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 un dîner râté est-elle la vraie raison ? (Loukaël)

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MessageSujet: un dîner râté est-elle la vraie raison ? (Loukaël)   Mar 27 Sep - 13:16


Welcome home honey
23 heures passées. Je soupire doucement, bien calé dans le lit, mais pas à ma place habituelle. Non j’avais pris ta place. Ça t’apprendrait de ne pas prévenir quand tu ne rentres pas le soir et de me faire mourir d’inquiétude. Je t’avais attendu la soirée, en vain. J’avais l’air encore plus ridicule que j’avais préparé une soirée. Je nous avais cuisiné un bon repas, te cuisinant même un steak tel que tu les aimes. Mais il avait fini par refroidir, comme tous les autres plats que j’avais préparé, alors que je t’attendais. Tu ne répondais pas à tes appels, ni même à tes messages, ça avait de quoi être inquiétant. Mais je devais simplement attendre, que pouvais-je bien faire d’autres ? J’étais épuisé par ma séance de kiné de ce jour, parce qu’il y avait eu comme un miracle, voilà qu’une de mes jambes avaient réagi. Invisible à mon œil mais pas à celui expert de mon kiné. Ca pouvait être significatif, tout comme le contraire. Voilà l’origine de la soirée en amoureux que je t’avais contacté.
Mais tu n’étais pas rentré ce soir, comme c’était déjà arrivé quelque fois depuis ton retour et surtout depuis que l’on doit reconstruire notre vie de couple. Après les retrouvailles, ça avait été le temps des explications. Et maintenant c’est le temps de l’éloignement. Je remarquais bien que tu étais plus distant, que tu essayais de passer le maximum de temps dehors pour ne pas être en ma présence. Mais je ne pouvais pas t’en vouloir, alors je te regarder t’éloigner de manière impuissante. Mais ce soir, j’avais le cœur lourd, parce que j’aurais aimé juste partager ce moment avec toi, ce progrès que je n’attendais même plus. Mais, cette fois-ci tu ne m’avais même pas prévenu, et donc j’avais eu l’air complètement idiot, à attendre là, seul comme un con que tu arrives alors que mon dîner était froid, maintenant.
Je n’avais pas touché à mon repas en allant me coucher. Je n’avais même pas débarrassé la table, laissant tout en plan, n’ayant plus le courage de tout ranger. Tant pis. J’étais couché sur ta place, c’était un peu comme si tu étais là et que tu m’entourais de tes bras. Car, même si je ne disais rien, ça me minait de sentir cet éloignement. Mais, je t’aimais, et donc j’étais prêt à être malheureux si tu décidais de retrouver cette liberté perdue, et surtout si tu trouvais ton bonheur ailleurs, car tout ce que je veux c’est que tu sois heureux.
J’avais passé une demie heure à regarder nos photos, à plonger dans cette nostalgie où il n’y avait qu’un sourire sur nos visages, comblés et amoureux. Maintenant il n’y a plus que les larmes au milieu d’un amour destructeur. Pourtant je suis incapable d’aimer quelqu’un d’autre que toi. Les photos étaient éparpillées sur tout mon côté du lit, tandis que je m’étais assoupi.
Je me réveille en sursaut en entendant la porte claquer. Tu étais enfin revenu. Je me bascule sur le côté, de sorte que tu ne verras que mon dos. Je t’en veux, mais je sais que je serais incapable de t’en vouloir trop longtemps. Je suis capable de bouder pour l’honneur, et simplement pour te taquiner, mais ce n’est jamais bien sérieux. Parce que je suis incapable d’être en colère plus de cinq minutes contre toi, et tu me connaissais parfaitement pour savoir où appuyer pour apaiser tout ça. De plus je ne suis pas quelqu’un de colérique, j’encaisse les choses plutôt facilement, et silencieusement. De toute manière avec toi, j’étais bien incapable de t’en vouloir.
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ismaël - le petit ami à l'handicap étouffant ; l'homme de sa vie depuis six ans, malgré le mensonge dans lequel il l'a plongé durant plusieurs mois.
elias - l'ami, l'écrivain qu'il aide en listant des anecdotes de ses combats. Avec lui, il se livre à une sorte de thérapie où la parole prime, pour une fois. C'est surtout un coup de main qui lui donne.
avery - l'ex commandant, l'ami complice dont on ne se passe pas.
aydan - le conseiller pour l'adoption de son nouveau chien, qui lui sert pour se promener et se vider la tête ; mais aussi un semblant de confident qui s'intéresse à sa situation. Il s'ouvre petit à petit, au fil de ses visites dans son appartement pour constater si tout roule comme il faut.

rps en cours : #2 isma ; aydan (prochainement)
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âge : 27 ans.
statut civil : en couple avec Ismaël depuis six ans, l'homme qui reste coincé au creux de son coeur chaque fois qu'il doit se rendre à l'étranger.
job/études : militaire de l'armée de terre (combattant de l'infanterie sur engin blindé, plus précisément tireur véhicule de l'infanterie 12,7)
MessageSujet: Re: un dîner râté est-elle la vraie raison ? (Loukaël)   Mar 27 Sep - 16:44


Welcome home honey
Louka alterne les vices durant cette soirée d'excès qu'il s'accorde. Il consomme trois bières au lieu d'une seule raisonnable après l'expérience déchirante et angoissante qu'il a tirée d'une soirée trop arrosée à ses 18 ans. Il dépasse les limites qu'il a toujours imposées à son esprit, parce que son cœur et sa force faillissent. Animé par le vide de son existence, Louka affronte sa solitude pour se livrer à des plaisirs peu recommandables. Il embrase des clopes sur la terrasse du bar qu'il occupe provisoirement, et ingurgite le liquide limpide et alcoolisé de la vodka que lui sert l'homme qui passe en coup de vent, tel un fantôme aux yeux désintéressés et songeurs de Louka. Mélangé à l'obscurité, le militaire contemple la nuit et les passants, qui déambulent devant son regard pénétrant. Il est captivé par leurs sourires, guidés par un élan de bonheur assez communicatif, puisque Louka se surprend à sourire lui aussi, lorsque dans un éclat de rire général, la bande observée apporte son aide à une membre tombée à terre, faute d'un pied s'étant accroché au trottoir. Et finalement, lorsque tous disparaissent, le peu de bon sens qui reste à Louka le fait avancer jusqu'à son domicile, à pieds, par prudence, avant qu'il ne claque vigoureusement la porte d'entrée.

« Isma ? » Il lance à travers l'appartement, pour savoir où il se trouve. N'obtenant pas la moindre réponse, et n'apercevant aucune trace de lui, il se dirige dans leur espace, leur chambre, enveloppé par l'agréable odeur des plats soigneusement préparés par son amant. Ils lui donnent appétit lorsqu'il se concentre davantage sur l'émanation qui s'en échappe. Mais quand il découvre son amant allongé sur le lit, à sa place définie par les habitudes, Louka s'étonne et devine un air boudeur incrusté sur ses traits tirés par l'agacement. « Tu m'as attendu pour manger ? » Il l'interroge doucement avant de s'approcher plus amplement du lit et d'y découvrir, étalés et jonchant le matelas, les nombreux clichés qui ornent habituellement leurs boîtes à souvenirs. « C'est quoi tout ça ? Tu as fait tomber les boîtes ? » Il fait preuve de curiosité, parce qu'il se sent un peu con face à tous ces souvenirs somptueux. De manière globale, il n'y a que des sourires esquissés sur leurs bouches, elles-mêmes rougies et gonflées par les nombreux baisers qui ont dû précéder les photographies. Alors quand il les attrape au creux de sa paume, pour accorder de l'attention à chacune d'entre elles, mais surtout pour les rassembler et les poser sur la table de chevet, Louka est traversé par un profond sentiment d'amertume. Ce temps-là, qui imprègne si délicatement leurs souvenirs d'antan, est révolu, envolé loin derrière la frustration et la détresse qui submergent désormais leurs quotidiens. Et il comprend à cet instant que son homme aussi s'est laissé envahir par cette bouffée de nostalgie, qu'il s'est laissé piétiner le cœur par un bonheur antérieur. Naturellement, il désire lui procurer de la tendresse, lui en administrer au creux de son cœur pour qu'il cesse d'être aussi endommagé et poignardé. Alors il prend place sur le lit, le torse blotti contre le dos de son amant, tandis que son bras droit entoure sa taille et que ses lèvres effleurent sa nuque avec douceur. « Isma... » Il lâche d'une voix suppliante, sans trop savoir ce qu'il réclame - de cesser de ruminer, peut-être ? Parce qu'il sent qu'il se laisse ronger actuellement. Et les effluves exquises qui émanent de son corps contredisent la distance fréquente qu'il soumet entre eux. Pour suivre ses pensées contradictoires, Louka se sent apaisé contre sa chair, n'a même plus envie de partir.
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MessageSujet: Re: un dîner râté est-elle la vraie raison ? (Loukaël)   Mer 28 Sep - 0:17


Welcome home honey
Je me demande bien où tu es. Quand je comprends que je suis dan l’ignorance et que tu ne rentreras pas aussi tôt que je ne l’espérais. Tu ne me mentais pas, mais tu omettais des choses. Ce qui était quand même drôle quand je sais que tu m’as fait la morale parce que je t’ai aussi caché des choses. Mais je ne t’en fais même pas ombrage. Je ne t’en veux même pas, parce que je t’impose cette situation et que je comprends tout à fait que tu es besoin de rester éloigné. Je soupire doucement, me renfonçant dans le lit. Je ne m’inquiète pas trop car je sais que tu ne ferais pas quelque chose de déraisonné, je te connais. Mais ça ne te ressemblait pas, alors peut-être que je devrais commencer à revoir vraiment ce que je connaissais vraiment de toi. Pourtant j’étais persuadé que tu n’avais pas changé, juste blessé dans tes sentiments, par ma faute. Notre relation s’effritait peu à peu. Je ne sais pas encore combien de temps durerait notre relation, alors je profitais de chaque instant. Et je tentais d’éviter les disputes. Parce que si tu te berces dans l’illusion d’une relation qui tient le choc, je sais que c’est à durée limitée, que ma situation empêche tout avenir durable. Je commence à accepter toute idée de souffrir loin de toi, et cette fatalité qui se tient comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.

J’entends ta voix résonner dans l’appartement. Je ne réponds pas mais me fige un peu plus. Tu sembles bien gai, étonnamment. J’entends tes pas et je sais que tu approches. Ma volonté d’être en colère s’amenuise peu à peu, mais je refuse de te faciliter la tâche. Je me renfonce dans le lit, j’étais bien décidé à ne pas bouger de mon emplacement. J’étais bien là. Je sens ton parfum enveloppé la pièce. Je sais que ça doit te contrarier que j’ai pris ta place, et ça me fait légèrement sourire, avant que je me renfrogne « non j’ai cuisiné un steak pour ensuite l’admirer. Ou l’encadrer, je n’ai pas encore décidé. » Je grommelle tout en ne bougeant pas d’un iota. Je serre un peu plus le coussin entre mes bras. L’amertume de cette soirée ratée se fait entendre. Je ne réponds même pas à ta question sur les photos, me contentant simplement de hausser les épaules. Mais je reste tourné pour que tu ne vois pas les larmes qui coulent le long de mes joues. Heureusement mes cheveux longs te cacher mon visage, c’était franchement bien pratique. Je sais que tu es en train de les regarder, je me force pour ne pas me retourner et voir ton expression, même si j’en meurs d’envie. Mais je ne sais pas si je peux endurer une douleur de plus, surtout sur ton visage. Je soupire profondément avant de passer une main sur mon visage. La distance est on ne peut plus présente en ce moment. Car il y a là des souvenirs d’une vie qui n’existe désormais plus. Des souvenirs d’un temps où le bonheur nous paraissait éternel. Mais, aujourd’hui c’est le malheur qui paraît être notre meilleur ami. Peut-être que, si je n’accepte pas vraiment mon handicap, jamais cela ne pourra s’améliorer, certainement même. Mais toi, tu as toute la liberté et tu t’enfermes avec moi. Je me sens encore plus coupable de te faire subir ça. Je ne résiste pas quand tu te blottis tout contre moi. Bien sûr qu’il n’y a pas de sensation plus agréable que de sentir ton corps tout contre le mien. Je lève les yeux au ciel, que je suis faible. «  Y a pas de Isma qui tienne. » je bougonne comme un enfant qui n’a pas eu le droit à son jouet. Mais tu resserres ton emprise, je soupire. « T’es chiant. » Je gigote tout contre toi, pour me tourner légèrement vers toi. « J’peux pas t’en vouloir pendant plus de cinq minutes. » Je lie nos doigts ensemble. « Par contre, hors de question, tu ne me délogeras pas alors c’est soit à ma place ou dans le canapé, je suis trop épuisé pour bouger. » Je souris légèrement. « Et si tu veux te faire pardonner, tu serais bien gentil d’aller débarrasser cette table avant que ça sente le steak partout, et qu’il soit couvert de mouche. » J’essaie de tourner ça à la plaisanterie. Je tourne mon visage pour te quémander un baiser avant de sentir les effluves rances qui émanent de ta bouche. « Et va te laver les dents avant de m’embrasser. »

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MessageSujet: Re: un dîner râté est-elle la vraie raison ? (Loukaël)   Dim 2 Oct - 13:33


Welcome home honey
L'esprit embrumé par les effluves de l'alcool, Louka s'introduit dans son domicile à la recherche de son petit-ami. Il traverse la cuisine pour atteindre la chambre, en humant l'odeur appétissante qui s'imprègne des lieux. Ils sentent la viande, rendent Louka plus vorace en cet instant. Il aperçoit ensuite Ismaël avachi sur sa place du lit, lui tournant le dos, et son cœur rate une pulsation. Il semble peiné dans cette position, en quête d'une présence qui n'est pas venue, alors il veut comprendre cette situation que son amant s'inflige. Il lui pose alors des interrogations pour révéler les sources de sa curiosité, mais Ismaël ne semble pas en mesure de communiquer convenablement. Son ton est quelque peu sec, pour témoigner la rancune qui le pèse. Il est bouffé par l'amertume et cela s'entend. Ses traits doivent être tirés par un air boudeur, tandis qu'il ne lui donne encore que la vision de l'homme replié sur lui-même, qui n'ose pas lui faire face. « J'ignorais que tu avais préparé quelque chose. » Il se défend lamentablement pour ne pas se donner la peine de s'excuser. Selon lui, il n'est pas dans son devoir de lui présenter un pardon peu sincère, alors qu'il n'a pas été mis au courant de ce dîner improvisé. Ou plutôt, il n'a pas lu son message, faute d'un portable éteint pour éviter tout désagrément ou interruption dans sa rêverie solitaire.

Sa rancoeur se dissipe toutefois promptement lorsqu'il poursuit ses découvertes en toisant les clichés qui ornent leur couverture. Il les attrape dans ses mains pour les détailler plus attentivement, avant de déposer le tout sur la table de chevet. Il ne tarde pas à prendre place sur le lit, sans prendre en compte l'avis de son homme. Il se blottit contre lui, son torse collé à son dos, sans aucune angoisse ancrée dans le bide. Si Ismaël le repoussait, certainement qu'il ne comprendrait pas. Il ne cherche qu'à lui apporter du réconfort, à lui administrer de la douceur dans ce moment privilégié et visiblement attendu. Peut-être trop ? Il voudrait comprendre le fond du problème, de sa souffrance actuelle. Son amant glisse une plainte entre ses lèvres, mais il suffit d'une étreinte plus franche pour qu'il se ravisse et cède. « C'est habituel. » Il rétorque avec un sourire doux, lorsqu'il prétend qu'il est chiant. Isma reprend en affirmant qu'il ne peut pas lui en vouloir pendant plus de cinq minutes, et cette remarque provoque un rire léger, qui s'échappe de sa bouche avec naturel. « Ça aussi, c'est habituel. » Il le taquine avant d'entendre ses revendications, qui concernent sa place pour dormir : soit il accepte que Ismaël adopte celle qu'il lui est propre en temps ordinaire, et il pourra dormir à côté ; soit il refuse et il n'aura qu'à se déloger sur le canapé. « Je ne suis pas rentré de la guerre pour dormir sur un canapé miteux. Je veux un minimum de luxe lorsque je suis chez moi, très cher. » Il prend une voix faussement maniérée et bourgeoise, pour imiter un individu amateur de richesse et de confort. « Trouve autre chose si tu veux te débarrasser de moi. » Il reprend sa voix normale pour lui faire comprendre qu'il a bel et bien l'intention de s'incruster à sa place. S'il est distant à longueur de temps, il n'a aucune envie de se résoudre à se séparer totalement de lui - et cela vaut également pour leur nuit, qu'il veut absolument tendre et en union. « Bien, chef. J'ai quand même le droit de le manger ? J'ai faim. » Ismaël pivote la tête vers lui, et Louka peut enfin remarquer les traces de tristesse qui imprègnent ses traits et qui lui déchirent le cœur. Même s'il lui interdit un baiser, à cause de sa mauvaise haleine, il approche son visage du sien pour parsemer sa bouche d'un bisou court et tendre. Et avec un rire franc, il commente son geste. « Trop tard. » Il hausse les épaules, retourne dans la cuisine avec précipitation, dévore le steak soigneusement préparé, et les ingrédients à côté, avant de s'adonner à la vaisselle et le rangement de table. Tout est propre lorsqu'il s'envole dans la salle de bain pour enfiler son boxer en guise de pyjama et se laver les dents. Il est très attentif aux recommandations d'Ismaël, qu'il applique avec précaution et docilité. Il revient à moitié dénudé dans leur chambre, avant de s'engouffrer sous les draps chauds et de se presser contre lui. « Normalement, il n'y a plus rien à redire. » Il dépose un baiser contre son épaule, sans imaginer tous les ressentiments qui explosent le cœur de son amant chaque jour. Il y a tant de choses à exprimer, desquelles se délivrer...
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MessageSujet: Re: un dîner râté est-elle la vraie raison ? (Loukaël)   Dim 2 Oct - 16:00


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Tu étais enfin revenu. Et je ne pouvais pas m’empêcher la déception de couler dans mes veines. Ce sentiment amer, qui laisse un arrière-goût amère pendant un certain laps de temps, même si on désire le contraire. C’est plus fort que moi, je ne peux pas faire comme si de rien n’était. Mais je n’étais pas en colère. Je commençais simplement à me résigner. Depuis nos retrouvailles, on ne peut pas dire que l’on est heureux. Au contraire, on s’éloigne inexorablement aux antipodes l’un de l’autre. Et je me sens complètement impuissant, tu me glissais entre les doigts, et je n’avais rien, ne serait-ce que mon amour pour te retenir. Mais, aimer ne veut-il pas dire aussi de te rendre la liberté si tu n’es pas heureux avec moi ? alors je me tais, je te laisse sortir sans moi. Loin de moi. Je ne veux pas, je n’ose pas penser au pire, à cette idée de trahison. Insidieuse, maligne, et qui me fait douter de tout. Pourtant, je n’accepte pas cette idée, car je te connais, et tu es bien trop franc pour t’empêtrer dans ce genre de situation. Ce sentiment d’impuissance est renforcé par le fait que je suis le cœur du problème. Je hausse simplement les épaules. « C’est un peu le principe de la surprise. Je ne l’aurais pas faite si je savais que tu ne rentrerais pas. » Je soupire doucement. « Enfin ce n’est pas grave. »

Au final ce n’était pas ta faute, et tu avais raison, je ne pouvais pas te vouloir de quelque chose dont tu n’étais pas au courant. Je frissonne quand je t’entends trifouiller les photos. Je retiens à peine les larmes qui ont pourtant déjà bien coulées. Ce contact, aussi impulsif qu’attendu, me fait légèrement soupirer de plaisir. La distance que tu nous imposais était un véritable calvaire, mais, je le subissais en silence. Et, c’est au-dessus de mes forces de te repousser, aussi faible que je suis. J’ai bien trop besoin de ton contact pour envisager de te repousser véritablement. Mais, par contre, je ne fais rien pour t’encourager, parce que je suis quand même froissé. Je ferme les yeux, me laissant contenter par ta chaleur et ton odeur m’enveloppant tel un cocon protecteur. Une larme de contentement coule sur ma joue alors que tu resserres ton emprise. Je laisse échapper un rire. Ça c’est sûr que c’est habituel que tu sois chiant, mais le contraire est tout autant véridique. Un sourire apparaît sur mon visage en t’entendant rire. « J’aime ton rire, tu devrais rire plus souvent. » je ne bouge pas de ma place, et je sais que tu peux te montrer très têtu, mais moi aussi je peux m’entêter jusqu’à épuisement. Et en plus, j’ai mal partout, ma séance de kiné a été éprouvante, sur plusieurs points. Alors je ne bougerais pas d’un iota. Je hausse un sourcil et esquisse un sourire moqueur sur mes lèvres, te tournant toujours le dos. « Monsieur le prince, veut pas non plus un palace de luxe ? C’est ma place ou ça, alors tu choisis. » Une voix moqueuse, un peu plus apaisée, je marmonne « pas croyable, faut tout leur céder à ces jeunes… » Posant une main sur ton avant-bras, je te prouve simplement que je n’ai pas l’intention que tu ailles ailleurs qu’ici. « Reste. » Toute nuance moqueuse a disparue. C’est presque une supplique, qui va au-delà de cette place de lit. Ce simple mot est bien plus profond que ce que l’on soupçonne. Je soupire en secouant la tête « J’hésite à te priver de ce repas, parce que j’aurais sincèrement aimé le partager avec toi mais vas-y. Laisse-moi simplement une part de légume, j’aurais peut-être faim plus tard. » Je tourne la tête vers toi, même je sais que tu vas me réprimander de ne pas avoir manger. Mais cette soirée m’a simplement coupé l’appétit. J’ouvre les yeux choqué, tu as osé. Mais c’est bien toi, et ça faisait du bien de retrouver cette taquinerie entre nous. Un semblant de complicité perdue. J’attrape l’oreiller avant de te le balancer au visage. « dégage de là toi ! » Je ne peux pas m’empêcher de sourire, tournant sur le ventre difficilement et prenant paresseusement toute la place en t’attendant. Alors que tu arrives, je ne peux m’empêcher de me rincer l’œil devant ton corps d’apollon. Je te laisse t’installer et t’installer contre moi. Un sourire victorieux sur mes lèvres d’être encore à ta place. Je laisse passer un temps où je profite simplement de ton étreinte. « Si. » Je caresse distraitement ton bras, regardant devant moi. « Mes jambes ont réagi cette après-midi à ma séance de kiné. » C’était assez imperceptible et ça pouvait aussi totalement rien dire. Mais mon kiné et moi, on a préféré voir un minime progrès, mais quand même présent.

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