Partagez | 
 

 (mercurina) erreurs à expliquer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 407 pseudo : toujours apy, mais au point où on en est, malo ça marche aussi. avatar + © : d. benjamin.



âge : vingt cinq piges.
statut civil : sentiments d'un jour mais il veut continuer à s'éclater. alors il ignore, et il continue de vivre avec cette idée qu'il va peut-être être père.
adresse : 0269 iraty avec la fratrie.
job/études : arnaqueur, arnacoeur, mais plus officiellement, une sorte de garde du corp pour les streap-teaseuses.
MessageSujet: (mercurina) erreurs à expliquer    Sam 20 Aoû - 18:21

trois putains de jours. ça faisait trois jours que t'étais revenu de cette merde parisienne que t'avais cherché à quitter. t'aurais dû rentrer plus tôt, c'est sûr, t'aurais dû rentrer il y a au moins deux semaines, peut-être avant. dès que t'aurais eu finit ta course pour ton pote, en fait. mais ça avait prit une autre tournure, et ce qui devait être qu'une simple arnaque dans une partie de jeu un peu plus surveillée que normalement s'est retrouvée en embuscade fliquée, et t'as été coffré. toi et tous les autres joueurs, ouais, parce que c'était pas mal illégal ce que vous faisiez. puis toi, t'allais te barrer avec tout le fric. c'était le but. mais ça a raté. alors t'as d'abord été en garde à vue, puis t'as passé plus de trois semaines en taule, en attendant d'être jugé. passons les détails, y'a ce gars, bendo, qu'est venu te récupérer, et dans un commun accord -que tu voulais pas accepter à la base- il t'a fait libérer. tu lui dois une fière chandelle à ce gars, ouais. t'espère juste qu'il te foutra pas plus dans la merde que tu ne l'es déjà. en bref, vénus est pas au courant et a juste pensé que tu t'étais barré sans rien prévoir, comme tu donnais aucune nouvelle. et si ta soeur s'était inquiétée, alors t'imaginais pas comment ton absence avait été perçue par tes conaissances, de la salle ou du boulot. quand t'es revenu à la salle, les gars ont crûs que t'étais un fantôme. t'avais pas changé, t'avais pas pris de couleurs et t'en avait pas perdu non plus. c'était comme si tu t'étais absenté une ou deux journées. alors t'as fais comme s'il s'était rien passé de grave. après tout, c'est le cas, tout allait bien dans le meilleur des mondes : t'étais sorti de taule. et voilà qu'on t'invite à une soirée, où tous les usagés de la salle étaient conviés. sympa, surtout si ta championne y serait. tu te souvenais pu exactement ce qu'il s'était passé la dernière fois que vous vous êtes vus. tu te souviens juste que y'a eu ce baiser, et après, c'est le néant. des piques et des provocations pour se dire au revoir ? sans doutes, vous connaissant. alors t'y étais, à cette soirée. dans une veste militaire que t'avais depuis un bail, jean et débardeur blanc, tu faisais ni trop classe ni trop cassos. un verre à la main, tu saluais ceux qui arrivaient, ceux que t'avais pas encore vu. tu te frayais un passage dans ce grand appartement moderne de bord de mer qui avait dû coûter une blinde à celui qui faisait la soirée, et qui se mordrait sûrement les doigts pour ranger tout ça. m'enfin, ça te concernait pas après tout. puis tu bouges, t'observes un peu l'appart, tu vas à des endroits sans trop de monde. après tout, il a pas dit que vous n'aviez pas le droit de visiter. alors tu montes à l'étage. appartement avec étage, sympa, déjà. tu regardes, tu repères les endroits utiles, comme les chiottes, qui passé une certaine heure seront ou dégueulasse ou pleines de monde qui y dégueuleront. au bout du couloir, y'a une porte vitrée. ouverte. t'y va, curieux. balcon face à la mer, quelques invités y sont, y discutent, sur des sièges, sur des tables. d'autres accoudés aux barrières. puis tu la reconnais, ta championne. tu l'avais pas encore vue. ou que de loin, peut-être. un verre à la main, tu sais pas trop ce qu'elle fait. ce qui est sûr, c'est qu'elle t'a pas vu. alors tu t'avances et tu t'accoudes au balcon, toi aussi. « l'alcool t'a pas suffit la dernière fois ? j'pensais que tu te calmerais, mais j'te vois et t'as un verre à la main. le régime des sportifs est pas trop dur sur ce niveau là ? » tu lances, taquin. ouais, la dernière fois, c'était au bal masqué. juste avant que tu ne parte pour paris. vous aviez bu, et tu te souviens un peu de son état. ces délires que vous aviez, ces choses que vous avez inventés pour votre jeu. tu te rend pas compte à cet instant que ça fait un mois que t'étais plus à biarritz, et tu te comportes comme si c'était une soirée normale. idiot.

_________________
absente du 9/07 au 13/08, merci de me taguer dans les sujets ou les rps où je dois répondre I love you
Code:
@"mercure ethet"



when you want something, take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
member ◊ cute little nemo

messages : 205 pseudo : rosebud. (cynthia) avatar + © : rocky barnes, rosebud.


âge : vingt-quatre ans, trois juin (naissance) / cinq novembre (adoption)
statut civil : sans attache, ne supporte pas porter les chaînes
job/études : championne régionale féminine de jiujitsu brésilien, donne des cours aux juniors depuis peu.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Sam 20 Aoû - 18:49

t'hésites, mais ne résistes pas très longtemps avant de te décider. à l'évidence tu comptais d'ors et déjà te rendre à cette soirée bêta organisée par un type de la salle de boxe. t'avais besoin de voir du monde, des têtes à peu près familières plus que de t'apitoyer sur ton sort ou de te faire remonter les bretelles par tes proches. après des pré-sélections complètement ratées, t'étais tout de même parvenue à gagner ta qualification aux repêchages et ça c'était loin d'être mérité. parce que t'avais fait de la merde et que t'en étais peu fière, que t'avais sans doute un peu trop lâcher prise et qu'on ne t'y reprendra plus. alors cette soirée, c'était une sorte d'échappatoire après ces deux semaines à ne plus réellement voir le bleu du ciel, usant tes pieds contre le sol des tatamis. tu n'avais pas franchement fait d'effort, habillée simplement mais élégamment, elle était loin cette robe de bal que tu avais porté à la cidrerie. arrivée à l'appartement, t'avais au début trouvé ta place, accueillie par ces hommes que tu côtoies presque tous les jours. tu t'étais mise à boire et t'avais même plaisanter avec eux. t'avais eu peur au début, de sentir l'absence de mercure en leur compagnie, de repenser à votre dernière discussion, à la tourner dans tous les sens pour te torturer, te dire que t'avais agit comme une imbécile et que depuis tu n'avais plus de nouvelles de lui. tu t'étais rendu compte à quel point tu le détestais en pensant à ce qu'il t'avait fait subir. parce que t'avais reconnu tes erreurs, que t'étais revenue. mais lui, il avait pas pipé mot, pas donner signe de vie et ça c'est ce qui t'a achevé, qui a bouffé ton égo. tu finis par profiter que les garçons discute ballon pour te faufiler dans l'appartement. tu t'es mises à marcher sans vraiment réfléchir où tu allais pour finalement te retrouver sur un terrasse donnant sur la mer. ton verre à la main - que tu portes parfois à tes lèvres - t'observes les vagues au loin, appréciant l'air marin balayant ton visage. tu n'es pas seule, mais tu restes dans ton coin, perdue dans ta contemplation de l'horizon. l'alcool t'a pas suffit la dernière fois ? j'pensais que tu te calmerais, mais j'te vois et t'as un verre à la main. le régime des sportifs est pas trop dur sur ce niveau là ? t'es surprise, autant par cette voix que par ces mots. tu te retournes, arques un sourcil tout en écoutant ce qu'il a à te dire. tu captes pas, non tu comprends pas comment il peut être là face à toi, comme une fleur. alors tu resserres ton emprise sur ton verre, serres un peu les mâchoires tout en le toisant d'un regard accusateur. tu ne t'attends pas à le voir débarquer ici et encore moins revenir vers toi après un mois comme s'il ne s'était rien passer. parce que ça t'intéresse ? t'es froide, cassante, ta bouche est serrée et tu finis par détourner le regard. t'as pas vraiment d'échappatoire, de moyen de t'enfuir sur cette terrasse. t'as bien envie de redescendre, de rejoindre les autres, mais ça reviendrait à passer à travers mercure. alors tu restes accoudée à la rembarre. et économises ta salive, je pense que toi et moi, on a plus rien à se dire de toute façon. tu le regardes à peine parce que t'essayes de te contenir, de ne pas laisser ta colère et ta fierté prendre le dessus. t'es froide, mais calme. tu portes ton verre à tes lèvres, savoure la chaleur qui traverse ton oesophage et continues à fixer l'océan, priant pour qu'il t'écoute et s'en aille.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 407 pseudo : toujours apy, mais au point où on en est, malo ça marche aussi. avatar + © : d. benjamin.



âge : vingt cinq piges.
statut civil : sentiments d'un jour mais il veut continuer à s'éclater. alors il ignore, et il continue de vivre avec cette idée qu'il va peut-être être père.
adresse : 0269 iraty avec la fratrie.
job/études : arnaqueur, arnacoeur, mais plus officiellement, une sorte de garde du corp pour les streap-teaseuses.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Mer 24 Aoû - 0:26


Tu vois qu'elle est surprise. Mais d'un autre côté, c'était sûr que vous vous retrouveriez à cette soirée, non ? Tous les usagers de la salle y étaient conviés. Mais peut-être que ton absence de ces dernières semaines lui avait fait croire que tu ne reviendrais pas. Ou pas tout de suite. Ou pas du tout. Après tout, tu t'étais montré imprévisible jusque là. Avec elle. Les douches, le cours qu'elle a donné, le bal... trois facettes de ta personnalité. Quand elle se tourne vers toi, tu vois bien son regard insistant. Ce regard de reproche qui te toise de haut en bas. Tu sais pas si elle va répondre,  en fait, t'as même l'impression qu'elle va t'ignorer et faire demi tour. Ou retourner dans sa contemplation de tu-sais-pas-trop-quoi. Puis elle répond.  Froide, sans ton, sans humeur autre que la colère.  Colère que tu ne comprend pas. Quatre semaines, c'est long, certes, mais c'était pas comme si vous aviez des comptes à vous rendre, si ? Elle et toi, c'était un jeu. Juste un jeu... ? Elle détourne son regard déjà sombre pour couper ce contact avec tes yeux. Toi, t'as pas le temps de répondre quoi que ce soit, de montrer ton incompréhension,  qu'elle continue, plus cassante encore. pourtant, elle monte à peine le ton. Mais ça se voit que tu l'emmerdes. Ou qu'elle t'en veut. Et tu comprends pas pourquoi. En fait, ça se voir pas juste. C'est écrit noir sur blanc. Que vous avez plus rien à vous dire ? Si, bien sûr que vous avez encore beaucoup à vous dire. T'avais entendu parlé des pré-sélection qui se préparaient,  avant de partir. T'avais pas eu les résultats, t'étais encore en taule à ce moment. Mais il n'empêche que tu voulais en parler, avec ta championne, de ces combats. « si je suis là c'est qu'on a encore des choses à se dire nan ? » tu fronces les sourcils, tu joues de ton verre avec tes doigts.  « comment ils se sont passés tes combats pour les pré-selec' ? » vu l'humeur de la brune, t'as peur que cette soirée soit laborieuse. Qu'elle va t'envoyer chier et que tu vas devoir essayer de choomprendre ce qu'il ne va pas. Parce que t'as rien à te faire pardonner, si ?

_________________
absente du 9/07 au 13/08, merci de me taguer dans les sujets ou les rps où je dois répondre I love you
Code:
@"mercure ethet"



when you want something, take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
member ◊ cute little nemo

messages : 205 pseudo : rosebud. (cynthia) avatar + © : rocky barnes, rosebud.


âge : vingt-quatre ans, trois juin (naissance) / cinq novembre (adoption)
statut civil : sans attache, ne supporte pas porter les chaînes
job/études : championne régionale féminine de jiujitsu brésilien, donne des cours aux juniors depuis peu.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Mer 24 Aoû - 0:59

tu t'y attendais pas, de le voir là. c'est étonnant quand même. parce que ces gens sont autant tes connaissances que les siennes. mais tu le voyais partis, tu ne sais où, faire tu ne sais quoi. peut-être bien avec cette femme au pays dont il t'avait faussement raconté l'histoire. en réalité tu t'en fichais complètement parce que tu t'étais dit qu'il était sorti de ta vie aussi furtivement qu'il y était entré. mais tu le retrouvais, tout guilleret après un mois d'absence et zéro réponse au compteur. c'était peut être ça qui te faisait le plus chier, qu'il n'ai pas pris la peine de te répondre. ouais, ça doit être ça, t'en avais pris un coup et tu n'arrivais pas à t'en remettre. mais qui étais-tu pour parler, pour en juger ? personne. non tu n'étais personne pour lui, tout comme il ne représentait pas grand chose pour toi. c'est bien ça ? tu prends sur toi, entre autre parce que tu n'as pas envie d'occuper votre public. et t'espères, sincèrement, qu'il va te laisser tranquille. mais non, il reste, assume ou n'assume pas, t'en es pas bien sûr. tu te dis que c'est peut-être sa façon à lui de répondre à ton message finalement. si je suis là c'est qu'on a encore des choses à se dire nan ? tu ne réponds pas, ne le regardes pas. t'es pas certaine de vouloir continuer à lui parler, tu sais même pas de quoi vous pourriez discuter. mais c'est se moquer de toi-même que de penser ça. parce qu'au fond, t'en crèves d'envie, que tout revienne comme avant. mais t'as ta fierté qui prend le contrôle, qui se met en avant. comment ils se sont passés tes combats pour les pré-selec' ? tu lâches un rire nerveux, presque soupiré, balancé. tu le regardes enfin, la langue coincée entre tes dents, la bouche grimaçante. puis tu secoues la tête vivement et finis ton verre d'un traite. écoute, si c'est pour me narguer ou te foutre de ma gueule ou que sais-je, passes ton chemin. j'ai pas besoin de ça, tu seras gentil. ouais parce que tu sais pas qu'il pose la question en toute sincérité. parce que, vu ton niveau de colère, t'as tendance à être sur la défensive, à voir tout négativement, comme une attaque contre ta personne. alors tu te dis qu'il sait et qu'il veut juste en plaisanter. sauf que toi t'en as pas envie. t'étais distraite, parce que tu pensais à cette conversation vide, à cette absence de réponse. parce que t'étais pas contente, comme une gosse à qui on a retiré son jouet, son camarade. et ça te rendait confuse. alors t'as tout foiré. et puis merde, donc c'est comme ça que tu vois les choses toi ? tu peux disparaître et revenir comme bon te semble ? je suis pas une marionnette mercure. j'ai tendu le calumet y a des semaines de ça et maintenant la mèche est éteinte. tu pars dans tes métaphores que tu ne comprends pas toi même. tu sens tes muscles se contracter de partout, le chaud te monter aux joues et l'alcool t'aider à te lâcher. t'as raté le coche, je joue plus. tu soupires presque, te mords doucement la lèvre avant de lâcher son regard pour le détourner de nouveau.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 407 pseudo : toujours apy, mais au point où on en est, malo ça marche aussi. avatar + © : d. benjamin.



âge : vingt cinq piges.
statut civil : sentiments d'un jour mais il veut continuer à s'éclater. alors il ignore, et il continue de vivre avec cette idée qu'il va peut-être être père.
adresse : 0269 iraty avec la fratrie.
job/études : arnaqueur, arnacoeur, mais plus officiellement, une sorte de garde du corp pour les streap-teaseuses.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Dim 28 Aoû - 4:41

elle te regarde pas, elle te regarde toujours pas, et ça te fout mal. parce que bizarrement, c'est comme si tu ressentais ce besoin d'avoir son regard sur toi, sur ta peau. ces coups d'oeil taquins, ces sourires en coins, presque comme si c'était devenu vital. parce que ouais, ça t'avais manqué, en taule. le contact féminin, nan. enfin, pas par rapport à ce que le manque de discussions avec mahina te faisais, ouais. d'ailleurs quand elle rit après que t'ai demandé aux nouvelles, tu comprends pas. pourquoi ce rire, acerbe, sec, grinçant ? tu fronces les sourcils t'attends t'imagines qu'elle te donnera la réponse, t'imagines, ouais, c'est tout. qu'est-ce que tu pourrais faire de plus, hein ? tu vois bien qu'elle t'en veut, tu vois bien qu'elle est pas de bonne humeur. et t'es pas du genre à remuer le couteau dans la plaie, t'es pas du genre à aller trop loin, quand il faut pas. « écoute, si c'est pour me narguer ou te foutre de ma gueule ou que sais-je, passes ton chemin. j'ai pas besoin de ça, tu seras gentil. » t'inclines la tête, tu comprends pas, tu fronces les sourcils, tu repasses sa phrase en boucle dans ta tête, dans ton crâne, tu l'imprimes tu la range des des tiroirs tu la ressort tu l'analyse tu la tord dans tous les sens. et tu comprends. tu comprends que si elle est dans cet état, c'est parce qu'elle a dû les rater. tu comprends pourquoi t'entends pas tout le monde en parler autours de vous, c'est parce qu'elle a râté, et qu'ils veulent pas la foutre mal. c'est ce que tu comprends, pourtant c'est pas la seule raison, mais ça, t'en sais rien. seulement tu tardes pas à comprendre, vraiment, parce que mahina le dit, parce que mahina précise, parce que mahina s'emporte. « et puis merde, donc c'est comme ça que tu vois les choses toi ? tu peux disparaître et revenir comme bon te semble ? je suis pas une marionnette mercure. j'ai tendu le calumet y a des semaines de ça et maintenant la mèche est éteinte. » tu clignes des yeux, surpris. elle a haussé la voix, un peu. et elle a soutenu ton regard, elle l'a repris, et elle le tient, et elle te tient en haleine, et elle te tient par le bout du nez, et elle pourrait te faire faire ce qu'elle veut, tu ferais tout, là, maintenant. tu sais pas pourquoi, mais tu ferais tout, pour essayer de t'expliquer avec elle, qu'elle comprenne que c'est pas de ta faute, que t'es pas un enfoiré à ce point, que tu voulais pas disparaître, que t'étais pas censé dégager aussi longtemps, que y'a eu des imprévus. mais sérieusement ? comment ? comment expliquer tout ce qui t'arrive, comment expliquer que t'as un casier, qu'à la moindre faute tu te fait coffrer, tu manque de passer les années suivantes en taule pour rien qu'une petite merde ? comment engager ce sujet sans manquer de te prendre une baffe que tu mériterais, de te faire jeter, de te faire descendre ? y'a pas de manière. soit tu dis, sois tu dis pas. « t'as raté le coche, je joue plus. » elle soutient ton regard quelques brèves secondes puis le fuit, comme quelques minutes avant. toi, tu te mord la langue, et tu jettes des regards discrets autours de vous. certains sont tournés sans aucune discrétion vers vous. d'autres lancent des coups d'oeils, furtifs. leurs ton ont baissés, les conversations de certains ont cessés, et tu soupires. tu prends mahina par le bras, t'attends pas qu'elle te suive, nan, tu la tire, de force, tu la contraint à te suivre, parce que tu vas pas parler de ça ici, tu vas pas essayer de t'expliquer en public, dans un endroit où tout le monde pourrait entendre, parce que t'en a lourd sur la conscience. et parce que vous serez mieux, au calme. alors tu trouves une chambre, une pièce, peu importe, un endroit où vous pourrez discuter. « viens là. » tu la fais entrer dans une pièce, une sorte de salle de jeu, avec billard, flippers et baby-foot. définitivement, ce mec est blindé. tu fermes la porte et la regarde. tu parles pas de suite, en vrai, tu cherches plutôt à savoir comment tu vas en parler. et puis merde. « j'pense pas que j'puisse revenir comme ça, du jour au lendemain, sans prévenir. mais j'avais pas de moyens de prévenir, en fait. » son regard t’interroge, et sa mine sombre te fait serrer la mâchoire, les poings. et tu grinces, entre tes dents, à vois basse, presque en grognant. « j'étais en taule. »

_________________
absente du 9/07 au 13/08, merci de me taguer dans les sujets ou les rps où je dois répondre I love you
Code:
@"mercure ethet"



when you want something, take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
member ◊ cute little nemo

messages : 205 pseudo : rosebud. (cynthia) avatar + © : rocky barnes, rosebud.


âge : vingt-quatre ans, trois juin (naissance) / cinq novembre (adoption)
statut civil : sans attache, ne supporte pas porter les chaînes
job/études : championne régionale féminine de jiujitsu brésilien, donne des cours aux juniors depuis peu.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Mar 6 Sep - 22:55

tu le sens pas, sa réaction, sa façon de se comporter avec toi. t'en trouves pas le sens, tu comprends pas quelle tournure il a voulu donner à ce jeu. la mâchoire presque constamment serrée, tu t'empêches de craquer dans un sens ou dans un autre. parce que t'es capable de mettre toute ta rancœur de côté tout autant que de lui sauter au cou. alors tu détournes le plus souvent possible le regard, t'évites tout contact pour n'avoir que tes propres émotions à gérer. tu ne supporterais pas de plonger ton regard dans le sien, te laissant hypnotiser et amadouer pas ses yeux doux. et, même si tu observes l'horizon, tu sens leur présence. celle des autres, de ces voyeurs, trop curieux qui vous toisent plus ou moins discrètement. tu commences à soupçonner que certains ce sont mis à chuchoter à votre sujet, déblatérant une fois de plus des commérages qui te feront ni chaud ni froid. tu sens tes jambes s'agiter nerveusement, tandis que tu te mords machinalement la lèvre inférieure. mercure est toujours à côté de toi et t'attends qu'une seule chose c'est qu'il réagisse, qu'il te parle ou qu'il parte, mais qu'il fasse quelque chose. puis tu sens une main, imposante, t'empoignée, t'attirée sans peine vers l'intérieure. tu fais mine d'émettre de la résistance, mais à l'heure qu'il est tu n'es plus certaine que te débattre servirait à quelque chose et ça attirerait une attention générale dont tu n'as pas vraiment envie. tu te laisses donc guider par mercure jusqu'à cette pièce inconnue que t'observes à peine. porte fermée, tes yeux ne le quittent pas une seconde. tu restes figée sur lui et sur la raison qui l'a poussé à t'amener ici, à l'abris des regards, des oreilles curieuses. et tu croises les bras, geste nul doute nerveux qui t'occupe les bras et te donne un peu de contenance. d'abord adossée à la porte, tu t'en défais et t'avances dans la pièce, préférant ne pas avoir de mur derrière toi sans doute pour pouvoir prendre la fuite plus facilement. j'pense pas que j'puisse revenir comme ça, du jour au lendemain, sans prévenir. mais j'avais pas de moyens de prévenir, en fait. enfin il ouvre la bouche, semble t'éclairer pour finalement ajouter une nouvelle part de mystère. t'arques un sourcil, l'interroge du regard. maintenant, t'en veux plus. t'es toujours contrariée, mais bien plus intéressée, intriguée. en réalité tu te demandes quelle excuse il va bien pouvoir t'inventer, quelle bobard il va pouvoir te pondre pour que tu reviennes stupidement vers lui. j'étais en taule. il le lâche, comme une bombe. tes yeux s'entre-ouvrent rapidement sans pour autant que ton regard ne le quitte. ce mensonge, t'y crois. bizarrement. parce que c'est trop gros, parce qu'il ne peut pas inventer une chose pareil, si ? t'ouvres la bouche pour parler et la referme. décontenancée, tu ne sais pas comment réagir, alors tu le jauges du regard, encore quelques instants. t'essayes de décrypter quelque chose qui pourrait t'aider, t'aiguiller, mais rien. puis tu lâches un soupire, léger rire nerveux, secouant la tête de droite à gauche. et moi je me faisais poser un vagin. t'as pas mieux comme excuse ? mais t'y crois, vraiment. sauf que tu n'as pas envie d'y croire. pourtant, ça ne devrait rien changer et ça n'y change rien. t'as simplement l'impression de ne pas le connaître, tu réalises en fait que tu ne le connais pas. si c'est pour me dire des choses comme ça, j'me tire. c'est la vérité que je veux. t'hausses les épaules, laisses tes bras retomber bruyamment contre ton tronc. tu fermes les yeux, soupire et commence à faire demi-tour, doucement. parce que t'as espoir qu'il t'arrête et qu'il te la balance, cette foutue vérité.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 407 pseudo : toujours apy, mais au point où on en est, malo ça marche aussi. avatar + © : d. benjamin.



âge : vingt cinq piges.
statut civil : sentiments d'un jour mais il veut continuer à s'éclater. alors il ignore, et il continue de vivre avec cette idée qu'il va peut-être être père.
adresse : 0269 iraty avec la fratrie.
job/études : arnaqueur, arnacoeur, mais plus officiellement, une sorte de garde du corp pour les streap-teaseuses.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Ven 9 Sep - 23:47

t'as dis ça sans réfléchir. ce grognement sourd, ces syllabes presque inaudibles, ces consonnes qui s'entrechoquent qui se croisent. t'aurais sûrement pas dû. c'était beaucoup trop explosif. beaucoup trop brusque. presque irréel, incroyable. mais tu l'a fait, parce que t'en avais assez qu'elle t'en veuille, en quelques minutes à peine, elle en avait fait assez pour te prouver que t'étais qu'une espèce d'imbécile. t'en a marre de garder des secrets, à bout de champ. marre de cacher des choses à tes frères, à vé', aussi, parfois, beaucoup. puis mahina. t'as envie qu'elle sache. que t'es pas un enculé. que tu joues pas avec elle, à partir, à revenir, comme ce qu'elle te reproche. t'aimes pas les reproches. t'as jamais aimé. quand ta parisienne t'as reproché tes conneries, au long de trois années, t'as pas aimé. tu l'as toujours en travers de la gorge. et les accusations de mahina, ce soir, ça te fout un coup dans le dos. un poignard qui vient créer une plaie, tourner dedans, s'y faufiler, s'y imbriquer, se fondre dans cette plaie. et t'avais l'impression que si tu disais rien, si t'avouais pas, cette plaie, elle se serait infectée, avec le temps. elle aurait prit cette couleur, cramoisie, elle aurait eut cette odeur de merde de chien et elle aurait continuer de s'ouvrir jusqu'à atteindre un point de non retour. peut-être que tu dramatises. en ton fort intérieur, ça serait pas étonnant. t'es comme ta mère, de ce côté là. mais c'est ce que tu sens, là, au fond. et quand tu sens quelque chose, tu peux pas l'ignorer. mahina, elle est perdue. tu le vois sur son visage. t'as dis ça bien trop brutalement. même toi t'as dû mal à assimiler ce que tu viens de lancer. même toi t'as du mal à te dire que, oui, tu l'as avoué aussi facilement qu'il est simple de cligner des yeux. et c'est sans doutes ça qui la décontenance. cette facilité. trop simple. elle secoue la tête, elle montre qu'elle y croit pas. et tu fermes les yeux. tu la sens, sa réponse. à pleines narines. « et moi je me faisais poser un vagin. t'as pas mieux comme excuse ? » tu serres les poings, les muscles de ta mâchoire se contractent, et t'évites son regard. parce que tu lui a dit quelque chose en quelques secondes alors que ça a pris plusieurs jours avant que tu ne l'avoues à ta soeur. « si c'est pour me dire des choses comme ça, j'me tire. c'est la vérité que je veux. » vérité. ce mot qui sonne dans tes oreilles comme le tintement des cloches dans les églises, aux heures de messes. ce son que t'as fui, toute ton enfance, toute ton adolescence. ce son que tu séchais pour aller t'amuser dehors. tout comme tu fuis la vérité. t'as adopté le mensonge, y'a longtemps. t'as adopté la manipulation en même temps que t'es entré dans cette boucle infernale qu'est l'adolescence. boucle que tu pourras quitter uniquement si tu trouves cette brèche, ce bout de fil qui dépasse, qui t’amèneras en dehors de ce circuit que t'arrives pas à quitter. elle fait demi-tour. tu bouges pas. « tu veux la vérité ?» tu fronces les sourcils, tu relèves les yeux vers elle, et tu la regardes. droit dans les yeux. t'as la mince grave. trop grave pour ton habitude. mais t'es mal, de dire ça. t'es mal de lui avouer tout ça alors que la seule au courant, c'est sans doutes vénus. et joséphine, comme elle a accès à ton casier. « j'ai fait de la taule, y'a quoi ? quatre ans. un an. j'avais vingt-et-un ans. vole de caisse, la caisse perso d'un flic de paris. j'refourguais de la drogue, y'en avait un bon sac rempli dans le coffre. ils m'ont coffrés. garde à vue, puis, j'ai menacé un flic avec un flingue, dans ma cellule d'interrogatoire. ils ont été cool. j'ai eu qu'un an, j'aurais pu prendre plus, mais j'faisais pas de vagues. en dehors, que des petites arnaques, on m'avait jamais coffré. j'suis sorti. mais j'avais un casier. un gars, qu'à fait de la taule, trafic de drogue, port d'arme à feu... » tu pousses un soupir, fais claquer des doigts, tu cherches pas tes mots, nan. tes mots tu les a déjà. ils sont là, bien rangés dans ta tête depuis des semaines. des années, peut-être, même. ils étaient juste enfouis, avec la certitude qu'ils sortiront un jour. tu lâches pas mahina du regard, mais c'est comme si tu la regardais pas, au final. à la place de la voir elle, de voir ses yeux, tu vois les yeux de zoé. la grise qui t'a ramené ce foutu flingue. tu finis par continuer, en passant ta main sur ton visage, chassant quelques gouttes de sueurs qui perlaient sur ton front. « y'a un mois, un pote m'a appelé. il avait besoin de moi, et j'lui devais pas mal de trucs. alors j'suis monté, pour l'aider, pour son arnaque. mais j'me suis fait prendre, parce que les flics prévoyaient d'arrêter la partie. ils ont découverts c'que je prévoyais, et j'suis retourné en garde à vue, puis en cellule, en attendant d'être jugé. » un frisson parcourt ton échine et tu te tais. parce que t'as plus rien à dire, et à la fois parce que t'as encore tellement de paroles qui se bousculent en toi, qui demandent qu'à bouger, à sortir, pour que t'ais plus ça sur la conscience. parce que c'que t'avoues là, à la brune, ça te soulage pas. au contraire. ça rajoute encore du poids, plus lourd, sur tes épaules. le poids de son regard sur toi, qui va changer.

_________________
absente du 9/07 au 13/08, merci de me taguer dans les sujets ou les rps où je dois répondre I love you
Code:
@"mercure ethet"



when you want something, take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
member ◊ cute little nemo

messages : 205 pseudo : rosebud. (cynthia) avatar + © : rocky barnes, rosebud.


âge : vingt-quatre ans, trois juin (naissance) / cinq novembre (adoption)
statut civil : sans attache, ne supporte pas porter les chaînes
job/études : championne régionale féminine de jiujitsu brésilien, donne des cours aux juniors depuis peu.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Sam 10 Sep - 0:34

il te balance ça comme une bombe, comme si t'allais accepter ces mots sans broncher, comme si t'allais y croire sans qu'il développe. parce que t'y crois oui, mais t'acceptes pas qu'il te balance ça comme ça, sans introduction. juste trois mots qui résonne dans ta tête comme une alarme incendie. un déclic qui t'ordonne de fuir alors qu'instinctivement t'as envie de rester. tu veux la vérité ? tu t'arrêtes, tu l'attends, tu la sentais venir, t'en avais envie. et, dos à lui, tu camoufles tes lèvres qui se pincent. mais tu sens aussi ton coeur s'accélérer, parce que t'angoisses quand même de ce qui va suivre, de ce qu'il va pouvoir te dire. tu te tournes, tu lui fais face. les yeux dans les yeux, un face à face. la confrontation pour la vérité. tu pensais pas qu'il puisse y en avoir une jusqu'à aujourd'hui. tu t'étais seulement dit que tu t'étais simplement trompé sur toute la ligne et que mercure était qu'un connard parmi tant d'autre. mais non. y avait plus derrière tout ça, beaucoup plus, des choses cachées. j'ai fait de la taule, y'a quoi ? quatre ans. un an. j'avais vingt-et-un ans. vole de caisse, la caisse perso d'un flic de paris. j'refourguais de la drogue, y'en avait un bon sac rempli dans le coffre. ils m'ont coffrés. garde à vue, puis, j'ai menacé un flic avec un flingue, dans ma cellule d'interrogatoire. ils ont été cool. j'ai eu qu'un an, j'aurais pu prendre plus, mais j'faisais pas de vagues. en dehors, que des petites arnaques, on m'avait jamais coffré. j'suis sorti. mais j'avais un casier. un gars, qu'à fait de la taule, trafic de drogue, port d'arme à feu... tu le laisses parler. en réalité tu bois ses paroles, les aspires comme si chacune de ces syllabes étaient vitales. tu les décryptes, tous. tu cherches à les classer, à comprendre, à vérifier leur crédibilité. non pas que tu doutes, mais c'est presque automatique chez toi, démasquer les menteurs. tu comprends pas tout, ça va trop vite. tu sens que t'as la tête qui te tourne un peu, que tout s'accélère autour de toi. tu réalises à peine qu'il est en train de te balancer les détails les plus importants de sa vie, ces choses qu'il avait enfuit et qu'il ne se doutait probablement pas avoir à te confesser un jour. t'es surprise d'ailleurs qu'il puisse t'en parler, à toi. qu'il te fasse confiance à ce point, qu'il s'y sente contraint. t'es surprise qu'il se délecte de ses secrets juste pour pas que tu partes. ouais, ça te fait bizarre de penser à ça. y'a un mois, un pote m'a appelé. il avait besoin de moi, et j'lui devais pas mal de trucs. alors j'suis monté, pour l'aider, pour son arnaque. mais j'me suis fait prendre, parce que les flics prévoyaient d'arrêter la partie. ils ont découverts c'que je prévoyais, et j'suis retourné en garde à vue, puis en cellule, en attendant d'être jugé. tu commences à comprendre, où il veut en venir. ce qu'il lui est arrivé récemment et qui l'a coupé du monde pendant presque un mois. et tu le crois. comment ne le pourrais-tu pas ? parce que tu le sens sincère, tu le vois dans ses yeux, dans la façon qu'a son corps de réagir, dans l'intonation de sa voix. puis toute cette histoire, c'est beaucoup trop gros pour être inventé sur le pouce, là, comme ça. t'as besoin de t'asseoir, de digérer tout ça. tu t'en serais jamais douté en le rencontrant, même si maintenant ça ne t'étonne pas tant que ça. t'avances un peu, tu prends appui sur le billard qui trône au milieu de la pièce. puis tu t'y hausses pour t'y asseoir. t'as perdu le contact, mais tu replonges ton regard dans le sien. tu laisses planer un silence pesant, parce qu'il faut avouer que là, tout de suite, tu sais pas du tout comment réagir. il te manque tellement d'informations, tu te poses tellement de questions, ... puis finalement, t'ouvres la bouche. mais ... comment ça se fait alors que t'es là ? je veux dire, ton jugement, tout ça ... tu fronces les sourcils, t'essayes de mettre en ordre tout ce qu'il vient de te dire. t'as conscience qu'après tout ce qu'il vient de te balancer, c'est tout ce que tu trouves à dire, mais c'était soit ça, soit tu te levais et lui en collait une avant de te barrer. merde, alors ... tu regardes le sol, vide. t'as perdu un peu de tes couleurs, face à ses aveux. t'as le regard vide, perdu. t'aimes pas les non dits, les mensonges. et t'as l'impression de découvrir quelqu'un que tu ne connais pas. tu sais pas si ça change tout, parce que même si tu trouves ça plutôt excitant t'es pas le genre de femme à traîner avec des taulards. en fait, t'as pas envie que ça change tout.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 407 pseudo : toujours apy, mais au point où on en est, malo ça marche aussi. avatar + © : d. benjamin.



âge : vingt cinq piges.
statut civil : sentiments d'un jour mais il veut continuer à s'éclater. alors il ignore, et il continue de vivre avec cette idée qu'il va peut-être être père.
adresse : 0269 iraty avec la fratrie.
job/études : arnaqueur, arnacoeur, mais plus officiellement, une sorte de garde du corp pour les streap-teaseuses.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Sam 10 Sep - 1:30

tu ne decrypte pas ses yeux. ça t'es impossible. comme si une barrière était apparue, comme si tu avais perdu tout contrôle que tu pouvais avoir surla compréhension des faits, des gestes. tu sais pas si elle te croit. tu sais pas si elle va pas faire demi-tour et partir, te laisser là. tu sais pas, tu prévois pas, t'arrives pas à prévoir. puis elle bouge. tu la suis du regard, la bouche toujours fermée. elle semble assimiler. t'es assuré, qu'elle parte pas, qu'elle t'ignore pas, qu'elle fuit pas. mais t'es pas rassuré, qu'elle parle pas. t'as besoin qu'elle dise quelque chose. qu'un son sorte de sa bouche. n'importe quoi. juste quelque chose qui te ferais comprendre qu'elle comprend, peut-être, un peu. tu t'approches pas, tu restes où t'es. t'es pas dangereux, mais tu connais pas sa réaction. si elle sera rassurée ou pas, avec toi, comme avant. mais comment c'était, avant ? tu t'humectes les lèvres, tu grimaces, un peu. puis elle parle. « mais ... comment ça se fait alors que t'es là ? je veux dire, ton jugement, tout ça ... » t'acquiesce, discrètement. ouais, t'as pas précisé, ça. y'a pleins de choses que t'as pas précisé, en fait. sur comment t'as eu un flingue, en garde à vue. sur pourquoi tu vendais de la drogue. sur pourquoi tu volais des caisses. sur pourquoi t'es un arnaqueur. tu te rend compte que t'as lancé des trucs comme si ça semblait évident, comme si elle était déjà au courant, de tout ça. « un contact, que j'avais. il m'a proposé quelque chose, et il me sortait de cette merde si j'acceptais de l'aider, à long termes. j'peux pas t'en dire plus, faut pas que tu te retrouves impliquée là-dedans, par mon biais. » le gang, bien sûr que tu parles du gang. si elle sait, tu sais pas ce qu'elle ferait, mais tu préfères pas le savoir. le gang, tu le rejoins, par défaut. tu veux pas tellement, mais y'a vé, dedans. et ça te permet de garder un oeil sur elle. et ça t'a permis d'éviter une nouvelle fois la case prison, où t'aurais pu empocher plus qu'un an, cette fois. « merde, alors ... » t'inspires. ouais. merde. c'est le mot. c'est ce que t'aurais dis, aussi. ou alors t'aurais rien dis. t'es comme ça, aussi. vulgarité ou silence. pourtant, le silence, t'aimes pas ça, nan. « j'voulais pas que t'apprennes ça comme ça. c'est même pas le genre de trucs que j'veux que les gens apprennent, en fait. j'voulais juste pas te laisser partir en pensant que j'étais un enfoiré. j'en suis un, c'est sûr... mais pas là-dessus.» tu ressens le besoin de t'expliquer. de t'excuser. tu te souviens, vaguement, maintenant, peut-être. ce soir là, au bal. après votre cocktail trop spécial. ce baiser, et toi qui part. t'aurais pu éviter.

_________________
absente du 9/07 au 13/08, merci de me taguer dans les sujets ou les rps où je dois répondre I love you
Code:
@"mercure ethet"



when you want something, take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
member ◊ cute little nemo

messages : 205 pseudo : rosebud. (cynthia) avatar + © : rocky barnes, rosebud.


âge : vingt-quatre ans, trois juin (naissance) / cinq novembre (adoption)
statut civil : sans attache, ne supporte pas porter les chaînes
job/études : championne régionale féminine de jiujitsu brésilien, donne des cours aux juniors depuis peu.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Sam 10 Sep - 1:52

tu te sens légèrement étourdie. toutes ses paroles tournent en boucle dans ta tête, comme une mauvaise chanson, comme une mélodie qui reste et qui nous donne la nausée. t'es perdue et il est fort possible que ton désarrois se ressente. mais t'as pas la tête à ça, t'as pas l'énergie suffisante pour assimiler ses dires et en plus faire la forte tête. en cet instant, tu te montres toi, faible et penseuse. tu ne te caches pas derrière ta personnalité forte et tenace. tu restes secouée. un contact, que j'avais. il m'a proposé quelque chose, et il me sortait de cette merde si j'acceptais de l'aider, à long termes. j'peux pas t'en dire plus, faut pas que tu te retrouves impliquée là-dedans, par mon biais. tu relèves les yeux dans sa direction, soutiens son regard. sourcil arqué, tu comprends que si ce dit contact n'était pas intervenu il ne serait probablement pas en face de toi aujourd'hui. et intérieurement tu l'en remercies, inconsciemment, involontairement, alors que tu te rends bien compte que cette histoire pue, à des kilomètres. alors ce type te sort de la merde pour te faire te jeter à pieds joints dans une merde encore plus grosse que la précédente, c'est ça ? t'essayes de comprendre, mais tu joues à la conne également. tu le provoques un peu, parce que tu ne comprends pas bien son raisonnement. après tout pourquoi risquer plus ? puis tu te souviens quand sans ça, il serait en taule et tu comprends, t'acceptes, mais t'en dit rien. t'apprécierais presque qu'il ne t'en dise pas plus pour te laisser de dehors de ça, te protéger en quelque sorte, même si t'es pas une femme faible. t'as pas envie de traîner dans ces histoires, c'est pas ta vie tout ça. j'voulais pas que t'apprennes ça comme ça. c'est même pas le genre de trucs que j'veux que les gens apprennent, en fait. j'voulais juste pas te laisser partir en pensant que j'étais un enfoiré. j'en suis un, c'est sûr... mais pas là-dessus. tu penches la tête, t'essayes de comprendre pourquoi il te dit ça, comme ça. tu cherches dans son regard quelque chose à décrypter. t'en fais pas, ton petit secret ne sortira pas de cette pièce. tu sais pas pourquoi tu lui promets ça, parce que ça paraît évident finalement, que tu ne parleras pas. mais t'as besoin de lui dire. tu veux lui faire comprendre qu'il peut te faire confiance à ce sujet et qu'il n'a pas eu tord en s'exprimant librement. mais, c'est clair, t'es un enfoiré. tu finis par sourire doucement tout en soutenant son regard. t'as l'impression que l'atmosphère change doucement, moins sérieuse, dramatique, peut-être... pas sur quoi ? que tu demandes, innocemment. t'es pas certaine de comprendre s'il parle des raisons qui l'ont contraint à ne pas donner de nouveau, ou d'autre chose.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
staff ◊ cute little pearl

messages : 407 pseudo : toujours apy, mais au point où on en est, malo ça marche aussi. avatar + © : d. benjamin.



âge : vingt cinq piges.
statut civil : sentiments d'un jour mais il veut continuer à s'éclater. alors il ignore, et il continue de vivre avec cette idée qu'il va peut-être être père.
adresse : 0269 iraty avec la fratrie.
job/études : arnaqueur, arnacoeur, mais plus officiellement, une sorte de garde du corp pour les streap-teaseuses.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Ven 28 Oct - 12:02

plus tu lui explique, plus tu vois son visage perdre presque des couleurs. comme si elle en revenait pas. comme si tout retombait. plus tu lui explique, et plus tu te dis que t'as été con. que tout ça, ça part de cette rencontre à la réunion. de zoé, de ta parisienne, de ta française. tout ça, parce que t'étais fou d'elle. la première de qui t'as vraiment été amoureux. la seule, aussi, enfin, maintenant, t'es plus sûr que ce soit de l'amour. mais à l'époque, pour le gosse de dix-huit piges que t'étais, c'était ça l'amour. le danger, l'addiction, le désir. vivre à cent à l'heure. prendre des risques. t'avais toujours aimé, elle avait juste amplifié cette envie, et elle a fait de toi le petit con qu'à passé un an en taule. mais sans elle, tu serais sûrement encore sur ton île. ou alors tu serais venu, en même temps que tes frères, pour vé. « alors ce type te sort de la merde pour te faire te jeter à pieds joints dans une merde encore plus grosse que la précédente, c'est ça ? » ouais. elle a comprit la petite. et elle te fait voir à quel point t'es dans la merde. elle le fait exprès. question rhétorique. mais tu lui en veut pas, tu le mérite, elle te remet juste les pendules à l'heure, elle règle les secondes, qu'étaient un peu en retard, sans doutes. faire partie de ce gang, c'était pas la bonne décision. t'avais toujours refusé. c'était pas pour toi. t'en avais finis avec ces merdiers. mais là tu risquais. tu risquais plus qu'un an, tu risquais au minimum cinq ans, t'en est persuadé. et cinq ans en taule, c'était pas pour toi. parce que t'allais peut-être avoir un gosse, merde. et que si c'était le tien, chose qu'on devrait voir facilement à la naissance, et bah tu voulais pas que ton enfant passe les cinq premières années de sa vie avec un papa en prison. compliqué à ses potes, en maternel, parce que déjà que dire que son papa est pas là c'est pas facile... elle te dit qu'elle dira rien. et au final, tu savais bien qu'elle dirait rien la chevalier. tu savais bien qu'elle serait muette, comme une tombe. tu lui fais confiance, là dessus. et au final tu lui en voudrais même pas si elle en parlait à quelqu'un. « mais, c'est clair, t'es un enfoiré. » tu souris. « merci d'approuver mes dires, du coup j'pense que j'peux me passer du traditionnel "mais non dis pas ça, t'es quelqu'un de bien". » t'ironises. parce que t'es pas le genre de gars que tu qualifierais de bien. t'es le ton en dessous que bien. entre rien et bien, en fait. comme les appréciations aux exam. « pas sur quoi ? » tu te mord la langue. allez vas-y merc, tu peux le dire, t'es pas un gosse. c'est pas comme si t'assumais pas de l'avoir embrassée. t'avais même aimé. « pas sur prendre la fuite et pas donner de nouvelles après.» bon, c'est faux, arrêtes, dis la vérité un peu. « en fait, si, j'suis ce genre de gars. mais tu devais t'en douter. sauf que ce soir là j'avais pas prévu de me rapprocher de toi de cette manière, ni d'une autre si tu penses à une autre manière que je peux utiliser pour d'autres, enfin bref. » tu parles vite, c'en est presque comique, tu passerais presque pour un boulet, gêné. « j'voulais t'embrasser ce soir là, et en même temps je savais que c'était pas une bonne idée. et j'aurais sûrement dû m'excuser de l'avoir fait, mais sur le moment j'avais pas envie. parce que c'était appréciable, et qu'on s'excuse pas de quelque chose qu'on voulait faire.» t'hausses les sourcils, léger. et tu souris. « du coup, je m'excuse maintenant, pour ce soir là, puis pour ces quatre semaines, parce que j'ai pas assuré. »

_________________
absente du 9/07 au 13/08, merci de me taguer dans les sujets ou les rps où je dois répondre I love you
Code:
@"mercure ethet"



when you want something, take it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
member ◊ cute little nemo

messages : 205 pseudo : rosebud. (cynthia) avatar + © : rocky barnes, rosebud.


âge : vingt-quatre ans, trois juin (naissance) / cinq novembre (adoption)
statut civil : sans attache, ne supporte pas porter les chaînes
job/études : championne régionale féminine de jiujitsu brésilien, donne des cours aux juniors depuis peu.
MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    Mar 1 Nov - 17:39

tu réalises à peine tout ce que t'essayes d'assimiler depuis quelques minutes. tu comprends soudain que malgré tout ce que tu pouvais penser de lui, tu ne connaissais qu'une infime parcelle de son identité, de sa vie. dans un élan de paranoïa, tu te demandes si ce qu'il vient de te confier n'est pas que la partie visible de l'iceberg et qu'au final beaucoup de secrets se cachent encore, scellés derrière ses lèvres. parce que finalement, cette histoire tu n'en connais que la surface. les détails, les pourquoi, les comment. de tout ceci tu ne sais rien et finalement c'est peut-être mieux ainsi. tu ne veux en rien être mêlée à ce genre d'histoire même si t'aimerais, peut-être, juste un peu, le connaître mieux. t'aimerais en savoir d'avantage même si ce qu'il pourrait te dire te surprendrait. mais tu fermes ta bouche, ranges ta curiosité, la gardes peut-être pour plus tard, qui sait ? t'aurais bien besoin de prendre l'air, diriger tout ce cirque, mais tu restes comme coincée, les fesses posées sur le bois du billard. tu te retrouves incapable de quitter la pièce, partir et le laisser en plan ici. même si ça serait lui rendre la monnaie de sa pièce ... merci d'approuver mes dires, du coup j'pense que j'peux me passer du traditionnel "mais non dis pas ça, t'es quelqu'un de bien". tu te surprends à rire doucement, laissant tes jambes se balancer d'avant en arrière comme le ferait une gosse. désolée, je fais pas dans les traditions. à l'évidence Mercure n'est pas à rangé dans cette catégorie. mais était-ce vraiment un mal ? parce qu'au fond, il avait beau ne pas être un homme qu'on qualifierait typiquement de bien, mais tu sentais qu'il n'était pas foncièrement méchant non plus. parce que des méchants, t'en as côtoyé. pas beaucoup, pas longtemps, pas de la même façon. mais tout de même. et si Mercure avait fait parti de ces types là, pourquoi se serait-il donner du mal à t'expliquer une partie de son histoire ...? pas sur prendre la fuite et pas donner de nouvelle après. tes sourcils se froncent doucement alors que t'essayes de comprendre où il veut en venir. en fait, si, j'suis ce genre de gars. mais tu devais t'en douter. sauf que ce soir là j'avais pas prévu de me rapprocher de toi de cette manière, ni d'une autre si tu penses à une autre manière que je peux utiliser pour d'autres, enfin bref. tu comprends qu'il te parle de la dernière fois que vous vous êtes vu, à la cidrerie. moment que t'avais presque oublié en cet instant, trop obnubilée par ses confessions. j'voulais t'embrasser ce soir là, et en même temps je savais que cétait pas une bonne idée. et j'aurais sûrement dû m'excuser de l'avoir fait, mais sur le moment j'avais pas envie. parce que c'était appréciable, et qu'on s'excuse pas de quelque chose qu'on voulait faire. tu souris, doucement, en coin. parce que ça t'amuses de le voir parler aussi vite, d'être confus et sûrement gêné ou alors stressé, ou qu'importe, mais simplement pas dans son élément. puis il sourit à son tour, soufflant quelques excuses en retard auxquelles tu ne t'attendais certainement pas. du coup, je m'excuse maintenant, pour ce soir là, puis pour ces quatre semaines, parce que j'ai pas assuré. t'hausses les sourcils à ton tour, agréablement surprise. toi qui ne t'attendais pas à ce qu'il soit le genre d'homme à excuses ... pour ce qui est des quatre semaines, c'est oublié. par contre pour la cidrerie je t'avoue que je sais pas vraiment comment le prendre maintenant. que tu balances, taquine. parce que si je me fis à ce que tu viens de dire, on ne s'excuse pas d'une chose appréciable. et si j'accepte tes excuses, cette chose pourrait en devenir non appréciable ... ? tu joues sur les mots, tourne tout à l'envers, l'embrouille et t'embrouille sûrement en même temps. mais t'es un peu remuée toi aussi. par tout ça, puis aussi par le fait qu'il te dise qu'il en avait envie et qu'au fond il avait aimé. chose que tu t'étais interdite de penser te concernant. formellement. 

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: (mercurina) erreurs à expliquer    

Revenir en haut Aller en bas
 
(mercurina) erreurs à expliquer
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Laughing Out Loud :: Biarritz, France :: Centre ville, Port Vieux :: habitations-
Sauter vers: