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 AVRIELLE + (sorrow)

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messages : 58 pseudo : cupcake avatar + © : mila kunis + apy. <3
âge : 29 ans
statut civil : papillon, est-ce que ça compte ? non, parce que je ne le suis jamais vraiment fixée.
job/études : illustratrice et dessinatrice/scénariste d'une bande dessinée en préparation.
MessageSujet: AVRIELLE + (sorrow)   Mer 24 Aoû - 17:12

• tu reviens de l'hôpital et tu sens un vide en toi. même si tu as toujours détesté les gosses, même si tu sais que tu n'en veux pas. il était de lui. ç'aurait été la seule chose que tu aurais pu avoir de lui. mais tu n'en veux pas. et puis cet enfant n'aurait jamais eu de vie. entre les photographes, les scandales, et tes parents... non. non, tu ne regrettes aucunement ta décision. tu sais qu'au fond... au fond, tu as fait le bon choix. tu as fait ce qui était de mieux pour cet enfant et tu ne regrettes rien. mais tu penses qu'il a le droit de savoir. il a le droit de savoir ce que tu as fait et pourquoi tu l'as fait. oui. ce serait même injuste qu'il ne le sache pas. il va certainement s'énerver, mais, franchement ? tu n'es plus à ça près. là, tu es juste fatiguée. tu ne vas même pas l'insulter, en français ou en italien. tu vas le regarder te hurler dessus, en lui répondant du même ton las. c'est franchement le mieux à faire. tu passes ta main sur ton visage. ça ne va pas être facile, tu le sais. mais tu dois le faire. c'est le mieux.
• alors, sans même prendre la peine de remettre du rouge à lèvres, toujours pas maquillée, et habillée simplement, tu sors de ta voiture. tu as presque envie de te tordre les mains, comme tu le faisais quand tu étais enfant. mais tu le faisais parce que ça te donnait un air innocent, et qu'ensuite on ne pouvait pas t'en vouloir pour la bêtise que tu avais pu faire. là, tu es nerveuse. tu n'as même pas mis de vernis à ongles. tu ne savais pas comment tu allais vivre ton avortement. tu ne savais pas ce qui allait se passer, pas vraiment, alors tu as préféré aller au plus simple. tu es devant la porte. il n'y a pas la voiture des parents devant la villa qui semble toute neuve, et il n'y a pas des masses de bruit à l'intérieur. alors tu sonnes, en croisant les doigts pour tomber sur lui, et pas sur sa poufiasse insupportable. tu prends sur toi. tu veux toujours autant rentrer chez toi, et te mettre dans ton canapé et t'endormir en dessinant devant un programme débile à la télévision auquel tu ne porteras même pas attention. tu ne comprends pas pourquoi tu réagis comme ça, ou du moins tu écartes la vérité. parce que même si tu ne supportes pas les enfants, au fond de toi, tu sais que tu aurais au moins eu quelque chose de lui. tu sais que pour une fois, pour une simple fois, il aurait pu te regarder différemment, et tu aurais peut-être pu avoir ta chance avec lui. mais ça aurait été monstrueux de le garder uniquement pour cette raison, alors que tu n'as aucun instinct maternel. d'un autre côté, avorter, c'était repousser toute possibilité d'un jour te retrouver avec lui. et en même temps... c'était mieux ainsi. oui. c'est ce que tu te dis tandis que la porte s'ouvre. c'est lui. pas l'autre fille. « lindon. »
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messages : 290 pseudo : apy. avatar + © : c. tatum pay shiya.


âge : trente trois ans.
statut civil : le bébé est là dans quatre mois, le mariage continue d'être retardé, puis y'a elle, là, qui commence à foutre le bordel dans sa tête, dans sa vie. y'a elle, là, qui le rend fou.
adresse : une villa toute neuve, avec vue sur la mer, accès privée à la plage, au centre ville.
job/études : mannequin, photographe et animateur d'une émission de télé.
clubs, associations : les anciens combattants.
MessageSujet: Re: AVRIELLE + (sorrow)   Sam 27 Aoû - 12:27

compliqué, ça l'était déjà. parce que c'était pas sein, parce que y'avait cette rancoeur qui l'habitait, quand elle te voyait, parce que y'avait toujours ces regards noir qu'elle te lançait, même avant dylan. en fait, dire que c'était plus compliqué qu'avant depuis votre annonce, de mariage, de bébé, ce serait mentir. parce que gaby, tu l'avais pas vue depuis cette soirée. t'avais déménagé, dix jours après. t'avais assisté au repas juste après ce premier, mais pas les deux suivants. et le seul repas auquel t'étais allé, en ces trois semaines, gabrielle y était pas. t'avais pas vu sa tignasse brune et ses yeux haineux depuis cette fameuse soirée, que vous aviez finis plus ou moins dans une vieille caisse de collection de ton père. et tu devais avouer que la brune te manquait, ouais. dylan était pas là, dylan était partie, dans la journée, elle avait des courses à faire, des clients à voir. alors t'étais resté à la villa. parce que tu bossais généralement chez toi, pour ce qui était de la rédaction de vos vendredis soirs en direct, et qu'aujourd'hui y'avait pas de séance photo prévu, que tu sois devant ou derrière l'objectif. t'aurais pu rejoindre les anciens militaires, mais t'avais pas envie de bouger, et ta jambe recommençait à te lancer. cette foutu douleur, par dessus laquelle t'étais réussi à passer, quelques fois. cette saloperie d'accident, tout con que t'avais eu, ça t'avais ruiné. au sens personnel, pas matériel. si tu t'étais pas blessé, si t'avais pas été opéré, si t'étais pas devenu un boiteux... t'aurais pu, ouais, t'aurais pu rester à l'armée, rester commandant, rester toi. et tout ça, ce serait pas arrivé. même si maintenant que c'est là, t'es content, après tout, qu'il y ai dylan, parce qu'elle est là, elle te soutien, et toi tu la soutien aussi, dans sa grossesse. vous êtes dans la merde tous les deux, à vrai dire, mais c'est votre choix. quand ça sonne, tu comprends pas trop. d'abord tu penses que c'est dans ton film, que ça se passe. puis tu te rend compte que ce serait un anachronisme sachant que tu regardais un vieux western. alors tu marches jusqu'à l'entrée, sans prendre sur toi, sans faire attention à comment tu marches. parce que t'es chez toi. parce que pas beaucoup de monde sait que t'as déménagé. parce que tu peux compter que la famille de dylan et la tienne à savoir où vous habitez maintenant, et quelques amis, pas beaucoup, juste ce qu'il faut. le cercle proche. « lindon. » t'aurais reçu un coup de massue sur la tête, ça t'aurait fait le même effet. la voir là, devant toi, dans une tenue qui ne lui était pas habituelle, coiffée et maquillée négligemment. presque pas, en fait. t'avais l'impression de voir un fantôme. comme si ça faisait une éternité que tu ne l'avais pas vue, et pourtant. trois semaines, c'est moins d'un mois. « gabrielle. » tu lui fais pas le plaisir de l'appeler par son nom de famille, comme elle le fait. elle met une distance entre vous, un respect hypocrite. toi, t'enlèves ça. tu préfères les insultes assumées et claires à celles sous-entendues et pensées. « que me vaux le plaisir de ta visite ? » tu lances, mi-taquin mi-sérieux. oui. ça te fait plaisir, qu'elle vienne te voir. ça te fait plaisir qu'elle prenne ce temps. mais d'un autre côté, gabrielle, venir te voir... il faut quelque chose de grave. très grave.

_________________

tu m'amènes à la vie puis tu m'ignores. tu me gardes dans le silence quand je devrais crier. tu me fais pleurer et tu me fais venir. tu es le flic et je suis en fuite.
sia
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job/études : illustratrice et dessinatrice/scénariste d'une bande dessinée en préparation.
MessageSujet: Re: AVRIELLE + (sorrow)   Dim 4 Sep - 1:56

• tu ne sais pas vraiment pourquoi ta mère avait fait ça, mais elle avait tenu à te mettre au courant de la nouvelle adresse d'avery. en même temps, tu n'étais pas souvent allée à tous ces foutus repas d'affaire, pas depuis que tu avais appris que tu étais enceinte. et ta mère t'avait répété mot pour mot tout ce qui s'y était dit, parce que quelque part, elle avait toujours l'espoir que tu prennes sa suite. plus ça allait, et plus tu avais envie de continuer dans la voie que tu avais choisi, et pour laquelle tu avais étudié. enfin bref. elle t'avait donc mis au courant que ton amant -même si elle n'avait pas employé ce mot là, puisque, dieu merci, elle n'était au courant de rien- avait déménagé, et t'avait donné son adresse. ça ne t'étonnait pas. mais au final, tu ne t'en plaignais pas vraiment. tu ne te voyais pas lui en parler pendant une des ces foutues réunions. avec un peu de chance, la blondasse n'y était pas non plus. il t'ouvre la porte et tu remarques qu'il y a quelque chose d'étrange avec sa posture sans que tu puisses être capable de dire quoi. il t'appelle par ton prénom, et dans la suite de sa phrase, tu sens quelque chose d'amer. il n'avait certainement pas envie de te voir. il ne te fait même pas entrer et tu le remarques. quoiqu'au final, rester sur le pas de la porte ce sera mieux, pour échapper à sa colère et ses insultes. pour pouvoir partir quand tu le désires. ainsi tu seras maître de la situation, tu contrôleras tout, comme tu aimes tant le faire. néanmoins, t ne sais pas comment t'y prendre. tu ne sais pas comment faire, est-ce que tu dois le dire directement, ou bien est-ce que tu dois préparer le terrain d'abord ? cette situation est nouvelle. mais les mots sortent de ta bouche avant même que tu aies pu y réfléchir. « j'étais enceinte de toi. »
• tu t'en rends compte trop tard et tu fais de ton mieux pour ne pas afficher ta surprise. tu n'aurais certainement pas dû le dire comme ça, mais maintenant, c'est fait. et au moins, maintenant, tu as un début, tu n'as plus qu'à enchaîner sur le reste. « je suis tombée enceinte la dernière fois qu'on a couché ensemble. » tu ne parles pas très fort. c'est qu'il est connu, et tu ne sais pas qui peut bien écouter ça. tu n'as pas envie que ça se retrouve affiché de partout. tu n'as pas payé si cher le silence absolu des médecins pour qu'un pauvre paparazzi te fasse faire la une des magazines à scandale. tu croises tes bras. tu attends un ouragan. mais tu sais, au fond de toi qu'il n'est pas pour tout de suite. pour l'instant, certainement qu'il s'en fout. ou bien qu'il va te dire qu'il aimerait que tu avortes pour éviter les ennuis. alors tu enchaînes, directement. « j'ai avorté. » là, en revanche, tu sais que tu n'as plus rien d'autre à dire. mais tu restes devant lui, tu restes à le regarder, comme ça. à attendre une quelconque réaction de sa part. tu n'as pas ce masque hautain habituel, mais tu es impassible. maintenant, c'est fait, et c'est tant mieux. tu ne regrettes pas. tu es fatiguée parce que ça n'a pas été de tout repos, mais dans quelques jours ça ira mieux. et ça ne t'empêchera pas de continuer à mener ta vie tel que tu le faisais avant. en faisant simplement un peu plus attention.
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