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 I need your love (Oliac)

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MessageSujet: I need your love (Oliac)   Mer 15 Juin - 23:09


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Oliac



Je ne sais plus qui j’étais. À part une loque qui ne se traîne plus dehors, sauf pour aller travailler et encore, je suis en arrêt depuis une semaine maintenant. Et depuis, je ne met pas le nez hors de chez moi. C’est simple, je commande des plats tout prêt, ou alors pareil pour mes courses. Et je passe le plus clair de mon temps à faire baisser ma pile de lecture. Qui est maintenant bien mince. Ca allait même commencer à devenir critique. Mais j’avalais les livres pour éviter de penser. PArce que sinon, j’allais encore déprimer, voire même pleurer. chose que je ne fais que très rarement, et seulement quand je suis seul. Ca tombe bien, je suis désespérément seul. Pourtant, tout aurait pu être tellement mieux si je n’avais pas fais l’immense connerie de cacher des choses à Oli, même si c’était pour son bien. Et même si je sais que je referais exactement la même chose. Parce que le bien de l’autre passerait toujours avant le mien. On ne change pas vraiment. Je serais toujours quelqu’un de malléable, quelque peu influençable.

Mais, je dois bien l’avouer, le manque me dévorait un peu plus chaque jour, il faut simplement me regarder pour en être sûr. J’ai perdu 5 kgs en même pas trois semaine, tout simplement parce que je ne mange pratiquement rien. Mon teint est blâfard, je ferais peur aux morts. Et, je ne suis l’ombre que de moi-même. Heureusement je parviens encore à lire, la seule chose à laquelle je me rattache. Je n’arrive même plus à me traîner au travail, je n’ai plus la force de rien. Je suis une vraie loque, y a pas d’autres mots. Je trainais la plupart du temps en jogging et tee-shirt froissés.

Tout cela parce que l’amour me consumait. Je n’avais jamais imaginé que ça puisse être aussi fort, que je puisse en être dépendant, au point d’y laisser ma vie, parce que c’était bien ce qui se passait depuis que j’avais quitté l’appartement d’Oli pour retourner dans le mien, que je fermais à double tour depuis. La dispute n’avait mené à rien, on campait chacun sur nos positions, et je n’avais plus eu la force de l’affronter, de rester là alors qu’on s’éloignait tous les deux, j’avais du mal à supporter cet éloignement alors que l’on était si proche. C’était brutal, et terriblement douloureux. Et depuis je regardais désespérément mon portable, dans l’espoir qu’il me contact. À de nombreuses reprises, j’avais commencé moi-même à écrire un SMS avant de tout effacer, parce que je le trouvais complètement nul. Rien qui était à la hauteur de ce que je ressentais, et peut-être rien qui puisse faire que tu me pardonnes. Et c’était ce qui était le plus dur à accepter, que tu ne me pardonnes jamais. Parce que, même si je lui ai fais cette déclaration, sincère et inattendue, peut-être que je me suis trompé sur ce que j’ai senti de toi. Pourtant j’en suis sûr que tu ressentais quelque chose. Mais tout s’est précipité. Je n’ai presque rien vu venir. Comme un coup de poignard. Mais j’accepte cette douleur, j’accepte que tu m’en veuilles, pourtant te perdre est la chose la plus horrible.

Je n’ai que trois livres qu’il me reste à lire. C’est-à-dire pas grand chose. Et comme je n’aime pas acheter mes livres dans les librairies de grandes surfaces, où les enseignes comme à la FNAC ou encore Amazon pour internet, je dois me déplacer. De plus je ne vais que dans de petites librairies indépendantes, pour essayer de les faire vivre. Alors là, même si pour une fois prendre mon ordi pour commander de bouquins est très tentant, je décide de ne pas aller à l’encontre de mes principes et de me rendre à la librairie. Et puis il faut bien que je sorte, ou plutôt que je me force à le faire. Et je vais toujours dans la même. Mais j’avais vérifié que ce n’est pas dans les horaires d’Oli, je sais que je pourrais pas supporter de le voir, ce serait trop dur, je dépens encore trop de lui. Je prends un taxi, de toute manière je tiens à peine sur mes jambes après mes nuits d’insomnies à répétitions, et le peu que je mange. Je sors du taxi et me dirige brinquebalant vers la librairie avant d’y entrer. Je me dirige vers le premier rayon qui m’intéresse, avant d’y attraper quelques livres. J’évite de croiser le regard des gens qui doivent me regardais fixement, c’est vrai que je ne dois pas être beau à voir !
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Dim 19 Juin - 22:49

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Ça aurait été beaucoup trop simple de te retrouver seul, à noyer ta solitude, ta déception et ton manque dans de l'alcool et des médicaments. Beaucoup trop simple de pouvoir juste envoyer balader tout le monde et de repartir t'enfermer dans un hôtel miteux, seul, en paix avec tes démons qui ont plus que profiter de ta faiblesse du moment pour resurgir et te dire coucou. T'avais rechuté. C'était inévitable. Après ta dispute avec Suliac, tu avais fuit passant d'abord chez un dealer parce que c'est là que tes jambes te menaient sans que tu n'en aies conscience puis finalement à la librairie. Parce que tu voulais prendre des livres avant d'aller plus loin t'enfermer. Mais c'était sans compter sur ton oncle. Il a vu tout de suite le néant dans tes yeux et il ne t'a plus lâché depuis que tu as mis les pieds dans sa librairie. Même si ce n'est pas ce que tu souhaitais, il a sûrement bien fait de t'enfermer dans son magasin. Il ne t'autorise pas à sortir et tu ne le souhaites pas vraiment non plus, l'extérieur à commencer à te faire peur. Tu n'y sors que pour aller voir ta soeur à l'hôpital mais ton oncle craint trop que tu fuis alors il t'y emmène toujours. Le deal c'est qu'il te laisse faire ce que tu veux, tant qu'il peut te surveiller. Ça te va. Alcool la nuit à squatter le canapé de l'arrière-boutique quand le magasin est fermé, cachet le jour en toute discrétion pour ne pas faire peur au client dans le coin lecture que tu t'es fait entre les rayons du magasin. Un peu ta deuxième maison avec une couverture et des coussins. Juste pour toi et quelques gosses qui trouvent ça drôle de poser leur cul sur ton territoire. Mais t'es trop amorphe pour réellement tant soucier alors tu les laisses faire.

Ton oncle est au courant de tout et fait de son mieux pour gérer l'épave que tu es. Ce n'est pas facile pour lui, car tu ne coopères pas du tout. Tu ne veux qu'oublier, ne plus avoir à penser. Lire ça t'aide. Ça t'évite de penser. Parfois tu as juste le temps de songer un peu à Mattie entre deux bouquins alors t'essaie d'être plus ou moins sobre et d'aller la voir. Manger, boire, aller aux toilettes, te laver ou même dormir ça te semble totalement superflu. Alors, il est souvent obligé de t'y forcer car ça ne marche pas toujours très bien. Ça dépend souvent de l'état dans lequel tu es. Il est trop bon avec toi. Suliac te manque affreusement. C'est une douleur lancinante qui malgré tout tes efforts pour oublier ne veut pas s'atténuer et c'est ce qui te pèse le plus. Tu lui en veux... pour t'avoir caché tout ce qui se passait avec ta soeur. Comment il a pu te faire ça ? Tu lui faisais tellement confiance... Secret médical ou pas, c'est ta soeur jumelle merde ! Si il y a bien une seule chose qui restait plus ou moins en forme chez toi c'était ton téléphone... tu attendais tellement un signe de sa part. Mais tu as fini par perdre espoir après un peu moins d'un mois de silence et à te dire que Suliac et toi c'est vraiment fini. Ça te brise le coeur, littéralement... tu as l'impression de n'avoir rien vécu avec lui. Tout ça pour des secrets... ça te fait culpabiliser de lui en vouloir autant.

Vieux jean slim et sweat sont devenus tes indispensable de la déprime. Tu te sens plus  que bien dans ceux-ci, la capuche relevée et blotti dans ta couverture. C'est d'ailleurs la capuche en question qui te gâcha une partie de la vue te faisant manquer le passage de Suliac à côté de toi. Tu as les yeux perdus entre les lignes d'un énième bouquin qui te semble une nouvelle fois être un navet. Ça arrive parfois, mais ils ne peuvent pas tous être bon. Mais ça te frappa, comme une vague, son passage t'envoya quelques effluves de son odeur et tu l'as reconnu immédiatement, ça ne pouvait être que lui. Tu cessas de respirer instantanément tandis que ton coeur commençait à battre comme un dingue dans ta poitrine. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Ça fait un mois que tu ne l'as pas vu, pourquoi maintenant ? Est-ce voulu ? Tu n'es pas prêt, pas prêt du tout à le voir. Parce que ça fait à peine quinze minutes que tu as pris ton dernier cachet et que tu sais qu'il y a peu de chance pour que tu puisses lui dire quelque chose de très constructif. Alors, tu paniques, tu commences à respirer fort et à haleter, tu ne veux pas qu'il te voit ainsi, tu laisses tomber ton livre sans ménagement et te lèves précipitamment abandonnant ton cocon pour aller te planquer. Tes jambes en coton, à cause de la drogue, rendent la tâche plutôt compliquée mais tu finis par arriver dans l'arrière boutique où tu t'écroules sur le canapé le souffle court, tremblant et en larme. Tu glisses ton visage dans tes mains dans lesquels tu sanglotes douloureusement. Tu ne sais pas si il t'a remarqué ou si il a entendu ton départ, précipité, bruyant et maladroit. Il te manque et il est juste là, ça ne tient qu'à toi d'aller le voir mais tu ne peux pas parce que tu n'es juste plus rien et que t'as honte de t'être emporté contre lui alors qu'il essayait juste de bien faire, de t'épargner, honte d'avoir rechuté alors qu'il t'a été d'une si grande aide dans le passé. Tu n'es pas prêt... pas prêt du tout tu ne sais absolument pas quoi lui dire. I'm just a lost boy, not ready to be found.
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Lun 20 Juin - 22:47


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Ce qui est bien dans le fait que je retrouve mon appartement, c’est que je peux faire ce que je veux. Et là, ça consiste à fermer les volets tout le temps, et lire, lire, lire sous une lampe. Ce qui me donne un teint blafard. Mais je m’en contrefichais, car la seule personne que je voulais n’était plus là, et ne le serait probablement plus. Des heures de sommeil manquaient cruellement à mon corps, mais je ne parvenais pas à trouver le sommeil, ou quand je finissais par le trouver, celui-là était plutôt agité et peuplé de cauchemars. Alors je ne peux pas dire que je sois reposé. Et puis, je mange le strict minimum, il m’arrive même parfois de ne pas manger pendant toute une journée. J’avais donc peu de forces pour me trainer dehors si l’envie m’en prenait. C’était un véritable cercle vicieux duquel je ne peux pas m’en sortir. La seule chose qui me reliait au monde extérieur c’était mon portable, et encore. Je refusais tous les appels, parce que je ne voulais pas manquer ton appel si jamais l’incroyable se produisait. Et je tapais et retapait sans jamais les envoyer des SMS. Mais tout n’était pas assez bien pour toi. J’aimerais savoir comment il s’en sort avec tout ce qui arrive à ta soeur, mais je sais que, malheureusement, je n’ai plus le droit de m’immiscer dans ta vie, sauf si tu décides le contraire. Mais une chose dans laquelle je n’avais pas sombré, c’est l’alcool, parce que je n’en avais pas chez moi, et que je n’avais pas l’énergie de sortir de mon appartement. Et puis je n’avais jamais touché à l’alcool de ma vie, et même si celle-ci était en miette, je n’allais pas y toucher. Même si la tentation de tout oublier avec l’alcool était grande. MAis c’était trop facile, et ça ne me ressemblait pas, tout comme l’état de zombie où je me trouvais.

Mais je n’avais personne pour me voir ainsi. Mon père, malgré notre relation assez calme e se soucierais pas trop de mes absences, et je communiquais le strict minimum pour le rassurer et qu’il me laisse tranquille. Quand à mes amis, et bien je n’en avais que très peu, et certainement pas assez proche pour s’inquiéter de mon silence. Et franchement, je voulais être seul. Si je ne t’ai pas dans ma vie, alors je n’ai pas envie d’être sociable. Tu étais devenu indispensable dans ma vie, et, même si je le savais avant cette fameuse dispute. J’en ai pris conscience à ce moment-là. Parce que depuis, j’ai l’impression que mon coeur est affreusement douloureux, qu’il y a un couteau qui écarte chaque terminaison nerveuse de mon coeur. Je sais que, même si j’ai voulu bien faire, tu ne le verrais jamais comme ça, et j’aurais beau m’excuser encore et encore, tu m’en voudras toujours. Et c’est probablement ce qui me fait le plus mal, savoir que j’ai perdu ta confiance. Et rien que d’y penser, j’en avais les mains qui tremblent, signe d’une crise d’angoisse qui arrive. Je tentais de la réfréner, de l’empêcher, mais ça puisait le peux de force que j’ai. Ca aussi c’était nouveau, mon corps était transi d’angoisse, c’était épuisant. Et même si j’avais des médicaments pour calmer mon angoisse, ce n’était pas vraiment efficace, mais mon médecin ne voulait pas me donner autre chose, car après il y a une dépendance qui se crée. Et c’est la dernière chose que je veux, car je sais les dégâts que ça peut faire.

Mais aujourd’hui, il fallait que je sorte, que j’arrête de ruminer et de tourner en rond dans mon appartement. Je n’avais pratiquement plus rien à lire, et si jamais je tombais à court de livres, cela n’allait pas arranger mon angoisse. Alors je n’avais pas le choix, je devais prendre ma veste et sortir dehors. C’était violent, l’air frais qui frotte mon visage. Alors je remonte le col de ma veste et je baisse la tête pour éviter de croiser le regard des gens, je ne voulais pas voir dans leurs yeux ce qu’ils pensent de moi. J’avais envie déjà de me terrer à nouveau dans mon appartement, avec un tas de livres à mes côtés pour passer le temps. Je me sentais déjà épuisé quand je rentre dans la librairie, alors quand je croise le regard noir du patron, je n’ai pas l’énergie suffisante pour maintenir mon regard ou même aller le saluer. Pourtant il serait le mieux placer pour me donner de tes nouvelles. Mais ai-je vraiment envie d’entendre que tu me détestes maintenant ? Alors je plonge mon nez dans les livres, je ne m’occupe plus de ce qu’il y a autour de moi, pourtant, d’un seul coup, il y a du grabuge. Avant tout ça, j’aurais réagi plus promptement, mais là, j’étais endormi, je marchais au ralenti. D’un seul coup, après quelques secondes dans les vapes, ça me frappe. Je sens ton parfum, que je reconnaîtrais entre mille. Je ferme les yeux. Mais, j’ai beau tourner, je ne te vois pas. Comme si c’était une illusion, encore une. Je commence à me diriger vers la caisse, avec peu de bouquins, mais je veux demander au patron si tu étais là. Même si tu me rejettes j’ai besoin de te voir. J’ai besoin de voir que toi, tu vas bien que tu t’en sors. C’est ce qui importe. Moi, ce n’est pas si grave que ça. Mais, je peux à peine faire un pas, que ça tourne soudainement dans ma tête. J’ai l’impression que la librairie tourne à une vitesse impressionnante. Je n’ai pas le temps de m’arrêter, de prendre appui sur une étagère que tout devient noir, totalement. Je ne sens même pas que je suis en train de m’effondrer, contre une étagère, provoquant un boucan pas possible de fracas métallique. J’avais certainement trop tiré sur mes réserves.
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Jeu 23 Juin - 22:41

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Suliac et toi, vous vous connaissez depuis longtemps. Enfin longtemps.... de vue du moins. Peut-on vraiment parlé de vrai "connaissance" ? Tu ne savais que son prénom et encore. Ce qu'il lisait ça par contre tu le savais par coeur. Jamais dans ta vie tu t'es souvenu aussi bien que ça de ce qu'une personne venait d'acheter ou de lire. À cette période là ça revenait du fantasme de t'imaginer entre les bras de Suli. Et maintenant ? Déjà séparé. Avec un arrière goût de trahison que tu n'arrives pas à te sortir de la tête. Tu as beau essayer dans tous les sens de te mettre à sa place, tu aurais tout de même tout avoué. Mais on réagit tous différemment dans ce genre de situation. La preuve... Votre histoire te semble tellement irréel. Encore plus maintenant que vous êtes séparé depuis environ un mois. Tu ne l'as pas revu depuis et son silence te donne l'impression d'avoir rêvé tout ce qui s'est passé entre vous. Et lui de son côté, qu'en pense-t-il ? Que fait-il ? Est-ce qu'il va bien ? Ça te tue de ne pas le savoir. Tu te demandes si il lit toujours. Car tu ne l'as plus vu à la librairie depuis que vous vous êtes quitté et que tu es venu squatter cet endroit pratiquement 24 heures sur 24.

Jusqu'à aujourd'hui. Juste son parfum, juste son odeur que tu aurais pu reconnaître entre des milliers. C'est la sienne, ça ne fait aucune doute et tu sais qu'il est là. Parce que tu le sens presque, t'as beau être shooté avec tes cachets, tu sens sa présence. Puis son odeur n'était pas là avant. Tu le sais, car ça fait quelque chose comme 30 jours, un mois, que t'as ton cul posé ici parterre entre deux bibliothèque à te vider l'esprit entre les lignes des livres et que tu ne l'as jamais senti. Tu n'oses pas le regarder pour vérifier. Tu as bien trop honte de toi, de ce à quoi tu ressembles aujourd'hui, de la pilule d'oxy que tu viens tout juste d'avaler et du fait que tu t'es pas lavé depuis trois jours et que t'as refusé quelque chose comme trois ou quatre plateaux repas à la suite de la part de ton oncle. Tu as honte de tout ça et tu ne veux pas qu'il te voit ainsi... démuni, perdu et drogué. Alors, tu pars te cacher en vitesse, faisant bien plus de bruit que tu ne le voulais en t'enfuyant.

Tellement chamboulé par sa visite inattendu, tu entends à peine le bruit d'une étagère qui semble tomber à la renverse. Tu es bien trop occupé à essayer de calmer ta crise, tes larmes et tes tremblements. C'est la voix de ton oncle qui te tire de ta transe. Oli ! Il faut que tu viennes tout de suite c'est Suliac ! tu te figes ne sachant pas comment réagir. Alors, il t'a vu ? Ou ton oncle a vendu la mèche en disant que tu es là ? Tu ne peux pas sortir de là et le voir, tu peux pas. Alors, tu ramènes tes jambes contre toi et enfouit ton visage entre tes genoux, te serrant en boule attendant simplement qu'il se lasse et qu'il s'en aille. Quelqu'un rentre à la volé dans la salle de pause quelques minutes plus tard, te faisant sursauté, c'est ton oncle Mais tu fous quoi ?! Suliac a chuté contre une étagère, j'ai appelé une ambulance mais là je crois VRAIMENT qu'il a besoin de toi. Ça prend du temps à monter à ton cerveau tellement de temps que c'est finalement lui qui te prend par le bras et qui te tire jusqu'à un Suliac allongé parterre qui semble plutôt dans les vapes... et très mal en point. Ça fait un moment que tu ne l'as pas vu alors la différence est encore plus choquante. Il a perdu beaucoup de poids, ça crève les yeux et il a très mauvaise mine. Son visage est creusé par la fatigue, il a la peau pâle. Finalement, tu les as tes réponses... non, chez lui non plus ça ne va pas. Tu écartes quelques livres tombés pour venir t'agenouiller près de lui, tandis que tu entends ton oncle te parler un peu en arrière fond tu n'as pas vraiment conscience de ce qu'il se passe. Ton corps réagit un peu par lui-même.. Il n'a pas l'air d'être blessé... mais ne le déplace pas quand même on ne sait jamais, la nuque tout ça... Je crois que c'est juste une chute de pression quand il reviendra à lui il faudra le faire manger un peu et lui faire boire du sucré... peut-être que l'ambulance est en trop mais... vous me faites peur tous les deux... . Oh y a de quoi. Dieu sait la tête que tu dois avoir toi aussi en ce moment. Tu n'es pas en meilleure forme que lui. Comme dit par ton oncle tu n'oses pas le toucher mais si tu pouvais tu le serrais fort dans tes bras, jusqu'à ce qu'il se réveille à cause de l'asphyxie... tu te contentes d'être plus doux et de lui caresser la joue et de remettre ses cheveux en place priant silencieusement pour qu'il revienne rapidement à lui. « Su... Suliac ? Hé.. c'est moi... » Ta main tremble affreusement et tu ne peux que serrer tes bras contre toi en remarquant ça... tu sens aussi toujours les larmes couler sur tes joues, celles-ci ne veulent décidément pas se calmer. « Bébé... » souffles-tu rien que pour lui.


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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Mer 29 Juin - 21:09


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Il y a bien une chose que je peux dire de toi et moi, c’est que l’on se connaissait plutôt bien, ou plutôt tu sais beaucoup plus de choses que n’importe qui, même de la part de mes parents qui se bercent dans l’illusion que je suis quelqu’un d’autre, quelqu’un de fréquentable à leurs yeux. Mais ce n’était pas moi. Toi, tu m’avais vu tel que j’étais, tu avais même vu à quel point je pouvais vouloir protéger les autres, au détriment de ce que je veux. Je ne veux que le bien des autres, et, quand on le comprend, on sait que c’est le point où je peux être fortement influençable. Pourtant j’avais totalement confiance en toi, je sais que jamais tu en abuserais. Mais, c’était tellement naturel que je n’en avais même pas compte. Mais, même ce côté-là disparait aussi depuis que j’ai quitté ton appartement pour retrouvé le mien, ma prison. Sans toi, j’ai bien de la peine à me lever de mon lit pour commencer une nouvelle journée. Tout était trop beau pour être vrai et durable. Et plus les jours passent,et pourtant rien ne change, la douleur est toujours aussi présente, et même encore plus forte. Car plus les jours passent, et plus l’illusions d’avoir de tes nouvelles s’effacent peu à peu avant de disparaître. Laissant un goût amère de perte.

J’étais revenu ici, dans la libraire pour la première fois depuis notre séparation. Tout me rappelait que c’est là que je t’ai connu, que j’ai eu le coup de foudre pour un visage angélique encadrait par des boucles qui allait dans tous les sens. Ce visage qui hantait mes nuits désormais, à défaut de mes jours. C’est certain que je n’étais pas prêt d’oublier ton visage. De t’oublier toi; Je sais que j’ai laissé passer la chance de ma vie, que je l’ai piteusement gâché. Et, ça, je ne me le pardonnerais jamais. Comme autre chose. Peut-être que ma mère avait finalement raison, que je ne méritais rien d’autre que de pourrir dans mon malheur. J’avais refusé de croire tout ce qu’elle m’a balancé au visage quand elle m’a jeté dehors, mais force est de croire qu’elle avait raison, finalement. J’y étais venu à reculons, ici, parce que je craignais de tomber sur toi, et franchement, je ne sais pas trop comment je réagirais, et je craignais quelque peu ta réaction aussi. Même si je peux tout à fait encaisser silencieusement tout ce que tu dis, en silence et sans même t’en vouloir.

Mais tu étais là, il n’a fallu que quelques millièmes de secondes pour que je me rende compte de ta présence. C’est une sensation étouffante. Je sens la panique m’envahir. Et le peu d’énergie qui me restait est aspiré par la crise de panique qui me fige et me fait tourner la tête. Mais je n’ai pas le temps de reprendre mes esprits que c’est le noir complet. Je ne me sens même pas tomber sur l’étagère, renversant bon nombre de livres à terre. L’épuisement durait depuis trop longtemps, mais je ne parvenais pas à me reposer. Mes nuits étaient peuplées de cauchemars. Dont le sujet principal était toi, si tu ne hantais plus mes rêves, tu hantes désormais mes pires cauchemars. Je n’ose même plus y penser, parce que j’ai l’impression de me réveiller le cœur brisé chaque jour un peu plus. Parce que je sais que maintenant je n’aurais plus rien de ce que j’ai eu avec toi, j’ai laissé passer ma chance. Mais je suis hanté par le silence qui a suivi ma déclaration. Même si celle-ci avait été lâchée par mégarde lors de la dispute. Le silence qui s’est ensuivi était révélateur. Un silence lourd de réponses, qui me brisèrent encore plus le coeur que la dispute. Parce que ça a ébranlé toute la confiance que j’avais en notre relation, au fait que ça soit réciproque. Ce n’était peut-être pas si vrai, au final. Et c’est ce qui était le plus douloureux, que je m’étais bercé d’illusions quand au fait que tu m’aimais. Au final, je n’avais été qu’une distraction pour toi. Et c’était mes pires cauchemars, dans tes cauchemars tu te mettais même à me rire au nez à ces mots sortis de ma bouche, avant de faire demi-tour. Mais là, je n’ai même pas la capacité de faire des cauchemars. Je recommence, petit à petit à reprendre mes esprits, à revenir dans la réalité. Je sens mes membres complètement engourdi, qui me tirent de fatigue. Et je me sens oppressé, comme si un poids que je ne pouvais supporter pesait sur mon coeur. Mais il y a aussi autre chose, de lointain, et de plus agréable aussi. C’était encore flou, j’avais l’impression d’avoir dormi des jours entiers. Je ne saisissais pas ce que c’était, mais c’était réconfortant. Je sentais les vapes du sommeil s’éclaircir peu à peu. En reprenant mes esprits, je me rends compte où je me suis écroulé. Et ça tombe au plus mal. Parce que je ne voulais pas que l’on me voit comme ça. Et surtout pas prendre le risque que tu me vois comme ça. Et c’est à peine cette pensée prend forme dans mon esprit que j’entends ta voix. Je dois rêver, ce n’est pas impossible autrement. Et pourtant je sens que je me réveille, que mon esprit se fait plus clair. C’est bien ta voix que j’entends mais je ne peux pas concevoir que tu m’appelle bébé. C’est pas possible, non. Je ne me rends même pas compte que je marmonne. « Non, il m’aime pas… » Je commence à m’agiter. Fronçant les sourcils, refusant d’ouvrir les yeux pour voir la triste vérité. Pourtant, je ne peux plus me cacher, je sens l’agitation autour de moi, on a du comprendre que j’étais en train de me réveiller. Alors j’ouvre les yeux, et je tombe sur ton visage, je déglutis et cligne des yeux. Tu étais vraiment là.
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Ven 1 Juil - 22:36

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Dans ta déprime, tu n'as jamais pu t'empêcher de penser à lui. D'imaginer comment il vivait sans toi. Est-ce qu'il a totalement guéri ? Est-ce qu'il t'en veut ? Est-ce qu'il va bien ? Est-ce qu'il est déprimé ? Est-ce qu'il pense à toi ? Puis tu avais le sentiment que non. Justement parce qu'il ne venait plus à la librairie. À moins qu'il ait décidé d'aller dans un autre magasin ce que tu doutais... mais tu ne savais pas trop, il aurait peut-être pu faire ça pour ne pas te croiser. Et ça te faisait souffrir de penser ça. En fait, rien que de penser à quelque chose qui se rapprochait de près ou de loin de lui te fais souffrir. Alors, tes pilules t'aidaient à oublier, pas totalement mais un peu. Mais ça ne pouvait pas durer. Ton corps aurait de toute manière mit ses propres limites, c'est certain. L'arrivée de Suli dans la librairie était peut-être un signe du destin pour que tout ça change entre vous. Pour toi comme pour lui...

Malgré l'engourdissement dû aux médicaments tu étais à 100 à l'heure dans ta tête. C'était trop de sentiments pour toi en un seul coup. Tu ne pouvais que craquer mais de savoir que Suliac était blessé te paniqua d'autant plus. Car ça confirmait bien ce que tu redoutais : il est là et en plus ça ne va pas pour lui. Ça te faisait bizarre de le revoir après ce qu'il te semblait être une éternité et pourtant seulement un petit mois... Tu ne sais pas trop si tu devais te sentir rassurer ou mal de la voir peu en forme lui aussi... Ça prouve qu'il n'a pas rien entre vous deux, que vous souffrez mais tu aurais aimé qu'il aille mieux, tu ne peux que lui souhaiter du bien, qu'il se trouve quelqu'un d'autre et qu'il soit heureux. Même si ce n'est pas ce que tu souhaites au fond de toi... Mais c'est compliqué, t'y as beaucoup réfléchi, en même temps tu n'as que ça à faire et au final tu ne sais même pas si tu lui en veux toujours autant... Il te manque tant, ça prime presque sur la trahison que tu as ressenti. Non.. ça prime vraiment. Tu t'approches de lui, sans trop le toucher. Il n'a pas l'air d'aller trop mal après sa chute c'est vrai... mais tu as quand même peur, il te semble tellement fragile d'un coup. Il prend un moment avant de revenir à lui. « Non, il m'aime pas… » ça te fait l'effet d'un coup de poignard. Quoi... ? C'est vraiment ce qu'il pense de toi ? Que tu ne l'aimes pas ? Il est sérieux ?! Après tout ce temps que vous vous tournez autour, après tout ce que vous avez vécu qui vous a poussé à vous rapprocher et finalement à vous mettre ensemble... Puis tu n'aurais peut-être pas si mal pris ses secrets si tu ne l'aimais pas vraiment non ? C'est plus fort que toi, tu le gifles. Au bruit, ce n'était clairement pas la plus belle gifle que tu aies fait mais le geste suffi. « Si c'est pour sortir des conneries pareilles t'aurais mieux fait de rester inconscient, crétin ! » Tu essuies rageusement tes joues noyées par des larmes qui ont finalement cessé de couler, dû sûrement au choc de tant de stupidité, et tu le toises avant de te relever et d'aller vers ton oncle. « C'est bon il va bien... tu pourras renvoyer l'ambulance... » lui dis-tu et tu le regardes lever les yeux au ciel et s'approcher de lui avec une bouteille d'eau et ce que tu supposes être la branche de chocolat même pas déballé qu'il essaie de te faire manger depuis 3-4 fois. Malgré que tu aies pris un cachet il y a peu de temps ton corps crie son manque comme jamais, tu trembles et tu sais que c'est principalement à cause du trop plein d'émotion. Puis en digne toxico que tu es, tu finis par prendre le flacon au fond de ta poche et à verser deux pilules au creux de ta main qui finissent rapidement dans ta bouche, tout ça en ayant le dos tourné à ton oncle et Suliac. T'as arrêté depuis bien longtemps de te cacher, t'ignores si ils t'ont vu mais en réalité tu t'en fiches. Ils devront si faire car tu ne comptes pas arrêter. Clairement pas pour le moment en tout cas. Tu avales, ranges le flacon dans ta poche et tu te retournes. Tu sais que tu ne vas bientôt plus tenir debout mais... maintenant que tu l'as vu tu ne peux plus partir te planquer dans un coin. Alors, tu te contentes de le fixer, ne sachant pas bien comment réagir. T'aimerais lui dire énormément de choses et en même temps... tu veux juste qu'il t'oublie.

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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Mer 6 Juil - 11:53


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Pas un jour ne s’est passé depuis la dispute sans que je ne pense à toi. C’était même pire que quand on est ensemble. Parce que le manque me bouffe toute mon énergie. En plus je ne sais pas comment tu vas, ce que tu fais ni même dans quel état tu es. C’est ce qui m’inquiétais le plus. Mais, par fierté, je n’avais pas été à la librairie, encore. Et c’était ce qui était le plus difficile. De t’avoir en face sans pouvoir te toucher, parce que tu n’accepterais pas mes excuses. Oui, j’avais fichu en l’air notre relation, et mis à mal tout ce que je pensais acquis pour moi. Toute cette confiance que j’avais en moi, en ce que je ressentais parce que j’ai fais le premier pas avec toi, j’étais certain de beaucoup de choses à ce moment-là. aujourd’hui tout est vraiment différent. Je ne suis plus sûr de rien, même pas de qui je suis vraiment. Parce que j’étais quelqu’un de bien à tes yeux, avant de devenir la personne la plus détestée à tes yeux. C’était insupportable.

J’ai perdu un peu pied dans la réalité, je ne m’étais même pas rendu compte que j’avais perdu conscience, mais je me rend compte que je suis allongé à terre sur un sol pas tellement confortable. Mais j’ai du mal à reprendre pied avec la réalité. Comme si je voulais resté endormi, ne pas rouvrir sur une réalité triste et noire au possible. J’entends un brouhaha tout autour de moi, comme si des milliers de voix s’entrechoquaient, mais je n’y comprenais absolument rien. Je n’osais pas ouvrir les yeux de peur de voir un attroupement au-dessus de moi. Mais, je sentais ta présence, tu étais là, et c’est ce qui me troublais le plus. Parce que je ne voulais pas voir ce que tu pensais de moi. Je ne voulais pas voir la déception sur ton visage. Ni même la haine que tu dois encore ressentir à mon égard. Je suis totalement perdu dans toute cette histoire. Je sais que je pense des choses qui sont fausses, mais je n’arrive pas à me les enlever de la tête. Je sais que tu ressentais des choses pour moi, sinon tu ne m’aurais pas recueilli quand je me suis fais agressé, tu n’aurais pas eu cette frayeur. Pourtant, ce silence après ma déclaration inattendue m’obsède, tourne encore et encore dans mon esprit. Pourtant, ces secondes ne voulaient rien dire, je le sais au fond de moi, mais c’est comme la dernière chose à laquelle je peux me raccrocher. La dernière chose que j’avais vécu avec toi, mettant fin à notre relation, pourtant c’était si peu important. Mais, je ne me rend pas compte que j’ai murmuré, je suis encore dans les vapes. Mais une sensation brûlante sur ma joue termine de me réveiller. Je cligne plusieurs fois des yeux, totalement déconnecté. Je vois une multitude de visages au-dessus de moi, c’est troublant. Mais surtout je vois ton visage dévasté, je me fixe dessus, incapable de regarder ailleurs. Pourtant mes paupières *sont lourdes de fatigue, comme si je n’avais pas dormi pendant des jours et des jours. Je ne répond pas, je suis bien incapable de dire quoi que ce soit. Mais tu te retournes, tu te dérobes et je ne peux même pas te retenir, je n’en ai pas la force. Je tente difficilement de me redresser, de me mettre en position assise. Je grogne légèrement quand on s’approche de moi, parce que l’impression d’étouffer était plus que présente. Je me recule contre l’étagère alors que ton oncle vient m’aider à me relever et à m’asseoir un peu plus loin. Je suis toujours aussi à côté de la plaque. À vrai dire, je suis bien incapable de penser maintenant. L’envie de te parler est là, tellement forte, mais la peur que tu me rejettes est tout aussi forte. Je t’aperçois à peine, mais je parviens à remarquer que tu prends quelque chose. Je fronce les sourcils, j’aurais pu te demander ce que c’était mais je n’en ai pas le droit, pas maintenant. Je soupire, le silence montrait le fossé qu’il y a désormais entre nous. On se regarde en chien de faïence. Je n’aimais pas toute cette gêne qu’il y a entre nous, ça ne nous ressemble tellement pas. Je mordille ma lèvre inférieure. Il faut qu’on se parle, parce que l’on ne va pas bien tous les deux, c’est tellement gros. Mais je n’ai aucune force pour e battre avec toi. Alors je n’ai qu’à admettre la vérité, que je ne peux pas vivre sans toi. « Oli… » Ma voix est faible, presque éteinte. J’empêche les larmes de sortir. La distance entre nous, je ne peux pas la combler. Je soupire, m’adossant contre le mur tandis que la librairie reprenait le court de son activité. « Je..ça me fait plaisir de te voir… » J’essaie de sourire, mais ce n’est franchement pas une réussite. Je me triture les mains, sous le stress.
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Mer 6 Juil - 22:37

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Tout te parait si compliqué. Tu te sens totalement perdu à cet instant présent. Suliac est là, en tout aussi mal en point et tu ne sais absolument pas comment réagir avec lui. D'abord, tu es paniqué par son arrivée, puis ensuite par son malaise et maintenant il te sort des conneries dans le genre "Non, Oli il m'aime pas"... tu n'as jamais eu de si fortes émotions en si peu de temps. Tu ne sais plus très bien penser de tout ça. Tu ne sais plus si tu lui en veux vraiment... il te manque tellement que tout ce qu'il s'est passé entre vous n'a presque plus d'importance pour toi. Presque. Presque parce que, tu ne te sens pas vraiment encore capable de lui faire confiance... Dans tous les cas vous avez besoin de discuter, c'est évident, vous ne pouvez plus rester ainsi. Après avoir avalé tes pilules, tu regardes ton oncle s'occuper de Suli qui semble toujours très affaibli. Tu ne peux t'empêcher de te demander quand est-ce qu'il a mangé pour la dernière fois ou si il est malade... tu t'inquiètes. C'est plus fort que toi, t'arrives pas à lui en vouloir encore, t'aimerais juste aller te blottir contre lui et le serrer contre toi pour jamais plus que vous soyez séparé. Mais dans la pratique c'est plus compliqué, tu te sens terriblement mal à l'aise. Et terriblement pas clean aussi. Tu n'aurais pas dû prendre deux cachets de plus... la conversation risque d'être épic. Ton oncle finit par vous laisser quand il s'est assuré que Suliac allait mieux, reprenant les tâches habituelles de la librairie, celles que tu commençais à oublier de plus en plus d'ailleurs. Ça te ferait pas de mal de retravailler un peu.

Vous vous regardez quelque instant sans rien dire, plus le temps passe et plus tu sens ton corps s'engourdir et tes idées devenir un peu moins clair. Mais tu sais que t'es capable de tenir une conversation quand même. Sa manière de dire ton prénom te fait bizarre, il est faible... et tu l'as jamais connu ainsi. Mais tu sens aussi qu'il n'a pas la force de se battre contre toi, tout comme toi d'ailleurs. Tu veux juste la paix... au final, tu veux juste que tout redevienne comme avant. Tu ne lui pardonnes pas, ou pas totalement en tout cas, pour l'instant. Il essaie de sourire tandis qu'il te dit qu'il est content de te voir. Toi aussi tu l'es. Indirectement, même si tu as commencé par faire une crise, tu es content de le voir. T'hésites quelque instant et finalement tu viens t'asseoir près de lui, ni trop près ni trop loin, dans le doute tu préfères laisser un "espace de sécurité". « Je suis content de te voir aussi, Suli... » finis-tu par dire doucement. En étant assis, à côté de lui, ça te permet de ne pas avoir un contact direct avec son regard. Ce n'est pas une manière de te dérober mais tu préfères ne pas savoir ce qu'il pense de toi à travers ses yeux... Ça sera plus simple pour parler. « Tu.. tu te sens mieux ? Désolé pour la... nan, celle-là tu l'as mérité... » tu secoues la tête, te sentant à nouveau agacé mais c'est un sentiment qui passe bien vite grâce au pouvoir de la drogue, enfaite tu te sens bien, normal, mais juste perdu « Donc... tu penses que je ne t'aime pas... pourquoi ? »
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Mer 13 Juil - 19:32


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C’était vraiment la dernière situation où je voulais me retrouver. Moi dans un état pitoyable et toi ici, pas dans un meilleur état certes, mais je ne voulais pas que tu me voies ainsi. Je sentais la honte m’envahir, mais je dois affronter ton regard, je n’ai pas vraiment le choix. Surtout que je ne suis pas vraiment cohérent. Il faut dire que si je ne bois pas d’alcool, je suis quelque peu accro au café mélangé à des somnifères pour tenter de dormir un minimum, ce qui ne fonctionnait pas vraiment quand on voyait les litres de cafés que j’ingurgitais. Mais, finalement j’avais atteint le fin fond de mon énergie. J’étais littéralement épuisé, la preuve ce malaise n’est pas anodin. C’était juste une alarme de mon corps, pour peut-être que je reprenne les choses en main. Mais, heureusement ton oncle s’occupe de moi, parce que je suis incapable de marcher seul sans m’écrouler de nouveau. Toutes mes forces se sont envolées. Je m’affale plus sur la chaise que je ne m’assois. Mais je n’ai pas la force de me tenir correctement. Je t’observe du coin de l’oeil. Je vois bien des choses qui ne me plaisent pas, mais je n’ai pas le choix que de laisser faire, pour l’instant. Ca me fait sentir que plus coupable de ne pas pouvoir veiller sur toi, de n’être pas là pour toi. Je prends amèrement conscience encore plus fort de l’erreur que j’ai faite. Ou plutôt des erreurs. Je n’aurais pas dû me déclarer de cette manière, par inadvertance. Ca m’aurait au moins évité la folie, les doutes… Et puis, sérieusement, mon idée de venir à la librairie aujourd’hui était vraiment pitoyable. J’ai beau me convaincre que ce n’était pas pour te voir, je savais que c’était faux.

Je pourrais me perdre dans ton regard pendant des heures. Mais je n’en ai même pas l’énergie maintenant. J’ai déjà à peine le courage de parler. Pourtant il allait falloir que l’on cause tous les deux, qu’on décrasse cette situation. Je ne peux plus rester comme ça, j’ai besoin de savoir si oui ou non j’ai une chance que notre situation s’arrange. Savoir si tu pourras me pardonner un jour. Ou si je t’ai définitivement perdu. Cela me briserait certainement le coeur, pour de bon, mais je suis prêt à l’accepter, à souffrir tous les jours, si tu me le demandes. Parce que justement je t’aime, je ferais vraiment n’importe quoi pour toi. Mais pour le moment je me contentais des miettes, et si c’était la dernière fois que je devais te voir et surtout te sentir près de moi. C’était une sensation qui me manquait terriblement. Après avoir passé un début de relation plutôt fusionnel, l’éloignement d’aujourd’hui était encore plus douloureux. Je ne relève même pas le regard quand tu évoques le fait que tu sois heureux. Ce n’est pas que je ne réagi pas, je sens mon coeur s’affoler dans ma cage thoracique, mais je n’ai pas le courage de m’épancher dessus. restons centré sur l’essentiel. Je hausse les épaules. « Mieux est un bien grand mot. Peut-être un peu plus reposé, peut-être et encore… » Je secoue la tête, ton geste avait eu au moins le mérite de me réveiller. Mais tu t’aventurais sur un terrai un peu trop glissant pour moi. Tu me connaissais confiant en moi, en nous, et j’allais te démontrer tout le contraire si je t’expliquer pourquoi. C’était même idiot, quand j’y pensais mais c’était plus fort que moi. De douter des sentiments des autres à mon égard. « Rien, c’était idiot. » Je secoue la tête, refusant obstinément d’en parler. Parce que ça nous ferait du mal à tous les deux.

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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Sam 16 Juil - 11:48


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() Cette réponse ne peut pas convenir à Oli. Non-non. C'est pas rien, ça pourrait tout changer. Comment Suliac peut douter de ça, et ensuite lui dire que ce n'est rien ? Il insiste donc pour savoir.
(Amusez-vous bien. )
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Jeu 21 Juil - 23:17

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Il est plus que temps que vous discutiez toi et Suli, tu le sais mais pourtant tu appréhendes tout de même cette conversation. Parce que tu as peur que ça tourne mal encore une fois, peut-être aussi peur qu'il vienne lâcher d'autres bombes-secrets dans votre conversation ou le pire ça serait qu'il t'en veuille. Il pourrait t'en vouloir, ce n'est pas comme si tu avais été très gentil avec lui, ce n'est pas comme si tu avais replongé alors que tu lui avais plus ou moins promis de ne pas le faire. Il aurait plein de raisons de t'en vouloir. Mais par dessus tout, tu vas devoir surmonter cet horrible sentiment de trahison parce que le manque de sa présence est bien plus important que ce premier et que t'es à bout... tu as besoin de lui c'est ta bouée de sauvetage définitivement. Il te manque douloureusement et tu as vraiment besoin que lui et toi deviennent à nouveau un "nous". Assis à côté de lui, tu serres tes bras contre ta poitrine un peu dans une position de défense, mais tu sais même pas très bien de quoi tu te défends. Tu acquises sans rien dire quand il te dit qu'il va "mieux" tu sais que ce n'est pas vraiment le cas. Mais en tout cas il est plus dans les vapes, c'est là où tu voulais en venir avec ta question. Tu poses ta tête contre le mur derrière toi, tu te sens comme sur un petit nuage grâce au médicament et tu te sens calme. Mais plus pour longtemps, surtout quand il refuse de te dire pourquoi il pense que tu ne l'aimes pas. Pourquoi continue-t-il à être si cachottier ? Croit-il vraiment que c'est en continuant de te cacher des choses que ça va se recoller entre vous ? Tu ne pensais pas Suliac était à ce point "cachottier" pour ne pas dire "menteur"... mais en tout cas très peu en clin à révéler ce qu'il sait ou pense. Tu serres des dents et grogne, tu te sens bizarre, engourdi mais énervé quand même, comme si c'était de l'énervement mais ouateux, genre t'es pas vraiment sûr que t'es énervé. « Rien ? Sérieusement c'est rien ? Tu doutes de mes sentiments et c'est rien ? On est super ravi de savoir à quel point mes sentiments comptent pour toi dis-donc ! » t'es lent quand tu parles, tel un alcoolique on voit que t'es pas clean, et même si le sarcasme est présent t'es pas sûr que l'émotion y est. C'est clair qu'après trois cachets faut pas trop t'en demander non plus « On s'est pas revu depuis un mois mais tu recommences déjà à me cacher des choses. Joie, j'enterre qui prochainement alors ? » lâches-tu. Celle-là elle était méchante, mais t'en as que vaguement conscience, les médocs c'est censé te calmer mais si on te pousse à t'énerver tu as aucune idée ce que ça pourrait vraiment donner.
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Dim 24 Juil - 10:33


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Je sens que cette discussion, que l’on ne peut plus reculer, va être assez folklorique. Surtout que si l’on se connaît bien tous les deux, depuis que l’on s’est rencontré, on n’a pas beaucoup parlé de nos passés respectifs. Et le mien est loin d’être glorieux. D’ailleurs personne, à part les instigateurs principaux de ce qui s’est passé, connaisse ce qui m’est arrivé. J’avais construit une forteresse autour de tout ça, pour ne plus souffrir. JE l’avais même reculer au fin fond de mon esprit quand je me suis déclaré face à toi. Mais ça n’a servi à rien, les fantômes sont revenus me hanter, me faisant douter de tout. Surtout des sentiments que l’on a à mon encontre. J’ai l’impression de tomber dans le vide, dans le néant. Pourtant, je sais que tu n’es pass comme eux, mais mon esprit est malin, il me montre toutes les similitudes entre toi et les deux relations que j’ai eu auparavant, foireuses, humiliantes. Certainement dans le but de me prouver que je ne trouverais jamais une relation stable et saine. Pour prouver que ma mère a raison. Elle qui disait que je n’étais qu’un moins que rien, un démon pour pénitence pour ses pêchés, elle n’avait finalement peut-être pas tort. Pourtant je ne veux pas qu’elle ai raison, je préfèrerais terminer ma vie seule plutôt que de lui donner raison, d’être malheureux et lui prouver qu’elle a tort. Mais je suis complètement perdu. Tu étais celui qui m’avait redonné foi en quelque chose de sincère, je commençais même à croire que la roue avait tourné. Mais tout avait été piétiné en quelques minutes. Comme si on avait tiré d’un coup le sol sous mes pieds et que je ne peux que me dérober. Bien sûr, je sais que tu ne peux pas vraiment comprendre ce qui me pousse à croire que tu ne m’aimes pas, même si tout tes gestes allaient dans ce sens. Mais, je ne voulais pas t’en parler. Je n’avais pas honte, mais, c’était douloureux rien que d’y penser, alors en parler. Et puis je sais que cela changerait définitivement le regard que tu as sur moi. Mais, ai-je encore le choix ? JE grogne et j’ai envie de te secouer les puces quand je t’entends parler ainsi, mais, je secoue la tête. « Rien parce que c’est pas toi. C’est moi. » Je secoue la tête avant de grogner, à la seonde partie de la discussion « C’est moi qu’on enterre prochainement, ça te va comme ça ? » C’est un peu abrupt, mais tu jouais avec mon coeur. alors, comme une vanne qui s’ouvre, je déballe tout. « Si tu veux tout savoir et comprendre, l’amour n’est pas fait pour moi, je l’ai compris. Pourtant j’avais osé espérer que ça avait changé avec toi, et d’une certaine manière ça l’est, puisque je me suis mis avec toi sans même craindre la fatalité, que l’on finirait par casser, parce que c’est toujours ce qui arrive. Parce que ouais, si tu veux savoir, mon premier petit ami, a commencé à me tromper après trois semaines, et c’est au bout de quatre mois, alors que je l’ai surpris au lit avec un autre mec, qu’il m’a fait un plaisir de tout avouer. Ca a été dur à tout encaisser. Mais, comme si je ne me méfiais pas encore assez, je me suis jeté corps et âmes dans une autre relation, sans réfléchir, il avait parfois la main un peu lourde quand il revenait de soirée et qu’il avait trop bu, mais je le croyais sincère, jusqu’à ce qu’il me largue, parce que son jouet sexuel voulait plus. Alors ouais, Oli, les gestes ça comptent, mais ce n’est pas assez pour moi, plus maintenant. » JE secoue la tête avant de me relever. « Maintenant que tu as eu le fin mot de l’histoire, je crois que je vais te laisser. T’as p’t’être raison, vaut mieux qu’on cesse tout ça. » Je commence à prendre la direction de la sortie, le coeur encore plus lourd.

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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Dim 24 Juil - 22:36

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Tu te sens clairement blesser que Suliac pense que tu ne l'aimes pas. C'est là qu'on voit que finalement vous ne vous connaissez pas encore parfaitement. Pourtant, vous vous connaissez depuis tellement longtemps ! Comme quoi, savoir ce que l'autre lit n'est clairement pas suffisant. Quand il te répond que "ce n'est pas toi c'est moi" tu ne peux que lever les yeux au ciel. C'est tellement cliché comme parole, t'as l'impression de te trouver dans une histoire de couple gnian-gnian où on ne veut pas s'avouer les faits. Tu sais que tu l'as vexé à ton tour quand il te répond que c'est lui qu'on enterrera prochainement. Oui, si vous continuez à de rythme là c'est même les deux qu'on enterrera rapidement, parce qu'autant lui que toi on ne peut pas dire que vous soyez dans une forme olympique. En réalité, tu ne cherches pas vraiment à le blesser, tu veux juste qu'il se confie à toi. Peut-être qu'au final tu n'es pas assez expressif, que tu devrais lui montrer plus clairement tes sentiments pour lui. Mais pour toi ça te semblait clair. Rien que le fait de l'avoir accueillis chez toi après ce qu'il lui ait arrivé dans la rue était une sorte de preuve d'amour. Tu ne l'aurais pas fait avec un banal ami... Mais ça peut-être qu'il ne s'en rend pas compte, peut-être que c'est normal pour lui peut-être, voir même sûrement, que tu es détraqué. Tu as aucune idée comment être le petit ami exemplaire. Tu piquais un fard dès que Suliac et toi ça allait un peu trop loin... Enfin, c'était jamais trop loin, mais tu te sentais rapidement intimidé parce que pas franchement expérimenté. Est-ce à cause de tout ça qu'il croit que tu ne l'aimes pas ? Tu te poses beaucoup de questions quand celui-ci commence enfin à se dévoiler un peu. Ce qui te fait te sentir très con. Parce que tu réalises qu'en réalité tu connais mal celui que tu penses être l'amour de ta vie. Tu ne sais pratiquement rien de son passé... Au final, vous aviez un problème, les tiens et jamais les siens et tu te sens soudainement terriblement égoïste et mal à l'aise. Son histoire te chamboule totalement et t'as le coeur en vrac quand il a terminé. Suli, il a vécu tout ça et tu n'en savais rien. Peut-être... que si tu avais su, tu aurais été différent. Mais tu as à peine le temps de te remettre en cause qu'il est déjà en train de s'en aller. Tu tends une main et l'agrippe de peu par son t-shirt. « Je... chui'désolé... » bafouilles-tu, tu regrettes vraiment tes pilules d'autant plus qu'elle ne t'aide pas du tout parce que tu te retrouves à pleurer encore, il faut croire que même les médicaments n'arrivent pas à faire disparaître les émotions les plus fortes « J'ai été nul... tout m'semblais si évident pour moi... j'v'lais pas être le centre de l'attention et ne rien s'voir de tout ça... 'fin Suli... pour moi tu... tu es l'homme de ma vie, t'étais mon héro et mon sauveur... dans ma tête ça m'semble évident que je t'aime... mais j'ai pas su te le dire... » ce qui n'étaient que quelques larmes auparavant sont à présent de véritables sanglots que tu n'arrives pas à contrôler. Ils sont amers et douloureux parce que tu as réalisé que tout est de ta faute au final. Pour trois petits mots que tu n'as pas su prononcer au bon moment, pour quelques gestes que tu n'as pas su faire au moment propice. Tu te plis sous le poids des sanglots et camoufles ton visage entre tes genoux, pleurant douloureusement. « J... j'suis désolé Suli... je t'aime... j'voulais pas... notre histoire, j'ai tout, tout, tout, tout, TOUT, foiré... mais tu as raison... j'n'suis pas du tout celui qu'il t'faut... mais j'suis désolé quand même de ne pas avoir pu faire mieux que les deux autres... » oui car au final, tu n'es que le troisième. Un de plus qui vient lui briser le coeur. Tu ne peux qu'espérer que Suliac se relève et le trouve enfin, l'homme qui le fera rêver, tu ne lui souhaites que ça.
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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Lun 25 Juil - 16:52


Cover your eyes, the devil inside
Oliac



J’avais eu le droit à pas mal de désenchantements dans ma vie amoureuse. En fait on peut même dire que je n’ai connu strictement aucune histoire normale, ou qui se termine normalement, plutôt. Mais ça, c’est quelque chose dont je n’ai jamais parlé, parce que je n’avais personne avec qui je pouvais le faire, surtout pas ma famille, qui s’en servirait comme un argument de poids, ça leur ferait trop plaisir. Pourtant avec toi tout était différent. J'y avais cru, autant que les autres voire peut-être même plus. Mais tout avait fini par s’écrouler, là aussi. Alors que j’aurais dû être rodé, ça m’a certainement fait bien plus de mal que les autres. Peut-être la fois de trop cette fois. Peut-être que je ne m’en remettrais pas. Pourtant je voyais bien que toi, de ton côté, c’était loin d’être mieux non plus. Au final on s’est fait plus de mal que de bien en s’aimant. Mais je ne regretterais jamais d’avoir fait le premier pas, même si j’avais voulu que ça ne s’arrête jamais. Mais je ne contrôle déjà pas grand chose chez moi, alors je ne vais certainement pas contrôler le destin, j’en suis bien incapable d’aller à l’encontre du destin. Mais j’avais vraiment tout pour être persuadé de ton amour pour ma personne, mais ça n’a pas suffit, il y avait toujours cette incertitude qui trainait quelque part. Et toute cette histoire avec Mattie avait été le coup de grâce alors que je pensais sérieusement bien faire, mais ça avait été tout le contraire, et tu ne m’avais pas laissé le bénéfice du doute, tu n’avais pas voulu attendre mes explications. Résultat nous étions désormais séparés, et on souffrait comme des idiots chacun de notre côté. Moi, assez amèrement, parce que j’y avait vraiment cru à cette histoire, et ça me brise encore plus le coeur. Mais tu ne pouvais pas savoir, pas avant que d’un coup, je décide de te balancer ça au visage. C’est pas franchement du jeu. Je regrette dès que je commence, parce que je te vois te décomposer. Mais c’est trop tard pour que je m’arrête. Au final, je me sens plus léger après cette confession. J’avais besoin de sortir ça de ma tête, de me libérer de ce poids. Bien sûr, en parler c’est douloureux, mais je dois passer au-dessus de tout ça. Il le faut si je veux continuer à vivre. Mais je doute que tu acceptes que je t’ai, encore, caché tout ça. Même si personne ne le savait avant. Je commence à partir mais tu me retiens, je m’arrête instinctivement. Tu t’excuses, et je fronce les sourcils. Parce que ce qui m’est arrivé n’est pas de ta faute. Mais je n’ai pas le temps de répliquer que tu continues sur ta lancée. Faisant battre mon coeur plus rapidement, comme s’il refonctionnait soudainement. Tu parles en mâchant tes mots, ce qui me fait bouillir intérieurement, parce que ça veut dire que t’es drogué, y a qu’à voir comment tu parles. Mais je t’écoutes, et je ne peux que me tourner entièrement vers toi, touché au plus profond de moi par tes mots, par tes larmes aussi. Je ne supporte pas de te voir pleurer. Je me rapproche de toi, mais j’ai pas le temps de te rattraper, je ne suis pas encore assez vivace pour ça. Mais je m’assieds à tes côtés, passant mon bras dans ton dos, te ramenant contre moi. Je laisse couler mes propres larmes à tes mots, si vrais, si profonds et qui me chamboulent totalement. Personne ne m’avait jamais dit ça. « Chut… Bébé… » Je te berce, tâchant de stopper mes propres sanglots. « Y a que toi que je veux. Y aura personne d’autres, Oli. » Je pose une main sur ta tête, t’amenant contre mon torse. « Je suis désolé, tellement désolé, Oli. J’aurai dû voir les signes, je n’aurais pas dû douter de toi, ni te cacher des choses, je suis tellement désolé. » J’embrasse tes cheveux avant de relever ton regard. « Je t’aime. Plus que tout. » Je m’avance pour déposer mes lèvres contre les tiennes. Contact bénéfique, doux et tendre. Je caresse ta nuque en même temps. Je fais passer par ce baiser bien plus de choses. « Cette fois, on ne se lâche plus… » J’ai à peine reculé mon visage du tien, et je ne desserre pas mon étreinte. JE finis par déposer des baisers sur tout ton visage, voulant effacer toute cette crispation. « Oli… » Un soupir avant d’enfouir ma tête dans ton cou « Tu m’as tellement manqué. »

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MessageSujet: Re: I need your love (Oliac)   Mer 27 Juil - 23:35

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En réalité, tu n'aurais jamais cru possible que tu sois si égoïste... comment peux-tu en savoir si peu sur Suliac et pourtant l'aimer plus que tout au monde ? Qu'aimes-tu réellement en lui au final ? Physiquement, on ne va pas se mentir, il est tout sauf dégueu... il est doux, il est intentionné, vous partagez une grande passion commune... et y a réellement une alchimie entre vous. Un truc qui vous a attiré dès le premier jour où vous vous êtes rencontrer. Un truc qui s'explique pas mais qui finit par rendre fou l'un de l'autre. Pourtant, avec tout ça, tu ne sais toujours rien de lui. Alors que lui en sais bien plus sur toi. Tes problèmes familiaux, la pseudo-mort de ta soeur, ton problème avec la drogue, l'alcool et le fait que tu te sois sali en te prostituant. Il sait tout, ou presque et tu te sens terriblement égoïste de n'avoir pensé qu'à toi et jamais à lui. Peut-être que inconsciemment le manque de drogue t'as focalisé sur tes problèmes sans vraiment chercher à en savoir plus sur Suliac. Tu ne sais pas, tu ne sais plus mais apprendre tout ça d'un coup est un choc pour toi. Choquer de ne rien savoir, choquer de voir qu'il a tant souffert... et que tu n'étais pas au courant. Tu aurais pu être meilleur avec lui, rien que pour lui prouver que tu n'étais pas comme les deux autres. Mais sans vraiment le vouloir tu lui as caché tes sentiments en quelque sorte, car tu ne sais pas vraiment ce que ça veut dire et ce que ça implique d'aimer. Ton amour pour lui te semblait si évident... mais pas pour lui. Alors, voilà où tu te retrouves à présent. Tu viens de rater le train et il est déjà loin, t'as le goût du "trop tard" dans les tripes tandis que Suliac s'éloigne de toi pour prendre la sortie. Mais tu craques, parce que tu ne peux pas juste le laisser partir sans rien dire, ce n'est même pas pour essayer de rattraper les choses, tu veux juste qu'il sache que tu es désolé et... que tu l'aimes. Tu n'en as jamais douté mais ça te fait du bien de le dire à voix haute aussi. Tes sanglots t'assomment, tu as de la peine à respirer tant ils sont douloureux et tu réalises à peine que Suliac est venu s'asseoir près de toi. Tu ne pensais pas qu'il le ferait, pour toi il allait partir comme il en avait l'intention de le faire. Mais tu sens rapidement un bras t'enlacer et t'attirer contre lui et tu te laisses faire parce que tu n'as même pas la force de résister. Puis tu as aucune raison de ne pas te laisser aller contre lui. Tu ne veux que ça au contraire. Son geste ne fait que redoubler tes pleures mais ils sont moins douloureux, c'est juste la fatigue qui te rend plus sensible et tu en as besoin, de pleurer, t'as besoin de te vider encore un peu, une dernière fois avant de les sécher pis d'essayer d'être à nouveau heureux. Tu le laisses parler, parce que pour le moment tu ne peux clairement pas, il te serre encore plus contre lui et tu te laisses aller, tu te blottis contre lui enfouissant ton visage dans son cou l'enlaçant pour te coller tout contre lui. Tu t'accroches à lui, littéralement, comme un coquillage à son rocher, un koala à son arbre, un Oli à son Suli. Tu ne veux plus le lâcher. T'aimerais lui répondre que ce n'est vraiment pas sa faute mais les sanglots t'en empêchent et après trois petits mots qui veulent dire tellement tu retrouves bien vite avec les lèvres de Suliac sur les tiennes dans un baiser qui instantanément, presque comme magie, calme le torrent de larmes qui mouillait tes joues. Rien que ce contact te prouve à quel point tu avais besoin de ça, combien tu avais besoin de lui et qu'il t'avait manqué... tu prolonges doucement tandis que l'ouragan d'émotion en toi s'essouffle gentiment revenant à l'engourdissement des pilules. Il embrasse tout ton visage ce qui te fait légèrement sourire niaisement, tu avais oublié à quel point tu aimais son contact, à quel point tu te sentais bien sous ses baisers. Ça plus la drogue ça te parait être un parfait combo, pas très saint mais tu te sens à nouveau serein. Vidé, épuisé mais serein. T'as voix est un peu roque tandis que tu prends la parole « C'est pas ta faute Suliac... j'aurai dû... j'aurai dû faire mieux, faire plus attention à toi. J'étais omni... omnibulé par mes problèmes, mon addiction, ma jumelle... j'en ai oublié de t'aimer correct'ment et surtout de t'écouter toi un peu... chuis tellement désolé Suli... » il vient enfouir sa tête dans ton cou et tu l'enlaces contre toi savourant simplement le fait de le tenir contre toi, tu lui caresses les cheveux « T'm'as tellement manqué aussi bébé... j'en pouvais plus d'être loin de'toi... je... j'aurai dû te r'contacter mais j'arrivai pas... et j'avais honte de... 'fin... t'as d'viné j'imagine... » tu soupires et poses ta tête contre le sommet de ton crâne « Suliac j't'aime... j'veux te le dire tout le temps pour plus que tu en doutes... »
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