, et encore moins de serviettes, alors on séchera à l'air libre. t'es pas contre bronzer un peu, j’espère ? » tu dis en te levant. t'avais pas vu la maison, dans les vrais dimensions, autrement qu'en photo. tu jettes un coup d'oeil à cette pièce, à l’extérieur. cette espèce de petite cabane, pourtant bien solide, pourtant aussi tenace que les murs et le toit de la maison en elle-même. tu sais qu'elle restera sans doutes fermée. que jamais tu l'ouvrira. sans doutes que tu l'a cherchée pour rien, que tu l'a cherchée pour toi, pour l'espoir. mais t'aimes espérer. et t'attends kiera, devant le couloir qui mène aux chambres et aux salles de bain. tout est au rez-de-chaussez. une maison sur un niveau, une maison longue, une maison grande. mais pas haute. une maison de bord de mer. ta maison de bord de mer. il y a six portes, bien espacées. quatre qui mènent aux chambres. deux aux salles de bain. t'as pas encore dit à kiera, pour le bébé, pour les fiançailles. mais elle est au courant, pour gabrielle, même si elle sait pas que vous deux, ça a recommencé. elle sait juste ce qu'il s'est passé, au lycée, et quand t'avais vingt-cinq piges. « je t'en pris, ouvres celle que tu vous, j'ai aucune idée de quelle pièce est où, je les ai juste vues sur les photos. » tu rigoles. tu la laisse faire. tu la suis. t'aimes pas décider. t'aimes pas faire de choix. pourtant en achetant cette maison, c'est un choix important que tu feras.

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Lun 27 Juin - 23:57

« j'apprécie ta proposition, j'accepterais bien, tu sais, mais je pense que c'est plus compliqué que ça. » t'imagine bien oui. tu sais que ce ne doit pas forcément être la belle vie, puis tu ne l'imagines tellement pas dans ton monde. ton monde, c'est ton monde, il est spécial, il peut être malsain aux yeux des autres, il peut être étrange et repoussant, mais c'est le tien. « je pense que si on veut visiter, ce serait mieux de le faire avant d'aller se baigner. j'ai pas prit de maillot, et encore moins de serviettes, alors on séchera à l'air libre. t'es pas contre bronzer un peu, j’espère ? » tu hausses les épaules, il t'a déjà vu totalement nu, tu l'as déjà vu totalement nu alors non, tu te fiches pas mal de sécher à l'air libre ou quoique ce soit. « aucun problème non. » que tu réponds simplement en te levant pour le suivre. il va vers le couloir, tu avances, tu le suis, sagement. « je t'en pris, ouvres celle que tu vous, j'ai aucune idée de quelle pièce est où, je les ai juste vues sur les photos. » il rit, doucement, et son rire est plaisant à entendre, il te soulage à la perfection alors que tu avances que tu te poses au milieu et que tu tournes sur toi-même. tu ne choisis pas, tu ne sais pas choisir, alors tu fais jouer le hasard. tu tournes encore et encore et tu t'arrêtes en pointant du doigt. tu tombes sur Avery, tu ris, doucement, tu laisses une douce mélodie sortir de tes lèvres en le regardant. « bon, je vais éviter de te visiter toi, ça ne se fait pas il paraît » on pourrait penser que tu le dragues, que tu le provoques, c'est vrai, mais ce n'est pourtant pas ton intention. tu finis par choisir une porte, finalement et tu la pousses rapidement pour te retrouver dans une superbe chambre. elle doit faire au moins deux fois celle que tu as chez tazio. « c'est énorme, ta maison est juste énorme ... cette chambre, je rêverai d'en avoir une comme ça, je mettrai certainement une immense bibliothèque dans le coin, là-bas, mais .. c'est beau. » et la visite continues ainsi, tu oses même sauter dans la baignoire de la salle de bain pour lui prouver que tu peux y rentrer au moins 5 fois. tu retrouve cette innocence qui t'habite quand tu n'es plus dans ton rôle de catin. alors tu es là, dans la baignoire, en train de changer de position toutes les 5 secondes. « tu vois, je rentre au moins cinq fois là-dedans. elle est plus grande que mon lit, tu te rends compte ?! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Mar 28 Juin - 14:13

kiera ne se fait pas prier. kiera avance et elle commence à chercher quelle porte ouvrir. toi tu la regarde, t'as l'impression de voir une gamine. oh, pas dans le sens critique du terme. mais ça te fait sourire, ça te fait rire. cette innocence. parce qu'au final, tu sais même pas si elle a eu une véritable enfance, la petite. tu sais pas si elle a eu une adolescence comme il en faut. tu sais juste qu'elle fait ça depuis longtemps, et que cette innocence de gamine, elle l'a perdu il y a un moment. elle tourne sur elle même, le doigt pointé, et tu la laisse faire, jusqu'à ce qu'elle s'arrête, mais sur toi les bras croisés sur ton torse, tu sourit avant de rire, discrètement. « bon, je vais éviter de te visiter toi, ça ne se fait pas il paraît » t'hausses les épaules, une moue navrée sur le visage. nan, ça serait un problème de plus, et c'était plus tant ce dont t'avais besoin. t'avais besoin d'une amie, et kiera en était une. mais tu sais bien que c'est une façon de rire, qu'elle n'est pas sérieuse, alors tu la prend pas au sérieux, et tu te prend pas au sérieux non plus. elle choisit une chambre, et quand tu la voit, tu reconnais que c'est la plus grande de toutes. c'est celle que tu prévois, pour le gosse. les autres restent grandes, mais tout de même plus petites que celle-ci. t'avais prévu une chambre pour toi. une autre pour dylan. une pour l'enfant, et la dernière... tu sais pas vraiment. sans doutes qu'elle restera vide, mais tu sais jamais. « c'est énorme, ta maison est juste énorme ... cette chambre, je rêverai d'en avoir une comme ça, je mettrai certainement une immense bibliothèque dans le coin, là-bas, mais .. c'est beau. » tu souris. une bibliothèque, oui, c'est une bonne idée ça. peut-être que la quatrième chambre, t'en fera une bibliothèque. mais tu sauras pas par quoi la remplir. faudrait que tu demandes de l'aide à kiera, encore une fois. peut-être qu'elle te conseillera ? peut-être que grâce à ça, tu vas te mettre à la lecture ? « c'est la chambre pour le bébé... » tu souffles, presque inaudiblement, quand elle change de pièce pour visiter les autres. elle saute de chambre en chambre, comme une enfant et toi tu la suis, les mains dans les poches de ton pantalon de costume, en secouant la tête négativement et pourtant à rire devant cette blonde qui passe de pièce en pièce sans vraiment t'attendre. mais elle s'arrête finalement, plus longtemps que prévu dans la salle de bain. normal. tu te serais arrêté, aussi. et t'ouvres grand les yeux en voyant la taille de la salle d'eau. tout est démesuré, dans cette baraque. même le bai, putain. d'ailleurs, kiera y entre et commence à bouger à l'intérieur, et tu plaque une main sur ton visage en voyant ça, riant à ses paroles. « tu vois, je rentre au moins cinq fois là-dedans. elle est plus grande que mon lit, tu te rends compte ?! » une main te tenant le menton, tu la regarde, mimant une réflexion de ta part. réflexion toute réfléchie depuis longtemps, maintenant. «qu'est-ce que tu dirais d'avoir ta propre maison, ou du moins, ton propre appartement, comme ça, en bord de mer, avec une chambre immense et un baignoire de cette taille là, même plus grande ? » tu sais qu'il y en a, dans l'un des immeubles, plus loin, sur la côte. immeuble de luxe, immeuble désiré par beaucoup de personnes, avec des appartements encore vides à l'intérieur. «parce que tu pourrais. je pourrais t'offrir la possibilité de quitter ce dans quoi tu baignes depuis des années, si ça t'intéresse. » tu la regarde, cette pointe d'affection dans le regard, alors qu'elle est toujours dans la baignoire immense.

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Mar 28 Juin - 19:56

« c'est la chambre pour le bébé... » qu'il souffre et tu t'arrêtes quelques secondes pour le regarder. ta tête se penche imperceptiblement sur le côté droit alors que tu cherches une signification quelconque dans ces dires. « le .. bébé ? le bébé ? attends ... Avery ? tu vas devenir papa ? » que tu reprends, un sourire se dessinant sur tes lèvres, un grand et beau sourire venant se dessiner sur tes lèvres. « félicitations. » tu lui murmures finalement, t'es heureuse, tellement heureuse pour lui, et sa copine. un enfant, c'est un beau cadeau, un des plus beaux de la vie. c'est un cadeau que tu n'auras peut-être jamais d'ailleurs aprce que ... parce que tu ne peux pas avoir d'enfant avec le métier que tu fais puis avec qui ? sérieusement ? qui voudrait de toi comme mère ? tu n'es qu'une traînée, une catin. tu finis par tomber sur la salle d'eau et tu ne peux pas t'empêcher de sauter dans la gigantesque baignoire. «qu'est-ce que tu dirais d'avoir ta propre maison, ou du moins, ton propre appartement, comme ça, en bord de mer, avec une chambre immense et un baignoire de cette taille là, même plus grande ? parce que tu pourrais. je pourrais t'offrir la possibilité de quitter ce dans quoi tu baignes depuis des années, si ça t'intéresse. » tu le regardes, ébahie tu te redresses et tu viens poser tes coudes sur le rebord de la baignoire, ta tête se retrouvant alors dans tes mains. tu l'observes, sans rien dire, quelques secondes. « je .. j'ai du mal à comprendre ce que t'es en train de m'dire. » tu lui dis, finalement toujours en le fixant. « pourquoi tu ferais ça ? et puis ... qu'est-ce que je ferai si je ne tapine pas .. Avery, tu sais que je ne sais faire que ça et que je ne ferai que ça toute ma vie; t'en as conscience ? » il veut te sortir de là, c'est beau, c'est généreux, mais t'y es depuis toujours et tu ne pourras pas en sortir; t'en as conscience toi. « puis je refuse que tu m'offres ce genre de chose, que tu te trempes pour moi. et .. et mon mac n'est pas du genre à lâcher son business comme ça. je lui rapporte beaucoup, il ne me laissera pas partir. » t'as envie d'y croire, t'as envie de rêver, mais tu sais d'avance que c'est fichu, qu'il ne pourra pas. un doux rêve, rien de plus;
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Lun 4 Juil - 23:29

t'aurais pas pensé qu'elle t'entendrais. pourtant c'était le cas. et elle revient sur ses pas, et elle en revient pas. et tu dis rien de plus. t'es heureux, c'est sûr, mais pas autant que t'aurais voulu. « le .. bébé ? le bébé ? attends ... Avery ? tu vas devenir papa ? » t'acquiesces doucement. elle, elle sourit. tu voudrais tellement que ce soit plus simple. « félicitations. tu lui souris en retour, un léger sourire, qui pourrait presque passer pour un sourire timide. puis y'a la baignoire, tu lui parle de ton idée, tu donnes pas beaucoup de détails, tu donnes même carrément aucun détail. t'émet juste une possibilité. comme une hypothèse. quelque chose qui pourrait arriver. elle n'aurait qu'à te le dire, et elle pourrait l'avoir. elle pourrait avoir tout ça. repartir à zero. oui, elle est jeune, elle peut, elle a le temps, elle à la possibilité. beaucoup ne l'ont pas, parce que beaucoup n'ont pas ce qu'elle a. « je .. j'ai du mal à comprendre ce que t'es en train de m'dire. » tu te mord la lèvre. tu souris, doucement. maintenant, t'es concentré sur kiera, sur ce qu'elle peut faire, sur ce qu'elle peut devenir. tu penses à rien d'autre, alors c'est pour ça que tu souris, aussi sincèrement, presque d'un air innocent. des esquissements simples, mais suffisants pour montrer que ça t'amuse, que t'en a pas finit. « pourquoi tu ferais ça ? et puis ... qu'est-ce que je ferai si je ne tapine pas .. Avery, tu sais que je ne sais faire que ça et que je ne ferai que ça toute ma vie; t'en as conscience ? » tu continues de soutenir son regard. t'y croit. tu sais qu'elle peut le faire. tu sais qu'elle peut réussir dans ce que tu veux lui offrir. tu sais que si elle n'a pas peur, elle peut tout faire. c'est pour ça que tu la laisse parler. pour entendre tout ce qu'elle a à dire, pour entendre à quel point elle peut être réaliste. oui, réaliste, parce que pour qu'elle réussisse, il faudra qu'elle prenne son envole. « puis je refuse que tu m'offres ce genre de chose, que tu te trempes pour moi. et .. et mon mac n'est pas du genre à lâcher son business comme ça. je lui rapporte beaucoup, il ne me laissera pas partir. » tu souris encore, un peu plus. la langue contre to palet, t'hausses les sourcils. un signe, et tu montres que tout est possible. « ton mac trouvera une autre qui rapporte gros. dis toi que ta place est peut-être autre part. tu peux faire autre chose de ta vie. tu le sais. tu dois juste sortir de cette bulle malsaine que tu côtoie depuis toutes ces années. parce que t'es capable de beaucoup d'autres chose, que de faire le trottoir. t'es intelligente. t'as des passions. t'as une passion, que tu me montre tout le temps. » tu parles de la littérature. de son amour pour les livres. de ce qui la fait rêver. « pourquoi tu pourrais pas avoir une vie digne d'un des romans que tu lis ? pourquoi t'aurais pas le droit à une seconde chance, comme ces héros ? » t'hausses les épaules, tu fais une moue, tu fais une pause. puis tu reprends. « j'me mouillerais pas. parce que je crois en toi, je crois en tes compétences. t'as qu'à me dire oui. t'as qu'à réfléchir, et me donner une réponse plus tard. dans quelques jours. dans quelques semaines. l'offre tiendra toujours. l'offre ira pas à quelqu'un d'autre, parce que c'est pour toi qu'elle est, cette place.» t'es tellement vague, que tu dois la perdre. t'es tellement vague que tu sais même pas si elle comprend où tu veux en venir. alors tu termines, et ton sourire revient en même temps, pleins de sous-entendus. « dis toi que ta place est peut-être sur un plateau de télé, à parler de cette passion, à en faire profiter les autres.»

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   Mar 19 Juil - 18:06

« ton mac trouvera une autre qui rapporte gros. dis toi que ta place est peut-être autre part. tu peux faire autre chose de ta vie. tu le sais. tu dois juste sortir de cette bulle malsaine que tu côtoie depuis toutes ces années. parce que t'es capable de beaucoup d'autres chose, que de faire le trottoir. t'es intelligente. t'as des passions. t'as une passion, que tu me montre tout le temps. pourquoi tu pourrais pas avoir une vie digne d'un des romans que tu lis ? pourquoi t'aurais pas le droit à une seconde chance, comme ces héros ? » il prends une pause pendant que tu es scotchée à ses lèvres, tu es scotchée à tout ce qu'il peut bien te dire alors tu attends, simplement, qu'il continue, oui, tu attends qu'il enchaîne parce que tu as besoin qu'il continue à t'indiquer ce qu'il pense. tu ne dis rien toi, mais tu penses, oui, beaucoup, et pour le moment ... tu sais que ce n'est pas pour toi, tu sais que tu as ta vie déjà, toute tracée et que tu ne pourras certainement pas t'en défaire, c'est impossible, inconcevable, c'est ainsi que va la vie et c'est ainsi qu'elle finira, c'est tout. « j'me mouillerais pas. parce que je crois en toi, je crois en tes compétences. t'as qu'à me dire oui. t'as qu'à réfléchir, et me donner une réponse plus tard. dans quelques jours. dans quelques semaines. l'offre tiendra toujours. l'offre ira pas à quelqu'un d'autre, parce que c'est pour toi qu'elle est, cette place. dis toi que ta place est peut-être sur un plateau de télé, à parler de cette passion, à en faire profiter les autres.» qu'il enchaîne, et tu comprends sans vraiment comprendre. il ne se rend pas compte de ce qu'il te propose, il te propose une nouvelle vie, alors que tu ne mérites rien. tu finis alors par t'approcher de lui, à pas de loup, tu souris délicatement et tu poses une main sur son bras, vers son épaule. « je suis une prostituée avery, on me paie pour ce que je suis, pour ce que je fais, mon image est là et me suivra partout même et surtout sur un plateau télé. tu n'as vraiment pas besoin d'une personne comme moi à tes côtés. tu as ... tu as ta réputation à tenir, encore plus qu'avant. non, je ne peux pas m'afficher sur un plateau ou quoique ce soit. puis j'aime lire oui, mais ça s'arrête là, je ne peux rien en faire. » tu finis par lui expliquer, simplement, calmement, ce que tu penses. tu ne peux pas, malgré l'envie, la passion, le frisson de cette proposition, tu ne peux rien en faire, tu le sais bien.


@avery lindon
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: stay with me (avery)   

Revenir en haut Aller en bas
 
stay with me (avery)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Laughing Out Loud :: La vie en rose :: rps-
Sauter vers: